01/08/2010

Adieu Miguel

Cher(e)s Camarades,

39033_419141999319_575769319_4484814_2362303_n.jpgNous avons la tristesse de vous annoncer le décès de Miguel Oliveira, animateur TSE de la Régionale FGTB de Charleroi. Le corps repose au funérarium De Spiegeleer, 119 avenue Mascaux à Marcinelle. Heures de visite sont de 14h à 19h30.

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29/07/2010

Le Grisou maudit a semé la mort

 

 

1. Le soleil dorait nos campagnes

En ce beau matin de mai

Au ciel, les oiseaux à pleine voix chantaient

Un doux chant d’amour, un chant de paix…

 

MINE 096.jpg

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27/07/2010

Ferrat est le chanteur d'une cause,

 

ferrat.jpgCelle de l'amour. Amour des femmes, mais aussi de ceux qui luttent contre l’oppression, pour un monde plus juste

Chanteur amoureux et engagé, il troque rapidement la guitare pour le grand orchestre qui accompagne sa voix chaude et pleine. Parolier et compositeur, il interprète aussi les poètes, Aragon surtout, « compagnon de route » comme lui du P.C.F.

Jean Tenenbaum quatrième et dernier enfant de la famille, naît le 26 décembre 1930 à Vaucresson ( Hauts-de-Seine) d'un père artisan-joaillier d'origine caucasienne, et d'une mère ouvrière dans une fabrique de fleurs, décédé en Ardèche le 13 mars 2010. En 1942, les Tenenbaum portent l'étoile jaune; le père, déporté, meurt à Auschwitz. Après la guerre, Jean entame des études de chimie. Il joue de la guitare dans un orchestre de copains (jazz style New Orleans) et chante les chansons de Prévert, de Francis Lemarque, de Montand.

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20/07/2010

Front des Gauches, résultats du Sénat et à la Chambre (Hainaut)

1          TANGRE Robert                        4.025    16,68%

2          PAGNOULLE Christine                1.729   7,17%

3          CROES Nicolas                            1.057   4,38%

4          DEHAEN Michèle                         969     4,02%

5          STEENHOUDT Ingrid                  908      3,76%

6          HUCORNE Michel                      853      3,54%

7          DEVOS Michel                             910      3,77%

8          MASY Lucie                                969      4,02%

9          MALARME Boris                        775      3,21%

10        BECQ Antoinette                         767       3,18%

11        MEURANT Floriane                   746       3,09%

12        DUCHATEAU Dominique         685       2,84%

13        VOSSEN Germain                     607       2,52%

14        EL BOUREZGUI Malika          1.124    4,66%

15        TOUSSAINT Eric                      1.631     6,76%

 

Suppléants

 

1          TANURO Daniel                       1.183    4,90%

2          DEMETS Linda                         836       3,46%

3          DANDRIFOSSE J-Claude        514       2,13%

4          LEOTARD Marc                       542        2,25%

5          MARCUS Paul                         525        2,18%

6          CHRISTELBACH Marie            580        2,40%

7          GOOSSENS Vicky                    627        2,60%

8          LACROIX Wendy                     646        2,68%

 

Soulignons les bons scores de nos camarades et amis Malika El Bourezgui et Michel Hucorne

 

A la Chambre (Hainaut)

 

1          CAUDRON Céline                    852       15,93%

2          MANSY Stéphane                    367        6,86%

3          DE NOEL Elisa                         270        5,05%

4          DACHE Gustave                       136         2,54%

5          INVERNIZZI Sandra               197          3,68%

6      BAGUET Sandro         207     3,87%

7          RARY Stéphanie                       138         2,58%

8          GOSSELAIN Léon                   145         2,71%

9          NARDELLA Lucie                   202       3,78%

10        GONSETTE J-François       136        2,54%

11        DUPONT Frédérique              127         2,37%

12        DELOBEL Robin                     122        2,28%

13        BLAZE Veronique                   155        2,90%

14        DEWILLE Freddy                    136       2,54%

15        MICHEL Françoise              153       2,86%

16        DELCROS Stéphane                107       2%

17        VANDEMAELE Nicole           174       3,25%

18        EL KHODARI Aziz                 150       2,80%

19        MATHIEU Freddy                    179       3,35%

 

 SUPPLEANTS

 

1          MORTELETTE Olivier            242       4,52%

2          FICHEFET Charlotte                137       2,56%

3          DUSAUSSOIS Benjamin         128       2,39%

4          ROZZA Nathalie                     150      2,80%

5          CASTERMAN Martine            115       2,15%

6          KEMPENEERS Jean-Marie     82        1,53%

7          MICHIELS Jeanne                  120      2,24%

8          DEVLIEGER Nathalie               94        1,76%

9          SNOECK Gilles                         91        1,70%

10        VANDENBERGHEN Annie  75        1,40%

11        HENRY André                          162       3,03%

 

 

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10/07/2008

L'Etincelle n° 33

Lettre ouverte à Wahoub Fayoumi,

 Pourquoi cette lettre ?

prison1Avant tout, parce que je me réjouis de votre libération même « conditionnelle et provisoire ».

 Il n'est en effet que trop évident, que les conditions de votre arrestation, le 5 juin, et de votre maintien en prison pendant trois semaines « pour les besoins de l'enquête », ressortent de la manière « maximaliste » dont le Parquet fédéral, en particulier, entend interpréter la nouvelle législation dite « anti-terroriste » - celle-ci ne se prêtant que trop aisément à pareille interprétation infra démocratique.

 Aussi importe-t-il grandement que se mobilisent des forces de plus en plus larges ,pour tenir en respect les « maximalistes », et pour convaincre une majorité de citoyens et d'élus d'imposer bientôt l'abandon des clauses tant abusivement répressives qu'ambiguës de lois par trop imprégnées des obsessions de l'administration Bush finissante.

 Pourquoi m'adressé-je personnellement à vous ? Ceci, non pas tant parce que votre cas est celui qui a le plus frappé une large opinion, mais surtout parce que vous êtes manifestement bien trop jeune pour avoir pu être mêlée de près ou de loin à la calamiteuse et finalement meurtrière aventure des CCC. Une aventure qui a porté un tort non négligeable au mouvement communiste en Belgique, mais qui a nui aussi au puissant rassemblement de forces qui était parvenu à retarder sensiblement l'acceptation par ce pays hôte de l'Otan, de l'installation de 16 missiles américains à Florennes, et avait ainsi contribué à ouvrir la voie aux accords de « désescalade euro nucléaire » grâce auxquels, notamment, l'implosion terminale du système soviétique ne s'est pas soldée par un Hiroshima à l'échelle paneuropéenne, voire mondiale.

Ce n'est donc pas par hasard que le PCB-KPB (Parti communiste de Belgique) avait mis en garde, dès le premier attentat des CCC, contre la nature diversionniste de leur action, augmentée de l'imposture que constituait leur nom. Une mise en garde qu'il avait réitérée après chaque « exploit » de ce groupe « masqué », et encore au moment insolite de son arrestation. le jour même où la Chambre allait instaurer une commission d'enquête sur « l'inefficacité » de la Justice de l'époque à le débusquer et le neutraliser.

 Car il n'est pas vrai que la dénonciation, même virulente, du capitalisme et l'invocation, en des termes par ailleurs surannés, de la lutte des classes, autorise quiconque à justifier, même de façon purement théorique, des méthodes d'action aventureuses - voire criminelles - et moins encore de se revendiquer pour cela du communisme, dans une société telle que la nôtre.

 Bien au contraire: pareille imposture était inadmissible, génératrice de confusion dans de larges secteurs de l'opinion et donc favorable aux ultras « d'en face », au temps de l'escalade potentiellement fatale des blocs « impérialiste et socialiste ».

Elle n'est guère moins nocive aujourd'hui, alors que l'enjeu n°1 des mois qui viennent est de mobiliser aussi largement que possible les forces progressistes et « celles simplement soucieuses d'un avenir viable » - pour empêcher Bush et Olmert de mettre le feu au Moyen Orient, voire au monde, avant la sortie de charge du premier.

Puissiez-vous accepter d'y réfléchir et d'en tenir compte dans vos combats futurs- que je veux croire inspirés de l'amour du genre humain .même encore divisé entre classes et entre nationalités.

 Louis Van Geyt, ancien président du Parti communiste de Belgique (PCB-KPB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un écho de la conférence - débat "la Wallonie : quel avenir ?"

( Maison de la Laïcité, le mardi 27 mai)

VlaanderenWallonie2

De ce que j’en ai retenu, je voudrais communiquer les éléments suivants :

1) Suite à une réunion impromptue du conseil d’administration de l’ULB, Pascal Delwit, politologue de l'ULB, n’a pu se rendre à la conférence.

2) Le succès de participation fut incontestable avec plus de 100 personnes présentes à la conférence.

3) Philippe Destatte (asbl Jules Destrée) a développé son argumentaire en faveur d’une régionalisation basée sur quatre entités : Bruxelles, la Flandre, la Wallonie et la partie germanophone.  D’après lui, une négociation à quatre serait plus fructueuse parce que plus équilibrée.  Philippe Destatte nous a aussi brossé un tableau historique de la Wallonie.

4) Paul-Henry Gendebien (RWF) , très en verve comme à son habitude, a plaidé pour un rattachement de la Wallonie à la France avec pour Bruxelles et sa périphérie un statut particulier dans le cadre français.

5) Marc Becker (CSC) n’a pas exprimé de positions tranchées dans le débat communauté-régions mais il a dit que son organisation se prononçait pour une régionalisation de certaines matières dans un souci de cohérence et d’assurance de financement.

6) Thierry Bodson (FGTB) a défendu une Belgique où la solidarité sociale entre Nord et Sud serait préservée, garantie et où les régions reprendraient les compétences des communautés, celles-ci disparaissant.

7) Jean-Pierre Michiels (PC), lui, a livré à grands traits l’histoire du Parti Communiste, son évolution par rapport à la structure institutionnelle.  Il a rappelé l’adhésion du PC aux idées d’André Renard, du fédéralisme et des réformes de structure.  Il a demandé une simplification administrative et institutionnelle par la suppression des provinces et des communautés.  Il n’a pas pris position sur la situation politique actuelle.

8) Une intervention dans le public fut remarquée : celle d’Ernest Glinne ( ECOLO, ancien ministre et député européen et national PS) qui proclamait son adhésion personnelle au rattachement de la Wallonie à la France.  Il a de plus insisté sur la volonté des Flamands de tourner la page de la Belgique au vu notamment des positions du Ministère des Affaires étrangères à l’émission de Zevende Dag (nécessité de l’établissement de frontières d’Etat pour la Flandre) et des difficultés de négociation au niveau fédéral.  Sans accord institutionnel, le risque lui apparaît grand que le pays devienne ingouvernable entraînant de fait un éclatement du pays.

Jean-François Gonsette
Secrétaire de la section communiste de Charleroi-ville


 

 

 

On réforme l'Etat? Changeons de cap!

Au lendemain de la pirouette royale remettant M. Leterme en piste, les partis politiques traditionnels, verts compris, se sont félicités de cette nième échappatoire qui, comme l'a dit Le Soir, « donne un exécrable signal au pays », décrédibilise définitivement le Palais et permet aux uns et aux autres de gagner un peu de temps avant le prochain couac.  « La balle est dans les pieds francophones », se réjouit-on dans le parti de M. Leterme. «Il s'agit de marquer une pause et de faire le point », a-t-on réagi du côté des francophones.  Bref, rien n'est réglé mais « on a évité une crise ».

Vraiment ? La réalité est que le pays et ses entités restent en crise permanente  et profonde dans tous les domaines. L'institutionnel, certes. Mais aussi dans les matières sociales et économiques. Le grand capital - voyez Inbev, voyez Fortis, voyez le secteur de l'énergie... -  joue des paquets d'euros au grand casino financier sans que le « monde politique » n'y trouve matière au moindre commentaire (au fait, où en est la participation d'Electrabel et de ses milliards de profits aux comptes publics ?). Mais le gouvernement sortant-rentrant nous promet une fois de plus qu'il va désormais répondre aux « attentes prioritaires de la population »: pouvoir d'achat, coût de l'énergie, pensions, etc.

Mais qui peut croire encore que de bonnes réponses seront apportées à ces exigences populaires si le cap ultralibéral est maintenu ? Depuis des années, cette politique se traduit par une insupportable austérité budgétaire, les manipulations de l'index, la mise à mal des services collectifs, la privatisation des sociétés publiques les plus rentables, la fragilisation de la sécu... C'est toujours plus pour les classes aisées, toujours moins pour les autres. Les décisions socio-économiques prises par le gouvernement actuel ne dérogent pas à la règle : puisque les marges budgétaires sont rognées par d'incessants cadeaux aux entreprises, le social se contentera de peanuts. Il est indécent que les partis socialistes se félicitent de ces maigres résultats.

La « profonde réforme de l'Etat », que chacun s'accorde désormais à considérer comme inéluctable,  peut et doit  permettre de changer fondamentalement de direction. D'avancer vers plus de démocratie, plus de transparence, plus d'efficacité de nos institutions.

Les communistes réaffirment leur souci de voir agir le «principe de subsidiarité » qui vise à assurer une prise de décision la plus proche possible du citoyen.

En clair, il s'agit de revitaliser le rôle de ces cellules de base que sont les villes et communes dans un Etat basé sur l'existence de trois régions égales en droit et dont la tâche est de garantir  la solidarité interpersonnelle, notamment  au travers d'une sécurité sociale forte. Dans cette configuration, les provinces seraient, bien entendu, appelées à disparaître.

Mais « réformer l'Etat » exige aussi d'aller bien plus, d'ouvrir à tous les niveaux de grands chantiers  à contre-courant du libéralisme destructeur, de la soumission aux marchés et aux politiques otaniennes et de l'étiolement des politiques publiques. Ce qui suppose, par exemple, des services publics hors concurrence, une fiscalité réellement favorable au travail et aux plus démunis, des investissements ambitieux dans les politiques sociales, dans les infrastructures collectives et le logement social, et, parallèlement, une bien plus large implication citoyenne dans les processus décisionnels,. 

Belgique_-_Chambre_2007

Les communistes  proposent d’ouvrir la voie aux référendums d’initiative populaire et une véritable proportionnelle à toutes les élections. Une stricte limitation de la durée des mandats et de leur cumul.

Tout aussi essentiel est de rouvrir la voie de la démocratie sociale, des droits et pouvoirs de salariés à intervenir dans les choix de gestion privés, élément essentiel de la vie démocratique, moteur d’un sain développement économique et condition pour en finir avec la dictature des marchés financiers.

 Le bureau politique du PC


La chanteuse américaine "PINK" interprète "Mr the President

pink-photo-pink-6206889

De quoi vous réconcilier avec une certaine "Amérique".

Savourez après avoir cliqué sur http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE .

Vite avant que la censure n'intervienne!


La Belgique vient à son tour de voter le traité de Lisbonne.

 

versailles-04fevrier2008

Comme maintenant une vingtaine de pays européens, nos élites n'ont pas pris le risque de consulter le peuple.

Vous avez dit démocratie?
Est-ce cela la démocratie représentative?

 Voici  en 16 courtes séquences vidéo, le mode d'emploi par Raoul Marc Jennar, de ce fumeux "traité simplifié".

  • 01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
  • 15- Je modifie la Constitution Française
  • 16- J'ai un maillon faible...

Toutes les séquences:

01- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout...
02 -Je fais l'impasse sur les droits de l'Homme
03- Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
04- Je privatise les services communaux et les services publics
05- je suis pour les cantines privées
06- Services d'Intéret Général? J'aime bien jouer sur les mots!
07- Je privatise les chemins de fer les plus rentables
08- Je maintiens un euro fort pour justifier les délocalisations
09- Plus j'élargis l'Europe, plus j'augmente la concurrence... C'est bon pour les actionnaires!
10- La Démocratie, j'en fais mon "'affaire"... !
11- J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma Commission Européenne!
12- Je renforce le poids des religions
13- Je confie ma politique de défense à l'OTAN
14- Je suis absent du débat et je passe inapercu
15- Le 04 février, je modifie la Constitution Française pour passer sans référendum 16- Mais j'ai un maillon faible... Vous pouvez toujours agir!


