10/04/2015

El Catula était un militant communiste courcellois

René  du Catula.jpgCe dimanche-là, d’une des années trente, après-midi, les Grosses Têtes (14) de la section du Parti communiste étaient, comme souvent, réunies dans la salle à manger de la maison de mon grand-père pour discuter d’un plan de bataille qu’ils voulaient mettre en place pour faire arrêter les usines de Courcelles. Henri et Georges Glineur (15) voulaient avant tout prendreconseil à la Ville (16),  auprès des plus hauts chefs du Parti, pour avoir leurs avis sur cette action-là.  Pa Bastin s’était relevé d’un bond an gueulant « Nous n’avons pas besoin de leurs conseils, nous devons régler nos affaires nous-mêmes et ce n’est pas en lambinant que nous ferons plier les patrons ! ».      


Georges lui avait répondu « Oui, bien sûr Catula, vous n’avez pas tort, mais vous savez bien qu’en politique, il faut souvent donner un petit pois pour essayer d’avoir une grosse fève, et qu’il faut quelque fois savoir se retenir et réfléchir avant de se lancer dans des grèves qui amaigrissent la quinzaine de nos camarades ». 

C’est un Catula des grands jours qui s’était encore une fois redressé en secouant sa grosse pipe  vers les frères Glineur et en gueulant encore une fois :  «Retenir, réfléchir . . . ,  mais tonnerre de Dieu, ce n’est pas un petit pois ni une fève qui va retenir les boyaux de nos camarades de gronder et vêtir nos petits enfants pour eux aller à l’école bien habillés.                                                                                                             

Non, les amis, c’est maintenant qu’il nous faut ameuter les camarades,  ce n’est pas dans six mois qu’ils auront faim, c’est maintenant que nous sommes dans la misère et c’est maintenant qu’il nous faut chercher d’en sortir ! ».  

Il s’était rassis en bourrant sa pipe, signe pour lui que la discussion était terminée. Il commençait à tirer de grosses bouffées de son bon tabac qui savait si bien l’apaiser.            

Èl  Bèrôt et Carabin (des spots !) soutenaient mon grand-père, et les frères Glineur avaient plié.  Ils avaient décidé de lancer le bruit qu’un meeting  aurait lieu au salon du Mô’r’tchôfè (17), le lundi en huit, après cinq heures.

Ce jour-là, une cinquantaine d’ouvriers étaient venus au rendez-vous pour écouter Georges et le Catula, montés sur une table, pour leur expliquer pourquoi et comment ils allaient conduire cette grève-là. C’est sans grande difficulté que les travailleurs s’étaient laissés convaincre, pour aller forcer les patrons à lâcher un peu plus pognon, pour eux pouvoir mieux graisser les poêles (casseroles). 

Le lendemain à la première heure, Pa Bastin, les Glineur  et quelques autres ″rouges″,  descendaient les Culots en suivant de près Èl Bèrôt  qui portait fier comme un paon, le drapeau rouge, brodé de fil d’or, d’un marteau et d’une faucille que ma grand-mère Fonsine avait brodé de ses mains quelques années plus tôt.  Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les portes s’ouvraient et les trottoirs se noircissaient de gens, le plus souvent de la proche famille, mais aussi des amis et des camarades qui étaient venus de plus loin pour soutenir et encourager l’homme de la maison, qui se tenait droit comme un i, quasiment au garde-à-vous, bien habillé dans un bleu de travail bien propre et le cou bien enserré dans un mouchoir de cou rouge à pois blancs.

Tous attendaient en piétinant, et il n’était pas rare de voir un plus lambin qui était poussé au cul par sa femme pour rejoindre le cortège qui grossissait de plus en plus.  L’impatience se manifestait tout doucement. Quelques-uns avaient déjà commencé à chanter les premières strophes de l’Internationale « C’est la lûûûte finâââle. . . »,  et d’autres criaient «A bas les patrons, du bon beurre pour tous, des souliers pour nos enfants . . . ! ». Il y en a un qui s’était même risqué à lancer « Les Flamands à la porte . . . », mais les grands yeux que les Glineur lui avaient fait pour le remettre au pas, lui avait fait comprendre que les Flamands étaient là aussi dans les rangs, et qu’eux aussi avaient faim !

