28/11/2014

DELITEMENT DES RELATIONS ENTRE LA RUSSIE ET L’OCCIDENT.

l'etincelle,russie,ukraine,poutine lavrovMoscou espère que ses relations avec l’UE n’ont pas atteint le point de « non-retour ».  Belga, le 18/11/2014)

La Russie espère que ses relations avec l’UE n’ont pas atteint un point de « non-retour » du fait de la crise ukrainienne, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, alors que l’UE a décidé de nouvelles sanctions contre les séparatistes ukrainiens soutenus par Moscou.


Cette déclaration citée par l’Agence officielle Tass, a été tenue lors d’une réunion à Minsk, capitale du Belarus.

Le chef de la diplomatie russe a par ailleurs appelé « toutes les régions d’Ukraine au dialogue », qui doit être mené dans le respect de l’accord de cessez-le-feu de Mins

Moscou appelle Kiev à rester en dehors de l’OTAN. (Belga, le 19/11/2014)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé mercredi l’Ukraine à rester en « dehors de tout bloc », dans une référence évidente à l’Alliance Atlantique.

« Sans aucun doute, il est très important que l’Ukraine reste en dehors de tout bloc, non seulement pour renforcer la stabilité dans la zone euro-atlantique, mais c’est aussi dans ses intérêts nationaux », a déclaré Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou avec son homologue hongrois, Péter Szijjarto.

Quelques heures plus tôt, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, avait demandé des garanties selon lesquelles l’Ukraine n’intégrerait pas l’OTAN.

« Nous voudrions entendre 100% de garanties que personne n’envisage l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN », a déclaré M. Peskov à la BBC.

Il a ajouté que Moscou souhaitait aussi « entendre que l’OTAN va cesser de s’approcher des frontières russes, et mettre fin à ses tentatives de briser l’équilibre des forces ». Interrogé par l’AFP, le porte-parole a cependant refusé de commenter ces déclarations. Kiev a de son côté dénoncé mercredi des pressions de Moscou dans cette affaire.

« Je rappelle à mes collègues russes que l’Ukraine est un Etat indépendant et souverain » a écrit le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères Evguen Perebyinis dans un message sur Twitter.

« Nous n’avons pas besoin de souffleurs et surtout nous n’acceptons pas de pressions sur ces questions », a-t-il ajouté. Les autorités de Kiev ont à plusieurs reprises fait part de leur volonté de se rapprocher de l’OTAN.

Le nombre d’Ukrainiens favorables à l’adhésion de leur pays à l’OTAN a atteint cette année presque 44% contre seulement 13% en 2012, après l’annexion par la Russie de la péninsule de Crimée et le conflit armé avec les rebelles pro-russes de l’Est du pays.

Moscou accuse l’Occident de vouloir « un changement de régime » en Russie.       (Belga, le 22/11/2014)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé samedi l’Occident de chercher à provoquer « un changement de régime » en Russie par le biais des sanctions prises suite au conflit en Ukraine.

« L’Occident a montré sans ambiguïté qu’il ne cherche pas à forcer la Russie à changer de politique, mais qu’il veut obtenir un changement de régime », a déclaré M. Lavrov devant un forum d’experts politiques à Moscou.

« Maintenant, il y a des hommes politiques en Occident qui disent qu’il faut mettre en place des sanctions qui détruiraient l’économie (russe) et provoqueraient des protestations populaires », a-t-il précisé, cité par l’Agence TASS.

« Les E-U et l’UE ont, en réponse à la crise ukrainienne, mis en place à l’encontre de Moscou les sanctions les plus sévères depuis la fin de la guerre froide, visant les secteurs de l’énergie, de la Défense et des finances.

Ces sanctions, a souligné M. Lavrov, n’ont rien de commun avec le genre de sanctions qui ont été appliquées à l’encontre de la Corée du Nord ou de l’Iran par exemple, qui ont été calculées pour ne pas faire de mal, ne frapper que l’élite et ne pas causer de dommages dans la sphère sociale ou l’économie »

En même temps il a nié que la Russie soit menacée d’isolement, comme l’en a mise en garde le vice-président américain Joe Biden vendredi (*), si elle ne respectait pas le plan de paix de Minsk pour l’Ukraine.

« Avec la grande majorité des pays, nous continuons le dialogue (…). Il n’y a pas d’isolement, a-t-il lancé. Il a toutefois reconnu que les relations avec l’Europe avaient forcément changé. « Personne n’a l’intention de se tirer une balle dans le pied en cessant de coopérer avec l’Europe, mais chacun comprend qu’il n’est plus possible que les choses continuent comme avant ».

(*) Lors de sa réunion à Kiev avec le président Porochenco, Joe Biden a déclaré qu’on peut désormais considérer la Russie comme un Etat terroriste. C’est toujours la même histoire de la paille et de la poutre, puisque que de nombreux chercheurs, notamment états-uniens, ont démontré depuis longtemps que les USA sont un Etat multi-génocidaire.

Lavrov accuse Washington de chercher à renverser « subrepticement » Assad.   (Belga, le 22/11/2014)

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a prêté samedi à Washington la volonté de renverser « subrepticement » le président syrien Bachar al-Assad, tandis que le président Poutine doit rencontrer la semaine prochaine à Moscou une délégation syrienne de haut niveau.

Lavrov a suggéré que l’opération de la coalition menée par les Américains contre l’organisation Etat Islamique (EI) pouvait également servir de préparation à un renversement du régime de Damas.

« Il est possible … qu’il ne s’agisse pas tant d’une opération contre l’EI, que d’une préparation à une opération pour changer subrepticement le régime, sous couvert de cette opération antiterroriste », a déclaré Lavrov cité par l’Agence TASS, devant un forum d’experts politiques à Moscou.

Le ministre russe a également fustigé ce qu’il a qualifié de « logique pervertie » de Washington. « Les Américains affirment que le régime d’Assad est un pôle important attirant les terroristes dans la région, pour justifier leur volonté de le renverser (Ils prêtent constamment leurs malversations planifiées aux autres, et cela depuis longtemps, ndlr). Je pense que ceci relève d’une logique pervertie », a encore déclaré Lavrov. Il a, de même, cité le Secrétaire d’Etat américain John Kerry qui lui a dit, selon lui, que la coalition menée par les Américains contre l’EI ne voulait pas être mandatée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, parce que cela obligerait « d’une certaine manière, à enregistrer le statut du régime d’Assad ».

« Bien sûr, la Syrie est un pays souverain, un membre de l’ONU. Ce n’est pas correct », a déclaré Lavrov.

« Les Américains ont négocié et négocient même avec les Talibans. Quand il le faut, ils savent être très pragmatiques. Alors, pourquoi, lorsqu’il s’agit de la Syrie, leur approche est-elle toujours aussi idéologique jusqu’à la limite du possible ? » a demandé Sergueï Lavrov.

 

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