 

Quand la Cour européenne de Justice éclaire les raisons du NON irlandais

par Francis Wurtz, Président du groupe GUE/NGL

"Voilà une nouvelle illustration de l'ambition sociale comme du fonctionnement démocratique de l'Union européenne ! Le vote des Irlandais - tant attendu et redouté en haut lieu - vient à peine d'avoir lieu que la Cour européenne de Justice sort de son tiroir, où elle l'avait discrètement conservé depuis plusieurs semaines pour éviter de doper le NON, un nouvel arrêt se situant dans la lignée de l'affaire
Laval-Vaxholm, en Suède, puis Rüffert, en Allemagne !

Cette fois, c'est le Luxembourg qui est condamné à modifier sa législation, jugée trop exigeante à l'égard des prestataires de services originaires d'autres pays membres. On sait que la Cour européenne estime, sur la base des traités actuels - et l'ex-projet de traité de Lisbonne reprenait l'intégralité des dispositions en question -, que toute mesure qui serait "de nature à... rendre moins attrayantes" les activités d'une entreprise d'un autre pays membre de l'Union était interdite.

Des dérogations à cette règle ne sont autorisées que dans les cas où la Commission européenne ou la Cour estime qu'il existe des "raisons impératives d'intérêt public" ou "d'ordre public". Tout est dans la définition de ce qui relève de telles "raisons impératives"...

Dans le cas du Luxembourg, le fait de demander à vérifier qu'il existe bien des contrats écrits entre un employeur originaire d'un autre pays membre et ses salariés au Luxembourg est proscrit. De même, l'adaptation automatique de toutes les rémunérations au coût de la vie (l' "échelle mobile" est toujours en vigueur dans ce pays) ne peut être imposée à ces employeurs. Pas plus que le contrôle du respect de l'égalité de traitement et de rémunération pour les salariés occupant un poste à temps partiel ou à durée déterminée. Enfin, pour la Cour, rien ne justifie que les "conventions collectives de travail" ne soient imposées aux employeurs d'autres Etats membres.

Et dire que les dirigeants européens s'interrogent doctement sur ce qui a bien pu conduire les Irlandais à rejeter le traité de Lisbonne, qui entérine ces règles... Une bataille d'idées à l'échelle de toute l'Union sur ce qui ne peut plus durer en Europe est plus que jamais à l'ordre du jour. Merci au peuple irlandais de lui donner un nouvel élan ! ".



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02/06/2008

L'Etincelle n° 32

Les communistes et la gauche italienne au lendemain de la victoire de Berlusconi


refondationEncore une fois, aujourd’hui, l’Italie est sous le pouvoir de la droite et ses composants néo-fascistes, racistes, ultralibérales, cléricales et mafieuses. Encore une fois, et plus que jamais, en Italie la gauche a perdu et est divisée entre le Partito Democratico (PD) – pas vraiment de gauche, mais le dernier résultat de la dérive modérée, néo-centriste, opportuniste et révisionniste d’une partie de l’ancien PCI avec les héritiers de la DC –, les communistes de Rifondazione Comunista (PRC) et des Comunisti Italiani (PdCI), et d'autres petites organisations sociales démocrates, vertes, trotskistes, etc. La division des forces de gauche, et aussi leurs incertitudes et ambiguïtés, a contribué à la grande victoire de la droite de Berlusconi, Fini et Bossi, et à la plus grave défaite de la gauche dans l’histoire républicaine. Pour la première fois depuis 1946, les communistes et les socialistes ne sont pas représentés au Parlement italien. Ils doivent se repenser et se réorganiser comme forces « extra-parlementaires ».

normal_ComunistiItalianiMais, que s'est passé ? Après deux années du gouvernement Prodi avec « l’Unione », les élections anticipées du 13-14 avril ont trouvé les partis de gauche, et spécifiquement les communistes, dans une situation très difficile. Quand Berlusconi et ses confrères ont été délogés en 2006 par l’alliance de centre-gauche sur la base d’un programme progressiste de rénovation politique, sociale et économique du pays, les grands espoirs suscités n’ont pas correspondu à la réalité, à cause de la grande pression des forces plus conservatrices de la coalition et des « pouvoirs forts » des entreprises, des militaires, des néo-libéraux et du Vatican. Et aussi, pour la faiblesse et les erreurs des mêmes forces de gauche, qui n’ont pas été capables de contrer ces pressions et de maintenir un lien clair et actif avec les instances sociales qu'elles représentaient, les travailleurs, les jeunes, les mouvements. La participation à un gouvernement qui n’a pas donné de réponses aux questions sociales est devenue pour les partis de gauche un prix très lourd à payer, pour les mécontentements croissants, la déception et l'hostilité.

Finalement, quand le gouvernement Prodi est tombé (à cause du centre !), la gauche est restée écrasée entre le revanchisme populiste de la droite et le projet modéré et opportuniste du PD. De plus, la formation d’une coalition « Gauche-Arc-en-ciel », entre communistes (PRC, PdCI), sociaux-démocrates (SD) et  Verts, a été une opération empressée, forcée par les dirigeants des partis, subalternes du PD, et pour supprimer, dans les contenus et les symboles, l'identité et les expériences des communistes (les plus importantes et forts composants de la coalition !), au nom d’une « innovation » vers une soi-disant « gauche moderne et diffuse ». Ceci a provoqué encore plus de critiques et méfiance entre les militants et les électeurs.

La somme de tous ces éléments et d’autres a conduit au désastre électoral de la gauche, au dessous du seuil minimal de 4 % pour élire des députés et des sénateurs. Hors du Parlement !

Que faire ?

Après le déluge, les communistes du PRC et du PdCI ont ouvert une phase de réflexion et débat, jusqu’à leurs congrès en juillet, en cherchant des réponses et en évaluant les perspectives et alternatives politiques, sociales et d’organisation pour le présent et le futur: la reprise d’un projet de « gauche » sans adjectif – mais potentiellement plus générique et modéré –, ou la consolidation des actuels partis pour ré-ouvrir le dialogue et la coopération avec d’autres forces sans préalable ou perte d’identité, ou la possibilité de réunir les deux partis en un seul, plus fort et plus cohérent Parti communiste, pour la défense de politiques alternatives, anticapitalistes, pacifistes et écologistes, et en même temps ouvert à la coopération sur des thèmes spécifiques avec d’autres forces de gauche, même non communistes, mais sans oublier que « sans les communistes il n’y a pas de gauche ».

En tout cas, c’est très important qu’aujourd’hui, qu'il y ait la participation et le travail commun des inscrits et des militants des partis communistes en Italie, de sorte que, quelconque décision soit prise, ce soit une décision démocratique et participative, afin de retourner vraiment à travailler dans la politique et dans la société et parmi les citoyens, et récupérer le contact et la confiance du peuple de gauche.

Ici en Belgique nous avons déjà de très bons exemples de travail commun entre PRC et PdCI : des « communistes ensemble » sur des thèmes concrets pour les citoyens italiens à l’étranger, comme les questions sur le réseau consulaire et les services publiques, les associations, l’identité et l’intégration, la culture et l’information, la représentation et la participation politique, etc. Tout ça, sur la base d’une politique d’entente, de bonne volonté et de « savoir faire », avec le compromis personnel des militants et aussi l’appui fraternel d’autres camarades de partis et organisations locales (dont spécialement le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles). D’autres expériences similaires sont actives aussi dans d'autres pays européens : il s’agit d’une importante et originale contribution qui vient des Italiens à l’étranger et qui est intéressante aussi pour les camarades en Italie, afin de rassembler les forces communistes et la gauche alternative, anticapitaliste, pacifiste et écologiste dans l’effort commun pour « un autre monde possible et nécessaire ».

Références :

- Cercle de Rifondazione Comunista de Bruxelles : http://users.coditel.net/eberlinguerprc - eberlinguerprc@hotmail.com - 0498571213
- Section de Belgique des Comunisti Italiani :
http://www.pdci-europa.org/sezioni/be/index-be.html... - belgio@pdci-europa.org - 0476319439

Rue Rouppe 4 - 1000 Bruxelles


"Non" à la directive scélérate !

sanspapier4

se creuse entre les citoyens et les « élites » européennes, celles-ci font des pieds et des mains pour nier le verdict populaire. Or, une des raisons essentielles du rejet par les peuples de l’Europe telle qu’elle se construit réside dans la volonté des instances de l’Union de décider seules dans des matières essentielles, comme les droits humains.

L’actualité montre douloureusement qu’avec de telles pratiques le pire peut devenir la norme. 

Les ministres de l’Intérieur de l’UE, et ensuite le Parlement européen, viennent ainsi d’approuver un projet de loi dit "directive retour" qui vise à construire un socle juridique commun aux 27 concernant l’expulsion des sans-papier. Parmi les dispositions annoncées figurent l’allongement de la mise en rétention jusqu'à 18 mois avant d'être expulsés et l’interdiction de revenir dans les 5 ans suivant leur renvoi. La rétention et l'expulsion des mineurs, même non accompagnés, seront autorisées, de même que l'expulsion de sans-papiers vers des pays dits de "transit" en Afrique du Nord. Le texte supprime diverses garanties et dispositions destinées à permettre aux immigrés d’introduire des recours légaux contre leur expulsion.

Montrant leur vrai visage antisocial, les droites se sont rassemblées pour soutenir cette directive scélérate.  Plus grave, dans un premier temps, tous les députés socialistes et verts de la commission « liberté » du Parlement européen,  présidée par Gérard Deprez, l’ont également soutenue.  Ensuite, lors du vote en plénière à Strasbourg, la presque totalité  du groupe socialiste européen est demeurée sur cette position, et s’est opposée à la motion de rejet déposée par le groupe GUE/NGL. Seul Alain Hutchinson du côté belge a voté pour la motion de rejet pur et simple de la directive. Giovanna Corda, du Borinage a voté avec la droite, de même que les trois élus du SP, Van Lancker, El Khadraoui et Mia Devits (ancienne syndicaliste). Ce nouvel épisode démontre à nouveau si besoin en était la dérive antisociale des socialistes européens ainsi que  la nécessité de renforcer dès 2009 les partis de la gauche antilibérale regroupés au sein du groupe GUE/NGL.

Alors que  la libre circulation des capitaux en Europe est érigée en dogme, alors aussi que l’immigration économique à la carte est encouragée par le traité de Lisbonne au nom des intérêts économiques de l’Europe, celle-ci entreprend de généraliser l’enfermement d’hommes et de femmes, au nom du simple constat qu’ils sont misérables et étrangers.

Les appels pour le rejet de ce texte se multiplient. Des mouvements sociaux, des associations des droits de l'homme, mais aussi des secteurs démocratiques, d'intellectuels et d'artistes (les frères Dardenne, Pedro Almodovar, Pierre Mertens, Manu Chao, Susan George, Pilar Barden,...) demandent le retrait de cette législation répressive.

Les communistes se joignent à toutes celles et ceux qui se mobilisent  pour rejeter la « directive de la honte » en Europe et sur d'autres continents, comme le font le président indien Evo Morales, de Bolivie, et ses homologues président d'autres pays latino-américains, tous indignés de découvrir cette législation xénophobe de l'Europe.

Le bureau politique du Parti comuniste


NON A L’AGRESSION CONTRE LE PEUPLE BOLIVIEN !

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La Bolivie traverse actuellement une crise grave. Ce pays andin, considéré comme le pays le plus pauvre d’Amérique latine, avait commencé, depuis l’arrivée au pouvoir de son président Evo Morales, une série de politiques tendant à réduire les inégalités sociales moyennant, essentiellement, la récupération de ses énormes ressources naturelles. Ainsi ce gouvernement, un des chefs de file du tournant vers la gauche qu’ont pris plusieurs pays de l’Amérique latine, a donné, en deux ans et demi, plus au peuple, par l’accès à la santé, à l’éducation et à la sécurité sociale, -notamment grâce à l’aide du Venezuela et de Cuba- qu’en 182 ans de son histoire républicaine.

Voilà qui ne peut être accepté, ni par les meneurs d’une droite égoïste et raciste (la Bolivie a une population majoritairement indigène vivant dans des conditions misérables) proches des réseaux d’investisseurs étrangers et ses complices locaux, ni par le gouvernement Bush qui la finance et soutient sans aucun scrupule. C’est bien simple, l’ambassadeur américain Philip Golberg qui, artisan de la balkanisation de l’ancienne Yougoslavie, avait été dépêché sur les lieux par le président Bush, a déménagé son bureau de La Paz - capitale bolivienne- vers Santa Cruz -fief des préfets séparatistes- : il n’hésite pas à s’afficher et tenir ouvertement des réunions de « travail » avec les préfets séparatistes.

Elu en décembre 2005 avec 53% des voix, Evo Morales est le premier président amérindien (plus exactement Aymara) de Bolivie depuis le 19e siècle. Candidat au prix Nobel de la paix 2007, ses objectifs progressistes lui ont attiré les votes des indigènes, des pauvres, des ouvriers : défense des droits des populations indiennes (qui sortent de 500 ans de colonisation), fin de deux décennies de politique néo-libérale, nationalisation des hydrocarbures, mise en place d’une réforme agraire, re-fondation de l’Etat -au moyen d’une nouvelle Constitution garantissant une égalité de droits à tous les Boliviens, une reconnaissance des populations indigènes, une répartition plus équitable des richesses de la nation. Un tel programme, fondé de surcroît sur une conception solidaire dans le partage des ressources -les régions riches du pays devant contribuer au bien-être des régions les plus pauvres- se trouve confronté par cette tentation régionaliste si savamment stimulée par la diplomatie américaine. Notons, à ce propos, la lamentable ingérence de l’Union européenne qui s’est permise, notamment par la voie de Manuel Barroso -président de la Commission européenne- et de Javier Solana -responsable des Affaires étrangères et de la Sécurité de l’Union européenne- de critiquer les mesures de nationalisation de ressources naturelles décidées par le Président Evo Morales, mais qui, par contre, restait strictement silencieuse lorsque les mandataires boliviens antérieurs donnaient allégrement les ressources du pays aux prédateurs des multinationales internationales.

La Bolivie est ainsi maintenant le scénario d’une lutte des classes impitoyable à fort relent raciste. On a d’une part le bloc social des indigènes, des paysans, des travailleurs et des pauvres qui ont juré de défendre et approfondir le processus révolutionnaire de Evo Morales. D’autre part se situe le bloc oligarchique et bourgeois, appuyé par l’impérialisme américain, qui cherche à préserver ou restaurer son pouvoir politique, qui ne veut rien partager et qui ne supporte pas qu’un « Indien » gouverne le pays. Dans cette confrontation, notre choix est celui d’une solidarité sans faille avec les travailleurs, le peuple bolivien et son président Evo Morales.

Le Bureau Politique du Parti communiste


cccAmalgames et criminalisation des luttes sociales: cela suffit!"

Depuis quelques jours, l’épouvantail terroriste, incarné par les anciens CCC, est agité à grand fracas dans les médias.

Le pays est à deux doigts d’exploser sous la pression flamingante ; le gouvernement  Leterme se montre incapable de régler les problèmes les plus urgents de la population ; les rodomontades néo-coloniales de Karel De Gucht ridiculisent notre diplomatie sur le plan international ; les revenus des grands patrons explosent avec insolence quand le gouvernement accentue la chasse aux chômeurs… Mais rassurez-vous braves gens ; dormez en paix. La sécurité veille : la bande de terroristes qui ne respectaient pas les conditions de leur libération est sous les verrous.

On en rirait si cet acharnement n’était l’occasion pour le pouvoir et la presse de faire tous les amalgames susceptibles de troubler l’opinion : terrorisme, marxisme, parti communiste, attentats,… tout fait farine au moulin.

Le Parti Communiste s’insurge contre ces confusions savamment entretenues !