Arrivés à la petite place de Wartonlieu, une masse de gens les attendaient en applaudissant, en criant, en chantant avec eux, des ouvriers bien sûr, attendant leurs camarades pour les soutenir, des hommes, des femmes, des enfants qui avaient manqué les cours à l’école avec l’accord de leurs parents et qui prenaient cela pour une petite fête, mais aussi des commerçants, qui savaient fort bien que si les quinzaines augmentaient, leurs tiroirs-caisses se porteraient beaucoup mieux. Les mains se seraient, les yeux étaient humides, embuées, les femmes pleuraient. Ils s’embrassaient tous à la tournée en s’encourageant. « Ça ira bientôt mieux, vous verrez . . . Tous ensemble nous serons plus forts pour les faire plier . . . Nous ne lâcherons pas. . . Nous devons gagner pour nos femmes, pour nos enfants . . . ».

Mais ils n’étaient pas là pour pleurer, mais bien pour gueuler et pour se faire entendre, et ils commençaient à se compter: ils étaient déjà bien une cinquantaine avec la dizaine d’ouvriers de la Glacerie qui n’avaient pas attendu d’être arrêtés.  « Allons mes amis, en avant ; nous allons d’abord descendre sur la Glacerie pour les faire arrêter et après, nous remonterons sur le Trieu par la rue de la Motte ». La bande était descendue par la rue Wilmus, en chantant, pour beaucoup et en bavardant pour les meneurs qui se renseignaient pour savoir comment ils seraient attendus dans les fabriques. « À la Glacerie, qu’en pensent-ils ? », avait demandé le Catula au grand Léon. « Pour la majorité, ils sont bien d’accord et ils nous attendent ;  mais il y en a quelques-uns qui ont peur pour leur place, surtout depuis que les maîtres ont lancé le bruit que les grilles seraient fermées avec des chaînes» avait répondu Léon.                                                                                                            

Carabin qui avait entendu avait crié : «Et ils croient que c’est une grille de deux mètres cinquante qui va nous arrêter . . . , nous grimpions bien plus haut que ça quand nous allions à la maraude» avait-il lâché en riant aux éclats et en entraînant avec lui tous ses camarades dans les rires. C’est donc dans un air de fête que le cortège était arrivé devant les grilles de la Glacerie, des grilles bien fermées, avec des grosses chaînes et un cadenas gros comme un poêlon.

Les premiers étaient déjà agrippés à la grille alors que les plus agiles étaient grimpés sur le travers du milieu des portes, pour mieux voir.                                                                              

Ils avaient vu tous leurs camarades-verriers, agglutinés eux aussi à leur grille, ils étaient là tous, plus de deux cents, il n’en manquait pas un, même ceux du Grand Bureau s’entassaient sur le perron de leur bâtiment.                                                                                             

Ça gueulait, ça criait, ça chantait des deux côtés du grillage. Ca commençait à s’énerver quand Georges Glineur,  grimpé auprès des plus agiles, avait commencé son meeting : «Mes amis, camarades travailleurs, votre place est avec nous . . . ». Il n’avait pas eu le temps de poursuivre que des dizaines de bras aux poings serrés s’étaient dressés. «Nous sommes avec vous, les amis, nous vous suivons, le temps d’ouvrir la porte. . .». Ils n’avaient pas eu à attendre, le forgeron arrivait avec une grosse cisaille à fer . . .

Ils s’étaient dirigés vers la Motte, la rue était noire de monde, les premiers étaient déjà au sommet du raidillon des Vallées (19), que les derniers sortaient encore de la Glacerie. A la hauteur de l’école, tous les écoliers les attendaient alignés sur le parapet, les filles faisaient les fofolles d’un côté, les gamins faisaient le gugusse de l’autre mais tous et toutes criaient en les  montrant avec leurs petits fins doigts « Papa, frère, mon oncle . . . »  et tous ceux qu’ils connaissaient.  Beaucoup d’yeux humidifiés de bonheur ont lui plus fort que d’habitude à ce moment-là, et beaucoup, noyés, n’ont pu retenir leurs larmes qui venaient se perdre dans une moustache ébouriffée ou bien  glisser sur un menton glabre.  Mais pas le temps de s’arrêter pour serrer  leurs enfants dans leurs bras et les embrasser, on aura bien le temps de faire la fête quand la quinzaine sera plus lourde et qu’il fera plus «gras» dans les poêles (casseroles).

Èl  Bèrôt  et son drapeau étaient déjà à hauteur des boutiques des sœurs Rochet (20)  et de celle de Mâriye Tchôdron (21)  où les attendaient quelques femmes, les bras chargés de bouteilles de Chassart et de Fine Napoléon.

