31/10/2014

En 1926, la Commission syndicale ranime le souvenir des Chevaliers du Travail

l'etincelle,les chevaliers du travail,lahaut,trostkiElle compte 6.000 membres mineurs et métallurgistes, dont un tiers dans la région liégeoise - C'est Julien Lahaut, qui en assure le secrétariat.

La fédération syndicale est affiliée à l'internationale des syndicats rouges.

En juin 1926, la situation économique est meilleure dans le Bassin de Charleroi et cela tend à favoriser un certain regroupement syndical.

Léon Lesoil


C'est ainsi que si, d'une part, la Centrale des mineurs réussit à rallier dans ses rangs la section de Montignies-sur-Sambre des Chevaliers du Travail et une partie de la section de Dampremy.,

D'autre part, les communistes de la Fédération des Chevaliers du Travail restent solidement implantés à Damprémy autour de la Maison du Peuple, leur lieu de ralliement.

Le scrutin communal du 10 octobre voit les socialistes reculer dans de nombreuses communes ouvrières de l'arrondissement de Charleroi et les communistes connaître quelques progrès en gagnant 5 élus nouveaux.

En 1928, le mouvement ouvrier socialiste connaît un certain renouveau dans le Bassin de Charleroi : Watillon devient secrétaire de l'intersyndicale et Arthur Gailly secrétaire de la Fédération des mutualités socialistes.  Les J.G.S. retrouvent un renouveau plus dynamique.

En U.R.S.S., Trotski est exilé et cette mesure n'est pas sans répercussions sur le P.C.B.

De son côté, la Fédération des Chevaliers du Travail s'est réunie à Seraing le 15 janvier 1928 et elle y proclame son intention : de lutter pour le rétablissement de l'unité syndicale par la réintégration des Chevaliers du Travail à la Centrale des mineurs...

L'idéal des Chevaliers du Travail étant la recherche de l'union des travailleurs, il ne peut être question pour elle de mener une action tendant à désagréger les organisations existantes.

Elle déclare limiter son action et son champ de recrutement à la masse inorganisée et désorganisée des travailleurs de l'industrie.. La Fédération des Chevaliers du Travail tente ainsi de rapprocher les diverses fractions du mouvement ouvrier dans ce qui apparaît comme un exercice difficile et quelque peu à contre courant.

D'autre part, elle s'est fortement affaiblie et ne comporte plus dans le Bassin de Charleroi que deux groupes dissidents de la Centrale qui sont regroupés à Dampremy, Marchienne-Docherie, Lodelinsart et dans une moindre mesure à Gilly, où la Fédération des Chevaliers du Travail a établi son siège à la Maison du Peuple « Les Vainqueurs ».

En 1929, les effectifs des Chevaliers du travail continuent à s'amenuiser. L'année est marquée par les divisions entre communistes. Lesoil crée le mouvement trotskiste à Charleroi entraînant avec lui une bonne moitié des militants de la Fédération du P.C.B., fédération que va reconstituer Henri Glineur avec une poignée de camarades, fidèle à ses idées et bien décidé à convaincre la classe ouvrière de leur justesse. Lesoil tente, d'autre part, de détacher la Fédération des Chevaliers du Travail de Charleroi du comité national de l'organisation qui est animé par Julien Lahaut.

Ce qui amène la Fédération nationale à repréciser les tâches immédiates:

1.         grouper sur le terrain de la lutte révolutionnaire les mineurs du pays - 100. 000 travailleurs ne sont pas organisés - notre tâche est de les conquérir;

2.         rompre avec Lesoil qui prétend que la création de nouvelles sections des Chevaliers du Travail provoquera de nouveaux déchirements syndicaux et qui veut sans doute nous séparer de l'internationale Syndicale Rouge.  "'

A suivre

 

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.