* dès le premier attentat, le Parti Communiste avait fermement condamné ces actes, aux antipodes de l’action politique qu’il a toujours mené ;
* à l’époque, l’arrestation soudaine des CCC, après des mois passés dans un climat tendu et un quasi couvre-feu, avait été un bon prétexte pour ne pas mener une enquête parlementaire qui aurait peut-être démontré de possibles manipulations des auteurs de ces attentats par la sécurité elle-même ;
*  le marxisme n’a rien à voir avec ces méthodes pseudo révolutionnaires qui divisent le monde du travail plutôt qu’elles ne l’unifient et qui donnent du grain à moudre à l’appareil répressif.

Et c’est précisément ce qu’il y a à craindre avec ces nouvelles péripéties anti-terroristes : un renforcement de la répression des militants politiques, syndicaux et associatifs qui luttent contre l’ultra-libéralisme ambiant ; un durcissement de la répression contre les grévistes avec un recours de plus en plus systématique aux astreintes contre les piquets de grèves ; un recul de la démocratie.

Le moment choisi n’est peut-être pas innoce, quand monte l’exaspération d’une population de plus en plus confrontée aux difficultés de vivre ; quand ce mécontentement se traduit par des démonstrations de forces comme on l’a vu ces derniers jours à Liège, à Anvers, dans le Hainaut,…

Bureau politique du Parti Communiste


  
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Ils l'ont fait ! Ils ont dit massivement NON à l'Europe des élites !     

Les Irlandais ont dit NON au projet des élites européennes, un projet strictement économique et d’inspiration ultralibérale qui nie la dimension sociale de l’Europe, qui fait la part belle au « tout au marché » et est en deçà des normes sociales nationales, un projet qui lie l’Europe à l’OTAN et rejette sa dimension pacifiste.  Seul peuple consulté par referendum les Irlandais ont confirmé ce que déjà Français et Hollandais avaient exprimé : les citoyens européens, nous, ne voulons pas de cette Europe-là !   

Le fort rejet de la part des couches modestes de la population montre bien que c’est sur base de la précarisation réelle qu’ils subissent dans cette compétition mondialisée dont l’UE se fait aujourd’hui le cheval de Troie que les citoyens ont rejeté ce texte. 

Furieux de ce que le peuple leur rappelle ce qu’est la démocratie, les élites qui ont tenté un peu partout en Europe de contourner par tous les moyens les consultations, commencent déjà à se déchaîner.  Sans doute estiment-ils que l’on est appelé à ratifier mais pas à s’opposer. Egoïstes, europhobes, idiots même, les Irlandais n’auraient rien compris et les qualificatifs injurieux pleuvent. Le non de gauche est totalement nié.

Déjà revient également la tarte à la crème des oui-ouistes : le plan B.  Et bien il existe.  Bloquer une dégradation de la situation, c’est un premier pas.  Ensuite, il faut que les peuples commencent à oser traduire dans les urnes leur opposition au capitalisme, car c’est bien de cela qu’il s’agit.  La première étape, consiste à donner dès 2009 aux partis membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), seule force politique progressiste à s’être opposée en bloc à ce Traité, une place plus importante au Parlement Européen.  C’est en donnant plus de poids au PGE que l’on peut réveiller enfin la gauche, toute la gauche.  Mais bien évidemment, l’Europe c’est aussi les Etats et il est important de donner plus de poids à la gauche de gauche aussi au niveau national.

Tout ce combat montre également le rôle néfaste très important des médias (en particulier privés) qui ont massivement combattu en faveur du « OUI » et qui aujourd’hui tentent de dénaturer le sens du « NON ».  Au sortir de la guerre en France, les résistants, parmi lesquels de nombreux communistes, se sont posé avec force la question des médias publics.  Une démocratie véritable signifie des médias indépendants et libres.  Aujourd’hui, force est de constater que leur acquisition progressive par de grands industriels n’est pas sans conséquence.
 
Le Bureau politique du Parti communiste


Tout comme l'élite européenne, la majorité des élus belges a eu peur du peuple.

Nous, Belges, comme les habitants de 26 pays européens sur 27 n'avons pu voter en faveur ou contre le mini-traité de Lisbonne. Seul, le peuple d'Irlande où le référendum est inscrit dans la constitution a pu s'exprimer par la voie des urnes.

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53,4 % des Irlandais se sont opposés pour la seconde fois aux traités, aujourd'hui celui de Lisbonne, hier, celui de Nice. 

Thank you!

Pour nous et les autres peuples européens, le combat continue.

Non à l'Europe du grand marché et de la libre concurrence.

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Oui à l'Europe de la justice sociale, à l'Europe de la solidarité, à l'Europe du plein emploi, à l'Europe de la paix.


 La manifestation de Mons fut une réussite: l'action doit continuer !

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Les communistes hennuyers saluent le succès de la manifestation provinciale qui s'est tenue ce mardi 10 juin à Mons. Elle était organisée par le front commun pour exiger le renforcement du pouvoir d'achat et de la solidarité.

Cette première action réussie traduit la montée de l'exaspération croissante des travailleurs confrontés à  des conditions de vie et de travail de plus en plus difficiles. Plus préoccupé par les questions communautaires que par le bien-être de la population, le gouvernement Leterme a quand même trouvé le moyen d'aggraver la chasse aux chômeurs qui prive des centaines de demandeurs d'emploi de leur allocation et se débarrasse sur les CPAS de son devoir de solidarité. Leterme dit que les caisses sont vides, mais son gouvernement, libéraux en tête, refuse de s'attaquer à la grande fraude fiscale, aux salaires scandaleusement élevés des grands patrons, à l'ingénieurie fiscale qui permet aux grandes entreprises de contourner l'impôt,... Les inégalités sociales croissent honteusement.

Cette manifestation ne peut donc rester sans lendemain. La pression doit être maintenue sur ce gouvernement qui risque de se saborder uniquement pour des querelles institutionnelles alors que les solutions aux problèmes sociaux resteront au frigo.

Les communistes hennuyers appellent à poursuivre le mouvement. La décentralisation des manifestations dans les provinces ayant été un succès ; elle peut se prolonger dans les villes principales pour permettre de les élargir aux familles, aux locataires des cités, aux jeunes, aux chômeurs,...

L'interfédérale hennuyère du Parti communiste.


Bonne nouvelle, le chômage diminue…,
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Mais à un niveau supérieur et à un rythme plus lent que ceux habituellement  publiés dans la presse.

Ainsi, début mai, il est probable qu’en Région wallonne,  le nombre des demandeurs d’emploi qui sera diffusé tourne autour des 210.000 personnes ; une nouvelle fois une diminution importante – de l’ordre de 10%, par rapport au même mois de l’année précédente, sera constatée.

Le nombre des demandeurs d’emploi ainsi annoncé n’est en rien arbitraire ; il découle d’un processus d’harmonisation des statistiques du chômage, notamment, mis en place au début des années 1980 par l’Office Statistique des Communautés Européennes et auquel la Belgique a souscrit au même titre que les autres pays membres de l’Union Européenne. L’information de base de ce processus, en matière de chômage, est donnée par les statistiques fournies par les services publics nationaux et régionaux de l’emploi.

Pour la Belgique, l’adoption de la « Statistique harmonisée » du chômage a conduit à ne considérer que trois des éléments  constitutifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi régulièrement inscrits auprès de ces services. Les chiffres officiels du chômage résultent de cette adoption.

Parmi ces trois éléments, le plus important (plus de 85 %) est celui des chômeurs complets indemnisés .

En plus de ces trois éléments, il existe aujourd’hui (en Région wallonne) plus de trente autres éléments dont il n’est nullement tenu compte, ne fut-ce que partiellement, dans l’évaluation de la définition standardisée du chômage ;

Pourtant,

- les demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement (comme les chômeurs complets indemnisés exclus temporairement de leur droit aux allocations de chômage)

- les demandeurs d’emploi qui cherchent du travail à temps plein ou à temps réduit (comme les chômeurs temporaires)

- ou les demandeurs d’emploi dispensés (comme les chômeurs complets indemnisés de 50 ans et plus dispensés de recherche active d’emploi)
ne recherchent-ils pas aussi un emploi ?

Si l’on tenait  compte des premiers cités, le niveau de chômage s’élèverait à, plus ou moins, 230.000 unités ; et si l’on tenait compte des deux autres catégories, ce niveau s’établirai alors à 320.000 personnes.

De la sorte, ce sont plus de 110.000  personnes, soit plus de 50 % par rapport au nombre de chômeurs correspondant à la définition standardisée, qui, dans la seule Région wallonne,

- ne sont pas intégrées dans les analyses économiques du marché de l’emploi
- ne sont pas, majoritairement, prise en compte dans le cadre des politiques de l’emploi

Les deux autres régions du pays pratiquent, en cette matière, une politique similaire, si bien que ce sont plus de 300.000 demandeurs d’emploi qui sont, en Belgique,  doublement exclus :

- une première fois du marché de l’emploi
- une seconde fois des statistiques du marché de l’emploi

Il n’est peut-être pas inutile, aujourd’hui, de les exhumer des limbes de ces statistiques où ils sont répertoriés dans une ’indifférence collective quasi totale. A eux seuls, ces 300.000 demandeurs d’emploi représentent 7,7 % des actifs occupés en Belgique et    8,9 % des actifs occupés en Région wallonne.

En termes de variation annuelle, les chiffres officiels du chômage (basé sur la définition standardisée)  mentionnent un taux de décroissance de l’ordre de 10 % ; si l’on tient compte des éléments supplémentaires mentionnés ci-dessus, cette décroissance est réduite de moitié.

L’enjeu ici n’est pas d’opposer une vision « Large » du chômage en Belgique tenant compte de tous les travailleurs salariés sans emploi à une vision « Etroite » s’alignant sur les critères  européens mais de pouvoir, précisément et sûrement, évaluer la quantité exacte des ces travailleurs et leurs capacités et leur degré de mobilité professionnelles,  leurs savoir-faire et leur localisation géographique.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre de la mesure, à l’échelle régionale et nationale, des ressources réelles et potentielles de main-d’œuvre disponibles pour participer aux activités économiques actuelles ou à venir.

Exercice périlleux à ce point que l’Union Européenne recourt, par voie de sondages,  depuis plus de vingt ans à ses propres estimations des actifs inoccupés dans tous les pays membres et dans chacune de leurs régions. A la lecture des derniers résultats  de ceux-ci, le chômage  en Région wallonne est estimé à un peu moins de 156.000 unités au troisième trimestre 2007, soit en diminution de 4,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Non seulement ces différentes mesures ont un impact  sur le calcul de la population active totale et sur les calculs des taux d’activité, de chômage et d’emploi mais, en présence de trois évaluations différentes (156, 210 et 320 milliers de personnes) pour une même variable économique (le chômage),  pour une même période et pour une même région, l’honnête homme, comme le scientifique, sera inéluctablement conduit à se poser quelques questions.
 
1- En considérant tour à tour chacune des trois mesures précédentes du chômage comme la « Vraie » valeur, on obtient les erreurs relatives  suivantes :

Recensement (sensu stricto) Rs Recensement (sensu lato) Rl Sondage (enquête sur les forces de travail) S

Rs 1 .3438 .3466
Rl .5238 1 1.0519
S .2574 .5127 1

Statistique, science de l’erreur, soit mais de l’erreur minimale s’entend.
Considérée le plus souvent aux seuils de 1% ou de 5% ; les marges d’erreur indiquées par ce tableau sont hors normes et conduiront les statisticiens du travail à revoir leur méthodologie .

2-  Si, en économie de marché, les prix sont le gouvernail de l’économie, leur ordre de grandeur et leurs variations doivent pouvoir être analysés à l’aune des variations des quantités échangées sur ce marché.
 Le marché de l’emploi ne fait pas exception à cette  règle, le taux de salaire doit pouvoir être mis en relation, notamment, avec l’offre de travail non absorbée dans le circuit, marchand et non-marchand, de l’économie. Pour être crédible, le volume de cette offre excédentaire de travail doit être précis, fiable et cohérent avec les autres variables démographiques.

3- Renvoyer aux décideurs  des données économiques dont l’étendue est aussi grande que la mesure elle-même n’est pas leur donner le signal qu’ils attendent pour définir les politiques de l’emploi et prendre les mesures adéquates à l’amélioration de l’efficacité du marché de l’emploi.
Comment en effet définir une telle politique sur un diagnostique basé sur l’élément essentiel qu’est le volume du chômage, poli, limé, fraisé, années après années,  au  gré des « Tailleurs de chiffres sur mesure ».

Le Furet


Toutes et tous à Mons le 10 juin !

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Défendre le pouvoir d'achat et la solidarité.

 
Le front commun syndical FGTB-CSC-CGSLB organise, dans le cadre d'une semaine d'action nationale, une manifestation provinciale pour renforcer le pouvoir d'achat et la solidarité, le mardi 10 juin prochain à Mons.
 
Certaines comparaisons avec le passé pour les travailleurs actifs, comme une étude récente le fait, sont incomplètes si n'est pas prise en compte l'addition de besoins nouveaux transformés en autant d'absolues nécessités (logement, transport, habillement, énergie,...), qui viennent grever le budget des ménages. Les communistes carolos expriment leur totale solidarité avec les travailleurs actifs et les allocataires sociaux, de plus en plus confrontés aux fins de mois difficiles.
 
Ils participeront à la manifestation et appellent à une très large mobilisation pour faire pression sur un gouvernement plus enclin à se quereller sur des questions institutionnelles qu'à résoudre les problèmes sociaux.
 
Charleroi, le 2 juin 2008
Fédération de Charleroi  du Parti
Communiste


Créons des emplois. 

ReyndersEncore un coup à la Didier R.: le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants... (Déclaration par Internet).

Faites donc tous votre déclaration sur papier cette année!

Si tout le monde suit, ils seront obligés d'embaucher pour faire encoder nos feuilles.

Nous au moins on créera peut-être des emplois!!!!

Faites passer à tous vos contacts!


16:25 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/05/2008

L'Etincelle n° 31

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WWW.sauvonslaposte.be 


Pollution et risques de mortalité : mesures à prendre !
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MalikaLe 19 mars, les services de la Spaque et de l’Institut de Santé publique (ISP) présentaient à la population de Charleroi, les résultats de trois études portant sur l’analyse d’échantillons de sols, d’eau, de légumes et d’air ainsi que l’impact de leur pollution sur la santé.

 

L’enquête Légumap portant sur 413 échantillons dans 90 potagers, montrait que sur l’ensemble des analyses, des dépassements en cadmium, plomb et benzo(a)pynène dans le sol et dans certains légumes ont été relevés.  Les risques pour la santé des enfants en bas âge étaient épinglés et particulièrement pour les moins de 6 ans.

 

Outre des problèmes ponctuels, les zones concernées par cette pollution couvrent le Sud-Ouest et Nord-Ouest des implantations sidérurgiques, de manière large Marchienne-au-Pont et Dampremy.   Selon les intervenants et auteurs des 2 premières études, un collège d’experts devrait remettre les résultats de leurs investigations et les recommandations à suivre dans le cas des zones les plus polluées.


Pourtant, déjà les spécialistes présents le 19 mars édictaient toute une série de mesures pour  limiter l’exposition par ingestion des légumes, par ingestion de sol, inhalation de particules de sol et contact dermique avec le sol.

 

Connaissant ces mesures, nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de les diffuser et de les porter à la connaissance du plus grand nombre et plus spécifiquement à TOUTES les personnes résidant, travaillant dans les zones concernées, avec une attention particulière pour les familles avec enfants en bas âge, les écoles, les garderies, les crèches, les enseignants, les responsables d’aires de jeu, les mouvements de jeunesses, les maisons médicales, les consultations ONE, les maisons citoyennes et autres lieux de contacts avec la population.

 

Bref, il y a là un sérieux effort à faire en matière de communication.

 

 Je me permets donc de vous solliciter, Monsieur le Bourgmestre, pour connaître :


- les mesures que vous avez déjà prises depuis la rentrée scolaire des vacances Pâques

- les initiatives qui permettront une large diffusion des recommandations.

 

A cet égard, la Spaque a édité une brochure  « tout public » retraçant  la genèse de l’étude, une carte des zones polluées, les risques « santé » et les recommandations qui peuvent permettre de diminuer significativement l’exposition aux polluants. Ce document  pourrait être reproduit  pour une diffusion « toutes boîtes » ou encore être popularisé par l’organisation de conférence / réunions d’information dans les quartiers. Toutes les initiatives sont donc les bienvenues.