Les premiers remontaient déjà la rue vers le Trieu alors que quelques-uns des derniers, qui n’avaient eu que des bouteilles d’alcool vides à lécher, se ruaient vers les cabarets de la Ferté (22) pour vite aller engloutir une bonne pinte, pour arroser leurs gosiers  enflammés. Les trottoirs et fenêtres des étages, s’animaient, les gens accouraient sur leur devanture pour les soutenir «Allez les amis, vous êtes sur le bon chemin et nous vous aiderons!».

Mais arrivés près de Fayt (23), une des grosses villas de nantis apparaissait tous volets clos, comme vide, sans vie, comme la maison d’un mort. Les bavardages et les airs de ducasse avaient cessé dans le cortège, pas par respect, mais bien pour défier ceux qui se cachaient derrière les volets fermés: la famille du Directeur de la Glacerie !

Et alors, comme un seul homme, un air marmonné avait commencé  à  bruire au-dessus des camarades, en s’amplifiant  de plus en plus, jusqu’à être crié de toutes leurs forces.L’Internationale claquait à en faire trembler les volets, clamée, chantée sans une fausse note, à en faire pâlir les Chanteurs de l’Armée rouge !

Èl  Bèrôt, lui, était déjà arrivé à la « Flaconnerie Laurent » (24) ,  mais là, ils n’avaient pas eu besoin de faire cesser le travail, les ouvriers étaient tous sortis de la fabrique, attendant sur les trottoirs, pour se joindre à leurs camarades. Les Grosses Têtes arrivaient aussi au niveau de l’entreprise et ils avaient vu venir vers eux une jeunette les bras chargés de fleurs et remettre son beau bouquet au Catula parce qu’il était probablement le plus grand de la bande !

Ses voisins avaient vu le Catula  pâlir, ses mains avaient tremblé en prenant les fleurs et il s’était plié pour embrasser la gamine.

Ils arrivaient déjà à Miaucourt, à l’entrée de la Basse-Hollande (25). Là, les ouvriers d’ « André et Yernaux » (26) les attendaient déjà à l’entrée de la rue Janson (27)  « Ce n’est pas la peine d’aller jusqu’à la fabrique les amis, tout est arrêté, il n’y a pas une berline qui sortira aujourd’hui ! »

En face, au café du « Bajoû » (28), c’était la fête !  Dandois, le patron avait prévu le coup, en réunissant toute sa famille pour aider, pour servir la foule qui attendait avec impatience. Les pintes de bonne « Saison » et  d’« Export » s’envolaient d’une main à l’autre et englouties d’une traite, pour éteindre le feu qui brûlait les gosiers secs comme des mâchefers.                                                                                                                                                    

Dandois, trempé de sueur et de bière, ne savait plus où donner de la tête: servir les pintes,  percer les tonneaux et surtout, surtout surveiller ses comptes: «Miyène, suivez les pintes, marquez les noms sur l’ardoise, prenez une autre ardoise nom de Dieu».                          

Mais dans le café plein comme un œuf, Miyène et ses gens avaient eux, bien des difficultés à tenir le pot droit !  D’autant que le trois quart des ouvriers était resté à la porte, éparpillés sur les trottoirs! Il est certain qu’après avoir fait ses comptes, que Dandois avait songé qu’il aurait beaucoup mieux fait de fermer sa porte ce jour-là !

Il était maintenant temps de remettre les montres à l’heure, le Catula avait grimpé sur une chaise pour crier « Camarades, camarades, nous ne sommes pas ici pour boire, mais bien pour gagner une guerre, nous allons au « Mwane » (29) et de là, au «Quate». Après, nous passerons par la Commune, voir le Mayeur. . .Je vous préviens, nous n’arrêterons pas au Trieu, je ne veux voir personne dans les cafés, nous aurons tout le temps de faire la fête plus tard !  Allons mes amis, en route, en route . . . ».

Le Trieu était quasiment dépassé par le cortège et le mot d’ordre du Catula avait été bien entendu,  à part pour quelques traînards, toujours les mêmes, qui n’avaient pas pu passer outre de « Trimpont » (30), du « Tchin.ne » (31)  ou bien du « Casino » (32). Ils descendaient maintenant la rue de Marchienne (33) vers «èl  Bôroûs» (34) ,  à hauteur de l’église de Sartis.

