23/04/2016

« Selon que vous serez puissants ou misérables... » : le gouvernement Michel ne sert qu'une seule classe : la bourgeoisie !

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Le lundi 4 avril 2016, la grande nouvelle à la Une de tous les journaux à été le « scandale » des « Panama Papers » : une enquête journalistique internationale, qui a « révélé » une nouvelle série de noms impliqués dans des montages financiers. Rien qu'en Belgique, plus de 700 noms sont cités dans ce dossier.


Les constats à poser sont multiples :

Tout d'abord, ce n'est pas la première fois qu'un tel dossier apparaît, avec les noms de personnalités résidant en Belgique. La « surprise » n'en est pas vraiment une, donc ! Le problème de la législation fiscale, et de la complaisance des gouvernements successifs avec les détenteurs de capitaux n'est pas nouveau et mérite mieux qu'une indignation ponctuelle.

En lien avec la précédente remarque, nous pourrions ironiser sur le rôle de la presse, qui se glorifie de ces révélations, tout en appuyant à longueur d'éditoriaux les « réformes » gouvernementales et notamment l'absence de moyens alloués à l'administration fiscale.

Une autre remarque est le raffinement que des fiscalistes apportent en disant qu'une partie des montages fiscaux évoqués sont parfaitement légaux : preuve, une fois encore, que justice et « légalité bourgeoise » ne sont que rarement synonymes...

Le même jour, le conseil des ministres adoptait en première lecture un avant projet de loi de Willy Borsus, visant à renforcer le contrôle sur les bénéficiaires du revenu d'intégration sociale (RIS), en les conditionnant à la signature d'un Projet individualisé d'intégration sociale" (PIIS), qui vise à les « responsabiliser »... Responsabiliser ? En somme, contrôler encore plus les classes précarisées, les rendre coupables de leur misère, et se servir de cela comme d'un moyen de faire peur à celles et ceux qui pensent encore avoir quelque chose à perdre... Culpabiliser nous semble plus adéquat : rendre coupables, sans procès, stricto sensu...

Responsabiliser : c'est aussi le vœu de  certains, y compris à « gauche », pour que le gouvernement s'attaque à la fraude fiscale. Vœu pieux, mais complètement utopique. La coïncidence dans les deux événements ne fait que souligner qu'il n'y a rien à attendre ni de ce gouvernement, ni, de manière plus globale, dans le système capitaliste qui est fondamentalement amoral. Les appels à la « moralisation » n'y feront rien, et toutes les réformes à amener ne sauraient qu'être des étapes à la fin du capitalisme. Le projet est ambitieux, certes... Mais il n'y en a pas d'autre à avoir !

La Fédération de Charleroi du Parti Communiste

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