 En ce qui concerne l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité à Charleroi, le rapport présenté est éclairant et peu élogieux sur la qualité de l’air à Charleroi et son arrondissement. Il confirme et quantifie les risques de mortalité à très court terme et à long terme pour les personnes ayant été sujettes à la pollution due aux PM10. Ainsi, l’enquête révèle que la mortalité attribuable à une augmentation de 10 microgrammes par m³ d’air en  PM10  pour toutes causes confondues est supérieure à Charleroi et son arrondissement que partout ailleurs et notamment par rapport à Liège ou Gand.   A court terme, l’étude montre que sur base des taux de pollution entre 1997 et 2006,  c’est +/- 15 personnes qui exposées de manière constante, pourraient mourir.  Avec une année 2006 où à Marchienne, on était en dépassement des normes 1 jour sur 2 avec des pics de pollution jusqu’à 8 fois plus élevés que la norme, c’est 100 personnes de plus qui pourraient mourir d’affections respiratoires ou cardiovasculaires par rapport aux autres régions.

Des investissements très importants ont déjà été consentis par les industriels pour améliorer la situation et la Ville et la Région ont déjà bien réagi en anticipant les conseils des scientifiques, mais il ne faudrait pas en rester là et se contenter de réagir qu’en cas de pics de pollution. C’est ainsi que comme pour l’étude LEGUMAP, je vous propose de donner l’écho indispensable et nécessaire aux riverains les plus exposés, aux travailleurs de la sidérurgie et plus largement à l’ensemble des Carolos.
Ces constats établis, il importe donc que l’ensemble du collège et du conseil communal soient attentifs à la finalisation des études et des travaux entrepris pour limiter la pollution qu’elle soit due aux industries, au trafic ou à l’utilisation de chauffage domestique et autres. Pour toute demande de permis d’exploitation, la charge de pollution émise par l’entreprise demanderesse doit être analysée mais aussi la pollution en fines particules qui serait conséquence au trafic induit par l’exploitation. Au regard de l’importante activité sidérurgique en centre urbain, de la sous utilisation du réseau ferroviaire et fluvial existant et du trafic routier que cela induit notamment aussi par la limitation des stocks au sein des industries, ne pourrait-on pas envisager une éco-redevance sur base du principe « pollueur – payeur » et de la Directive européenne Eurovignette pour inciter de nouvelles pratiques plus écologiques ? Indirectement, c’est à l’ensemble du trafic routier qu’il faut  réfléchir en appliquant et en réactualisant les plans de mobilité et en augmentant l’offre de transport en commun. Les chauffages domestiques sont aussi la troisième source de pollution aux PM10. Comme appliqué à Ostende, les prêts à faible taux d’intérêt ou à intérêt zéro peuvent être de réels incitants  pour améliorer le parc immobilier et la qualité des chauffages.   Il est clair que ce sont les familles et les personnes les plus précaires qui habitent les maisons les moins bien isolées.  En raison de leurs faibles revenus, les incitants fiscaux actuels pour améliorer l’isolation des habitats, ne les concernent pas vraiment.  C’est vers un système de prise en charge financière partielle du coût des travaux d’isolation qu’il faut s’orienter. La ville pourrait-elle envisager une intervention dans ce sens ? Les administrations publiques et la Ville en particulier devraient offrir une vitrine à l’ensemble de la population notamment en matière de production d’eaux chaudes solaires et  production d’énergie renouvelable. Le développement durable est à ce prix, la santé des Carolos en dépend.  Pour en terminer, c’est à nos relais politiques régionaux et fédéraux que je m’adresserai en leur demandant de plaider au mieux la cause de Charleroi afin de porter le débat et impulser des politiques et des moyens pour le développement de transports plus respectueux de l’environnement. 

Malika El BOUREZGUI, conseillère communale communiste, membre du groupe Ecolo

Cette intervention fut développée par Malika lors du Conseil communal de Charleroi du 28/ avril dernier.


 
Indigestion

Jeudi, Justine Henin annonçait la fin de sa carrière de tenniswoman. RTL et la RTBF nous ont fait manger de la Justine par ci, de la Juju, par là. Notre billet d’humeur ne méconnaît pas, cela va de soi, les capacités de la jeune championne et des efforts que lui ont coûté la conduite de sa brève carrière.

RTL a battu tous les records, le Journal télévisé qui doit être essentiellement consacré à l’actualité a fait d’une annonce insignifiante pour le commun des mortels un événement extraordinaire : Justine à 12 ans, Justine et sa première victoire, Justine et ses performances, Justine et son coach, Justine et ses problèmes physiques, Justine et ses états d’âmes, Justine et ses amours, Justine et sa famille, Justine et son avenir, Justine, Justine, Justine,…

Trop c’est trop. De quoi vous donner envie de gerber car … il y a aussi Justine et son avenir. Justine, la multimillionnaire. Justine, la prévoyante, Justine et ses placements financiers. Limelette, bien sûr où seul un portefeuille bien garni permettra à votre enfant de suivre une formation de tennisman. Mais aussi Las Vegas, des placements financiers dans la pierre quelque part dans un pays d’Asie,...

Toutefois, on a peu parlé de Justine et de Monaco. Pourtant, les Belges n’ignorent pas que dans notre bonne petite patrie, nous sommes taxés en tant qu’individus à plus de 50 %. Chacun souhaite échapper à l’impôt. Comment y arriver ? Tout simplement, faites comme Justine, la Monégaste d’origine belge : allez vivre dans un paradis fiscal où les fortunes personnelles ne sont pas taxées. Soyons toutefois rassurés, Juju chante bien la Brabançonne, le Roi fait la bise à une bonne « compatriote ». Cependant n’oubliez pas que la principauté n’accueille pas tous les immigrés et elle n’a pas besoin de Boeing 730 pour les rapatrier..

Tous ceux qui avaient le cœur triste devant cette fin de 1 ère carrière à 26 ans ont, eux aussi, envie de payer moins d’impôts. Qu’ils suivent donc l’exemple de Juju comme ils ont  été solidaires de Juju devant ses heurs et malheurs. Mais elle et ses semblables qui fuient l’impôt sont-ils solidaires de vous pour permettre un meilleur financement des institutions, des pensions, de la sécurité sociale, de l’enseignement, de la culture, du sport pour tous… ?

Vous me répondrez : « Elle a des sociétés. Elle n’échappera donc pas à l’impôt ». Que tous ses braves admirateurs se détrompent car les mesures fiscales prises depuis de nombreuses années par tous les gouvernements (et plus particulièrement depuis l’arrivée de Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches), diminuent les charges fiscales des entreprises au plus grand profit des actionnaires de celles-ci.

Et la RTBF ? Notre télévision de « service public », allait-elle donner la priorité de son information du jour à « l’événement » ou à l’actualité tragique quotidienne ? Rendue folle par l’audimat, cette RTBF n’a pas voulu être de reste. Si elle n’a péroré que durant une quinzaine de minutes -quinze minutes trop longues d’indécence- sur un non-événement, alors que dans le même temps, un cyclone dévastait tout sur son passage en Birmanie, qu’un tremblement de terre détruisait une région de Chine grande comme la France.

Dans la balance, d’un côté Juju, de l’autre des dizaines de milliers de vies perdues, des cohortes d’orphelins, des bataillons de personnes ruinées, handicapées à vie, des sans abris qui affronteront toutes les intempéries de leurs régions respectives au mieux sous la toile durant des semaines, des mois, des années. Tout ceci sans même évoquer le nombre d’enfants, de personnes qui perdent la vie au quotidien tués par l’égoïsme prôné par le capitalisme qui a si bien nourri Justine.

Oui, Justine, une exception dans un monde d’inhumanité livré à un capitalisme barbare.

Le Furet.


Jacques CoupezLe collège prend acte !

Le collège prend acte sans se battre et laisse un Ardennais décider de ce qui est bien ou non pour Charleroi.

En son temps , dans l'action du Martinet, les riverains avaient réussi à faire changer la loi pour que les villes et communes décident du sort le leurs terrils.

Ici, mollement le Collège communal acte, et le Bourgmestre Viseur (cdH)n'engage aucune action en direction de son collègue de parti Lutgen.

Qu'a-t-il fait pour défendre le dossier pourtant refusé par la ville et  le conseil communal? Le refus était argumenté sur le fait que Shanks se situe juste en face du futur éco-quartier du Martinet ( 100,150...maisons) et le fait que le trafic engendré passerait encore par Sart les Moines..

De développement durable, ils n'en connaissent rien quant au bilan "carbone" c'est pour la presse...

J'aimerais donc que tu puisses faire un show lors prochain conseil du 28 avril et développer une interpellation au Parlement wallon

Ci-dessous, tu trouveras les motivations du comité de quartier qui avaient valu un refus de la ville en novembre ou décembre 2007

Jacques COUPEZ

Ce courrier était adressé au mandataire ECOLO, Xavier Desgain.


Comité de Défense du Quartier du Martinet ( Roux)

Remarques concernant le permis d’environnement (PE2507) sollicité par la Société Page conteneur, rue de Roux à Monceau .


       C’est par un NON unanime

que les habitants du quartier du Martinet répondent à la demande de Page conteneurs de solliciter sur le site de Roux/Monceau :

• une extension de la quantité de déchets à traiter, pour passer de  60.000 à 90.000 T/an
• une extension de déchets traités à des matériaux contenant de l’amiante (17.06.05)
• l’exploitation d’un broyeur  à bois pour une capacité de 350 T/jour, 36 jours/an
• un dépôt de bois d’une capacité de 500 tonnes
• le rejet des eaux usées dans les égouts publics
• une modification quelconque des conditions d’exploitation.

Il nous paraît en effet  INADMISSIBLE voire IMPENSABLE que la ville de Charleroi puisse accorder un quelconque crédit à la demande qui est formulée lorsque que l’on sait que tant la Députation Permanente du Hainaut que la Ville étaient opposées à l’implantation même du centre de tri à cet endroit. C’est d’ailleurs avec une extrême vigueur que cette dernière a défendu l’intérêt des riverains et les siens en utilisant tous les moyens et procédures juridiques (tribunal de Première Instance, procédure en Référé, Cour d’Appel de Mons, Conseil d’Etat en association avec les riverains en mars 2005).

C’est ainsi que près de 27000 € d’argent public et du comité de riverains ont été investis pour assurer la défense de nos intérêts.

Hélas, via une décision « forcée » par la justice, nous avons subi l’implantation du centre de tri.

A noter qu’avant d’en arriver là, la ville avait fait des propositions d’implantations alternatives pour l’activité concernée. Toutes ont été refusées,… question de principe dans la multinationale SHANKS dont fait partie Page conteneur.

C’est donc en connaissance de cause que la société s’est établie à Roux/Monceau avec un permis d’exploiter pour 60.000 tonnes/an. Il faut rappeler que Page conteneur était expulsé de Courcelles pour nuisances et suppression de permis d’exploiter pour une capacité de 45.000 tonnes/an.

Le passage de Courcelles à Roux n’était soi-disant qu’un transfert d’activités, pourtant il fut assorti d’un cadeau de 15.000 T/an, d’odeurs nauséabondes, de poussières considérables pour le voisinage et plus particulièrement pour des bureaux de la SNCB contigus à l’exploitation (pollutions constatées par la DPE).

Aujourd’hui, à Roux / Monceau, 24 mois après le début du chantier, voilà une nouvelle demande d’extension en tous genres. Le permis actuel étant accordé pour 20 ans, à ce rythme on se demande déjà où s’arrêteront les demandes d’extensions. Peut-être lorsque le Martinet croulera sous les déchets et Page conteneur sous le fric ?

Y répondre favorablement

• serait nier les choix politiques pris par la Ville depuis 2002 en matière d’aménagement du territoire pour les quartiers de Monceau et du Martinet.
• serait en matière de gestion des deniers publics (27.000€ mentionnés ci-dessus) une incohérence dont Charleroi et les Carolos pourraient se passer.
• serait un pied de nez, un manque de respect et une incitation au découragement pour les riverains et le comité de quartier qui n’a cesse de réfléchir et de travailler pour mettre en œuvre des projets concrets en matière de développement durable tel le projet d’éco-quartier en partenariat avec l’ULB et l’université de Mons.
• serait un incitant pour les cinq entreprises traitants les déchets et établies sur Roux et dans l’environnement immédiat du Martinet, ou encore pour celles qui voudraient s’y implanter comme annoncé dans un courrier concernant FRECAR et adressé ce 25 octobre au Collège des Bourgmestre et Echevins.

Nous jugeons inutile de développer une argumentation contre le projet qui concernerait

• la présence d’habitations, d’habitants soit voisins, soit même enclavés dans le centre de tri ou encore situés sur les trajets empruntés par le charroi.
• la présence du site classé par la CRMS que sont les terrils du Martinet et aussi voisins  du centre de tri
• la zone humide, placée sur une liste de sauvegarde par la Région Wallonne et contiguë au tri
• le trafic supplémentaire engendré dans le centre de Roux, Sart les Moines, centre de Courcelles, Monceau, Marchienne-Etat…

Toutes ces choses vous les connaissez. La décision sera politique. Elle sera à la hauteur de ce que vous imaginez être le présent et le futur de Charleroi.

Volontairement et contrairement aux habitudes, nous n’accompagnerons pas ce courrier de centaines de signatures car au Martinet, et nous l’avons prouvé régulièrement depuis 1976, lorsqu’une action est entreprise c’est tout le quartier qui répond « présent ».

Jacques Coupez        Pierre Vandevorden                    Léopold Meulemester 


Libres propos

Notre système de gouvernance:

bartdeweverQuel miracle : nous avons un gouvernement mais quel gouvernement ! Après neuf mois d'intense mascarade, notre petit lapin Yves est sorti de son chapeau (mais pas communautaire). En effet, au dire des observateurs politiques, nous courions droit au « plantage », et quels tours de passe-passe notre Yves a-t-il trouvé : un petit resto, quelques varices oesophagienne, et hop un gouvernement! Pathétique. Le problème voyez-vous c'est que tant que le VLD sera mené par le bout du nez premièrement par son frère, le CDNV et son ami, le NVA mais aussi  par son allié non avoué le libéralisme fascistoïde, il ne pourra pas mener une construction objective et réelle de bonne gouvernance.

Tant que le pognon du pauvre contribuable que nous sommes, ne sera pas autre chose que leur pierre angulaire, nous serons toujours la vache à lait de ces messieurs.

Avec toutes les ressources financières engrangées, nos différentes régions, plutôt que de détaxer les revenus les plus élevés  pourraient investir et financer de vraies innovations et dans la solidarité. Mais de cela,  le cher MR et surtout son chef de file, le sir Reynders ne veulent pas et n'admettront jamais que le capitalisme, à notre époque, est révolu.

H. L.  (nom connu de la rédaction)


Un des gaspillages de la nouvelle poste

La poste possède 5 centres de tri en bordure de grands axes routiers et a abandonné  le rail pour véhiculer le courrier. De toute évidence, ce n’est pas bon pour la planète.

 A titre d’exemple : "Un Tournaisien qui poste un courrier pour son voisin, voit sa lettre transportée par camion à Fleurus pour être triée, puis  retour à Tournai, par camion, pour être distribuée. Franchement en terme de progrès et développement durable, on peut mieux faire !"

Par ailleurs, en liaison et avec raison, on ne cesse de nous parler des « petits gestes » que chacun(e) peut accomplir pour  économiser l’énergie, limiter les déplacements et par conséquent la nécessité de modifier notre mode de vie. Faites ce que je dis et non ce que je fais puisqu’en son temps, « le Fédéral » a choisi de privatiser la poste , de fermer des bureaux, engendrant parmi les problèmes causés, de nouveaux déplacements  pour la clientèle, annihilant ainsi « les petits gestes » qui auraient pu être posés.