Les coups redoublés du gros marteau-pilon du « Mwane »  résonnaient déjà dans leurs têtes comme pour dire: «Suivez ma musique les amis, nous vous attendons !».  Ils étaient arrivés à l’usine et s’étaient mis à cogner sur les tôles, entassés contre les grosses portes en fer de l’entrée. Des maîtres et quelques ouvriers étaient sortis, les grévistes  gueulaient, mais les patrons contestaient. Ils tenaient bon !  Mais les frères Glineur avaient commencé leurs discours et tout doucement, la figure des maîtres se relâchait. Ils avaient demandé à rentrer pour en parler avec leurs gens. Après une dizaine de minutes, le gros marteau-pilon s’était arrêté !

Les cafés « Loisse » et  celui du « Peûpe »(36) avaient été pris d’assaut, Grosses Têtes ; premières entrées !

Après avoir laissé le temps pour un bon rinçage de gosier, Georges Glineur leur avait dit : «Allez camarades, allons-y, je vois Constant (37), notre mayeur qui piétine déjà sur le perron ! ».

Le mayeur les attendait avec deux de ses échevins qu’il avait rameutés pour ne pas être tout seul . . . Les frères Glineur et le Catula étaient montés au perron, le mayeur leur avait dit qu’il les comprenait et que la Commune ferait tout pour les soutenir, et ils avaient poursuivi leur route un peu apaisés !

Hulet (38)  était derrière eux, les premiers rentraient déjà sur le Trieu. Fier comme un paon, èl Bèrôt  portait le drapeau au bout de ses bras pour essayer de se frayer un passage au milieu d’une nuée de gens qui s’étaient rameutés pour recevoir les artistes de la journée. Les Grosses Têtes se pavanaient la tête haute comme des coqs de combat et les camarades s’alignaient pour se mettre en rang comme des alignements de poireaux. Les femmes, les enfants, les parents, les voisins, les camarades, noircissaient la Place du Trieu. Les « Coûrcèlangn’ » (39)  les avaient entendu crier leur misère. Ils étaient là pour les attendre, les encourager, les embrasser, les soutenir.

Les grévistes, contents de leur journée, riaient, chantaient, seraient des mains, portaient leurs enfants sur leurs épaules en serrant bien fort leurs femmes sur leur poitrine et en cherchant leurs camarades . . . «Où allons-nous en écluser une?» . . . «À Vilain, il y a de la place!». Ils étaient rentrés chez Vilain (40)  à une vingtaine, suivis des frères Glineur et de Catula qui n’avait jamais lâché son bouquet de fleurs.

Ils se sont entretenus de tous les beaux moments de leur aventure et ils se sentaient maintenant plus forts. Les patrons avaient vu ce qu’était un ouvrier déchaîné, obligé d’aller au magasin à crédit et de faire marcher leurs enfants avec des sabots.  Le Catula, qui n’était pas un homme de café, avait consenti à boire une deuxième pinte avec ses camarades puis il repartit retrouver Man Fonsine, ma grand-mère, handicapée de ses jambes toujours bandées pour resserrer des ulcères gros comme des culs de jattes.

À le voir rentrer avec des fleurs, Man Fonsine était demeurée stupéfaite: «Qu’est-ce qu’il lui prenait au Catula, ça n’avait jamais été dans ses habitudes de lui offrir des fleurs, même il n’y en avait jamais eu dans le jardin, de peur que cela n’ait pris la place d’un de ses plants de tabac ! Il lui avait raconté l’histoire des fleurs, et Man Fonsine avait mis le beau bouquet dans un beau vase de faïence.

Entretemps, le Catula était parti se reposer sur le trottoir de sa devanture et reprendre sa pause de posture de craie. Il avait bourré le fourneau de sa pipe d’une grosse poignée de tabac et il soufflait de grosses bouffées de fumée qui montaient dans les airs en grosses volutes blanches. Maintenant, il se sentait mieux, il commençait à s’apaiser. Il revoyait toutes les images de la journée qui se mélangeaient dans sa tête, il se revoyait accroché aux grilles de la Glacerie.Il se revoyait à la mine et à la Commune et tout d’un coup, ses yeux s’étaient embués comme au matin. Il revoyait la jeunette courir vers lui avec son beau bouquet de fleurs et il se voyait l’embrasser et ses yeux s’étaient noyés encore un peu plus fort. Oui, il en était certain, il n’oublierait jamais cette affaire-là !

Mais ce qu’il ne savait pas, et qu’il n’a jamais su de toute sa vie, c’est que la jeunette qui lui avait offert des fleurs, c’était la Petite Marie, celle qui allait devenir sa belle-fille, la femme de son fils René, la fille d’un Flamand !

NOTES

14. -   Lès  Grossès Tièsses - les Grosses Têtes,  les meneurs locaux du Parti communiste.