« Le petit geste du politique » serait de s’opposer au  renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners, et d’assurer  un retour à une « Poste publique »

Une pétition en ce sens circule actuellement. Elle recueille un grand succès dans tous les milieux, politiques, syndicaux, associatifs, universitaires,…

Qu’attendez-vous pour la signer à votre tour : « Site information / pétition / signataires
: www.sauvonslaposte.be »

Jacques COUPEZ
Ancien conseiller communal
 

17:29 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/04/2008

L'Etincelle n° 30

Contre manifestation antifasciste

stop

 

Ce 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs  le parti/groupuscule nation veut défiler à Charleroi en Belgique. 

Leur rassemblement a été interdit mais ces fascistes maintiennent leur appel à la mobilisation.  Nation est un parti nazi, raciste et sécuritaire.  Depuis plusieurs mois, ils multiplient campagne de provocations et d’actions sur le terrain. 

Ils ont notamment ouvert nombre de site internet où ils tentent de récupérer les symboles de la gauche radicale et de se profiler comme défenseurs des travailleurs et de la justice sociale. 

Pour ce parti, cet appel à mobilisation est une manière de tester les résultats de leur campagne et de voir la réaction de la gauche militante, syndicale et des démocrates et  antifascistes en Wallonie. 

Remettons-les à leur place !

Venez nombreux démontrer à ces néonazis que la rue et le 1er mai ne leurs appartiennent pas !  

Départ en cortège du parking des Beaux-Arts à Charleroi vers 13h00 pour se rendre à l'endroit où les fascistes comptent se rassembler à 14h00, esplanade de la rue de la Montagne.

Saviez-vous que la pollution allait encore augmenter à Charleroi?

Non?

Alors cliquez vite sur: http://www.box.net/shared/3snh7we0w4


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Suite de la formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


OTAN, gendarme global

otan

Du récent sommet de Bucarest, il ressort que l’OTAN prend l’Union européenne de vitesse : élargissement, doctrine militaire... L’Alliance atlantique, plus que jamais soumise au désidérata de la puissance impérialiste américaine, impose son aventurisme militariste au Vieux Continent. « L’Otan est à présent une alliance expéditionnaire qui déploie ses forces à travers le monde pour assurer un avenir libre et pacifique à des millions de personnes », a indiqué George W. Bush. Comme en Afghanistan où Washington et ses alliés sont embourbés dans un sanglant conflit sans fin ?

Les États-Unis ont aussi obtenu un feu vert pour déployer leur bouclier antimissile. Une exigence – soutenue par les capitales européennes – qui suscite un foyer de tension avec la Russie. Et relance la course aux armements. Les Alliés ont effectué à ce propos un virage spectaculaire : ils y voient désormais une « contribution essentielle (…) à la protection des Alliés ».

Le ministre belge des Affaires étrangères est béat. De Gucht  voit dans l’expansionnisme de l’Otan une « couveuse » sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. On ne saurait plus officiellement assujettir la construction de l’Union aux visées impérialistes de la puissance américaine.

En prime,  Yves Leterme,  a expliqué qu’ « Il faut expliquer à l'opinion publique belge et occidentale qu'une présence militaire en Afghanistan, cela apporte un plus pour la population afghane ». Méconnaissance incroyable de la situation ou déni de réalité ? Le Premier ministre ne s’intéresse pas davantage au risque que représente la stratégie américaine pour l’Europe. L’alignement sur les faucons de Washington tiendrait donc lieu d’épine dorsale de la politique belge.

Le PS, qui a claironné sa volonté de mettre la politique étrangère du pays sous contrôle, devrait trouver là une occasion unique de refuser une dérive atlantiste  si dangereuse pour l’Europe et le monde.

Le Bureau politique du Parti communiste


Les riverains de la sidérurgie sont inquiets.

charleroi-hauts-fourneaux

Pas plus tard que cet après-midi, un Damrémois m'interogeais sur la qua lité des légumes qu'il cultive. Ancien mineur, aux revenus peu élevés, il soigne avec amour son petit jardin et est légitimement inquiet des informations fournies par les médias sur la qualités des légumes qu'il cultive car son nabitation se trouve à vol d'oiseau à cinq cents mètres de la sédérurgie et est placée sous les vents dominants ( nord-est).

Afin d'aider tous ces Damrémois, Dochards, Carolos et autres, nous leur conseillons de se rendre sur le site

 LEGUMAP

Qualité des légumes produits dans les jardins riverains de Marchienne-au-Pont (Charleroi)

Service des Expertises des Sols et des Etudes des Risques Existants

M. Le Bel, P. Dengis, H. Halen

Ce lien qui mène vers l'étude "Légumap"(études des sols, des eaux de puits, de pluie en citerne et les légumes dans les jardins situés autour de la sidérurgie mais aussi sur le Grand Charleroi.

La Spaque a étudié les pommes de terre, les carrotes, salades, haricots, les sols et eaux dans 81 jardins situés en zone riveraine dela sidérurgie dont 9 jardins témoins.

413 échantillons recoltés ont donné matière à environ 10.000 analyses (propriété des sols, teneurs en métaux lourds (cuivre, plomb, zinc, aussi aux HAP (Hydrocarbure Aromatique Polycyclique) comme le benzèze, le benzo(a)pyrène, le goudron,...produits issus de la combustion du Charbon(cokerie de Marchienne). Bref cette étude, la plus grande jamais réalisée dans le pays rapporte le bilan de plus de 150 ans de sidérurgie à Charleroi pour les jardins riverains.

L'étude étant très technique, une version "grand public" nous est annoncée ds les jours prochains.
 Toutefois, dès la page 150 de ce rapport, on trouvera néanmoins quelques conclusions bien utiles.

http://www.spaque.be/updocs/LEGUMAP%20-%2004%20mars%202008.pdf

Bonne lecture,

Le Furet 


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 19, 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


Salaires, l'Europe sociale se mobilise

europe

 

L’euromanif du 5 avril à Ljubliana a porté la question du pouvoir d’achat populaire au cœur de l’agenda politique et social européen. Les travailleurs européens ont toutes les raisons de montrer leur colère et de souligner la convergence d’intérêts entre les luttes qui, aux quatre coins de l’Union, mettent les salariés en mouvement. L’UE compte plus de cent millions de travailleurs précaires, 26 millions de travailleurs pauvres, voit d’incessants transferts des revenus du travail vers le profit.

Cette situation indigne appelle une vaste riposte solidaire à l’échelle du continent. D’autant que la mise en concurrence des travailleurs entre eux semble atteindre ses limites. Ce dont témoigne la grève des travailleurs roumains de Dacia contre la multinationale Renault. Alors que la crise financière née de la spéculation sans fin commence à faire sentir ses terribles effets, que les prix des produits de consommation courante atteignent des sommets, les ministres des Finances de la zone euro n’ont qu’une obsession : imposer la modération salariale.

Reynders menace l'index.

En clair, mettre en liberté surveillée les revenus du travail, casser l’indexation des salaires, comme en Belgique et au Luxembourg, refuser l’instauration d’un salaire minimum dans les pays qui, comme l’Allemagne, n’en bénéficient pas.   (1). Tel est d’ailleurs l’esprit de la politique aujourd’hui menée dans l’Union. L’une des lignes directrices de la « stratégie de Lisbonne », qui par son dogmatisme libéral, s’intègre si bien dans les différents traités, n’énonce-t-elle pas son souci de « veiller à ce que l’évolution des salaires contribue à la stabilité macroéconomique » (comprenons : à la « modération salariale ») ? A cet égard aussi, la Belgique se conduit en bon élève. Aucun des partis de la coalition actuelle, pas plus à gauche qu’à droite, ne remet en cause le principe de la « norme salariale ». Et voilà que, devant ses collègues européens, le ministre des Finances Didier Reynders vient de mettre en question la liaison des salaires à  l’index. Appuyé par le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, catalogué socialiste, qui reconnaît pourtant que « En fait, il n’y a pas en Belgique d’indexation automatique des prix à la consommation » depuis l’indice-santé."

La Confédération européenne des syndicats a raison de noter que le binôme « bas salaires-hauts profits » ne crée pas l’emploi.  Dans la capitale slovène, les organisations de travailleurs – en donnant une démonstration de solidarité - ont donné plus de contenu à l’idée d’Europe sociale.

Le Bureau politique du Parti communiste


Un communiqué du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles avec les organisations en Belgique du Partito della Rifondazione Comunista et du Partito dei Comunisti Italiani


Quelle mouche a piqué le Collège échevinal de Charleroi ?

PCWBEmmanuel-Philibert de Savoie n’est pas n’importe qui. Il est l’arrière-petit-fils de l’ancien roi d’Italie Victor-Emmanuel III qui fut contraint de démissionner au lendemain de la seconde guerre mondiale. Démission forcée pour cause de collaboration active avec le « duce » Mussolini, dictateur fasciste et complice de Hilter dans ses basses besognes.

la-sinistraCette « pauvre » famille fut contrainte à l’exil et aujourd’hui de passage à Charleroi, « l’héritier » a eu l’impudeur de comparer son exil à celui des dizaines de milliers d’Italiens qui furent obligés soit de fuir la terreur fasciste ou leurrés par la propagande capitaliste belge qui les attira dans notre pays pour faire tourner à plein rendement l’industrie du « Zarbon » chère au 1er Ministre de l’époque, "Azille" Van Acker. L’exil doré que cette ex-famille royale a connu n’a rien eu de comparable avec celui de ses compatriotes qui furent accueillis et parqués dans les baraquements où vécurent les prisonniers allemands.

normal_ComunistiItalianiNos partis s’associent à la déclaration de la FGTB carolo qui s’insurge contre l’accueil officiel qui fut réservé à un personnage dépourvu de légitimité démocratique. Le Bourgmestre de Charleroi en personne et quatre échevines – dont il nous faut malheureusement signaler la présence inadmissible d’une élue socialiste- ont cautionné par leur présence la campagne électorale d’un candidat ordinaire représentant d’un micro parti très conservateur dont l’ambition serait « de représenter les Italiens de l’extérieur oubliés par leur ingrate patrie ».
.
cartaLe Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et les partis Rifondazione Comunista et Comunisti Italiani invitent les camarades italiens à se déplacer en grand nombre pour voter pour la liste « LA SINISTRA L’ARCOBALENO » conduite par les camarades Marisa CORAZZOL et Piero CARTA (Camera) et Nicolò GUECI (Senato).

refondationIls appellent les électeurs italiens à faire obstacle au retour de Berlusconi qui réunira par la suite sous sa bannière toutes les petites formations politiques de droite et d’extrême droite dont celle représentée par «Philibert, le ci-devant …. comme on le disait sous la république française » pour mener une politique visant à détruire les acquis sociaux et les services publics.

Empêchons aussi par ce vote la participation de l’Italie à d’autres aventures guerrières sous la conduite de la bannière étoilée ou de l’OTAN.


3 avril 2008

Pour en savoir plus en langue italienne, cliquez sur http://pierocarta.wordpress.com/


Les étranges mathématiciens du gouvernement Leterme

le gouvernementleterme

L’encre de l’accord du gouvernement Leterme Ier n’était pas encore sèche que les présidents des trois partis francophones de ce gouvernement (MR, CdH et PS) se précipitaient dans les médias pour clamer que cet accord correspondait pour plus de 90% à leur programme. Comment expliquer que, faisant ses comptes, chacun affirme que ce programme soit pour l’essentiel  celui de son parti ?  Nos dirigeants sont-ils de piètres mathématiciens ? Ces trois partis présentaient-ils le même programme ?  Même si l’on doit constater la conversion croissante du PS au social-libéralisme et à la troisième-voie blairiste, il serait aventureux d’affirmer cela. Sur lepapier, le programme électoral du PS n’était pas celui du MR. 

Si l’on regarde de plus près cet accord de gouvernement, que constate-t-on ?

• Qu’au-delà de certains effets d’annonce, on ne s’attaque pas à la pauvreté qui touche 1.5 million de Belges mais aux pauvres. On renforce par exemple l’activation (doux euphémisme) des demandeurs d’emplois.  Malgré le désinvestissement massif du secteur public (privatisation de Belgacom, de la Poste, de la SABENA, de la CGER,…) et à la liberté extrême laissées aux  multinationales (Renault, VW, Arcelor-Mittal,…), on ne dénombre pourtant en Wallonie  qu’une offre d’emploi pour 30 demandeurs. Ainsi que le déplorent avec justesse les organisations syndicales, une brèche dangereuse est également ouverte dans le système des allocations de chômage puisque cet accord prévoit un renforcement de la dégressivité des allocations afin (soit disant) d'accélérer la remise au travail.

• Qu’en matière de pension, l’accord conclu ne prévoit rien de chiffré pour renforcer le premier pilier (public) des pensions et opte résolument pour les deuxième et troisième piliers (privés).  On peut ainsi lire que «le Gouvernement entend œuvrer au développement généralisé du deuxième pilier pour indépendants et salariés et encourager et mieux encadrer le développement du troisième pilier. » Cela laissera assurément sur la brèche les personnes âgées modestes.

• Que l’on n’y retrouve pas une régularisation collective de demandeurs d’asile (« le Gouvernement opte pour une politique de régularisation sur une base individuelle ») alors que PS et CdH avaient annoncé que c’était une condition sine qua non pour entrer dans un gouvernement. On  favorise par contre l’immigration économique chère à la droite (« le Gouvernement introduit à court terme la possibilité d’une immigration économique, en tenant compte des réserves actuelles sur le marché du travail »). On retrouve aussi la notion bien étrange de « retour forcé et humain». Cet humanisme-là est celui du CdH, pas le nôtre ! Dans les conditions d’obtention de la nationalité belge, on voit encore apparaître la notion de « preuve d’une volonté d’intégration » qui nous apparaît ni plus ni moins comme une concession aux thèses de la droite extrême.

• Que les intérêts notionnels qui coûteront selon les estimations les plus fiables plus de 2.4 milliards d’euros, ne sont pas remis en cause alors que le PS avait fait mine de s’y opposer.  Elio parlera donc lui aussi « à l’oreille des riches » ?

• Qu’en matière de fiscalité, « le Gouvernement fédéral veillera, par le biais  d’une diminution des cotisations patronales, à ce que l’évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux. ».  Cela signifie que les salaires vont être bloqués et que leur part continuera de baisser dans le PIB, puisque, selon l’accord, « il est indispensable que le Gouvernement mette en place un environnement propice à la compétitivité des entreprises, notamment au moyen d’incitants fiscaux ».

• Qu’en matière d’écologie on préfère le show d’un sommet mondial de l’environnement à Bruxelles en 2010 et la mise en place d’études au démarrage, dès aujourd’hui, de politiques concrètes, volontaristes et chiffrées.  Pourtant, il y a urgence ! On devrait dégager plus d’un milliard pour mettre en place un système de tiers-payeur, on ne le fait pas.  On devrait ponctionner dans les bénéfices faramineux d’Electrabel, on n’en parle déjà plus. L’Etat devrait s’engager dans la production d’électricité verte, il préfère se contenter d’attirer des investissements privés. Le gouvernement s’engage par ailleurs à soutenir la scandaleuse « option » des agrocarburants (honteusement qualifiés de « biocarburants »). Il s’agit pourtant de la nouvelle poule aux œufs d’or des géants de l’agro-industrie dont le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies affirme qu’elle vide déjà les stocks et fait peser à court terme des risques majeurs de famine sur plus d’un milliard de personnes.

• Qu’en matière d’énergie, le gouvernement abandonne définitivement toute gestion publique, fut-ce des seuls réseaux de transport et de distribution. Le gouvernement dit opter pour « une fiscalité favorisant les comportements responsables »,  mesure qui laissera bien évidemment sur le bas-côté les plus démunis. Idem pour les mesures fiscales sur les « filtres à particules sur les voitures ». Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une voiture neuve !

• Qu’en matière de féminisme, on en reste aux bonnes intentions.  « Le Gouvernement renforcera l’égalité des chances entre homme et femme. Il s’attachera à une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes de décisions ».  Et si on commençait par ce gouvernement ?

• Que sur ce qui touche à l’Europe, le gouvernement soutient l’Europe néo-libérale et belliciste (via une soumission à l’OTAN) en construction. Il propose « d’œuvrer pour rendre l’UE davantage performante, compétitive et durable » et de « veiller à la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur et à l’adoption d’une législation sur les services d’intérêt général sur la base du Traité de Lisbonne ». On peut encore lire dans l’accord que « le Gouvernement contribuera au développement de la capacité de défense européenne, mobilisable tant dans le cadre de l’Union européenne que dans celui de l’OTAN ».

• Que le gouvernement s’inscrit pleinement dans la logique de la mondialisation capitaliste et qu’il n’hésite pas assurer que « le Gouvernement œuvrera au succès du Cycle du développement de Doha » ou encore qu’il affirme que « nos entreprises se heurtent encore à des obstacles et à des barrières commerciales de nature tarifaire et non-tarifaire ». En bref, nous serons là pour exploiter et asservir le Sud et non pour le soutenir. Cela signifie aussi que ce gouvernement  ignore des concepts pourtant essentiels comme la souveraineté alimentaire, le protectionnisme social ou encore la re-localisation de l’économie.

• Que l’on y retrouve la psychose post 11 septembre sur le terrorisme avec tout un paragraphe consacré à cette question dans lequel on peut lire que « notre pays intensifiera la lutte contre le terrorisme international ». Dommage qu’il n’intensifie pas plutôt celle contre les véritables sources de ce problème.

• Que s'agissant de la Fonction publique et de ses agents : l'accord affirme que « l'emploi statutaire reste la règle » mais que  « le recours aux intérimaires sera toutefois ouvert pour les besoins exceptionnels ». Toujours pour les fonctionnaires, l’accord prévoit « un système d'évaluation à part entière » pouvant mener à des « résultats positifs » (exemple : promotion ou augmentation salariale) comme « négatifs » (non précisés).

• Que l’on y introduit des notions dangereuses tel « un assouplissement de la semaine des 38 heures ».

A la lecture de ce programme, on peut légitimement se demander ce qu’a obtenu le PS ?  On trouve juste un plan pluriannuel de lutte contre le cancer que portera Laurette Onkelinx ou encore un ticket modérateur réduit pour les médicaments les moins chers. On notera aussi « des stimulants pour arriver à une plus grande concurrence de prix entre les médicaments d’une même classe thérapeutique ».  C’est un mini modèle Kiwi.  Mais faire payer aux employés des multinationales, via une concurrence accrue, le coût moindre ne nos médicaments, est-ce une avancée de gauche ? Et puis, toutes ces mesures se feront dans « les limites de la trajectoire de croissance ». Rien que du très maigre en définitive.

La vérité sur l’enthousiasme actuel, et cela est particulièrement vrai pour le PS, est très crue. On tente de dissimuler la réalité droitière de cet accord de gouvernement derrière un écran de fumée communicationnel. Certaines USC socialistes (comme celle de Liège) ne s’y sont d’ailleurs pas trompées en appelant à voter contre cette participation gouvernementale.

Quand les trois présidents de partis francophones affirment que l’on retrouve l’essentiel de leur programme dans cet accord de gouvernement, le moins menteur des trois est assurément le sarkophile Didier Reynders. 

Le Bureau politique du Parti communiste

15:37 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2008

L'Etincelle n° 29

On nous écrit

Les facteurs peuvent-ils rouler en mobylette sur les trottoirs?

Bonjour Robert.

Juste te dire que je me pose quelques questions quant à d'éventuelles autorisations qui seraient données aux services de la poste de Courcelles! Je m'explique : on parle de la sécurité routière et de la sécurité des piétons mais alors, comment se fait-il que les "facteurs" roulent en mobylette sur les trottoirs pour déposer le courrier? Qu'en est-il du respect du code de la route??? On dit souvent que les jeunes ne respectent pas les lois mais comment le pourraient-ils si les services publics ne le font pas?

Voilà Robert, c'était juste un questionnement que je voulais te soumettre!

Bien à toi,

G. D. (nom connu de la rédaction)


f_wurtz001-ca44c[Vidéo] Francis Wurtz sur l’avenir des services postaux en Europe (Elunet)

Francis Wurtz est le président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne


Le 18 février 2008, dès 18 heures, Jacques, Jean-François, Georges, Luigi et Robert, militants du Parti communiste battent la semelle devant l’entrée du nouveau centre de tri postal de Heppignies. Ils sont là pour distribuer le trac et faire signer la pétition www.sauvonslaposte.be. Ils ont été prévenus que le big boss de la poste allait rassembler ses « ouailles » pour leur expliquer comment ils allaient être mangés tout crus. Ce n’est pas la foule au portillon. Les voitures arrivent peu nombreuses. La réunion n’a vraisemblablement pas attiré la grande foule. Laissons la parole à notre camarade Claudine, guichetière et militante communiste qui vous racontera mieux que nous le déroulement de cette démocratie de façade.

Johnny Thijs a informé( ?) les postiers de Charleroi sur la poste de demain.

PHOTO2Le personnel de la Poste a été « invité » à une séance d’information. Pour les services financiers « Retail » de Charleroi, Jumet … cela se passait au CTI (Centre de Tri Industriel) à Fleurus.

La session commençait à 18 h 30 et devait durer 2 h, avec Johnny Thijs, Administrateur délégué et Koen Van Gerven, membre du Comité de Direction. De Johnny, nous n’avons vu que la tête sur une vidéo … Il ne nous a rien appris d’ailleurs ! Ou pas grand-chose, sinon que la Poste réalisait des bénéfices.

2011 reste « un challenge à relever (sic)». En effet, il n’y aura plus en 2011 que 642 bureaux de poste et 700 points Poste (librairies- grands magasins …). Aucun licenciement sec n’aura lieu pour les statutaires et les contractuels à durée indéterminée. Le plan pourrait donc être mis en œuvre sans licenciement … Il n’y aura plus aucun départ avant 60 ans. Avantage donc aux longues carrières.

« Nous savons que la charge de travail est importante, mais ce sera pis encore ! Nous savons qu’actuellement, on devrait engager du personnel en plus, mais il n’en est pas question. » « Le personnel doit faire des efforts ». Tel est le credo patronal.

Faire des efforts peut-être. Mais pour quelle récompense ? Quand on constate qu’en 2007, le salaire annuel de Johnny Thijs,  était égal à celui de la carrière entière d’un postier, on peut légitimement se poser des questions :

- 2007 : Johnny Thijs : 844.000 €
- 47 ans de carrière d’un postier (de 18 à 65 ans) x 12 x 1.500 € = 846.000 €

En ce qui concerne la distribution, le bouleversement dans la livraison du courrier verra l’engagement sous contrat de 6.000 livreurs de courrier à mi-temps.

Et  les syndicats ?  Aucune réaction par rapport à ce plan ne vient d’eux…

Le lendemain, en discutant avec des collègues, nous avons réalisé que nous n’en savions pas plus et que l’invitation était pour le moins péremptoire. (voir convocation ci-dessous - petits caractères) → « Votre présence est obligatoire »


Voici la convocation que nous avions reçue.


La Poste de demain

Ensemble, construisons notre avenir

Venez discuter avec nous à l’occasion de la session d’information sur la « Libéralisation du marché en 2011 »

- Qu’est-ce que cette libéralisation veut dire concrètement ?
- Comment la concurrence se manifestera-t-elle ?
- Quel est le plan de la Poste ?
- Qu’est-ce que cela signifie pour notre entreprise et pour Retail en particulier ?

En vue d’apporter une réponse à toutes ces questions, Johnny Thijs, Administrateur délégué et Koen Van Gerven, membre du Comité de direction, vous invitent le 18-02-2008 à participer à la session d’information qui aura lieu à Fleurus, rue du Rabisseau, 24 à 18h30 .

Cette session d’information constitue une opportunité unique de rencontrer personnellement les membres de la Direction et de leur soumettre directement votre point de vue sur ces questions.

Comment vous inscrire ?
Complétez la carte-réponse et remettez-la à votre gestionnaire de bureau.

• Votre présence est obligatoire. Les heures supplémentaires (max 2 h) peuvent être récupérées. Vous avez des questions ? Adressez-vous à votre gestionnaire de bureau.

Ensemble, nous construisons notre avenir!

Bel avenir : la casse d’un outil public pour engraisser davantage les actionnaires !(ndlr)

 


MalikaMalika El Bourezgui
Conseillère communale communiste élue en alliance sur la liste Ecolo                         
0472 407 152 
Malika.elbourezgui@brutele.be                                           






Jacques Coupez

Jacques Coupez
Conseiller communal honoraire communiste élu en alliance sur la liste Ecolo
0472 277 349
jacques.coupez@skynet.be





Réhabilitation de la place Chantraine à Gilly : suivi du dossier

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous un petit récapitulatif sur l’avancement du dossier qui concerne votre quartier et plus spécifiquement la Place Chantraine.

Juin 2006 : Jacques Coupez interpelle le conseil communal sur le sujet 
Septembre 2006 : la ville rencontre les habitants, présentation / discussion sur les futurs aménagements.
Septembre 2007 : questionné, Monsieur l’Echevin Massin devait nous apprendre que :

1. Les crédits envisagés pour les travaux n’avaient pu être inscrits au plan triennal 2007-2009

2. Le dossier s’articulait autour des échevinats de Mrs Ficheroulle, Sonnet et Massin, et qu’en matière de travaux, aménagements et propreté, des synergies devaient être  mises en place, qu’un calendrier des réalisations devait être établi.

3. Un cahier des charges était en cours d’élaboration pour le démontage et la démolition des bâtiments préfabriqués situés sur la place.

4. Une implantation devait être recherchée pour accueillir l’entreprise d’économie sociale « Caddiligence », logée en partie dans les préfabriqués.

Février 2008 :            Nouvelles questions de Malika El Bourezgui

1. Entre-t-il dans les intentions de la Ville de programmer les crédits nécessaires aux travaux pour la période 2009-2011, voire avant quel en serait le phasage?

2. Une solution de relogement pour l’asbl Caddiligence a-t-elle pu être trouvée ?

3. Le cahier des charges est-il finalisé ?

Compte tenu du contexte budgétaire de la ville, du délabrement continu des bâtiments, pourriez-vous  m’informer de la période à laquelle la démolition des préfabriqués serait programmée ?

Réponse de Monsieur Eric Massin, Echevin de l’urbanisme

La régie foncière a été chargée de procéder à la démolition des bâtiments. Un cahier des charges spécial sera établi à cet effet et la régie foncière fera le maximun pour que la démolition soit effectuée au plus vite. Par ailleurs, l’ASBL « Caddiligence » a informé la régie foncière qu’elle s’installait dans le Brabant Wallon.

Comme nous le faisons en toute occasion, nous ne manquerons pas de relayer vos préoccupations et de vous tenir informés du suivi de ce dossier.


Malika El Bourezgui                                                                      
Jacques Coupez

 

Compte-rendu de la table ronde du 19 février sur la libéralisation des services publics.

Le 19 février, notre chère Maison du Peuple a accueilli différents intervenants pour un débat dont le sujet principal était la privatisation de la poste belge et ses conséquences dramatiques pour les citoyens et les travailleurs de la Poste.

Pierre Eyben, secrétaire politique de la Fédération du PC de Liège a commencé par dépeindre le tableau noir de la Poste pour en arriver ensuite à sa proposition de retour à une poste 100 % publique.

Depuis longtemps, les services publics subissent une pression des multinationales qui voient dans ceux-ci de nouvelles opportunités de profit.

En 2005, la moitié de la Poste est bradée pour un montant de 150 millions d’euros à un consortium formé par la poste danoise et CVC Partners alors que rien que son seul patrimoine immobilier était (sous) estimé à 470 millions d’euros. CVC Partners est propriétaire de 44 entreprises. Il a fait du rachat d’entreprises sa spécialité. Il revend ensuite les entreprises après les avoir restructurées, rationalisées pour en tirer un maximum de profit.

Le patron de la Poste est Johnny Thys déjà membre, avant la privatisation partielle de la Poste, du board de réflexion de CVC Partners en 2003. Ce boss désigné par l’Etat était donc déjà un cadre de la société CVC Partners avant la vente.

La Poste au cours des 10 dernières années a perdu 10.000 emplois. Elle a fermé 277 bureaux de poste l’année passée. Eurostat estime que la Belgique compte le nombre le plus bas en Europe de bureaux en regard de sa population. Les bureaux de poste ont été partiellement remplacés par des points postes, des libraires, des franchisés qui n’offrent qu’une petite partie des services.

Les employés ont subi les plans Géoroute I, II et III qui ont considérablement dégradé leurs conditions de travail alors que la Poste faisait 174 millions de bénéfices en 2006 et plus de 200 millions en 2007.

La libéralisation du service postal imposée par l’Europe n’implique pas une privatisation. C’est le PS entre autres qui l’a demandée alors qu’elle n’était et n’est toujours pas justifiée. Une poste totalement publique peut continuer à évoluer dans un environnement où tous les services postaux n’ont pas été ouverts à la concurrence. La fin du monopole de la distribution du « petit » courrier est prévue pour 2011.

Dans ce contexte, la pétition « Sauvons la poste » exige le retour à une poste à 100 % publique et donc le non renouvellement en 2009 du contrat avec CVC Partners.

François Schreuer, ancien président de la Fédération des Etudiants Francophones et militant associatif, lui, a démontré la nécessité de l’existence du service public en général.

Depuis les années 80, la gauche sociale-démocrate assiste parfois, initie souvent le démantèlement des services publics. Les raisons exposées pour défendre l’existence d’un service public sont au nombre de 6:

1) garantie de droits fondamentaux: l’accès à toute une série de services de base (eau, santé, enseignement, etc.) est garantie pour tous.

2) monopoles naturels: la concurrence de différents acteurs engendre des coûts élevés (chemin de fer et distribution du courrier postal par exemple). Il pourrait être objecté qu’un monopole privé peut être institué dans ce cas. Mais alors cette entreprise en position de force impose des prix élevés lui procurant un profit élevé.

3) service de politique publique: le service public non seulement garantit l’égalité d’accès et de prix à tous les citoyens y compris en région rurale mais il peut également servir une politique de discrimination positive ce que ne garantit certainement pas une entreprise capitaliste dont l’objet est le profit.

4) service public écologique: le service public peut organiser une production écologique évitant les gaspillages et la pollution. Il suffit de penser à la multiplication des antennes de GSM et à l’abandon par la poste du transport par chemin de fer pour le transport routier.

5) stabilisateur incorporé: les emplois du secteur public amortissent les conséquences sociales et économiques des crises. Il constitue également un exemple en matière qualité d’emploi pour les autres secteurs.

6) secteur stratégique: il assure la qualité et la continuité du service au public (énergie, nucléaire, etc.).

Voilà ainsi l’essentiel des interventions qu’ont pu entendre les quelques postiers et les nombreux camarades du PC, de la LCR (trotskystes), du PTB, des socialistes en rupture et des altermondialistes qui ont fortement critiqué la construction européenne et le fameux mini-traité européen qui mettra en œuvre, s’il est approuvé, une nouvelle fuite en avant libérale.

Cette conférence a en tout cas montré qu’il existe une détermination commune forte qui dépasse les sempiternelles chapelles politiques de mettre en échec le libéralisme.

Jean-François GONSETTE

Gauches en Europe : le temps des recompositions

par Maurice Magis
Secrétaire international du PC (Wallonie-Bruxelles)
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Nous avons abordé dans une précédente réflexion la question d’une « gauche en déshérence idéologique » face à la « valeur travail ». Une gauche socialiste qui, délaissant les exigences réformatrices qu’appelle toujours le conflit capital-travail, laisse le champ libre aux forces conservatrices. Et une gauche qui se dit volontiers « alternative », que d’aucuns qualifient de « radicale », mais qui, prise en défaut devant les mutations technologiques, économiques et socioculturelles, manifeste surtout une grande impuissance à agir dans le champ du réel.

Ces deux gauches, telles qu’elles se sont historiquement construites, sont en délicatesse avec les opinions. Avec le « mouvement social ». Parfois, en débandade. Soit parce que, comme la majeure partie de la social-démocratie, elle fait siens les dogmes par lesquels le libéralisme étend sa domination. Soit, et c’est souvent lié, parce qu’elle subit de sévères sanctions électorales (mais nous parlerons ici de l’Europe, d’évolutions électorales, donc quantifiables et tangibles. La donne est différente à bien des égards sur les autres continents, singulièrement l’Amérique latine).