15. -   Henri et Georges Glineur (les frères Glineur), hommes politiques marquants du Parti communiste belge.                                                                                                                                                           

Henri, fondateur du Parti communiste fut conseiller communal et bourgmestre de Roux, député et sénateur.

Georges fut conseiller communal de Courcelles durant 50 ans, échevin député et président doyen d’âge du Parlement belge.

16. -   Èl  Vile  -  Charleroi      (nos avons stî  al  Vile !).

17. -   Èl  Mô r’tchôfè   -  Gaston Malréchaufé, il tenait une importante épicerie avec sa femme Elvire, au n° 54 – 56  de la rue de Wartonlieu (coin avec la rue Wilmus).

18. -   Èl  pavéye dèl  Mote  -  la chaussée ou pavé de la Motte (actuellement rue Churchill).

19. -   Èl  cripèt dès  Valéyes  -  le raidillon des Vallées (à la jonction de la rue de la Glacerie avec la rue des Vallées).

20. -   Lès cheûrs Rochet  -  les sœurs Rochet tenaient une mercerie au n° 34 de la rue  de la Glacerie.

21. -   Marîye  Tchôdron  -  Marie Chaudron tenait une épicerie au n° 32 de la rue de la Glacerie.

22. -   Èl  Fèrtè  -  la  Ferté , nom d’un quartier aujourd’hui rasé pour la mise à gros gabarit du canal et l’implantation du port autonome. Ce quartier s’étendait de la gare jusqu’à la limite de Gosselies, au-delà  du canal.

23. -   Fayt  -  petit quartier délimité par la boucle de la rue Oscar Fayt.

24. -   La Flaconnerie Laurent  -  elle se situait au n° 281 de la rue Churchill  (actuellement Les Pompes Evrard).

25. -   Èl  Basse Hollande -  ce lieu dit se situe entre la rue Ligny et la rue du Godet. Cette appellation est probablement un héritage de l’épopée napoléonienne !

26. -   Les Ateliers André-Yernaux étaient situés à l’entrée de l’actuelle rue de Miaucourt, on y  fabriquait des wagonnets et berlines destinées aux charbonnages.

27. -   Èl  rûye  Janson  -  actuellement rue de Miaucourt.

28. -   Èl  cabarèt du Bajoû  -  du nom d’un petit lieu dit qui se situe entre la rue Churchill et la Place du Wéz (rue Jonet), reliées entre elles par une ruelle (Èl  ruwèle duBajoû). En wallon, in bajoû est une imposte de porte ou de fenêtre ! Ce café était situé sur la rue Churchill, à la verticale de l’entrée de la rue de Miaucourt.

29. -   Èl  Mwane  -  le Moine, nom local des Forges de Courcelles-Centre, situées à la rue du Progrès.

30-31-32 -  Trimpont (Trempont),  Èl  Tchin.ne (le Chêne),  Èl  Casino (le Casino). Ce café a été rasés pour la construction de l’actuel GB .

33. -   Èl  Pavéye dè Mârciène -  La rue de Marchienne, actuellement rue de Gaulle.

34. -   Èl  Bôroûs -  Wilbeauroux.

35. -   Èl  Grip’lote  -  raidillon menant de la rue A. Carnière à l’ancien passage à niveau du Centre (rue Baudouin Ier), où sont implantés le Home Spartacus Huart et les bureaux du CPAS. L’endroit s’appelle aussi  «   Tchapia » du nom d’une foulerie qui était exploitée dans les maisons qui sont en contrebas de la route, le long du ruisseau de Souvret.

36. -   Èl cabaret Loisse -  il était situé face au passage à niveau du Centre, à l’intersection des rues Baudouin Ier  et de la Joncquière  -  Èl  Peûpe -  le Peuple, ce café-local de la Maison du Peuple de Courcelles était contigu à la Brasserie du Progrès qui se trouvait à l’arrière du complexe, situé sur le coin de la rue Baudouin Ier et de la rue du Temple.

37. -   Constant  -  Constant  Druine fut bourgmestre de 1926 à  1939.

38. -   Ûlèt  -   Hulet ,  carrefour formé par les rues Monnoyer,  Jean Jaurès, du 28 Juin et des Déportés.

39. -   Coûrcèlangn’  -  forme wallonnisée de « Courcellain » qui était usité plus noblement avant l’appellation « Courcellois ».

40. -   Vilain  -  Joseph Vilain tenait ce café avec son épouse, Place Roosevelt n° 10. Joseph fut aussi agent de police.  Plus tard l’immeuble fut destiné à une horlogerie par son  fils Joseph

 

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