Ces constats ne vont pas sans entraîner de profonds questionnements. Sauf à considérer que l’opposition est le lieu politique commun et définitif de la « vraie » gauche (ou que, comme le pensent certains, l’élection est un piège à cons, voire le signe d’un dangereux « déviationnisme bourgeois »), il y a urgence à s’interroger sur les moyens de reprendre pied dans le réel dans les conditions d’aujourd’hui. Les communistes ont parfois tenté d’explorer des pistes nouvelles, d’engager des expériences susceptibles de rendre une visée opérationnelle à un héritage fort riche. Mais de toute évidence insuffisantes pour leur permettre de peser sur les lieux de pouvoir (sauf, et pour peu de temps, dans des situations post-révolutionnaires, comme au Portugal et en Espagne. Ou, mais dans des conditions, disons, de grande « fragilité », comme en France ou en Italie).

Rappelons, en vrac, sans faire trop d’Histoire – et surtout sans prétendre à l’exhaustivité -, le « moment eurocommuniste » qui, alors que déjà de profonds craquements ébranlaient le « camp socialiste » - et l’on vérifiera plus tard qu’ils lui furent fatals - tenta de repeindre un communisme occidental, libéré des réflexes « kominterniens »,  aux couleurs européennes (et même japonaises). D’ingérables difficultés en vinrent vite à bout.

Evoquons, sur un plan national, l’expérience potentiellement porteuse, même si compliquée par de rudes combats internes, d’Izquierda Unida en Espagne. Notons que, plus « orthodoxe » dans le discours et les thèses, le PCP a renoncé, dès la révolution des œillets à se présenter sous ses couleurs, privilégiant une alliance électorale de différents courants rouges et verts (sans éviter toutefois la naissance d’un parti concurrent à gauche de la social-démocratie, le Bloco de Esquerda).

En Belgique même, il est utile de rappeler à nos jeunes membres ce que fut l’UDP (Union démocratique et progressiste) voici plusieurs décennies déjà, sur quelles bases, au départ de quels constats elle fut tentée. Il s’agissait bien de privilégier de larges alliances stratégiques à gauche. Ce qui, dans la situation si difficile des années 1980, quand nous perdîmes notre représentation parlementaire, nous mena à considérer que « la reconstruction du PC prend son sens comme constitution d’un point d’appui pour la formation à terme d’une force qui manque à la gauche et dont l’orientation stratégique serait le développement de la démocratie dans tous les domaines. »

A suivre 

CRIME D’HONNEUR ET LES AUTRES ?

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Sans équivoque, nous dénonçons tout crime d’honneur et tout mariage forcé. Du point de vue de l’islam , ces faits n’ont aucun fondement mais proviennent de pratiques traditionnelles, machistes et moyennageuses.  Nous devons dénoncer et de tenter d’éradiquer ces comportements sans relâche par la réaffirmation du droit et de la loi,  l’éducation et l’information des populations et surtout de nos jeunes.

Par souci d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle, il faut également souligner que les crimes d’honneur sont de plus en plus rares et que les mariages forcés sont également en nette diminution.  

Cependant, nous sommes interpellés par le fait que rien que durant l’année 2007 qui vient de s’écouler, plus d’une dizaine de femmes ont été blessées ou assassinées par un conjoint ou un époux et que seul l’unique crime d’honneur qui a eu lieu cette année a surtout été mis en évidence.

Les assassinats de toutes ces femmes, l’une à coups de marteau, d’autres à coups de couteau, l’une sous les yeux de ses propres enfants et d’autres en laissant des enfants orphelins, sont-ils devenus de banals faits divers, des crimes de second plan dans notre société dite civilisée ?

A-t-on envisagé des manifestations, des réflexions ou des colloques pour toutes ces femmes assassinées ?

Y-a-t-il d’un côté « le crime d’honneur » qui suscite à lui seul tant de réactions, d’indignation et de l’autre côté, tous les autres meurtres de femmes devenus banals .

Nous craignons là un risque de dérive vers une sorte de catégorisation malsaine des violences faites à l’encontre des femmes.

Nous pensons que quelle que soit la raison de la violence envers une femme ou d’un crime envers celle-ci, il s’agit finalement toujours d’un individu qui s’arroge le droit de vie ou de mort sur sa femme, sa compagne, sa fille ou sa sœur.  

Nous regrettons que dans le contexte actuel,  seuls,les Malikarares crimes d’honneur suscitent toute la réflexion. Nous aurions souhaité que pour la Journée de la Femme, ce soit tous les crimes commis sur des femmes et l’ensemble de la violence croissante envers les femmes qui suscite le débat.

Quelle qu’en soit la raison, un meurtre est un meurtre et doit rester absolument inacceptable et punissable.

Malika El Bourezgui
Conseillère communale communiste élue sur la liste ECOLO


Ils nous mentent !

Ils nous mentent

A en croire Le Soir, « un accord est un bon accord » au simple motif que voir désormais les « grands » partis s'entendre sur des textes, cela, désormais, « frise le miracle ». Nos élites faisaient plaisir à voir après avoir renvoyé à l'été l'essentiel des dossiers institutionnels qui fâchent et élaboré un budget bancal. On connaît la chanson : «Tout le monde a gagné».

Tout le monde ? Si l'aile gauche du gouvernement insiste sur les (très) maigres moyens dégagés pour donner un coloris social à l'exercice, les libéraux peuvent légitimement claironner leur satisfaction. Ainsi, tout vrai débat est pratiquement clos sur les fameux « intérêts notionnels », ce cadeau aux grandes entreprises et aux sociétés multinationales qui contribue à faire de la Belgique un paradis fiscal pour le grand capital. D'autre part, aucune mesure sérieuse n'est prise pour améliorer significativement le pouvoir d'achat de la population, cela au motif que les caisses sont vides et qu'il s'agit avant tout de se plier aux contraintes budgétaires européennes. Au total, c'est toujours la même logique qui prévaut, celle de l'immunité pour les grands groupes bénéficiaires et celle du respect absolu de leurs profits colossaux pourtant nés du travail. En outre, ce sont les contribuables qui passent à la caisse puisque, par le biais de la politique des cadeaux fiscaux, ce sont aussi nos impôts qui gonflent les profits.

Les profits, parlons-en : le brasseur Inbev annonce un bénéfice net de 2,19 milliards d'euros contre 1,4 milliard un an plus tôt. Solvay réalise son record absolu avec 828 millions d'euros de bénéfice net. Distrigaz, a réalisé un bénéfice net de 294,1 millions d'euros, en hausse de 12,5%. Même La Poste, aujourd'hui semi privatisée et qui ne cesse de fermer des bureaux, voit ses bénéfices exploser avec un bénéfice avant impôt de près de 234 millions d'euros en 2007. La liste des surprofits est sans fin (Electrabel, Belgacom, Fortis, ,.). Elle s'allonge au fur et à mesure que les ménages paient au grand comptant d'insupportables augmentations de prix. Et il n'y aurait pas d'argent pour les salaires, les allocations, une fiscalité qui prendrait enfin en compte les difficultés croissantes à se nourrir, se
chauffer, se loger, s'éduquer quand un nombre toujours plus grand de familles se trouvent plongées en situation de pauvreté absolue ? En Belgique, 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

On nous ment. La FEB qui prétend qu' « il n'y a pas de problème de pouvoir d'achat » dans notre pays. Les dirigeants politiques qui expliquent qu'il n'y a pas de marges pour répondre aux besoins populaires. La part du salaire dans le PIB, la richesse nationale produite par les travailleurs, est passée du 67% en 1980 à environ 50% aujourd'hui.

La vérité, c'est que l'argent coule à flots dans ce pays et que ces énormes richesses sont accaparées par quelques-uns. Que les grandes fortunes prospèrent et que les grands groupes privés (parfois d'anciens joyaux publics) génèrent des bénéfices colossaux. Que les plus nantis donnent volontiers des leçons, considèrent comme sacrilèges les augmentations de salaires, veulent toujours plus de flexibilité et la mise à la casse des conquêtes sociales.

La vérité, c'est que, selon le ministère de l'Economie, l'inflation a atteint 3,64% sur un an, son plus haut niveau depuis 17 ans. Que, comme la Banque nationale l'a confirmé, les plus fortes hausses frappent les produits de première nécessité : l'électricité, le gaz, les fruits, le pain. Que le gouvernement n'envisage aucune mesure sérieuse pour contrôler et réguler des marchés en proie à de scandaleuses spéculations.

La vérité, c'est aussi que les moyens existent pour mener une ambitieuse politique sociale, augmenter les salaires, les pensions et les allocations sociales. Comme dans toute l'Europe, les salariés belges doivent se mobiliser pour la revalorisation de leur pouvoir d'achat. Les communistes sont, évidemment, à leur côté.

Le Bureau politique du Parti Communiste

12:13 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2008

L'Etincelle n° 28

Samedi 8 mars

Courcelles, dans le cadre du 20 ème anniversaire de l'UCPW

- à 19 heures: hommage à Georges Glineur

glineur1971

- à 20 heures: Sylvain déclame Boby Lapointe 

boby

Pour en savoir plus: cliquez sur:

http://asblleprogres.skynetblogs.be/


Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

poste

Cliquez sur

http://sauvonslaposte.be (Fr)

ou http://redepost.be (NL)


 Chers signataires de la pétitionwww.sauvonslaposte.be ”,

Nous tenons tout d’abord à vous remercier de votre soutien.  Notre pétition a d’ores et déjà recueilli plus de 1500 signatures parmi lesquelles celles de

- nombreuses personnalités politiques (Jean Cornil, José Damilot, Céline Delforge, Germain Dufour, André Flahaut, Thierry Jacques, Pierre Géoris, Christine Mendelsohn, Véronique Oruba,…),

- syndicales (Thierry Bodson, Henri Breugelmans, Nico Cué, Guy Fays, Marc Goblet, Jacques Lespagnard, Paul Lootens, André Mordant, Jean-Marc Namotte, Gabriel Smal, George Vandersmissen, Michel Vrancken,…),

- associatives et culturelles (Jean-Marie Coen, Pierre Galand, Bernard Hennebert, Hugues Le Paige…), ainsi qu’académiques (Jean Bricmont, Pascal Durand, Corine Gobin, Marc Jacquemain, Jean-Marie Klinkenberg,…).

Plus de 1500 signatures en quelques semaines, cela constitue un bon début.
Mais cela est largement insuffisant afin de porter avec force auprès du gouvernement fédéral la revendication du non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé Post
Danmark- CVC Capital Partners, ainsi que celle d'un retour à une Poste 100% publique.

Puisque c’est en 2009 que se situe le moment charnière pour la poste belge, l’initiative « sauvonslaposte.be » est amenée à se développer sur plusieurs mois. Notre objectif est de dépasser les 10.000 signatures.

Nous allons dès-lors multiplier les initiatives d’information et les actions sur le terrain au cours de l’année 2008.

Chers signataires, chacun de vous peut apporter sa pierre à cet édifice collectif. Voici quelques suggestions afin d’aider très concrètement cette initiative. Vous pouvez :

- Diffuser largement la pétition électronique (http://sauvonslaposte.be) via vos carnets d’adresses électroniques.

- Imprimer et faire signer la version papier de la pétition. (La moitié environ de nos concitoyens n’ayant pas d’accès à l’internet, une version papier a en effet été prévue et est disponible sur :
http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/misc34.html

- Proposer des soirées d’information dans votre commune ou dans votre quartier (ce sont des centaines de quartiers qui subissent les conséquences des fermetures de bureaux).  Nous pouvons vous proposer le concours de spécialistes de la poste et vous aider à promotionner ces activités.

N’hésitez pas à nous contacter : info@sauvonslaposte.be ou 0477/20.29.53


Ils sont maintenant des centaines à avoir signé la pétition: ils sont communistes, socialistes, écologistes, membres d'autres formations politiques, syndicalistes, sans parti, membres d'associations diverses, personnalités du monde académique,.... Ils vous invitent à signer et à diffuser le plus largement possible, la pétition reprise ci-dessus

Merci


Parmi les commentaires, nous avons relevé quelques extraits qui nous semblent intéressants:

guy.fays@fgtb.be (Secrétaire régional de la FGTB Namur)

Lorsque nos politiciens auront tout libéralisé (et donc privatisé), ils s'apercevront peut-être qu'ils ont agi, non pour le bien des peuples, mais pour celui du capital. N'y a-t-il plus un homme politique digne de ce nom dans le cénacle ?

ME.Melon@ulg.ac.be (prof unif liège)

Questions : Le PS est au gouvernement fédéral depuis vingt ans sans discontinuer. Qu'a-t-il fait pour empêcher ce désastre ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au gouvernement ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au Parlement européen, qui est supposé contrôler la Commission ? Y a-t-il encore un parti politique de gauche capable de lutter contre l'ultralibéralisme dévastateur qui a détruit les services publics et engendré des monstres comme Electrabel et Belgacom ? Question subsidiaire à tous les signataires de la pétition : pour qui votez-vous ?

didier.dirix@cgsp.be (Président de la CGSP de Liège)

Comme mes autres collègues de la CGSP nous sommes évidemment concernés au premier chef par les attaques contre les services publics en général et la poste en particulier. Raison évidente pour soutenir cette initiative.


La paupérisation accélérée de la société.

nouveaux-pauvres

Georges CambierDe plus en plus de collègues, affiliés, militants, me font part de leurs difficultés à « nouer les deux bouts ».Leurs préoccupations sont loin de celles de nos politiciens, et de leurs disputes de bacs à sable. L’augmentation du coût de l’énergie et du logement, la diminution du pouvoir d’achat occasionnent de grosses difficultés chez bon nombre de citoyens, y compris chez les fonctionnaires.

Je reprends ici quelques données du communiqué de presse du 16 octobre 2007 de la direction générale, statistique et information   économique (SPF Economie) et de la lettre du permanent de la CSC services publics (Monsieur E.Wery).

  • En Belgique, une personne sur 7 est pauvre (14,7 %).
    Ce sont surtout des personnes isolées ou des ménages avec enfants. Les familles monoparentales sont surreprésentées :

    - Les personnes en risque de pauvreté ont un revenu disponible par personne, inférieur à 822 € par mois. Pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants, il devient 1726€/mois.
    - Les femmes, les enfants de moins de 16 ans et les personnes de plus de 65 ans sont surreprésentés dans la population à risque.
    - 16,8% des personnes en risque de pauvreté sont confrontés à un manque de place dans leur logement et disposent de moins d’une pièce par personne.26, 6% n’ont pas les moyens de se payer une voiture, 22,7% un ordinateur et 32,4% de recevoir des amis pour manger
    - 80% des personnes pauvres ne participent pas à des activités sociales.
    - Les ménages sous le seuil de pauvreté dépensent en moyenne, de moins que les ménages au-dessus du seuil de pauvreté : 37%pour le poisson, 30% pour les fruits, 25% pour le pain et17%pour les légumes.

On parle maintenant de « travailleurs pauvres ».

De plus en plus de travailleurs plongent en effet dans les difficultés financières.
La précarité ne touche plus que les allocataires sociaux !
En Belgique, le taux de pauvreté des travailleurs atteint 4,3%. 15% de la population pauvre de 16 ans ou plus à un emploi !
Avoir un emploi ne constitue donc plus toujours un rempart certain contre la précarité et l’exclusion sociale.
Les  CPAS de tout le pays tirent la sonnette d’alarme. Le nombre de personnes faisant appel à eux ne cesse d’augmenter, pour des aides ponctuelles, pour se loger, se soigner ou se chauffer. Mais leurs moyens n’augmentent pas !
 
Nous assistons de plus en plus à l’émergence d’une société à 2 vitesses, de plus en plus inégalitaire. Et face à cela, des services publics auxquels le pouvoir politique donne de moins en moins de moyens pour assurer ses missions essentielles. Ce n’est pas en relevant de manière artificielle la rémunération nette des salaires les plus bas, au détriment du financement des services publics et de la sécurité sociale que le problème de la pauvreté des travailleurs sera résolu

Ce combat contre la précarité nous concerne tous :

- Un combat syndical pour la solidarité ;
- Un combat syndical pour des services publics efficaces, à même de lutter de manière juste et équitable pour plus d’égalité dans la redistribution de la richesse ;
- Mais aussi un combat citoyen et des forces de gauche.

Les dernières grèves en France ont montré combien le discours néo-libéral passe auprès de la population, et même auprès des personnes affiliées à un syndicat.
A une question posée par un journaliste

- une diminution des impôts entraînera moins de services publics ?-un représentant de l’MP a répondu - non, cela sera compensé par moins de fonctionnaires-
- J’ai été aussi interpellé par les réactions de citoyens, qui prennent leurs distances par rapport aux services publics

PRENONS GARDE DE NE PAS NOUS RETROUVER UN JOUR DANS UNE SITUATION SEMBLABLE !

                                                         Georges Cambier
Délégué syndical CSC – TEC
Membre du Parti communiste


CHRISTOFIASChypre: le candidat communiste élu président 

Le candidat communiste Demetris Christofias a remporté l'élection présidentielle à Chypre dimanche, devenant le sixième président de l'ancienne colonie britannique, a rapporté la télévision publique.

Son rival conservateur Ioannis Kasoulides a concédé sa défaite, selon une chaîne de télévision privée. Après dépouillement de 98% des suffrages, M. Christofias obtenait 53,45% des voix, contre 46,55% à M. Kasoulides, selon les résultats officiels.

Des concerts de klaxons ont salué la victoire du chef du parti communiste Akel. Devant le quartier général du parti à Nicosie, une foule de ses partisans fêtaient leur nouveau président en agitant des drapeaux chypriotes arborant le slogan "une société juste". (TAS)


AKELMessage du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles) envoyé à l'AKEL

Très chers camarades,
 
Au nom des communistes de Belgique, le Comité central de notre parti vous adresse toutes ses félicitations pour la remarquable victoire de votre secrétaire général, le camarade Christofias.
Nous vous prions de lui adresser tous nos voeux de succès.
Votre victoire représente un élément d'espérance important pour tous les progressistes européens.
 
Salutations fraternelles
 
Pour le Bureau politique
Maurice Magis


MagisPrague, congrès du Parti de la Gauche Européenne: intervention de Maurice Magis pour le Parti communiste (Wallonie-Bruxelles).

 (…) Chers camarades,

Je n’insisterai pas ici sur tout ce que vous savez déjà du nouveau projet de traité européen, ni sur toutes les raisons que nous avons de le rejeter. Nous avons débattu de la nécessité d’alerter les opinions sur son contenu et de l’obligation de consulter les peuples. Soit dit en passant, la Belgique officielle, comme en 2005, tente d’échapper, non seulement à une consultation populaire, mais même à tout débat sur les orientations du texte. La question n’est pas close.

Je voudrais surtout participer à mettre le traité en perspective. Et rappeler que ce document opaque et élaboré en catimini, prend place, comme tout naturellement, dans un long processus cohérent qui se construit dans les traités  depuis celui de Rome, voici 50 ans, jusqu’à l’Acte unique, le traité de Maastricht et l’actuel traité dit « de Lisbonne ».

Ce processus tend à asseoir la domination du néolibéralisme sur notre continent par vagues successives. Il vise à dévaloriser les exigences de progrès et les repères historiques de la gauche. Et donc à faire sortir de l’histoire la gauche elle-même. Soit en faisant glisser celle-ci vers l’impasse de la pensée unique. Soit en décrétant comme hors du possible tout ce qui conteste l’organisation capitaliste des rapports humains.

On peut mesurer les effets de cette stratégie au niveau de l’Union – « un modèle européen antidémocratique, libéral, patriarcal et militariste » disent les thèses – comme au plan des nations. Partout, une formidable régression de civilisation.

La Belgique, à ses différents étages institutionnels, est un exemple pour l’Europe libérale, un élève zélé et convaincu. Et malheureusement, tous les partis «  de gouvernement », englués dans une alternance étroite, s’emploient à propager la bonne parole depuis un quart de siècle.

Il ne faut pas s’y tromper : derrière la crise politique que vit notre pays depuis des mois, se préparent clairement de nouvelles attaques contre le système social et les services publics, le droit du travail et les salaires. Avec au bout du compte une mise en concurrence des travailleurs au sein d’un même Etat. Cela, on ne le dit pas dans la presse nationale ou internationale. Pas plus que ce qui est programmé est le reflet scrupuleux des règles édictées par l’Europe actuelle.

L’exemple belge, comme ce qui se passe dans les autres pays de l’Union, exige effectivement mise en lumière des enjeux, débats publics et mobilisations plurielles. Des mobilisations qui mettent en mouvement qualitatif et quantitatif celles et ceux qui paient cash les choix politiques et économiques libéraux.

De toute évidence, la seule idée d’une telle perspective fait peur aux élites autoproclamées puisqu’elles font des pieds et des mains pour empêcher les peuples d’être les acteurs de leur destin, aggravant encore la fracture démocratique entre les opinions et les institutions.

De ce point de vue, c’est la démocratie et la politique au sens noble qui sont mises hors jeu. Et du coup, c’est le champ dans lequel s’aiguisent les contradictions du système dominant qui se trouve toujours plus mis hors de portée des interventions populaires. C’est l’idéologie dominante qui s’affirme toujours plus. Oui, il y a là un processus construit qui a ses brillants et efficaces théoriciens.

Lutter contre cette négation des idées pour lesquelles se sont battues des générations d’hommes et de femmes à l’Est comme à l’Ouest de l’Europe, constitue effectivement, comme l’expliquent abondamment nos thèses, un enjeu de civilisation essentiel.

Construite ensemble, patiemment et de manière ouverte, une alternative de gauche à l’idéologie libérale est assurément une condition centrale pour le renouveau de la gauche européenne toute entière.

Le fait que notre jeune Parti de la gauche européenne présente une position unitaire contre le projet de traité est un élément fort de cohérence et de cohésion. Il offre un levier puissant pour forcer le débat politique, nous adresser aux opinions et exiger partout que les peuples soient consultés. Il prendra tout son sens s’il aide à favoriser la confrontation des idées avec les autres courants progressistes, syndicaux, politiques ou associatifs attachés à fonder une autre et nouvelle Europe. C’est ce à quoi nous allons nous attacher. Tel est le sens de notre congrès.


Motion de soutien à la ville de Donetsk (Ukraine) 

MalikaC’est à l’initiative de Malika El Bourezgui, (conseillère communale ECOLO-PC) qu’une motion de solidarité a été votée en novembre dernier par le conseil communal de Charleroi.

"Depuis leur jumelage au début des années 80, la ville de Charleroi et la ville de Donetsk en Ukraine entretiennent des échanges culturels et des liens d’amitié.    Il s’agit là d’un double jumelage avec le Bois du Casier de part l’histoire minière commune que partagent Charleroi et Donetsk.
 


Ce dimanche 18 novembre 2007, Donetsk a vécu un drame suite à une explosion dans la mine de Zasiadko où plus de 88 hommes ont péri dans un coup de grisou.  C’est la catastrophe minière la plus importante qu’a connu l’Ukraine depuis son indépendance
"

La ville de Charleroi se devait au nom des liens d’amitié qui nous unissent de soutenir la ville de Donetsk dans cette douloureuse épreuve.

Ainsi, le Conseil communal, réuni ce 26 novembre 2007, se déclare unanimement solidaire des familles des victimes et des habitants de Donetsk.

Appel à la mémoire.

A l’heure où j’écris ce texte, j’ai recherché sur le net les informations concernant le jumelage Charleroi- Donetsk. A part certaines allusions, aucun écrit ne rappelle l’origine de ce jumelage. Pourtant Charleroi s’enorgueillit d’être jumelée avec plusieurs villes étrangères (Pittsburgh – USA ;  Donetsk – URSS à l’époque, Ukraine aujourd’hui,   Japon). Aux entrées de notre cité, des panneaux de signalisation rappellent ces jumelages. Et pourtant …. La ville de Charleroi semble avoir perdu la mémoire sur les motivations qui ont amené les élus de l’époque dei les initier. Malika en a fait l’expérience car lorsqu’elle voulut proposer sa motion et la motiver, PERSONNE parmi les services et les responsables communaux ne put lui fournir la moindre information.

Alors rappelons aux autorités actuelles ce que notre mémoire individuelle a pu conserver :

pittsburghPittsburgh ? Cette dernière est une ville industrielle des USA où on rencontre comme à Charleroi une industrie verrière, industrie développée aussi grâce aux apports d’ouvriers wallons soit expatriés soit tout simplement condamnés à l’exil lors des grèves de 1886. Ce jumelage a été réalisé sous la conduite de son bourgmestre de l’époque, feu Lucien Harmegnies après 1976, après donc la fusion des communes. Dans ce cadre, le Conseil avait été invité à visiter la région – il existe une ville de cette région américaine dénommée elle aussi Charleroi - pour inaugurer les échanges.
Maurice Magis, père représentait à l’époque le Parti communiste. Dans un premier temps, tous les partis politiques (PSB, PSC, PLP, RW) avaient été invités à participer à cette délégation à l’exception de notre ami Maurice.
Si aujourd’hui, l’accès à ce pays est soumis à des contrôles spéciaux, à l’époque, il était interdit aux homosexuels et aux … communistes. Lucien Harmegnies fit savoir aux Américains que si Maurice ne pouvait faire partie de la délégation, le déplacement n’aurait pas lieu. Cette attitude courageuse et respectueuse de notre élu et de notre parti obligea les Américains à accorder à Maurice le permis de séjour.

donetskDonetsk? Pour Maurice, il n’était pas question de favoriser les seuls USA et dans la foulée, il proposa un jumelage avec la ville de Donetsk, ville et région vivant de l’industrie charbonnière. Cela fut accepté et durant de nombreuses années les rencontres entre Soviétiques et Carolos furent importantes. Certains se rappelleront avec plaisir les spectacles folkloriques annuels rassemblant des foules importantes à l’Hôtel de Ville de Charleroi sous la conduite des Amitiés Belgo Soviétiques présidées par notre camarade Lucien Gogniat (qui vient de décéder tout récemment).

Charleroi, sa région, le bassin industriel, terres de labeur ont été marqués au fer rouge par notre histoire industrielle. Marcinelle est une tragédie mais ses 300 morts ne représentent malheureusement qu’une petite partie de ces êtres courageux qui, par milliers, sont morts dans les profondeurs de la terre.

Voici les raisons qui ont amené Malika à déposer sa motion dans l’espoir de réactiver la solidarité transfrontalière et rendre hommage à ceux qui continuent cette profession dans des conditions très pénibles. Comme vous pourrez le constater, la motion votée est très minimaliste par rapport au drame qui s’est joué en Ukraine car certains partis représentés au Conseil communal de Charleroi ont voulu limiter sa portée. Agissant ainsi, ils veulent faire sur trait sur ce passé qui fait tache.

Merci Malika. Dommage que la presse n’ait pas non plus eu la volonté de rappeler de rapporter ton interpellation. Agir ainsi coupe les nouvelles générations du passé et de notre histoire sociale collective.

Robert Tangre


Ukraine: la catastrophe minière à Donetsk a fait 100 morts

sauveteurs

Cent mineurs ont péri dans l'explosion qui a eu lieu le 18 novembre dans une mine de charbon à Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine, selon le bilan définitif de cette catastrophe minière, la pire qu'ait connu le pays.

"Nous pouvons dire officiellement que cet incident a tué 100 mineurs à la mine Zasiadko", a indiqué à l'AFP Andri Bondarenko, chef de l'antenne régionale du ministère des Situations d'urgence. Quatre-vingt-neuf corps ont été remontés à la surface et onze autres demeurent toujours au fonds du puits, a-t-il ajouté.

Trente-huit mineurs restaient hospitalisés dont un dans un état grave, indiquait le Comité d'Etat pour la protection du travail.

Le coup de grisou à la mine Zasiadko, l'une des plus importantes du pays, s'était produit pendant des travaux de forage le dimanche 18 novembre vers 03H00 du matin (01H00 GMT) à plus de 1.000 mètres de profondeur.

L'accident, dont les causes demeurent inconnues, a été suivi d'un violent incendie qui continuait à ravager le puits une semaine plus tard.

Mise en service en 1958, la mine Zasiadko est considérée parmi les plus dangereuses à cause de la forte présence de méthane. Elle est aussi devenue la plus meurtrière du pays, cinq graves accidents ayant tué plus de 230 de ses employés ces dernières années.

En 1999, un coup de grisou y avait coûté la vie à 50 mineurs.

En 2001, 55 personnes y avaient péri lors de travaux à l'explosif. L'année suivante, vingt autres "gueules noires" périssaient dans les mêmes circonstances. En septembre 2006, 13 personnes y sont mortes, victimes d'un nouveau coup de grisou important.

Cette exploitation emploie environ 10.000 personnes, dont 5.000 mineurs, et produit entre 8.000 et 10.000 tonnes de charbon par jour.

Elle est louée par ses salariés à l'Etat mais le député Efim Zviaguilski, à la tête du conseil d'administration, la dirige de facto, alors que des mineurs dénoncent des violations courantes des règles de sécurité à Zasiadko.

Sergei Supinsky AFP


Affaire Kimuyongür: "Justice est enfin rendue"! 

KimyongürLe Parti Communiste se réjouit du jugement rendu par la Cour d'Appel d'Anvers ce jeudi 7 février, laquelle a acquitté les sept inculpés des préventions d'appartenance à une organisation criminelle ou à un groupe terroriste. Parmi eux, Bahar Kimyongür, traîné dans la boue par de nombreux médias et dont le seul « crime » est d'avoir traduit des communiqués du DHKP-C du turc vers le français, est acquitté sur toute la ligne. Nous tenons à saluer tout particulièrement ce récent collaborateur de notre journal, le Drapeau Rouge, dont les futures chroniques seront celles d'un homme libre.

Cet acquittement constitue une importante victoire pour nos libertés fondamentales pourtant sérieusement mises à mal en ces temps de  « lutte contre le terrorisme » post 11 septembre. Mais ce jugement s'il témoigne d'une certaine indépendance de la justice ne doit pas masquer deux faits majeurs et forts inquiétants. Il y a tout d'abord le fait que l'on ait pu, pour le procès en première instance, monter un véritable « tribunal d'exception » (n'hésitant pas à désigner un juge spécialement à l'instigation du parquet fédéral) afin de biaiser le jugement et de condamner lourdement les prévenus.

Le fait que cette manipulation judiciaire ait été dénoncée et cassée par la Cour de Cassation ne garantit en rien que de telles pratiques n'ont pas eu, ou n'auront pas à nouveau lieu. Le deuxième fait majeur est l'implication directe du gouvernement Verhofstadt II dans une tentative d'extradition illégale vers la Turquie d'un citoyen belge et ce, via les Pays-Bas afin de contourner ses droits. I

l est aujourd'hui officiellement avéré qu'une réunion a bien eu lieu le 26 mars 2006 réunissant des membres du parquet fédéral, des représentants de la Sûreté et de la police fédérale ainsi que des responsables des cabinets de Laurette Onkelinx, Guy Verhofstadt et Patrick Dewael et ce, afin de fomenter la rocambolesque arrestation du citoyen belge Bahar Kimyongür aux Pays-Bas. Sans l'intégrité d'un juge hollandais, celui dont on sait aujourd'hui qu'il est innocent, croupirait à l'heure actuelle dans l'une des infâmes geôles que l'Etat Turc réserve à ses opposants politiques.

De telles pratiques interpellent. Elles sont purement inacceptables en démocratie et ont tout du complot d'Etat.Le jugement d'Anvers constitue dès lors une raison supplémentaire d'exiger la démission des ministres impliqués et aujourd'hui recyclés dans le gouvernement Verhofstadt III. L'impunité dont ils jouissent doit cesser. Alors seulement justice aura été rendue.

Le 8 février 2008

Le Bureau Politique du Parti communiste

En ligne:
http://www.particommuniste.be/politique-nationale/refexion/communique-du-8-fevrier-2007--proces-dhkp-c-un-jugement-logique-qui-doit-conduire-a-des-demissions.html

15:11 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |