04/04/2008

L'Etincelle n° 30

Contre manifestation antifasciste

stop

 

Ce 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs  le parti/groupuscule nation veut défiler à Charleroi en Belgique. 

Leur rassemblement a été interdit mais ces fascistes maintiennent leur appel à la mobilisation.  Nation est un parti nazi, raciste et sécuritaire.  Depuis plusieurs mois, ils multiplient campagne de provocations et d’actions sur le terrain. 

Ils ont notamment ouvert nombre de site internet où ils tentent de récupérer les symboles de la gauche radicale et de se profiler comme défenseurs des travailleurs et de la justice sociale. 

Pour ce parti, cet appel à mobilisation est une manière de tester les résultats de leur campagne et de voir la réaction de la gauche militante, syndicale et des démocrates et  antifascistes en Wallonie. 

Remettons-les à leur place !

Venez nombreux démontrer à ces néonazis que la rue et le 1er mai ne leurs appartiennent pas !  

Départ en cortège du parking des Beaux-Arts à Charleroi vers 13h00 pour se rendre à l'endroit où les fascistes comptent se rassembler à 14h00, esplanade de la rue de la Montagne.

Saviez-vous que la pollution allait encore augmenter à Charleroi?

Non?

Alors cliquez vite sur: http://www.box.net/shared/3snh7we0w4


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Suite de la formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


OTAN, gendarme global

otan

Du récent sommet de Bucarest, il ressort que l’OTAN prend l’Union européenne de vitesse : élargissement, doctrine militaire... L’Alliance atlantique, plus que jamais soumise au désidérata de la puissance impérialiste américaine, impose son aventurisme militariste au Vieux Continent. « L’Otan est à présent une alliance expéditionnaire qui déploie ses forces à travers le monde pour assurer un avenir libre et pacifique à des millions de personnes », a indiqué George W. Bush. Comme en Afghanistan où Washington et ses alliés sont embourbés dans un sanglant conflit sans fin ?

Les États-Unis ont aussi obtenu un feu vert pour déployer leur bouclier antimissile. Une exigence – soutenue par les capitales européennes – qui suscite un foyer de tension avec la Russie. Et relance la course aux armements. Les Alliés ont effectué à ce propos un virage spectaculaire : ils y voient désormais une « contribution essentielle (…) à la protection des Alliés ».

Le ministre belge des Affaires étrangères est béat. De Gucht  voit dans l’expansionnisme de l’Otan une « couveuse » sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. On ne saurait plus officiellement assujettir la construction de l’Union aux visées impérialistes de la puissance américaine.

En prime,  Yves Leterme,  a expliqué qu’ « Il faut expliquer à l'opinion publique belge et occidentale qu'une présence militaire en Afghanistan, cela apporte un plus pour la population afghane ». Méconnaissance incroyable de la situation ou déni de réalité ? Le Premier ministre ne s’intéresse pas davantage au risque que représente la stratégie américaine pour l’Europe. L’alignement sur les faucons de Washington tiendrait donc lieu d’épine dorsale de la politique belge.

Le PS, qui a claironné sa volonté de mettre la politique étrangère du pays sous contrôle, devrait trouver là une occasion unique de refuser une dérive atlantiste  si dangereuse pour l’Europe et le monde.

Le Bureau politique du Parti communiste


Les riverains de la sidérurgie sont inquiets.

charleroi-hauts-fourneaux

Pas plus tard que cet après-midi, un Damrémois m'interogeais sur la qua lité des légumes qu'il cultive. Ancien mineur, aux revenus peu élevés, il soigne avec amour son petit jardin et est légitimement inquiet des informations fournies par les médias sur la qualités des légumes qu'il cultive car son nabitation se trouve à vol d'oiseau à cinq cents mètres de la sédérurgie et est placée sous les vents dominants ( nord-est).

Afin d'aider tous ces Damrémois, Dochards, Carolos et autres, nous leur conseillons de se rendre sur le site

 LEGUMAP

Qualité des légumes produits dans les jardins riverains de Marchienne-au-Pont (Charleroi)

Service des Expertises des Sols et des Etudes des Risques Existants

M. Le Bel, P. Dengis, H. Halen

Ce lien qui mène vers l'étude "Légumap"(études des sols, des eaux de puits, de pluie en citerne et les légumes dans les jardins situés autour de la sidérurgie mais aussi sur le Grand Charleroi.

La Spaque a étudié les pommes de terre, les carrotes, salades, haricots, les sols et eaux dans 81 jardins situés en zone riveraine dela sidérurgie dont 9 jardins témoins.

413 échantillons recoltés ont donné matière à environ 10.000 analyses (propriété des sols, teneurs en métaux lourds (cuivre, plomb, zinc, aussi aux HAP (Hydrocarbure Aromatique Polycyclique) comme le benzèze, le benzo(a)pyrène, le goudron,...produits issus de la combustion du Charbon(cokerie de Marchienne). Bref cette étude, la plus grande jamais réalisée dans le pays rapporte le bilan de plus de 150 ans de sidérurgie à Charleroi pour les jardins riverains.

L'étude étant très technique, une version "grand public" nous est annoncée ds les jours prochains.
 Toutefois, dès la page 150 de ce rapport, on trouvera néanmoins quelques conclusions bien utiles.

http://www.spaque.be/updocs/LEGUMAP%20-%2004%20mars%202008.pdf

Bonne lecture,

Le Furet 


marxSalle Progrès et Culture,
Rue Albert Lemaître, 1
Courcelles

Les samedis 19, 26 avril et 10 mai

de 10 à 12 heures

Formation :

“Marx contre Proudhon:
enjeux théoriques, enjeux politiques”

par Jean-Claude Raillon

proudhon“Cette formation s’inscrit dans le cadre de la publication par le CEDM (Cercle d’Etude des Marxismes), sous le titre “Marx, à mesure”, d’une anthologie commentée des écrits de Marx et d’Engels dont le 8e fascicule vient de paraître sur le site internet de l’ACJJ (www.acjj.be). On se propose d’examiner la polémique entre Marx et Proudhon sous l’angle à la fois des conceptions de l’Histoire et des stratégies politiques qui s’opposent, et cela en perspective des conflits entre marxistes et proudhoniens au sein de la première Internationale. “Philosophie de la Misère” de Proudhon date de 1846. “Misère de la philosophie” de Marx date de 1847. La controverse précède donc immédiatement la révolution de février 1848 en France et le premier affrontement armé entre l’Etat de la bourgeoisie et la classe ouvrière.”


Salaires, l'Europe sociale se mobilise

europe

 

L’euromanif du 5 avril à Ljubliana a porté la question du pouvoir d’achat populaire au cœur de l’agenda politique et social européen. Les travailleurs européens ont toutes les raisons de montrer leur colère et de souligner la convergence d’intérêts entre les luttes qui, aux quatre coins de l’Union, mettent les salariés en mouvement. L’UE compte plus de cent millions de travailleurs précaires, 26 millions de travailleurs pauvres, voit d’incessants transferts des revenus du travail vers le profit.

Cette situation indigne appelle une vaste riposte solidaire à l’échelle du continent. D’autant que la mise en concurrence des travailleurs entre eux semble atteindre ses limites. Ce dont témoigne la grève des travailleurs roumains de Dacia contre la multinationale Renault. Alors que la crise financière née de la spéculation sans fin commence à faire sentir ses terribles effets, que les prix des produits de consommation courante atteignent des sommets, les ministres des Finances de la zone euro n’ont qu’une obsession : imposer la modération salariale.

Reynders menace l'index.

En clair, mettre en liberté surveillée les revenus du travail, casser l’indexation des salaires, comme en Belgique et au Luxembourg, refuser l’instauration d’un salaire minimum dans les pays qui, comme l’Allemagne, n’en bénéficient pas.   (1). Tel est d’ailleurs l’esprit de la politique aujourd’hui menée dans l’Union. L’une des lignes directrices de la « stratégie de Lisbonne », qui par son dogmatisme libéral, s’intègre si bien dans les différents traités, n’énonce-t-elle pas son souci de « veiller à ce que l’évolution des salaires contribue à la stabilité macroéconomique » (comprenons : à la « modération salariale ») ? A cet égard aussi, la Belgique se conduit en bon élève. Aucun des partis de la coalition actuelle, pas plus à gauche qu’à droite, ne remet en cause le principe de la « norme salariale ». Et voilà que, devant ses collègues européens, le ministre des Finances Didier Reynders vient de mettre en question la liaison des salaires à  l’index. Appuyé par le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, catalogué socialiste, qui reconnaît pourtant que « En fait, il n’y a pas en Belgique d’indexation automatique des prix à la consommation » depuis l’indice-santé."

La Confédération européenne des syndicats a raison de noter que le binôme « bas salaires-hauts profits » ne crée pas l’emploi.  Dans la capitale slovène, les organisations de travailleurs – en donnant une démonstration de solidarité - ont donné plus de contenu à l’idée d’Europe sociale.

Le Bureau politique du Parti communiste


Un communiqué du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles avec les organisations en Belgique du Partito della Rifondazione Comunista et du Partito dei Comunisti Italiani


Quelle mouche a piqué le Collège échevinal de Charleroi ?

PCWBEmmanuel-Philibert de Savoie n’est pas n’importe qui. Il est l’arrière-petit-fils de l’ancien roi d’Italie Victor-Emmanuel III qui fut contraint de démissionner au lendemain de la seconde guerre mondiale. Démission forcée pour cause de collaboration active avec le « duce » Mussolini, dictateur fasciste et complice de Hilter dans ses basses besognes.

la-sinistraCette « pauvre » famille fut contrainte à l’exil et aujourd’hui de passage à Charleroi, « l’héritier » a eu l’impudeur de comparer son exil à celui des dizaines de milliers d’Italiens qui furent obligés soit de fuir la terreur fasciste ou leurrés par la propagande capitaliste belge qui les attira dans notre pays pour faire tourner à plein rendement l’industrie du « Zarbon » chère au 1er Ministre de l’époque, "Azille" Van Acker. L’exil doré que cette ex-famille royale a connu n’a rien eu de comparable avec celui de ses compatriotes qui furent accueillis et parqués dans les baraquements où vécurent les prisonniers allemands.

normal_ComunistiItalianiNos partis s’associent à la déclaration de la FGTB carolo qui s’insurge contre l’accueil officiel qui fut réservé à un personnage dépourvu de légitimité démocratique. Le Bourgmestre de Charleroi en personne et quatre échevines – dont il nous faut malheureusement signaler la présence inadmissible d’une élue socialiste- ont cautionné par leur présence la campagne électorale d’un candidat ordinaire représentant d’un micro parti très conservateur dont l’ambition serait « de représenter les Italiens de l’extérieur oubliés par leur ingrate patrie ».
.
cartaLe Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et les partis Rifondazione Comunista et Comunisti Italiani invitent les camarades italiens à se déplacer en grand nombre pour voter pour la liste « LA SINISTRA L’ARCOBALENO » conduite par les camarades Marisa CORAZZOL et Piero CARTA (Camera) et Nicolò GUECI (Senato).

refondationIls appellent les électeurs italiens à faire obstacle au retour de Berlusconi qui réunira par la suite sous sa bannière toutes les petites formations politiques de droite et d’extrême droite dont celle représentée par «Philibert, le ci-devant …. comme on le disait sous la république française » pour mener une politique visant à détruire les acquis sociaux et les services publics.

Empêchons aussi par ce vote la participation de l’Italie à d’autres aventures guerrières sous la conduite de la bannière étoilée ou de l’OTAN.


3 avril 2008

Pour en savoir plus en langue italienne, cliquez sur http://pierocarta.wordpress.com/


Les étranges mathématiciens du gouvernement Leterme

le gouvernementleterme

L’encre de l’accord du gouvernement Leterme Ier n’était pas encore sèche que les présidents des trois partis francophones de ce gouvernement (MR, CdH et PS) se précipitaient dans les médias pour clamer que cet accord correspondait pour plus de 90% à leur programme. Comment expliquer que, faisant ses comptes, chacun affirme que ce programme soit pour l’essentiel  celui de son parti ?  Nos dirigeants sont-ils de piètres mathématiciens ? Ces trois partis présentaient-ils le même programme ?  Même si l’on doit constater la conversion croissante du PS au social-libéralisme et à la troisième-voie blairiste, il serait aventureux d’affirmer cela. Sur lepapier, le programme électoral du PS n’était pas celui du MR. 

Si l’on regarde de plus près cet accord de gouvernement, que constate-t-on ?

• Qu’au-delà de certains effets d’annonce, on ne s’attaque pas à la pauvreté qui touche 1.5 million de Belges mais aux pauvres. On renforce par exemple l’activation (doux euphémisme) des demandeurs d’emplois.  Malgré le désinvestissement massif du secteur public (privatisation de Belgacom, de la Poste, de la SABENA, de la CGER,…) et à la liberté extrême laissées aux  multinationales (Renault, VW, Arcelor-Mittal,…), on ne dénombre pourtant en Wallonie  qu’une offre d’emploi pour 30 demandeurs. Ainsi que le déplorent avec justesse les organisations syndicales, une brèche dangereuse est également ouverte dans le système des allocations de chômage puisque cet accord prévoit un renforcement de la dégressivité des allocations afin (soit disant) d'accélérer la remise au travail.

• Qu’en matière de pension, l’accord conclu ne prévoit rien de chiffré pour renforcer le premier pilier (public) des pensions et opte résolument pour les deuxième et troisième piliers (privés).  On peut ainsi lire que «le Gouvernement entend œuvrer au développement généralisé du deuxième pilier pour indépendants et salariés et encourager et mieux encadrer le développement du troisième pilier. » Cela laissera assurément sur la brèche les personnes âgées modestes.

• Que l’on n’y retrouve pas une régularisation collective de demandeurs d’asile (« le Gouvernement opte pour une politique de régularisation sur une base individuelle ») alors que PS et CdH avaient annoncé que c’était une condition sine qua non pour entrer dans un gouvernement. On  favorise par contre l’immigration économique chère à la droite (« le Gouvernement introduit à court terme la possibilité d’une immigration économique, en tenant compte des réserves actuelles sur le marché du travail »). On retrouve aussi la notion bien étrange de « retour forcé et humain». Cet humanisme-là est celui du CdH, pas le nôtre ! Dans les conditions d’obtention de la nationalité belge, on voit encore apparaître la notion de « preuve d’une volonté d’intégration » qui nous apparaît ni plus ni moins comme une concession aux thèses de la droite extrême.

• Que les intérêts notionnels qui coûteront selon les estimations les plus fiables plus de 2.4 milliards d’euros, ne sont pas remis en cause alors que le PS avait fait mine de s’y opposer.  Elio parlera donc lui aussi « à l’oreille des riches » ?

• Qu’en matière de fiscalité, « le Gouvernement fédéral veillera, par le biais  d’une diminution des cotisations patronales, à ce que l’évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux. ».  Cela signifie que les salaires vont être bloqués et que leur part continuera de baisser dans le PIB, puisque, selon l’accord, « il est indispensable que le Gouvernement mette en place un environnement propice à la compétitivité des entreprises, notamment au moyen d’incitants fiscaux ».

• Qu’en matière d’écologie on préfère le show d’un sommet mondial de l’environnement à Bruxelles en 2010 et la mise en place d’études au démarrage, dès aujourd’hui, de politiques concrètes, volontaristes et chiffrées.  Pourtant, il y a urgence ! On devrait dégager plus d’un milliard pour mettre en place un système de tiers-payeur, on ne le fait pas.  On devrait ponctionner dans les bénéfices faramineux d’Electrabel, on n’en parle déjà plus. L’Etat devrait s’engager dans la production d’électricité verte, il préfère se contenter d’attirer des investissements privés. Le gouvernement s’engage par ailleurs à soutenir la scandaleuse « option » des agrocarburants (honteusement qualifiés de « biocarburants »). Il s’agit pourtant de la nouvelle poule aux œufs d’or des géants de l’agro-industrie dont le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies affirme qu’elle vide déjà les stocks et fait peser à court terme des risques majeurs de famine sur plus d’un milliard de personnes.

• Qu’en matière d’énergie, le gouvernement abandonne définitivement toute gestion publique, fut-ce des seuls réseaux de transport et de distribution. Le gouvernement dit opter pour « une fiscalité favorisant les comportements responsables »,  mesure qui laissera bien évidemment sur le bas-côté les plus démunis. Idem pour les mesures fiscales sur les « filtres à particules sur les voitures ». Tout le monde n’a pas les moyens de s’offrir une voiture neuve !

• Qu’en matière de féminisme, on en reste aux bonnes intentions.  « Le Gouvernement renforcera l’égalité des chances entre homme et femme. Il s’attachera à une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes de décisions ».  Et si on commençait par ce gouvernement ?

• Que sur ce qui touche à l’Europe, le gouvernement soutient l’Europe néo-libérale et belliciste (via une soumission à l’OTAN) en construction. Il propose « d’œuvrer pour rendre l’UE davantage performante, compétitive et durable » et de « veiller à la poursuite de l’approfondissement du marché intérieur et à l’adoption d’une législation sur les services d’intérêt général sur la base du Traité de Lisbonne ». On peut encore lire dans l’accord que « le Gouvernement contribuera au développement de la capacité de défense européenne, mobilisable tant dans le cadre de l’Union européenne que dans celui de l’OTAN ».

• Que le gouvernement s’inscrit pleinement dans la logique de la mondialisation capitaliste et qu’il n’hésite pas assurer que « le Gouvernement œuvrera au succès du Cycle du développement de Doha » ou encore qu’il affirme que « nos entreprises se heurtent encore à des obstacles et à des barrières commerciales de nature tarifaire et non-tarifaire ». En bref, nous serons là pour exploiter et asservir le Sud et non pour le soutenir. Cela signifie aussi que ce gouvernement  ignore des concepts pourtant essentiels comme la souveraineté alimentaire, le protectionnisme social ou encore la re-localisation de l’économie.

• Que l’on y retrouve la psychose post 11 septembre sur le terrorisme avec tout un paragraphe consacré à cette question dans lequel on peut lire que « notre pays intensifiera la lutte contre le terrorisme international ». Dommage qu’il n’intensifie pas plutôt celle contre les véritables sources de ce problème.

• Que s'agissant de la Fonction publique et de ses agents : l'accord affirme que « l'emploi statutaire reste la règle » mais que  « le recours aux intérimaires sera toutefois ouvert pour les besoins exceptionnels ». Toujours pour les fonctionnaires, l’accord prévoit « un système d'évaluation à part entière » pouvant mener à des « résultats positifs » (exemple : promotion ou augmentation salariale) comme « négatifs » (non précisés).

• Que l’on y introduit des notions dangereuses tel « un assouplissement de la semaine des 38 heures ».

A la lecture de ce programme, on peut légitimement se demander ce qu’a obtenu le PS ?  On trouve juste un plan pluriannuel de lutte contre le cancer que portera Laurette Onkelinx ou encore un ticket modérateur réduit pour les médicaments les moins chers. On notera aussi « des stimulants pour arriver à une plus grande concurrence de prix entre les médicaments d’une même classe thérapeutique ».  C’est un mini modèle Kiwi.  Mais faire payer aux employés des multinationales, via une concurrence accrue, le coût moindre ne nos médicaments, est-ce une avancée de gauche ? Et puis, toutes ces mesures se feront dans « les limites de la trajectoire de croissance ». Rien que du très maigre en définitive.

La vérité sur l’enthousiasme actuel, et cela est particulièrement vrai pour le PS, est très crue. On tente de dissimuler la réalité droitière de cet accord de gouvernement derrière un écran de fumée communicationnel. Certaines USC socialistes (comme celle de Liège) ne s’y sont d’ailleurs pas trompées en appelant à voter contre cette participation gouvernementale.

Quand les trois présidents de partis francophones affirment que l’on retrouve l’essentiel de leur programme dans cet accord de gouvernement, le moins menteur des trois est assurément le sarkophile Didier Reynders. 

Le Bureau politique du Parti communiste

15:37 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2008

L'Etincelle n° 29

On nous écrit

Les facteurs peuvent-ils rouler en mobylette sur les trottoirs?

Bonjour Robert.

Juste te dire que je me pose quelques questions quant à d'éventuelles autorisations qui seraient données aux services de la poste de Courcelles! Je m'explique : on parle de la sécurité routière et de la sécurité des piétons mais alors, comment se fait-il que les "facteurs" roulent en mobylette sur les trottoirs pour déposer le courrier? Qu'en est-il du respect du code de la route??? On dit souvent que les jeunes ne respectent pas les lois mais comment le pourraient-ils si les services publics ne le font pas?

Voilà Robert, c'était juste un questionnement que je voulais te soumettre!

Bien à toi,

G. D. (nom connu de la rédaction)


f_wurtz001-ca44c[Vidéo] Francis Wurtz sur l’avenir des services postaux en Europe (Elunet)

Francis Wurtz est le président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne


Le 18 février 2008, dès 18 heures, Jacques, Jean-François, Georges, Luigi et Robert, militants du Parti communiste battent la semelle devant l’entrée du nouveau centre de tri postal de Heppignies. Ils sont là pour distribuer le trac et faire signer la pétition www.sauvonslaposte.be. Ils ont été prévenus que le big boss de la poste allait rassembler ses « ouailles » pour leur expliquer comment ils allaient être mangés tout crus. Ce n’est pas la foule au portillon. Les voitures arrivent peu nombreuses. La réunion n’a vraisemblablement pas attiré la grande foule. Laissons la parole à notre camarade Claudine, guichetière et militante communiste qui vous racontera mieux que nous le déroulement de cette démocratie de façade.

Johnny Thijs a informé( ?) les postiers de Charleroi sur la poste de demain.

PHOTO2Le personnel de la Poste a été « invité » à une séance d’information. Pour les services financiers « Retail » de Charleroi, Jumet … cela se passait au CTI (Centre de Tri Industriel) à Fleurus.

La session commençait à 18 h 30 et devait durer 2 h, avec Johnny Thijs, Administrateur délégué et Koen Van Gerven, membre du Comité de Direction. De Johnny, nous n’avons vu que la tête sur une vidéo … Il ne nous a rien appris d’ailleurs ! Ou pas grand-chose, sinon que la Poste réalisait des bénéfices.

2011 reste « un challenge à relever (sic)». En effet, il n’y aura plus en 2011 que 642 bureaux de poste et 700 points Poste (librairies- grands magasins …). Aucun licenciement sec n’aura lieu pour les statutaires et les contractuels à durée indéterminée. Le plan pourrait donc être mis en œuvre sans licenciement … Il n’y aura plus aucun départ avant 60 ans. Avantage donc aux longues carrières.

« Nous savons que la charge de travail est importante, mais ce sera pis encore ! Nous savons qu’actuellement, on devrait engager du personnel en plus, mais il n’en est pas question. » « Le personnel doit faire des efforts ». Tel est le credo patronal.

Faire des efforts peut-être. Mais pour quelle récompense ? Quand on constate qu’en 2007, le salaire annuel de Johnny Thijs,  était égal à celui de la carrière entière d’un postier, on peut légitimement se poser des questions :

- 2007 : Johnny Thijs : 844.000 €
- 47 ans de carrière d’un postier (de 18 à 65 ans) x 12 x 1.500 € = 846.000 €

En ce qui concerne la distribution, le bouleversement dans la livraison du courrier verra l’engagement sous contrat de 6.000 livreurs de courrier à mi-temps.

Et  les syndicats ?  Aucune réaction par rapport à ce plan ne vient d’eux…

Le lendemain, en discutant avec des collègues, nous avons réalisé que nous n’en savions pas plus et que l’invitation était pour le moins péremptoire. (voir convocation ci-dessous - petits caractères) → « Votre présence est obligatoire »


Voici la convocation que nous avions reçue.


La Poste de demain

Ensemble, construisons notre avenir

Venez discuter avec nous à l’occasion de la session d’information sur la « Libéralisation du marché en 2011 »

- Qu’est-ce que cette libéralisation veut dire concrètement ?
- Comment la concurrence se manifestera-t-elle ?
- Quel est le plan de la Poste ?
- Qu’est-ce que cela signifie pour notre entreprise et pour Retail en particulier ?

En vue d’apporter une réponse à toutes ces questions, Johnny Thijs, Administrateur délégué et Koen Van Gerven, membre du Comité de direction, vous invitent le 18-02-2008 à participer à la session d’information qui aura lieu à Fleurus, rue du Rabisseau, 24 à 18h30 .

Cette session d’information constitue une opportunité unique de rencontrer personnellement les membres de la Direction et de leur soumettre directement votre point de vue sur ces questions.

Comment vous inscrire ?
Complétez la carte-réponse et remettez-la à votre gestionnaire de bureau.

• Votre présence est obligatoire. Les heures supplémentaires (max 2 h) peuvent être récupérées. Vous avez des questions ? Adressez-vous à votre gestionnaire de bureau.

Ensemble, nous construisons notre avenir!

Bel avenir : la casse d’un outil public pour engraisser davantage les actionnaires !(ndlr)

 


MalikaMalika El Bourezgui
Conseillère communale communiste élue en alliance sur la liste Ecolo                         
0472 407 152 
Malika.elbourezgui@brutele.be                                           






Jacques Coupez

Jacques Coupez
Conseiller communal honoraire communiste élu en alliance sur la liste Ecolo
0472 277 349
jacques.coupez@skynet.be





Réhabilitation de la place Chantraine à Gilly : suivi du dossier

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous un petit récapitulatif sur l’avancement du dossier qui concerne votre quartier et plus spécifiquement la Place Chantraine.

Juin 2006 : Jacques Coupez interpelle le conseil communal sur le sujet 
Septembre 2006 : la ville rencontre les habitants, présentation / discussion sur les futurs aménagements.
Septembre 2007 : questionné, Monsieur l’Echevin Massin devait nous apprendre que :

1. Les crédits envisagés pour les travaux n’avaient pu être inscrits au plan triennal 2007-2009

2. Le dossier s’articulait autour des échevinats de Mrs Ficheroulle, Sonnet et Massin, et qu’en matière de travaux, aménagements et propreté, des synergies devaient être  mises en place, qu’un calendrier des réalisations devait être établi.

3. Un cahier des charges était en cours d’élaboration pour le démontage et la démolition des bâtiments préfabriqués situés sur la place.

4. Une implantation devait être recherchée pour accueillir l’entreprise d’économie sociale « Caddiligence », logée en partie dans les préfabriqués.

Février 2008 :            Nouvelles questions de Malika El Bourezgui

1. Entre-t-il dans les intentions de la Ville de programmer les crédits nécessaires aux travaux pour la période 2009-2011, voire avant quel en serait le phasage?

2. Une solution de relogement pour l’asbl Caddiligence a-t-elle pu être trouvée ?

3. Le cahier des charges est-il finalisé ?

Compte tenu du contexte budgétaire de la ville, du délabrement continu des bâtiments, pourriez-vous  m’informer de la période à laquelle la démolition des préfabriqués serait programmée ?

Réponse de Monsieur Eric Massin, Echevin de l’urbanisme

La régie foncière a été chargée de procéder à la démolition des bâtiments. Un cahier des charges spécial sera établi à cet effet et la régie foncière fera le maximun pour que la démolition soit effectuée au plus vite. Par ailleurs, l’ASBL « Caddiligence » a informé la régie foncière qu’elle s’installait dans le Brabant Wallon.

Comme nous le faisons en toute occasion, nous ne manquerons pas de relayer vos préoccupations et de vous tenir informés du suivi de ce dossier.


Malika El Bourezgui                                                                      
Jacques Coupez

 

Compte-rendu de la table ronde du 19 février sur la libéralisation des services publics.

Le 19 février, notre chère Maison du Peuple a accueilli différents intervenants pour un débat dont le sujet principal était la privatisation de la poste belge et ses conséquences dramatiques pour les citoyens et les travailleurs de la Poste.

Pierre Eyben, secrétaire politique de la Fédération du PC de Liège a commencé par dépeindre le tableau noir de la Poste pour en arriver ensuite à sa proposition de retour à une poste 100 % publique.

Depuis longtemps, les services publics subissent une pression des multinationales qui voient dans ceux-ci de nouvelles opportunités de profit.

En 2005, la moitié de la Poste est bradée pour un montant de 150 millions d’euros à un consortium formé par la poste danoise et CVC Partners alors que rien que son seul patrimoine immobilier était (sous) estimé à 470 millions d’euros. CVC Partners est propriétaire de 44 entreprises. Il a fait du rachat d’entreprises sa spécialité. Il revend ensuite les entreprises après les avoir restructurées, rationalisées pour en tirer un maximum de profit.

Le patron de la Poste est Johnny Thys déjà membre, avant la privatisation partielle de la Poste, du board de réflexion de CVC Partners en 2003. Ce boss désigné par l’Etat était donc déjà un cadre de la société CVC Partners avant la vente.

La Poste au cours des 10 dernières années a perdu 10.000 emplois. Elle a fermé 277 bureaux de poste l’année passée. Eurostat estime que la Belgique compte le nombre le plus bas en Europe de bureaux en regard de sa population. Les bureaux de poste ont été partiellement remplacés par des points postes, des libraires, des franchisés qui n’offrent qu’une petite partie des services.

Les employés ont subi les plans Géoroute I, II et III qui ont considérablement dégradé leurs conditions de travail alors que la Poste faisait 174 millions de bénéfices en 2006 et plus de 200 millions en 2007.

La libéralisation du service postal imposée par l’Europe n’implique pas une privatisation. C’est le PS entre autres qui l’a demandée alors qu’elle n’était et n’est toujours pas justifiée. Une poste totalement publique peut continuer à évoluer dans un environnement où tous les services postaux n’ont pas été ouverts à la concurrence. La fin du monopole de la distribution du « petit » courrier est prévue pour 2011.

Dans ce contexte, la pétition « Sauvons la poste » exige le retour à une poste à 100 % publique et donc le non renouvellement en 2009 du contrat avec CVC Partners.

François Schreuer, ancien président de la Fédération des Etudiants Francophones et militant associatif, lui, a démontré la nécessité de l’existence du service public en général.

Depuis les années 80, la gauche sociale-démocrate assiste parfois, initie souvent le démantèlement des services publics. Les raisons exposées pour défendre l’existence d’un service public sont au nombre de 6:

1) garantie de droits fondamentaux: l’accès à toute une série de services de base (eau, santé, enseignement, etc.) est garantie pour tous.

2) monopoles naturels: la concurrence de différents acteurs engendre des coûts élevés (chemin de fer et distribution du courrier postal par exemple). Il pourrait être objecté qu’un monopole privé peut être institué dans ce cas. Mais alors cette entreprise en position de force impose des prix élevés lui procurant un profit élevé.

3) service de politique publique: le service public non seulement garantit l’égalité d’accès et de prix à tous les citoyens y compris en région rurale mais il peut également servir une politique de discrimination positive ce que ne garantit certainement pas une entreprise capitaliste dont l’objet est le profit.

4) service public écologique: le service public peut organiser une production écologique évitant les gaspillages et la pollution. Il suffit de penser à la multiplication des antennes de GSM et à l’abandon par la poste du transport par chemin de fer pour le transport routier.

5) stabilisateur incorporé: les emplois du secteur public amortissent les conséquences sociales et économiques des crises. Il constitue également un exemple en matière qualité d’emploi pour les autres secteurs.

6) secteur stratégique: il assure la qualité et la continuité du service au public (énergie, nucléaire, etc.).

Voilà ainsi l’essentiel des interventions qu’ont pu entendre les quelques postiers et les nombreux camarades du PC, de la LCR (trotskystes), du PTB, des socialistes en rupture et des altermondialistes qui ont fortement critiqué la construction européenne et le fameux mini-traité européen qui mettra en œuvre, s’il est approuvé, une nouvelle fuite en avant libérale.

Cette conférence a en tout cas montré qu’il existe une détermination commune forte qui dépasse les sempiternelles chapelles politiques de mettre en échec le libéralisme.

Jean-François GONSETTE

Gauches en Europe : le temps des recompositions

par Maurice Magis
Secrétaire international du PC (Wallonie-Bruxelles)
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Nous avons abordé dans une précédente réflexion la question d’une « gauche en déshérence idéologique » face à la « valeur travail ». Une gauche socialiste qui, délaissant les exigences réformatrices qu’appelle toujours le conflit capital-travail, laisse le champ libre aux forces conservatrices. Et une gauche qui se dit volontiers « alternative », que d’aucuns qualifient de « radicale », mais qui, prise en défaut devant les mutations technologiques, économiques et socioculturelles, manifeste surtout une grande impuissance à agir dans le champ du réel.

Ces deux gauches, telles qu’elles se sont historiquement construites, sont en délicatesse avec les opinions. Avec le « mouvement social ». Parfois, en débandade. Soit parce que, comme la majeure partie de la social-démocratie, elle fait siens les dogmes par lesquels le libéralisme étend sa domination. Soit, et c’est souvent lié, parce qu’elle subit de sévères sanctions électorales (mais nous parlerons ici de l’Europe, d’évolutions électorales, donc quantifiables et tangibles. La donne est différente à bien des égards sur les autres continents, singulièrement l’Amérique latine).


Ces constats ne vont pas sans entraîner de profonds questionnements. Sauf à considérer que l’opposition est le lieu politique commun et définitif de la « vraie » gauche (ou que, comme le pensent certains, l’élection est un piège à cons, voire le signe d’un dangereux « déviationnisme bourgeois »), il y a urgence à s’interroger sur les moyens de reprendre pied dans le réel dans les conditions d’aujourd’hui. Les communistes ont parfois tenté d’explorer des pistes nouvelles, d’engager des expériences susceptibles de rendre une visée opérationnelle à un héritage fort riche. Mais de toute évidence insuffisantes pour leur permettre de peser sur les lieux de pouvoir (sauf, et pour peu de temps, dans des situations post-révolutionnaires, comme au Portugal et en Espagne. Ou, mais dans des conditions, disons, de grande « fragilité », comme en France ou en Italie).

Rappelons, en vrac, sans faire trop d’Histoire – et surtout sans prétendre à l’exhaustivité -, le « moment eurocommuniste » qui, alors que déjà de profonds craquements ébranlaient le « camp socialiste » - et l’on vérifiera plus tard qu’ils lui furent fatals - tenta de repeindre un communisme occidental, libéré des réflexes « kominterniens »,  aux couleurs européennes (et même japonaises). D’ingérables difficultés en vinrent vite à bout.

Evoquons, sur un plan national, l’expérience potentiellement porteuse, même si compliquée par de rudes combats internes, d’Izquierda Unida en Espagne. Notons que, plus « orthodoxe » dans le discours et les thèses, le PCP a renoncé, dès la révolution des œillets à se présenter sous ses couleurs, privilégiant une alliance électorale de différents courants rouges et verts (sans éviter toutefois la naissance d’un parti concurrent à gauche de la social-démocratie, le Bloco de Esquerda).

En Belgique même, il est utile de rappeler à nos jeunes membres ce que fut l’UDP (Union démocratique et progressiste) voici plusieurs décennies déjà, sur quelles bases, au départ de quels constats elle fut tentée. Il s’agissait bien de privilégier de larges alliances stratégiques à gauche. Ce qui, dans la situation si difficile des années 1980, quand nous perdîmes notre représentation parlementaire, nous mena à considérer que « la reconstruction du PC prend son sens comme constitution d’un point d’appui pour la formation à terme d’une force qui manque à la gauche et dont l’orientation stratégique serait le développement de la démocratie dans tous les domaines. »

A suivre 

CRIME D’HONNEUR ET LES AUTRES ?

sadia

Sans équivoque, nous dénonçons tout crime d’honneur et tout mariage forcé. Du point de vue de l’islam , ces faits n’ont aucun fondement mais proviennent de pratiques traditionnelles, machistes et moyennageuses.  Nous devons dénoncer et de tenter d’éradiquer ces comportements sans relâche par la réaffirmation du droit et de la loi,  l’éducation et l’information des populations et surtout de nos jeunes.

Par souci d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle, il faut également souligner que les crimes d’honneur sont de plus en plus rares et que les mariages forcés sont également en nette diminution.  

Cependant, nous sommes interpellés par le fait que rien que durant l’année 2007 qui vient de s’écouler, plus d’une dizaine de femmes ont été blessées ou assassinées par un conjoint ou un époux et que seul l’unique crime d’honneur qui a eu lieu cette année a surtout été mis en évidence.

Les assassinats de toutes ces femmes, l’une à coups de marteau, d’autres à coups de couteau, l’une sous les yeux de ses propres enfants et d’autres en laissant des enfants orphelins, sont-ils devenus de banals faits divers, des crimes de second plan dans notre société dite civilisée ?

A-t-on envisagé des manifestations, des réflexions ou des colloques pour toutes ces femmes assassinées ?

Y-a-t-il d’un côté « le crime d’honneur » qui suscite à lui seul tant de réactions, d’indignation et de l’autre côté, tous les autres meurtres de femmes devenus banals .

Nous craignons là un risque de dérive vers une sorte de catégorisation malsaine des violences faites à l’encontre des femmes.

Nous pensons que quelle que soit la raison de la violence envers une femme ou d’un crime envers celle-ci, il s’agit finalement toujours d’un individu qui s’arroge le droit de vie ou de mort sur sa femme, sa compagne, sa fille ou sa sœur.  

Nous regrettons que dans le contexte actuel,  seuls,les Malikarares crimes d’honneur suscitent toute la réflexion. Nous aurions souhaité que pour la Journée de la Femme, ce soit tous les crimes commis sur des femmes et l’ensemble de la violence croissante envers les femmes qui suscite le débat.

Quelle qu’en soit la raison, un meurtre est un meurtre et doit rester absolument inacceptable et punissable.

Malika El Bourezgui
Conseillère communale communiste élue sur la liste ECOLO


Ils nous mentent !

Ils nous mentent

A en croire Le Soir, « un accord est un bon accord » au simple motif que voir désormais les « grands » partis s'entendre sur des textes, cela, désormais, « frise le miracle ». Nos élites faisaient plaisir à voir après avoir renvoyé à l'été l'essentiel des dossiers institutionnels qui fâchent et élaboré un budget bancal. On connaît la chanson : «Tout le monde a gagné».

Tout le monde ? Si l'aile gauche du gouvernement insiste sur les (très) maigres moyens dégagés pour donner un coloris social à l'exercice, les libéraux peuvent légitimement claironner leur satisfaction. Ainsi, tout vrai débat est pratiquement clos sur les fameux « intérêts notionnels », ce cadeau aux grandes entreprises et aux sociétés multinationales qui contribue à faire de la Belgique un paradis fiscal pour le grand capital. D'autre part, aucune mesure sérieuse n'est prise pour améliorer significativement le pouvoir d'achat de la population, cela au motif que les caisses sont vides et qu'il s'agit avant tout de se plier aux contraintes budgétaires européennes. Au total, c'est toujours la même logique qui prévaut, celle de l'immunité pour les grands groupes bénéficiaires et celle du respect absolu de leurs profits colossaux pourtant nés du travail. En outre, ce sont les contribuables qui passent à la caisse puisque, par le biais de la politique des cadeaux fiscaux, ce sont aussi nos impôts qui gonflent les profits.

Les profits, parlons-en : le brasseur Inbev annonce un bénéfice net de 2,19 milliards d'euros contre 1,4 milliard un an plus tôt. Solvay réalise son record absolu avec 828 millions d'euros de bénéfice net. Distrigaz, a réalisé un bénéfice net de 294,1 millions d'euros, en hausse de 12,5%. Même La Poste, aujourd'hui semi privatisée et qui ne cesse de fermer des bureaux, voit ses bénéfices exploser avec un bénéfice avant impôt de près de 234 millions d'euros en 2007. La liste des surprofits est sans fin (Electrabel, Belgacom, Fortis, ,.). Elle s'allonge au fur et à mesure que les ménages paient au grand comptant d'insupportables augmentations de prix. Et il n'y aurait pas d'argent pour les salaires, les allocations, une fiscalité qui prendrait enfin en compte les difficultés croissantes à se nourrir, se
chauffer, se loger, s'éduquer quand un nombre toujours plus grand de familles se trouvent plongées en situation de pauvreté absolue ? En Belgique, 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

On nous ment. La FEB qui prétend qu' « il n'y a pas de problème de pouvoir d'achat » dans notre pays. Les dirigeants politiques qui expliquent qu'il n'y a pas de marges pour répondre aux besoins populaires. La part du salaire dans le PIB, la richesse nationale produite par les travailleurs, est passée du 67% en 1980 à environ 50% aujourd'hui.

La vérité, c'est que l'argent coule à flots dans ce pays et que ces énormes richesses sont accaparées par quelques-uns. Que les grandes fortunes prospèrent et que les grands groupes privés (parfois d'anciens joyaux publics) génèrent des bénéfices colossaux. Que les plus nantis donnent volontiers des leçons, considèrent comme sacrilèges les augmentations de salaires, veulent toujours plus de flexibilité et la mise à la casse des conquêtes sociales.

La vérité, c'est que, selon le ministère de l'Economie, l'inflation a atteint 3,64% sur un an, son plus haut niveau depuis 17 ans. Que, comme la Banque nationale l'a confirmé, les plus fortes hausses frappent les produits de première nécessité : l'électricité, le gaz, les fruits, le pain. Que le gouvernement n'envisage aucune mesure sérieuse pour contrôler et réguler des marchés en proie à de scandaleuses spéculations.

La vérité, c'est aussi que les moyens existent pour mener une ambitieuse politique sociale, augmenter les salaires, les pensions et les allocations sociales. Comme dans toute l'Europe, les salariés belges doivent se mobiliser pour la revalorisation de leur pouvoir d'achat. Les communistes sont, évidemment, à leur côté.

Le Bureau politique du Parti Communiste

12:13 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2008

L'Etincelle n° 28

Samedi 8 mars

Courcelles, dans le cadre du 20 ème anniversaire de l'UCPW

- à 19 heures: hommage à Georges Glineur

glineur1971

- à 20 heures: Sylvain déclame Boby Lapointe 

boby

Pour en savoir plus: cliquez sur:

http://asblleprogres.skynetblogs.be/


Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

poste

Cliquez sur

http://sauvonslaposte.be (Fr)

ou http://redepost.be (NL)


 Chers signataires de la pétitionwww.sauvonslaposte.be ”,

Nous tenons tout d’abord à vous remercier de votre soutien.  Notre pétition a d’ores et déjà recueilli plus de 1500 signatures parmi lesquelles celles de

- nombreuses personnalités politiques (Jean Cornil, José Damilot, Céline Delforge, Germain Dufour, André Flahaut, Thierry Jacques, Pierre Géoris, Christine Mendelsohn, Véronique Oruba,…),

- syndicales (Thierry Bodson, Henri Breugelmans, Nico Cué, Guy Fays, Marc Goblet, Jacques Lespagnard, Paul Lootens, André Mordant, Jean-Marc Namotte, Gabriel Smal, George Vandersmissen, Michel Vrancken,…),

- associatives et culturelles (Jean-Marie Coen, Pierre Galand, Bernard Hennebert, Hugues Le Paige…), ainsi qu’académiques (Jean Bricmont, Pascal Durand, Corine Gobin, Marc Jacquemain, Jean-Marie Klinkenberg,…).

Plus de 1500 signatures en quelques semaines, cela constitue un bon début.
Mais cela est largement insuffisant afin de porter avec force auprès du gouvernement fédéral la revendication du non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé Post
Danmark- CVC Capital Partners, ainsi que celle d'un retour à une Poste 100% publique.

Puisque c’est en 2009 que se situe le moment charnière pour la poste belge, l’initiative « sauvonslaposte.be » est amenée à se développer sur plusieurs mois. Notre objectif est de dépasser les 10.000 signatures.

Nous allons dès-lors multiplier les initiatives d’information et les actions sur le terrain au cours de l’année 2008.

Chers signataires, chacun de vous peut apporter sa pierre à cet édifice collectif. Voici quelques suggestions afin d’aider très concrètement cette initiative. Vous pouvez :

- Diffuser largement la pétition électronique (http://sauvonslaposte.be) via vos carnets d’adresses électroniques.

- Imprimer et faire signer la version papier de la pétition. (La moitié environ de nos concitoyens n’ayant pas d’accès à l’internet, une version papier a en effet été prévue et est disponible sur :
http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/misc34.html

- Proposer des soirées d’information dans votre commune ou dans votre quartier (ce sont des centaines de quartiers qui subissent les conséquences des fermetures de bureaux).  Nous pouvons vous proposer le concours de spécialistes de la poste et vous aider à promotionner ces activités.

N’hésitez pas à nous contacter : info@sauvonslaposte.be ou 0477/20.29.53


Ils sont maintenant des centaines à avoir signé la pétition: ils sont communistes, socialistes, écologistes, membres d'autres formations politiques, syndicalistes, sans parti, membres d'associations diverses, personnalités du monde académique,.... Ils vous invitent à signer et à diffuser le plus largement possible, la pétition reprise ci-dessus

Merci


Parmi les commentaires, nous avons relevé quelques extraits qui nous semblent intéressants:

guy.fays@fgtb.be (Secrétaire régional de la FGTB Namur)

Lorsque nos politiciens auront tout libéralisé (et donc privatisé), ils s'apercevront peut-être qu'ils ont agi, non pour le bien des peuples, mais pour celui du capital. N'y a-t-il plus un homme politique digne de ce nom dans le cénacle ?

ME.Melon@ulg.ac.be (prof unif liège)

Questions : Le PS est au gouvernement fédéral depuis vingt ans sans discontinuer. Qu'a-t-il fait pour empêcher ce désastre ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au gouvernement ? Y a-t-il encore un homme ou une femme de gauche au Parlement européen, qui est supposé contrôler la Commission ? Y a-t-il encore un parti politique de gauche capable de lutter contre l'ultralibéralisme dévastateur qui a détruit les services publics et engendré des monstres comme Electrabel et Belgacom ? Question subsidiaire à tous les signataires de la pétition : pour qui votez-vous ?

didier.dirix@cgsp.be (Président de la CGSP de Liège)

Comme mes autres collègues de la CGSP nous sommes évidemment concernés au premier chef par les attaques contre les services publics en général et la poste en particulier. Raison évidente pour soutenir cette initiative.


La paupérisation accélérée de la société.

nouveaux-pauvres

Georges CambierDe plus en plus de collègues, affiliés, militants, me font part de leurs difficultés à « nouer les deux bouts ».Leurs préoccupations sont loin de celles de nos politiciens, et de leurs disputes de bacs à sable. L’augmentation du coût de l’énergie et du logement, la diminution du pouvoir d’achat occasionnent de grosses difficultés chez bon nombre de citoyens, y compris chez les fonctionnaires.

Je reprends ici quelques données du communiqué de presse du 16 octobre 2007 de la direction générale, statistique et information   économique (SPF Economie) et de la lettre du permanent de la CSC services publics (Monsieur E.Wery).

  • En Belgique, une personne sur 7 est pauvre (14,7 %).
    Ce sont surtout des personnes isolées ou des ménages avec enfants. Les familles monoparentales sont surreprésentées :

    - Les personnes en risque de pauvreté ont un revenu disponible par personne, inférieur à 822 € par mois. Pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants, il devient 1726€/mois.
    - Les femmes, les enfants de moins de 16 ans et les personnes de plus de 65 ans sont surreprésentés dans la population à risque.
    - 16,8% des personnes en risque de pauvreté sont confrontés à un manque de place dans leur logement et disposent de moins d’une pièce par personne.26, 6% n’ont pas les moyens de se payer une voiture, 22,7% un ordinateur et 32,4% de recevoir des amis pour manger
    - 80% des personnes pauvres ne participent pas à des activités sociales.
    - Les ménages sous le seuil de pauvreté dépensent en moyenne, de moins que les ménages au-dessus du seuil de pauvreté : 37%pour le poisson, 30% pour les fruits, 25% pour le pain et17%pour les légumes.

On parle maintenant de « travailleurs pauvres ».

De plus en plus de travailleurs plongent en effet dans les difficultés financières.
La précarité ne touche plus que les allocataires sociaux !
En Belgique, le taux de pauvreté des travailleurs atteint 4,3%. 15% de la population pauvre de 16 ans ou plus à un emploi !
Avoir un emploi ne constitue donc plus toujours un rempart certain contre la précarité et l’exclusion sociale.
Les  CPAS de tout le pays tirent la sonnette d’alarme. Le nombre de personnes faisant appel à eux ne cesse d’augmenter, pour des aides ponctuelles, pour se loger, se soigner ou se chauffer. Mais leurs moyens n’augmentent pas !
 
Nous assistons de plus en plus à l’émergence d’une société à 2 vitesses, de plus en plus inégalitaire. Et face à cela, des services publics auxquels le pouvoir politique donne de moins en moins de moyens pour assurer ses missions essentielles. Ce n’est pas en relevant de manière artificielle la rémunération nette des salaires les plus bas, au détriment du financement des services publics et de la sécurité sociale que le problème de la pauvreté des travailleurs sera résolu

Ce combat contre la précarité nous concerne tous :

- Un combat syndical pour la solidarité ;
- Un combat syndical pour des services publics efficaces, à même de lutter de manière juste et équitable pour plus d’égalité dans la redistribution de la richesse ;
- Mais aussi un combat citoyen et des forces de gauche.

Les dernières grèves en France ont montré combien le discours néo-libéral passe auprès de la population, et même auprès des personnes affiliées à un syndicat.
A une question posée par un journaliste

- une diminution des impôts entraînera moins de services publics ?-un représentant de l’MP a répondu - non, cela sera compensé par moins de fonctionnaires-
- J’ai été aussi interpellé par les réactions de citoyens, qui prennent leurs distances par rapport aux services publics

PRENONS GARDE DE NE PAS NOUS RETROUVER UN JOUR DANS UNE SITUATION SEMBLABLE !

                                                         Georges Cambier
Délégué syndical CSC – TEC
Membre du Parti communiste


CHRISTOFIASChypre: le candidat communiste élu président 

Le candidat communiste Demetris Christofias a remporté l'élection présidentielle à Chypre dimanche, devenant le sixième président de l'ancienne colonie britannique, a rapporté la télévision publique.

Son rival conservateur Ioannis Kasoulides a concédé sa défaite, selon une chaîne de télévision privée. Après dépouillement de 98% des suffrages, M. Christofias obtenait 53,45% des voix, contre 46,55% à M. Kasoulides, selon les résultats officiels.

Des concerts de klaxons ont salué la victoire du chef du parti communiste Akel. Devant le quartier général du parti à Nicosie, une foule de ses partisans fêtaient leur nouveau président en agitant des drapeaux chypriotes arborant le slogan "une société juste". (TAS)


AKELMessage du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles) envoyé à l'AKEL

Très chers camarades,
 
Au nom des communistes de Belgique, le Comité central de notre parti vous adresse toutes ses félicitations pour la remarquable victoire de votre secrétaire général, le camarade Christofias.
Nous vous prions de lui adresser tous nos voeux de succès.
Votre victoire représente un élément d'espérance important pour tous les progressistes européens.
 
Salutations fraternelles
 
Pour le Bureau politique
Maurice Magis


MagisPrague, congrès du Parti de la Gauche Européenne: intervention de Maurice Magis pour le Parti communiste (Wallonie-Bruxelles).

 (…) Chers camarades,

Je n’insisterai pas ici sur tout ce que vous savez déjà du nouveau projet de traité européen, ni sur toutes les raisons que nous avons de le rejeter. Nous avons débattu de la nécessité d’alerter les opinions sur son contenu et de l’obligation de consulter les peuples. Soit dit en passant, la Belgique officielle, comme en 2005, tente d’échapper, non seulement à une consultation populaire, mais même à tout débat sur les orientations du texte. La question n’est pas close.

Je voudrais surtout participer à mettre le traité en perspective. Et rappeler que ce document opaque et élaboré en catimini, prend place, comme tout naturellement, dans un long processus cohérent qui se construit dans les traités  depuis celui de Rome, voici 50 ans, jusqu’à l’Acte unique, le traité de Maastricht et l’actuel traité dit « de Lisbonne ».

Ce processus tend à asseoir la domination du néolibéralisme sur notre continent par vagues successives. Il vise à dévaloriser les exigences de progrès et les repères historiques de la gauche. Et donc à faire sortir de l’histoire la gauche elle-même. Soit en faisant glisser celle-ci vers l’impasse de la pensée unique. Soit en décrétant comme hors du possible tout ce qui conteste l’organisation capitaliste des rapports humains.

On peut mesurer les effets de cette stratégie au niveau de l’Union – « un modèle européen antidémocratique, libéral, patriarcal et militariste » disent les thèses – comme au plan des nations. Partout, une formidable régression de civilisation.

La Belgique, à ses différents étages institutionnels, est un exemple pour l’Europe libérale, un élève zélé et convaincu. Et malheureusement, tous les partis «  de gouvernement », englués dans une alternance étroite, s’emploient à propager la bonne parole depuis un quart de siècle.

Il ne faut pas s’y tromper : derrière la crise politique que vit notre pays depuis des mois, se préparent clairement de nouvelles attaques contre le système social et les services publics, le droit du travail et les salaires. Avec au bout du compte une mise en concurrence des travailleurs au sein d’un même Etat. Cela, on ne le dit pas dans la presse nationale ou internationale. Pas plus que ce qui est programmé est le reflet scrupuleux des règles édictées par l’Europe actuelle.

L’exemple belge, comme ce qui se passe dans les autres pays de l’Union, exige effectivement mise en lumière des enjeux, débats publics et mobilisations plurielles. Des mobilisations qui mettent en mouvement qualitatif et quantitatif celles et ceux qui paient cash les choix politiques et économiques libéraux.

De toute évidence, la seule idée d’une telle perspective fait peur aux élites autoproclamées puisqu’elles font des pieds et des mains pour empêcher les peuples d’être les acteurs de leur destin, aggravant encore la fracture démocratique entre les opinions et les institutions.

De ce point de vue, c’est la démocratie et la politique au sens noble qui sont mises hors jeu. Et du coup, c’est le champ dans lequel s’aiguisent les contradictions du système dominant qui se trouve toujours plus mis hors de portée des interventions populaires. C’est l’idéologie dominante qui s’affirme toujours plus. Oui, il y a là un processus construit qui a ses brillants et efficaces théoriciens.

Lutter contre cette négation des idées pour lesquelles se sont battues des générations d’hommes et de femmes à l’Est comme à l’Ouest de l’Europe, constitue effectivement, comme l’expliquent abondamment nos thèses, un enjeu de civilisation essentiel.

Construite ensemble, patiemment et de manière ouverte, une alternative de gauche à l’idéologie libérale est assurément une condition centrale pour le renouveau de la gauche européenne toute entière.

Le fait que notre jeune Parti de la gauche européenne présente une position unitaire contre le projet de traité est un élément fort de cohérence et de cohésion. Il offre un levier puissant pour forcer le débat politique, nous adresser aux opinions et exiger partout que les peuples soient consultés. Il prendra tout son sens s’il aide à favoriser la confrontation des idées avec les autres courants progressistes, syndicaux, politiques ou associatifs attachés à fonder une autre et nouvelle Europe. C’est ce à quoi nous allons nous attacher. Tel est le sens de notre congrès.


Motion de soutien à la ville de Donetsk (Ukraine) 

MalikaC’est à l’initiative de Malika El Bourezgui, (conseillère communale ECOLO-PC) qu’une motion de solidarité a été votée en novembre dernier par le conseil communal de Charleroi.

"Depuis leur jumelage au début des années 80, la ville de Charleroi et la ville de Donetsk en Ukraine entretiennent des échanges culturels et des liens d’amitié.    Il s’agit là d’un double jumelage avec le Bois du Casier de part l’histoire minière commune que partagent Charleroi et Donetsk.
 


Ce dimanche 18 novembre 2007, Donetsk a vécu un drame suite à une explosion dans la mine de Zasiadko où plus de 88 hommes ont péri dans un coup de grisou.  C’est la catastrophe minière la plus importante qu’a connu l’Ukraine depuis son indépendance
"

La ville de Charleroi se devait au nom des liens d’amitié qui nous unissent de soutenir la ville de Donetsk dans cette douloureuse épreuve.

Ainsi, le Conseil communal, réuni ce 26 novembre 2007, se déclare unanimement solidaire des familles des victimes et des habitants de Donetsk.

Appel à la mémoire.

A l’heure où j’écris ce texte, j’ai recherché sur le net les informations concernant le jumelage Charleroi- Donetsk. A part certaines allusions, aucun écrit ne rappelle l’origine de ce jumelage. Pourtant Charleroi s’enorgueillit d’être jumelée avec plusieurs villes étrangères (Pittsburgh – USA ;  Donetsk – URSS à l’époque, Ukraine aujourd’hui,   Japon). Aux entrées de notre cité, des panneaux de signalisation rappellent ces jumelages. Et pourtant …. La ville de Charleroi semble avoir perdu la mémoire sur les motivations qui ont amené les élus de l’époque dei les initier. Malika en a fait l’expérience car lorsqu’elle voulut proposer sa motion et la motiver, PERSONNE parmi les services et les responsables communaux ne put lui fournir la moindre information.

Alors rappelons aux autorités actuelles ce que notre mémoire individuelle a pu conserver :

pittsburghPittsburgh ? Cette dernière est une ville industrielle des USA où on rencontre comme à Charleroi une industrie verrière, industrie développée aussi grâce aux apports d’ouvriers wallons soit expatriés soit tout simplement condamnés à l’exil lors des grèves de 1886. Ce jumelage a été réalisé sous la conduite de son bourgmestre de l’époque, feu Lucien Harmegnies après 1976, après donc la fusion des communes. Dans ce cadre, le Conseil avait été invité à visiter la région – il existe une ville de cette région américaine dénommée elle aussi Charleroi - pour inaugurer les échanges.
Maurice Magis, père représentait à l’époque le Parti communiste. Dans un premier temps, tous les partis politiques (PSB, PSC, PLP, RW) avaient été invités à participer à cette délégation à l’exception de notre ami Maurice.
Si aujourd’hui, l’accès à ce pays est soumis à des contrôles spéciaux, à l’époque, il était interdit aux homosexuels et aux … communistes. Lucien Harmegnies fit savoir aux Américains que si Maurice ne pouvait faire partie de la délégation, le déplacement n’aurait pas lieu. Cette attitude courageuse et respectueuse de notre élu et de notre parti obligea les Américains à accorder à Maurice le permis de séjour.

donetskDonetsk? Pour Maurice, il n’était pas question de favoriser les seuls USA et dans la foulée, il proposa un jumelage avec la ville de Donetsk, ville et région vivant de l’industrie charbonnière. Cela fut accepté et durant de nombreuses années les rencontres entre Soviétiques et Carolos furent importantes. Certains se rappelleront avec plaisir les spectacles folkloriques annuels rassemblant des foules importantes à l’Hôtel de Ville de Charleroi sous la conduite des Amitiés Belgo Soviétiques présidées par notre camarade Lucien Gogniat (qui vient de décéder tout récemment).

Charleroi, sa région, le bassin industriel, terres de labeur ont été marqués au fer rouge par notre histoire industrielle. Marcinelle est une tragédie mais ses 300 morts ne représentent malheureusement qu’une petite partie de ces êtres courageux qui, par milliers, sont morts dans les profondeurs de la terre.

Voici les raisons qui ont amené Malika à déposer sa motion dans l’espoir de réactiver la solidarité transfrontalière et rendre hommage à ceux qui continuent cette profession dans des conditions très pénibles. Comme vous pourrez le constater, la motion votée est très minimaliste par rapport au drame qui s’est joué en Ukraine car certains partis représentés au Conseil communal de Charleroi ont voulu limiter sa portée. Agissant ainsi, ils veulent faire sur trait sur ce passé qui fait tache.

Merci Malika. Dommage que la presse n’ait pas non plus eu la volonté de rappeler de rapporter ton interpellation. Agir ainsi coupe les nouvelles générations du passé et de notre histoire sociale collective.

Robert Tangre


Ukraine: la catastrophe minière à Donetsk a fait 100 morts

sauveteurs

Cent mineurs ont péri dans l'explosion qui a eu lieu le 18 novembre dans une mine de charbon à Donetsk, dans l'Est de l'Ukraine, selon le bilan définitif de cette catastrophe minière, la pire qu'ait connu le pays.

"Nous pouvons dire officiellement que cet incident a tué 100 mineurs à la mine Zasiadko", a indiqué à l'AFP Andri Bondarenko, chef de l'antenne régionale du ministère des Situations d'urgence. Quatre-vingt-neuf corps ont été remontés à la surface et onze autres demeurent toujours au fonds du puits, a-t-il ajouté.

Trente-huit mineurs restaient hospitalisés dont un dans un état grave, indiquait le Comité d'Etat pour la protection du travail.

Le coup de grisou à la mine Zasiadko, l'une des plus importantes du pays, s'était produit pendant des travaux de forage le dimanche 18 novembre vers 03H00 du matin (01H00 GMT) à plus de 1.000 mètres de profondeur.

L'accident, dont les causes demeurent inconnues, a été suivi d'un violent incendie qui continuait à ravager le puits une semaine plus tard.

Mise en service en 1958, la mine Zasiadko est considérée parmi les plus dangereuses à cause de la forte présence de méthane. Elle est aussi devenue la plus meurtrière du pays, cinq graves accidents ayant tué plus de 230 de ses employés ces dernières années.

En 1999, un coup de grisou y avait coûté la vie à 50 mineurs.

En 2001, 55 personnes y avaient péri lors de travaux à l'explosif. L'année suivante, vingt autres "gueules noires" périssaient dans les mêmes circonstances. En septembre 2006, 13 personnes y sont mortes, victimes d'un nouveau coup de grisou important.

Cette exploitation emploie environ 10.000 personnes, dont 5.000 mineurs, et produit entre 8.000 et 10.000 tonnes de charbon par jour.

Elle est louée par ses salariés à l'Etat mais le député Efim Zviaguilski, à la tête du conseil d'administration, la dirige de facto, alors que des mineurs dénoncent des violations courantes des règles de sécurité à Zasiadko.

Sergei Supinsky AFP


Affaire Kimuyongür: "Justice est enfin rendue"! 

KimyongürLe Parti Communiste se réjouit du jugement rendu par la Cour d'Appel d'Anvers ce jeudi 7 février, laquelle a acquitté les sept inculpés des préventions d'appartenance à une organisation criminelle ou à un groupe terroriste. Parmi eux, Bahar Kimyongür, traîné dans la boue par de nombreux médias et dont le seul « crime » est d'avoir traduit des communiqués du DHKP-C du turc vers le français, est acquitté sur toute la ligne. Nous tenons à saluer tout particulièrement ce récent collaborateur de notre journal, le Drapeau Rouge, dont les futures chroniques seront celles d'un homme libre.

Cet acquittement constitue une importante victoire pour nos libertés fondamentales pourtant sérieusement mises à mal en ces temps de  « lutte contre le terrorisme » post 11 septembre. Mais ce jugement s'il témoigne d'une certaine indépendance de la justice ne doit pas masquer deux faits majeurs et forts inquiétants. Il y a tout d'abord le fait que l'on ait pu, pour le procès en première instance, monter un véritable « tribunal d'exception » (n'hésitant pas à désigner un juge spécialement à l'instigation du parquet fédéral) afin de biaiser le jugement et de condamner lourdement les prévenus.

Le fait que cette manipulation judiciaire ait été dénoncée et cassée par la Cour de Cassation ne garantit en rien que de telles pratiques n'ont pas eu, ou n'auront pas à nouveau lieu. Le deuxième fait majeur est l'implication directe du gouvernement Verhofstadt II dans une tentative d'extradition illégale vers la Turquie d'un citoyen belge et ce, via les Pays-Bas afin de contourner ses droits. I

l est aujourd'hui officiellement avéré qu'une réunion a bien eu lieu le 26 mars 2006 réunissant des membres du parquet fédéral, des représentants de la Sûreté et de la police fédérale ainsi que des responsables des cabinets de Laurette Onkelinx, Guy Verhofstadt et Patrick Dewael et ce, afin de fomenter la rocambolesque arrestation du citoyen belge Bahar Kimyongür aux Pays-Bas. Sans l'intégrité d'un juge hollandais, celui dont on sait aujourd'hui qu'il est innocent, croupirait à l'heure actuelle dans l'une des infâmes geôles que l'Etat Turc réserve à ses opposants politiques.

De telles pratiques interpellent. Elles sont purement inacceptables en démocratie et ont tout du complot d'Etat.Le jugement d'Anvers constitue dès lors une raison supplémentaire d'exiger la démission des ministres impliqués et aujourd'hui recyclés dans le gouvernement Verhofstadt III. L'impunité dont ils jouissent doit cesser. Alors seulement justice aura été rendue.

Le 8 février 2008

Le Bureau Politique du Parti communiste

En ligne:
http://www.particommuniste.be/politique-nationale/refexion/communique-du-8-fevrier-2007--proces-dhkp-c-un-jugement-logique-qui-doit-conduire-a-des-demissions.html

15:11 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/01/2008

L'Etincelle n°27

duBouleauPC2

Il n'est jamais trop tard pour présenter ses voeux. Le Parti communiste souhaite à ses membres, amis et sympathisants une année pleine de militance et de combats. Luttons plus que jamais pour la sauvegarde mais aussi la création de nouveaux emplois.


 

La Belgique s'enfonce dans le bourbier afghan

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Ecrit par Bureau Politique du PC   

Afghanistan

Alors que les partis de la majorité s’empoignent sur le front intérieur, ils viennent d’afficher un remarquable consensus sur une dangereuse ligne de feu extérieure.

Le conseil des ministres a décidé ce vendredi 1er décembre d’élargir la présence de l’armée belge en Afghanistan. Qui plus est, dans le sud, la zone la moins « sécurisée » du pays où les Pays-Bas ont déjà perdu 12 soldats.

Notre armée est ainsi appelée à opérer un redoutable « bond qualitatif  en passant d’une présence de soutien à une mission offensive que notre pays - comme l’Allemagne- refusait jusqu’ici ; Elle s’engage encore plus aux côtés des Etats-Unis dans le cadre des opérations de bombardements de l’OTAN critiquées par le président Karzaï lui-même parce qu’elles ont déjà fait beaucoup de victimes innocentes.

Chez nous, le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a reconnu que la Belgique avait cédé à de fortes pressions atlantistes alors que l’OTAN n’a défini aucune stratégie sérieuse de sortie de l’Afghanistan.

La pentapartite implique donc plus encore notre pays dans le chaos afghan, dans une politique de guerre qui ne fait que contribuer à la dégradation de la situation dans une  région où sont déjà morts des centaines de militaires occidentaux. On est bien loin de la pacification promise et de toute perspective politique tant attendue par le peuple afghan.

Mais en assumant son rôle d’allié empressé au sein de l’Alliance atlantique, la Belgique renonce aussi à aider à trouver des solutions justes dans le cadre de l’ONU. C’est enfin la prétention de l’Europe à se donner une politique étrangère autonome qui s’en trouve un peu plus dérisoire.

Les progressistes et les pacifistes ne peuvent que condamner une telle dérive.
A voir et à transmettre d'urgence... avant que le site ne soit interdit !
2007: Le marché de l'électricité est libéralisé. Electrabel perd en théorie son monopole mais bénéficie d'un avantage concurrentiel illégitime autant que décisif. Qu'en est-il des fonds 'avancés' par les ménages belges ?

Pour en savoir plus cliquez sur: 
http://www.eletrobel.be/
N'oubliez pas de regarder le petit film que vous trouverez dans la page d'accueil de ce site réalisé par Greenpeace
 P before printing this email, think about the environment

P Adoptez l'éco attitude... n'imprimez cet email que si nécessaire.


Lu dans la presse 

Hausse des prix: on paiera 417 euros de plus en 2008

essence2(Belga) En raison de la hausse du prix de nombreux produits tels que le beurre, les pâtes ou le lait, ainsi que de l'augmentation des tarifs du réseau de distribution de gaz et d'électricité et du prix du gaz lui-même, un ménage moyen doit s'attendre à devoir payer 417 euros de plus en 2008. Ce chiffre a été calculé par Test-Achats à la demande des journaux du groupe Sud Presse mardi.
Pour un ménage moyen (2,5 personnes), qui dépense chaque année 6.100 euros de produits d'alimentations, ces mêmes produits lui coûteront 140 euros de plus l'année prochaine, soit une augmentation de 3 pc. Il s'agit en général de produits de base dans l'alimentation dont l'achat pèsera donc plus lourd dans le budget des ménages à faible revenu. Outre les produits alimentaires, une hausse des tarifs du réseau de distribution de gaz et de l'électricité est annoncée, allant de 20-30 euros à 65-75 euros pour le gaz naturel. Des augmentations auxquelles il faut ajouter celle du prix du gaz, qui atteint pour un ménage moyen 172 euros. "Un ménage moyen qui se chauffe au gaz doit donc prévoir, dans son budget de 2008, 417 euros de plus pour se nourrir, s'éclairer et se chauffer", conclut le quotidien. (NLE)



Halte à la vie chère !
PS
Que les slogans peuvent être de vains mots si on ne les traduit pas concrètement

Plusieurs études parues récemment dans la presse démontrent la perte du pouvoir d’achat des ménages belges. Pas n’importe quel ménage : principalement les familles de travailleurs et les familles défavorisées. Ce sont elles les victimes toutes désignées de l’augmentation du coût de la vie et des manipulations diverses de l’index.
 
Ainsi, le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs, le CRIOC, avait présenté une étude fouillée dans laquelle il constatait que cet appauvrissement des ménages populaires s’approfondissait depuis une dizaine d’années. La cause est belle et bien politique et incombe aux différents gouvernements qui, s’ils n’ont pas supprimé la liaison des salaires à l’index, ont, à plusieurs reprises, pratiqué des « sauts d’index », « lissé l’index », expurgé certains produits susceptibles de trop influer l’index tout en bloquant les salaires.
 
Les exemples foisonnent qui démontrent les difficultés de vivre. Prenons-en quelques-uns parmi les plus vitaux.
• L’augmentation des produits pétroliers (+ 50 % d’augmentation) que l’on a enlevés de la liste de l’index est subie de plein fouet par les travailleurs et les familles défavorisées. Que ce soit l’essence pour la voiture ou le mazout de chauffage, il faut payer sans que les salaires ou les allocations ne soient adaptés aux augmentations.
• La note personnelle moyenne pour se soigner a augmenté de 41 % en six ans. Se soigner devient un luxe inaccessible pour certaines familles.
• Le prix des transports publics a augmenté en février récemment. Les tarifs de la SNCB sont parmi les plus chers d’Europe.
• La Ligue des familles a alerté l’opinion sur la chereté des études à tous les niveaux de la scolarité. L’enseignement « gratuit » impose des contributions de plus en plus importantes aux parents.
• 31 % du budget des familles défavorisées est accaparé par le poste loyer. Les loyers sont reconnus si chers que la Ministre Onkelinx avait proposé d’en bloquer les augmentations...

Résultat : le pouvoir d’achat des salariés à diminué de 2,08 % et celui des familles défavorisées de 3,2 %. Et c’est encore à ceux-là que le patronat et le gouvernement socialistes-libéraux -humanistes vont demander des sacrifices pour « accroître la compétitivité des entreprises ». Une autre étude récente montre que le Belge épargne de moins en moins, surtout les petits revenus évidemment, qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
 
Tout le monde n’a cependant pas subi les effets négatifs des politiques libérales. Ainsi, alors que les salaires n’ont progressé que de 19 %, les revenus financiers (placements,…) ont grimpé, eux, de 25 % de 1996 à 2005.
 
C’est à ces revenus là qu’il faut s’attaquer pour stimuler l’économie.
 
La Fédération de Charleroi du Parti communiste


 Verhofstadt III : l’austérité comme projet de gouvernement

Les politiques gouvernementales se suivent et se ressemblent : pour sa rentrée, le premier ministre a annoncé le 8 janvier sur les ondes de la RTBF qu’il n’existe pratiquement aucune « marge de manoeuvre » pour les politiques sociales. Quelques jours plus tôt, les deux « vices », Reynders et Leterme, avaient déjà annoncé la couleur.

Il y a là une évidente volonté de clore tout débat sur la question avant même qu’il ait pu débuter. La méthode de Verhofstadt III, c’est une fois de plus passer en force, mettre la population devant des faits accomplis, imposer l’idée qu’il n’existe pas d’alternatives aux politiques actuelles.

Ainsi, alors que les familles subissent une chute de leur pouvoir d’achat, que les profits explosent, que la part des revenus du travail par rapport aux richesses créées ne cesse de diminuer au profit des plus fortunés, que de nouvelles baisses de « charges » sont promises aux entreprises, les rois mages qui nous annoncent un gouvernement « définitif » pour Pâques ou la Trinité, n’ont que peu de choses à
offrir en guise de myrrhe et d’encens : de l’austérité, encore et toujours. Et une scandaleuse injustice sociale. Particulièrement inadmissible est le refus de prendre des mesures sérieuses pour réduire la facture énergétique des ménages modestes et moyens.

Il y a pourtant urgence à agir quand les hausses de prix des dépenses dites « de base » sont de plus en plus mal répercutées dans l’index. Actuellement, c’est loin d’être le cas. Ainsi, si le nouveau "panier de la ménagère" entré en vigueur le premier janvier et utilisé pour calculer l’Index, et donc à travers lui nos salaires, se montre très détaillé intégrant, par exemple, le Bordeaux Supérieur (qui remplace le muscadet), la soupe (uniquement surgelée), les raviolis (mais pas ceux en conserve) et toute une kyrielle de produits technologiques (MP3, GSM, GPS,...), on ne peut que déplorer qu’il ignore encore et toujours les carburants. Ce qui cause une nette baisse du pouvoir d’achat pour les travailleurs et plus encore pour les allocataires sociaux.

Dans le même temps, les pressions sur les salaires pèsent avant tout sur les catégories les moins favorisées, les allocations sociales ne permettent pas de vivre décemment, et le chômage réel reste à un niveau élevé.

Il faut évidemment inverser la tendance : revaloriser les revenus de remplacement, lier les revenus du travail à l’augmentation du coût de la vie et libérer les salaires. Il convient également d’ouvrir la voie à une politique fiscale et à un refinancement de la sécurité sociale plus justes, plus efficaces et plus solidaires… Rompre, aussi, avec les politiques dogmatiques de « compétitivité » à tout prix et de carcans budgétaires imposés par la Banque centrale européenne, deux éléments socialement destructeurs qui se trouvent au coeur du traité de Lisbonne.

Or, autre coup de force, il y a consensus au sein du gouvernement pour faire de la ratification du traité une priorité. Une affaire de détail ? Là encore, il s’agit d’éviter le débat public. Le mot d’ordre, c’est «Circulez, il n’y a rien à voir ».

Au total, c’est la démocratie politique et sociale qui s’en trouve un peu plus rabougrie.

Verhofstadt III prépare Leterme Ier ? Il n’y a aucune raison de lui laisser les coudées franches.

Le Bureau du Parti Communiste

Intérimaire et inquiétant

Gouvernement belge
 
Ainsi, un gouvernement fédéral avait été  promis au pays pour Noël. Il aura fallu plus de six mois de marchandages et de surenchères pour en arriver là. En arriver où ? La coalition promise, disent ses leaders, exercera à titre intérimaire et cèdera le relais à Pâques. Mais tous s’accordent à dire que cette équipe transitoire préfigure le gouvernement définitif qui lui succèdera.

Disposant à la Chambre d’une majorité des deux tiers, il devra plancher, encore et toujours, sur une réforme de l’Etat aujourd’hui au point mort, et sur les questions socio-économiques.

Premier constat : voilà un gouvernement dont on connaît le casting, qui dispose d’une majorité confortable. Mais, officiellement du moins, se distribue les rôles avant même d’avoir élaboré un programme. Comme s’il s’agissait de vendre au pays un chat dans un sac. Priorité sera donnée au budget, à l’emploi et au pouvoir d’achat. Il y a consensus entre les partenaires sur les mots. Mais sur le contenu ? Une fois de plus, les principes démocratiques sont bafoués.
Or, l’équipe Verhostadt-Reynders-Leterme entend travailler dans l’urgence. Pour tenter de prendre de court celles et ceux qui s’interrogent légitimement sur les politiques qui seront menées ?

Second constat : l’orange-bleu au nord, une forte représentation libérale dans les grands ministères, cela laisse penser que le balancier politique penche clairement à droite, au détriment d’une gauche de gouvernement largement minoritaire et dont le mandat est pour le moins fumeux. Comment se fait-il que le PS ait été, pour son entrée au gouvernement, si peu exigeant lui qui, le 15 décembre, défilait avec les syndicats pour la sauvegarde des acquis sociaux ?  . Elio Di Rupo promet des « accents sociaux ». Mais Didier  Reynders a été clair : le MR, comme condition de son acceptation à ses côtés du PS et du CDH, exige de marquer de son empreinte sarkoziste la politique du gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique du gouvernement. Le CD§V-NVA, emmené par un Leterme revanchard aux Affaires institutionnelles, remettra quant à lui la pression sur ses partenaires, notamment dans le sens d’un affaiblissement des outils de la solidarité sociale.

Tous, déjà, ont les yeux rivés sur le prochain rendez-vous électoral, les régionales de juin 2009. Les mois qui viennent seront ceux de toutes les surenchères. Les forces progressistes, les syndicats ont toutes les raisons de se préparer à y faire face.

Le Bureau politique du Parti communiste


En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

Bureau de poste de Courcelles-Motte fermé en 2007 

 En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises – allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.

Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres

Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)

Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires)  ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre du plan Géoroute 2)

Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (174 millions d’euros avant impôt en 2006).

Nous estimons

- que la privatisation de la Poste en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs - comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général. 

- qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.

- que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.

C’est pourquoi nous exigeons de nos élus :

- Le non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners

- Le retour à une Poste 100% publique 

Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

poste

Cliquez sur

http://sauvonslaposte.be (Fr)

ou http://redepost.be (NL)

 

22:59 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/12/2007

Etincelle n° 26

 

Communiqué commun du Parti Communiste (Wallonie-Bruxelles) et du Kommunistiche Partij (KP-Vlaanderen)

Nous, communistes wallons, flamands et bruxellois avons depuis longtemps adapté nos structures aux évolutions de la Belgique afin d’ancrer nos pratiques politiques dans les réalités de nos régions. Membres du Kommunistiche Partij (KP-Vlaanderen) et du Parti Communiste (Wallonie-Bruxelles), formant des entités autonomes, nous restons fortement attachés aux principes de solidarité et refusons les tentations nationalistes.

Nous sommes également fédéralistes. Mais le fédéralisme que nous prônons et que nous pratiquons est un fédéralisme démocratique et de solidarité assorti de réformes de structures anticapitalistes.  Nous sommes opposés à toute scission de la Sécurité Sociale qui toucherait durement les travailleurs du Sud comme ceux du Nord et du centre du pays.  Nous disons non à la mise en concurrence des travailleurs bruxellois, wallons et flamands. C’est dans cet esprit que nous sommes aussi Européens et internationalistes parce que nous disons avec d’autres : « une autre Europe, un autre monde sont possibles. »
Nous n’oublions pas, non plus, que les difficultés économiques et sociales de la Wallonie sont avant tout  la conséquence des vastes restructurations imposées par le capital financier et des politiques néfastes qui les ont accompagnées.
C’est pourquoi nous pensons qu’il est vital de repenser un fédéralisme mal conçu et inachevé, mais de le repenser dans l’intérêt des travailleurs et non du capital financier, ni des intérêts particuliers de certains représentants politiques.
Nous soutenons l’initiative « Sauvons la solidarité » lancée par des syndicalistes du Nord et du Sud du pays car elle pointe ce qui est aujourd’hui la priorité, la défense de conquêtes sociales fondamentales du monde du travail.
C'est ainsi que le KP et le PC ont appelé à la mobilisation pour la manifestation du 15 décembre dernier.

Toujours la pollution.

En ces temps de brouillard fréquent dans la vallée de la Sambre, la pollution atmosphérique est de plus en plus importante. Les pics de pollution dépassent toutes les normes acceptables.

Peu avant la Noël, les autorités communales de Charleroi ont pris une mesure interdisant toute circulation de véhicules à  moteur après 19 heures sur l’ensemble du territoire des anciennes communes de Dampremy et de Marchienne-au-Pont. Cette mesurette nous est apparue plus que dérisoire alors qu’à ce moment de la journée, la circulation se raréfie d’autant plus que  les conditions  atmosphériques n’incitent pas à la balade..

Pour mieux illustrer cette situation, notre Camarade Jacques Coupez, président du Comité de vigilance contre la pollution atmosphérique nous a fait parvenir les commentaires repris ci-après :

Le tableau ci-dessous indique, pour chaque station de mesure, le nombre de jours où les concentrations moyennes de PM10 ont dépassé le seuil de 50 µg/m3.
Depuis le 1 janvier 2005, la directive 1999/30/CE autorise au maximum 35 dépassements (c’est-à-dire 35 jours) de ce seuil par année.
La liste des stations de mesure est ordonnée, par ordre décroissant, en fonction du nombre de dépassements pour l’année en cours (colonne de droite). Les cases en rouge signifient que le nombre annuel de dépassements autorisés a été dépassé. A titre d’information, les dépassements du seuil journalier de 50 µg/m3 observés au cours des dernières années sont également indiqués.
 
Ce tableau est actualisé chaque jour vers 7 h.

nrstacodecommune20002001200220032004200520062007(*)
145R512Marchienne-Au-Pont731108113410087175147
345R501Charleroi36NA478124293878

Le Furet


Un militant jugé pour un tag revendicatif .
Il avait écrit : « Libérez les dockers »
 
Jugement plus clément, sur opposition, pour le militant syndical Thierry Delforge, 65 ans. Lors d’un premier procès, où il n’avait pu se défendre, le tribunal correctionnel l’avait condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis. Pour « destruction partielle d’un édifice » et « transport d’armes prohibées ». (voir archives 5/11-11/11)

Un mot de Thierry adressé à tous ceux qui l'ont soutenu:

Thierry DelforgePrononcé du jugement : acquittement pour la prévention de port d'armes et suspension du prononcé pour la "destruction partielle" du hangar. Une amende de 28 € et les prétentions de dédommagement de la Ville réduites de 250 à 100 €..

Le peloton "anti-émeute" présent dans et hors de la salle a voulu limiter la présence dans la salle aux seules places assises ( 25 "supporters" dedans et 30 dehors). Mesure de rétorsion prise de leur propre initiative. En effet mon "réquisitoire" du 21 novembre, qui avait conduit le juge à m’inviter à déposer plainte auprès du Comité « P »…, ne leur avait manifestement pas plu. L'"encivil", par contre, suggérait d'en référer au président et m'a manifesté sa satisfaction d'avoir vu tomber un verdict clément.

Au total le tag revient à 33 € la lettre...

Merci à tous

Salut et fraternité. La lutte continue !

 Thierry

Marre des appels publicitaires téléphoniques.

call_center

Une voix suave : « Je suis bien chez Monsieur Cambier ? Bonjour, Monsieur, comment allez-vous ? Je vous téléphone du Château la Pompe et je vous propose de vous faire parvenir un grand cru à l’achat de 6 autres bouteilles. »

Une fois, cela passe, on prend patience, on écoute puis on marque son désintérêt.
Deux, passe encore.
Trois, il commence à y en avoir marre.
Quatre, franchement cela suffit !

Château, parlons-en : l’oreille attentive détecte l’accent même si votre interlocuteur possède bien le français mais aussi perçoit le bruit qui règne dans le soi-disant château d’où l’on vous appelle car de très nombreuses voix avoisinent celle de votre correspondant. Votre château, c’est tout simplement un call  center (centre d’appel) et votre appel vient ou du Maroc, de Bulgarie et pourquoi pas de l’Inde.

La personne vous supplie presque: «  Laissez-moi achever mon appel car c’est mon travail! » En l’occurrence, ces personnes font un travail harassant pour être rémunérées au minimum vital et sont incapables de comprendre que les riches Européens que nous sommes commencent à être réellement importunés par ces appels non désirés.

Mais de quoi s’agit-il ?

Ci-dessous nous nous transmettons une information qui pourra mettre partiellement fin à ces appels en allant sur internet et en vous inscrivant gratuitement sur la liste Robinson phone.

Permettez-moi de vous communiquer quelques phrases du site internet de cette association qui vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement de la publicité par téléphone :

« Toutes les personnes qui ne souhaitent plus recevoir de publicités à leur nom et ce, de la part d’aucune entreprise, peuvent s’inscrire sur les listes Robinson de leur choix (Mail, Phone, e-Mail ou SMS). Il est possible de s’inscrire sur ce site (www.robinson.be) ou par courrier à : Liste Robinson, ABMD, Buro & Design Center, Esplanade du Heysel B46, 1020 Bruxelles. Les données que vous transmettez lors de votre inscription (nom, adresse, n° téléphone ou GSM, adresse e-mail), sont uniquement enregistrées et utilisées afin de veiller à ce que vous ne receviez plus de publicités.

Les entreprises qui veulent faire de la publicité par courrier, téléphone, e-mail ou SMS, doivent d’abord constituer une liste d’adresses des personnes qu’elles veulent contacter. De cette liste, l’entreprise supprime ensuite toutes les personnes reprises sur la liste Robinson. Car ces personnes sont celles qui ont expressément demandé de ne plus être contactées par les entreprises pour tout ce qui est publicité par courrier, téléphone, e-mail ou SMS. De cette manière, l’entreprise se retrouve avec une liste de personnes qui n’ont aucune objection contre le fait de recevoir de la publicité. Pourquoi les entreprises veulent-elles vous contacter personnellement et comment s’y prennent-elles ? Vous le saurez en consultant la rubrique « Comment avez-vous trouvé mon nom ? »

Alors si cela vous intéresse, cliquez donc sur
http://www.robinsonlist.be/faq_fr.htm

Le Furet

Conseil communal de Charleroi


INTERPELLATION : MESURES PRISES POUR LA FETE DU SACRIFICE


fete-sacrifice4

Installations d'abattage à Namur 

Comme chaque année, les musulmans du monde entier et bien entendu de l'entité de Charleroi se préparent à célébrer l'Aïd El Adha, c'est-à-dire la fête du sacrifice le 19 et 20 décembre prochain selon le calendrier lunaire.

Les années précédentes, la Ville de Charleroi mettait à disposition de ces citoyens musulmans un abattoir provisoire et un point de collecte par conteneurs des carcasses et peaux d'animaux sur le site de la rue Tourneur à Marchienne-au-Pont. Ces moyens permettaient à ces citoyens de célébrer la Fête du Sacrifice dans la dignité et dans le respect des réglementations et lois en matière d''hygiène, d'environnement et de santé publique.

Le coût financier de la location de ces conteneurs de collecte et la destruction des déchets est pris en charge par la Région wallonne.

Lors du conseil communal du 22 octobre 2007, après l’interpellation des Conseillers Kilic et Fekrioui, vous aviez laissé entendre que des solutions d’urgence seraient encore recherchées.

Ce n’est que le 04 décembre 2007 à 15 jours de l'échéance, que les autorités locales ont clairement annoncé qu'il n'y aurait ni abattoir provisoire ni conteneurs pour la collecte des déchets.  Elles ont proposé d'amener les ovins à l'abattoir privé de Charleroi ou chez le seul éleveur agréé de la région se situant à Tarciennes, l'éleveur en question privilégiant l'abattage des animaux qui viennent de chez lui.

Nous nous étonnons de ces propositions, considérant que ces deux sites seuls n'ont pas la capacité de répondre à la demande d'abattage à venir.  L'année dernière, la collecte des déchets a permis d'estimer le nombre d'abattage à plus de 5000 ovins et bovins alors que les deux sites proposés n'offrent qu'une capacité maximale d'environ 800 ovins, ce qui laisse présager des files d'attente interminables qui feront reculer les usagers et par conséquent le risque d'abattages clandestins à domicile faute de capacité d'accueil.

S’il y a abattage clandestin sans contrôle, il y a également risque d'animaux malades ou impropres à la consommation.
Aussi, l'absence cette année de conteneurs pour la collecte des déchets et carcasses soulève également le problème de l'élimination des déchets provenant de ces abattages illégaux.

Face à cette situation, des questions se posent sur la gestion et l’information de cette problématique de la Fête du Sacrifice pourtant bien connue des autorités locales depuis des décennies et notamment de Monsieur Sonnet, échevin en charge de la propreté et de l'environnement.

-Les autorités compétentes en la matière se sont-elles concertées avec les différents représentants des mosquées, de l’Exécutif des musulmans, les associations culturelles ou un Comité d’accompagnement avant de prendre des mesures et à quel moment?

-L’ensemble des conseillers communaux concernés par cette problématique n’ont pas été concertés ni invités aux discussions alors que ceux-ci avaient à tour de rôle évoqué ce dossier avec Monsieur Sonnet et cela déjà en décembre 2006. Pourquoi ?

-Avant le communiqué de presse du 04 décembre, par quels moyens avez-vous informé clairement les citoyens des mesures que vous aviez prises ?

-Connaissant l’état de délabrement du site provisoire de Marchienne, n’y avait-il aucune possibilité d’envisager un abattoir mobile et un point de collecte de déchets ?

-Le passage par un abattoir privé induira une contribution financière de +/- 20 € par tête d’animal abattu.  Pour inciter les citoyens à favoriser l’utilisation de ces infrastructures privées, la ville a-t-elle étudié la possibilité d’une participation financière via des subventions ?

-Compte tenu de l’absence de conteneurs et du risque de dépôts clandestins, n’était-il pas envisageable de négocier avec le responsable de l’abattoir de Charleroi par exemple, les possibilités d’autoriser un point de collecte pour les déchets issus d’abattage hors site ?

-Comment comptez-vous évacuer et traiter les éventuels dépôts clandestins ?

MalikaLa situation actuelle ne peut se reproduire et nous devons déjà réfléchir aux solutions et aux moyens à mettre en œuvre pour que la prochaine échéance 2008 se passe dans des conditions acceptables pour tous et dans l’intérêt de tous.

Pour ce faire, nous suggérons de réunir, dés à présent, un Comité d’accompagnement le plus représentatif possible, un Comité de suivi, les experts et les responsables locaux compétent en la matière.

Je vous remercie de votre attention.

EL BOUREZGUI Malika membre du PC élue ECOLO.

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06/11/2007

L'Etincelle n° 25

Le droit de grève en questions - Le service minimum.

Le 22 novembre dernier, l’asbl Le Progrès et la Fédération de Charleroi du PC avaient organisé un débat sur la problématique du droit de grève et le service minimum. Un camarade, Alain Pottiez, nous a fait parvenir son point de vue suite à ce débat très intéressant et nous le publions avec plaisir.
Merci Alain

Pourquoi ce double titre pour un sujet qui n'est pas forcément identique ?
Ce jeudi dernier, le 22 novembre, nous avons pu assister à une séance d'information sur l'initiative collégiale des Camarades du Parti Communiste de Charleroi, voir le bulletin d'informations sur le site de Robert Tangre "L'Etincelle - Bulletin électronique de la Fédération de Charleroi ". Lesquels ont aimablement invité le Président de la CGSP Cheminots, Gérard Gelmini; Alain Semal, secrétaire permanent intersectoriel CGSP de Charleroi; Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP; et Etienne Libert, secrétaire permanent CGSP Cheminots à Charleroi.

La trentaine de militants et sympathisants ont pu bénéficier du discours des intervenants, dont les sujets ne pouvaient qu'être d'actualité.

Tentative de réponse à la question posée en premier:

La situation chaotique de la politique menée dans notre si petit pays ne laisse présager rien de bon socialement, tant pour les actifs que pour tous les autres. Le gouvernement qui s'annonce est d'orientation de droite, que l'on pourrait même qualifier de droite pure. La politique menée ces derniers temps se repose trop sur l'excuse d'une adaptation un peu trop forcée à une Europe en pleine évolution (...), mais une évolution pour qui?

Celle des patrons, celle de cette poignée d'actionnaires, d'investisseurs peu scrupuleux du bien-être d'autrui; ces vautours assoiffés de pouvoir. Mais pas n'importe quel pouvoir; celui de l'argent, l'argent gagné sur le compte de la sueur et du sang du travailleur!

Le service minimum est un jalon; un début; une séquestration des principes de défense du travailleur, "vos grèves? On en a rien à cirer, le service minimum permettra de se passer de vos services, vous n'êtes plus indispensables. Le service minimum nous permettra, à nous, patrons, de ne plus être obligés de satisfaire à vos exigences. Basta les syndicalistes du dimanche, le pouvoir nous appartient vraiment, désormais, à nous, les Rois-décideurs-tout-puissants!". Le patronat fait fi des droits de l'ouvrier, du cadre, du salarié; qui n'a plus qu'à se voir perdre ce qui a été acquis de dure lutte durant des décennies, des siècles même.
Ainsi donc, la corrélation est faite entre le service minimum et le droit de grève.
Mais ne nous leurrons pas sur les intentions de nos politicards de droite; museler le syndicat par une limitation drastique des droits à la grève ne peut signifier qu'à court terme, la perte d'autres droits sociaux paraît une incontournable évidence. On bâillonne, puis on tue!

Les Français en font actuellement les frais avec "Sarko-le-dépeceur-du-droit-social".

La contre-offensive ne saura être permise qu'avec le consentement, le rapprochement des forces de gauche.

La grève, même si l'orientation des médias pousse l'opinion publique à la prétendre néfaste; la grève est nécessaire, nécessaire pour se faire entendre du patronat qui joue à la sourde oreille; nécessaire pour toutes et tous, même celles et ceux qui n'y croient pas, ou qui ne croient pas que dans un avenir très proche, ils perdront le peu auquel ils se raccrochent, leur bien-être, leurs rêves.

La prise de conscience de toutes et tous doit s'effectuer aussi sur le plan médiatique, sur le terrain conquis par nos décideurs, nos bourreaux.

Nous devons nous apprêter à vivre des heures sombres, et nous devons toutes et tous en avoir conscience, et pour çà, nous devons nous remettre en questions, et accepter de perdre un peu, pour ne pas devoir tout perdre.

La grève est un choix, le bon choix, pour que la lutte aboutisse à un monde meilleur, un monde plus équitable, notre monde des travailleurs, notre communauté solidaire.
 


SNCB: droit de grève et service minimum

Le gouvernement Sarkozy veut imposer à ses travailleurs un allongement de leur carrière sous prétexte de mettre tous les citoyens français sur un pied d'égalité pour l'âge de la pension.

Voir interview de Marie-George Buffet sur: "Les 4 vérités" - 15 novembre 2007 : Marie George Buffet

En Allemagne, les cheminots sont en grève pour des augmentations salariales. Chez nous, la CGSP est déjà partie en grève les 26 octobre dernier.

Le
mouvement de grève à la SNCB a recueili un beau succès de participation. à l'initiative de la seule CGSP Cheminots.

Jetez donc un coup d'oeil sur le reportage de la RTBF repris ci-après:

 Les atteintes aux droits et acquis syndicaux sont les mêmes dans tous les pays de la Comunauté européenne. Les cheminots sont à la pointe du combat pour lutter contre toute limitation du droit de grève et  contre le service minimum dans les services publics. 

La fédération de Charleroi du Parti communiste appuyée par l'asbl Le Progrès a  invité des acteurs syndicaux de premier plan pour nous éclairer sur ces enjeux .


Les intervenants seront:
 
Gérard Gelmini, président national de la CGSP/ACOD Cheminots
Alain Semal, secrétaire régional intersectoriel CGSP
Etienne Libert, secrétaire permanent du secteur Cheminots Charleroi CGSP
Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP
 
La rencontre aura lieu à la Maison du Peuple de Dampremy, rue Jules Destrée, 11, le jeudi 22 novembre à 19 h 30.
 
Pour le PC: Jean-François Gonsette. 



Mardi 19 novembre, mobilisation générale en France.

Cheminots, agents d’EDF, de la RATP, fonctionnaires s’engagent dans une lutte de grande ampleur pour défendre les régimes de retraite auxquels ils sont légitimement attachés. Le pouvoir sarkozyste mène une campagne de désinformation massive pour présenter ces régimes comme des privilèges insupportables. C’est une calomnie.

Les dispositions plus favorables des principaux régimes ont des contreparties : la pénibilité du travail, les horaires décalés et le travail le week-end ; un « taux de remplacement » de 10 % plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc. Pas la moindre trace de privilèges dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où existent des situations comparables.

Le pouvoir dit vouloir rétablir l’équité. Il se moque du monde et méprise le monde du travail. Car l’équité dont il parle c’est l’alignement vers le bas ! On dégrade d’abord la situation des retraites du régime général, puis on s’attaque ensuite aux régimes spéciaux pour s’attaquer à nouveau à tous les salariés. En fait d’équité, c’est la régression pour tous !

Car l’offensive du gouvernement vise, en réalité, l’ensemble des retraites. François Fillon vient de réaffirmer que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait passer à 41 annuités entre 2009 et 2012 . Laurence Parisot, la présidente du Medef, réclamait récemment le passage à 42 annuités ! Les campagnes de division, d’opposition des salariés du public à ceux du privé ont pour but d’affaiblir tout le monde pour porter des coups à tous. D’ailleurs qui peut penser qu’en attaquant aux régimes spéciaux, on règlerait le problème global. Les salariés relevant de ces régimes représentent aujourd’hui moins de 5 % de l’ensemble. A qui fera-t-on croire que les mesures les concernant règleront le problème pour les 95 % restants ?

Ils prétendent alors que la France n’a pas les moyens de financer son système social.

C’est un mensonge. Le pays est riche. L’argent coule à flot pour les dividendes des actionnaires, les stock options des grands patrons, la spéculation financière tous azimuts.

Mais le pouvoir met tout en œuvre pour protéger les profits et les grandes fortunes.

En matière de retraites, la véritable question est celle de la part des richesses que la collectivité nationale décide de consacrer aux nouveaux besoins nés de l’évolution démographique. Financer la retraite pour tous sur la base de 37,5 annuités de cotisations aussi bien dans le public que dans le privé est possible. Cela représente 4 points de PIB jusqu’en 2040. Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps. Mais il y a une condition. Il est indispensable de s’attaquer aux vrais privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.

L’attaque massive contre les retraites s’inscrit dans une cohérence plus globale.de la politique Sarkozy - Medef. Il s’agit de tirer drastiquement vers le bas les garanties sociales et les acquis démocratiques au service de « l’attractivité des capitaux » pour les marchés financiers, de la recherche de la « profitabilité maximale » des entreprises de l’alignement sur la construction de l’Europe libérale.

Les mouvements sociaux qui se développent sont une chance pour le pays et pour le monde du travail dans son ensemble. Accepter la régression sociale serait s’engager dans une spirale de déclin et d’apauvrissement dans tous les domaines.Car c’est le « social », c’est la réponse aux besoins qui tirent l’économie et l’emploi. Sortir notre pays et notre peuple de l’ornière implique d’autres orientations progressistes. Les moyens existent pour celà à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance de progrès social, préservant les ressources naturelles de la planète.

Les salariés ont raison de se battre.

Publié le 13 novembre 2007
par
Contact PCF AVION 62


Roux, ses centres de tri présents et à venir.

ordure2
Aujourd'hui, on ne parle plus de "décharge publique" mais bien de "centre d'enfouissement technique". Subtile, n'est-ce pas?

Dans un récent courrier adressé au Collège communal de Charleroi, notre camarade Jacques Coupez s'inquiète de la prolifération de centres de tri sur l'ancienne commune de Roux.
Personne n'ignore que Jacques est le principal soutien et conseiller des divers comités qui s'activent pour préserver leur environnement. Nous vous donnerons connaissance du contenu des dossiers qu'ils ont élaborés avec le soutien de Jacques.


Proficiat!


Ce lundi 22 octobre, le conseil communal était saisi de deux interpellations concernant la problématique de l’entreprise FRECAR Recycling sollicitant une nouvelle demande de permis unique pour exploiter un centre de tri de déchets de classe 2 à la rue de Gosselies à Roux. Outre le lourd passé du demandeur dans la façon de gérer son exploitation, les intervenants, Messieurs Monseux et Desgain mettaient en évidence l’incompatibilité totale entre le lieu  choisi pour y développer  l’activité sollicitée et  l’environnement immédiat.
 Ils rappelaient notamment le trafic important  traversant  les rues totalement inadaptées du centre de Roux et du quartier de Sart les Moines, où plus de 42 000 véhicules/semaine, dont 2 300 camions, y transitaient (comptage effectué par la police de Charleroi alors que FRECAR n’était pas en activité). Selon le demandeur, 50 à 100 camions/jour (soit 100 à 200 passages pour les riverains) pourraient venir s’ajouter au comptage, et cela en fonction du tonnage traité sur le chantier. 

Dans sa réponse, Monsieur l’Echevin Massin devait admettre qu’en matière de centres de tri et de déchets, cela faisait beaucoup sur Roux. Il y en a en fait 4 sur moins de 2kms. Ce sont :


wasteFrecar
, rue de Gosselies,  Shanks, rue de Marchienne, ECS partner, rue Sous le Bois ( tri et broyage du bois) et une activité de tri illégale constatée par SOS pollution sur le site de Carimat, rue de la Quatrième Ecluse et le centre Lejeune, même rue, qui deviendra prochainement un dépôt de cartons et papiers. Tout cela sans compter 
le voisinage du Centre d'Enfouissement Technique de Monceau.
  

Quant à l’état d’avancement de la nouvelle demande de permis unique introduite par FRECAR, Monsieur l’Echevin Massin devait nous apprendre que le collège délibèrerait le 30 octobre sur l’avis à émettre par la ville. Mais sans attendre, encore… 

…Deux nouveaux centres de tri en perspectives pour la Rue de Gosselies ?
 

C’est  en effet ce qui pourrait bien arriver !

Ainsi, probablement au titre de militant pour l’environnement, j’étais sollicité ce mercredi 23 octobre par deux « investisseurs potentiels » qui souhaitaient connaître la filière à suivre pour ouvrir des centres de tri.

Le premier, Monsieur Didier Neven, de Roux et nouveau (co) ? propriétaire de l’ancienne « Boisellerie du Centre » imagine créer sur le site un centre de tri. A ce jour, les anciens bâtiments ont été rasés, un nouveau est en construction avec ou sans permis (?).  

J’ajoute que ce site doit faire l’objet d’une réhabilitation de la SPAQuE suite à une contamination des sols par divers métaux comme plomb, cuivre, cadmium, zinc et certains hydrocarbures, pollution liée à l’ancienne activité d’une miroiterie. (dossier sur http://www.walsols.be/pdfs/8198/359.pdf... de la page 27 à 33 : les conclusions) Le second, domicilé rue de Gosselies à Roux, le propriétaire du terrain contigu à celui de FRECAR, imagine aussi créer son centre de tri (indépendant, il s’active aujourd’hui dans le transport de bennes et containers). Selon ses dires, il aurait déjà pris quelques renseignements auprès de la DPA et serait sur le point de contacter un architecte. J’ai cru comprendre qu’il était aussi associé à Monsieur Neven. Bref, le charroi pourrait « animer » encore plus les rues de l’ancienne commune et lui assurer un monopole non enviable  en matière de reconversion post-industrielle. 

Un tri peut en cacher un autre ! 

frecarVu le bilan financier négatif présenté par FRECAR pour l’année 2006 (pertes nettes avant impôts : - 85.544 €) et autres indices, nous nous doutions que derrière sa nouvelle demande de permis unique se cachait un « tuteur ». Mes interlocuteurs de mercredi, sans doute membres de la « Déchets Connection », m’affirment avec beaucoup de certitude qu’il s’agit du groupe multinational SITA et de Mr Bricout, exploitant de la décharge de Monceau. Sans vouloir peser sur l’avis que vous aurez à donner sur le dossier FRECAR, en ma qualité de membre actif dans le comité « Roux Centre / Sart les Moines », j’ai estimé nécessaire de porter ces informations à votre connaissance.


Jacques Coupez
Ancien conseiller communal 

Un dangereux terroriste condamné? (ndlr)  

delforgeLe 28 mars dernier, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné par défaut Thierry Delforge (65 ans), militant syndical, à une peine d'emprisonnement assortie d'un sursis pour la moitié de la peine.

Début 2006, après la condamnation de dockers ayant participé à la manifestation contre un projet "Bolkestein" portuaire, présenté au Parlement européen de Strasbourg, un comité pour la défense des dockers est mis sur pied, à Bruxelles. "Avec deux amis, nous avons écrit à la peinture, sur le mur d'un entrepôt appartenant à la Ville de Bruxelles, la phrase "Libérez les dockers", explique Thierry Delforge.

Deux machettes, considérées comme des armes prohibées, sont retrouvées dans le coffre de son véhicule. "Je m'en sers uniquement pour débroussailler mon jardin en Ardenne. Un bidon d'essence qui aurait dû servir à remplir ma tronçonneuse a également été retrouvé dans le véhicule, ainsi qu'un drapeau palestinien...Militant syndical, fort motivé par l'Union soviétique, je ne cache pas mes opinions. On m'a donc pris pour un terroriste. Je suis d'ailleurs le seul à avoir été poursuivi".

Condamné par défaut pour avoir détruit un édifice  appartenant à autrui et pour détention d'armes prohibées, le Bruxellois a fait opposition de ce jugement. L'affaire sera examinée le 21 novembre prochain ( mercredi 21, 14 H, 50ème chambre du tribunal correctionnel de Bxl.NDLR). "J'ai reçu lundi mon billet d'écrou à exécuter dans les cinq jours,  mais le parquet a confirmé ce jeudi matin que je ne devais pas aller en prison". La Ville de Bruxelles s'est constitué(e) partie civile en réclamant 250 € pour le nettoyage du tag.

"Devant la démesure d'une telle peine pour un délit aussi mineur, il est difficile de ne pas conclure que c'est le militant syndical et associatif qui est condamné, et, à travers lui, tout le mouvement de contestation sociale" estime le collectif pour la liberté d'expression et d'association."
 
Thomas Longrie, La Capitale, 09.11.07
 

Membre d'une petite formation d'extrême-gauche, Thierry est présent dans toutes les manifestations: sans-papiers, réfugiés, défense des libertés individuelles et syndicales,.... Sa haute silhouette ne passe pas inaperçue. Les membres du PC ne peuvent que lui manifester toute leur sympathie et leur soutien. Cette condamnation nous rappelle qu'il ne fait pas bon être fiché. Le système vous rattrape lorsqu'il peut le faire. A bon entendeur , salut!


 Evolution : de GB à Carrefour

Comme nous le signalions dans un article précédent, Carrefour a pris le contrôle à 100 % du groupe GIB le 12 octobre 2000.

GBSept ans plus tard, nous allons tenter de tirer un bilan de l’activité de ce groupe.
Dès l’origine, la gestion à la « française » va déteindre sur le groupe « Carrefour Belgique » tout en partant du postulat suivant : « Lors de la mainmise du GB par Carrefour, il ne faut pas perdre les bénéfices de l’expérience du pays ». Fort bien, au départ, les produits GB restent dans les rayons, tout en étant progressivement remplacés par ceux étiquetés dorénavant « Carrefour ».

Les patrons mènent toutefois la politique commerciale traditionnelle pratiquée en France suivant les mêmes concepts et avec les mêmes assortiments de base.

Le directeur général devient français, ainsi que tous les postes- clés, à l’exception du directeur des ressources humaines, ancien de GB, pour mieux gérer la question des langues en Belgique.

Dès la reprise, le chiffre d’affaires va diminuer d’année en année. Il va de soi que la concurrence commerciale est de plus en plus grande, mais des erreurs commerciales sont commises dans les hypermarchés. Les Belges n’y retrouvent pas toujours les produits qu’ils ont l’habitude de consommer.

Cette dégradation du chiffre d’affaires n’est pas liée au coût des articles, puisque le groupe se trouve placé en deuxième position en ce qui concerne la politique des prix pratiqués. La perte de clientèle est due à de graves erreurs de stratégies commerciales et publicitaires. Les acheteurs ne trouvent pas toujours les articles annoncés dans les folders publicitaires. Les attentes aux caisses sont souvent très longues, et les ruptures de stock, fréquentes.

Il faut enfin souligner que Carrefour a été condamné récemment à 2 millions d’euros pour ne pas avoir honoré ses promesses publicitaires


Le Furet


GB : la grève a permis une solution négociée.

GB grèveEn contradiction totale avec le démenti qu’ils avaient fait paraître dans la presse dénonçant les « inexactitudes » contenues dans la motion votée par le Conseil communal de Charleroi à l’initiative de notre Camarade Malika El Bourezgui, Carrefour a nettement défini sa stratégie : la franchise .

Si les employés des magasins avaient accepté celle-ci d'emblée,ils auraient perdu  perdre sur tous les plans.

Il ne faut pas oublier qu’en ce qui concerne les rémunérations du personnel, elles sont correctes chez Carrefour, Delhaize, Colruyt et Makro, là où les délégations syndicales sont à l’offensive, puisqu’elles représentent 90 à 95 % des travailleurs.

Rappelons que  la convention 312 était appliquée chez GB, et représentait l’échelle 100 %.

Pourtant, avec l’arrivée de Carrefour, les nouveaux engagés passent à la convention 202 (échelle à 80 - 90 %).

Les employés payés par les franchisés, eux, sont soumis à la convention 201 (échelle à 70 %).

La perte était d’autant plus significative si l’on oubliait  que 65 à 70 % des emplois étaient des temps partiels. Si, autrefois, ces salaires permettaient aux couples d’arrondir leurs fins de mois, ils sont devenus aujourd’hui de réels salaires d’appoint pour permettre un confort vital minimum.

Il faut aussi savoir que les employés « franchisés » ne touchent pas de primes, et qu’ils travaillent 38 h  au lieu de 35 h, dans tout le secteur de distribution.

Pour terminer, l’absence de délégation syndicale empêche les représentants de ces travailleurs de lutter contre le travail en noir ou les heures supplémentaires non rémunérées et l’augmentation du temps de travail en ouvrant leurs surfaces commerciales le dimanche .


La franchise et Carrefour.

franchisésComme les supermarchés étaient individuellement déficitaires, Carrefour espérait faire passer un certain nombre d’entre eux à la « franchise ".

Carrefour en sortait alors, seul, gagnant :

- Les magasins restent dans les groupes comme franchisés (GB express)
- Les gérants franchisés sont obligés de vendre 100 % des produits portant l’étiquette « Carrefour », à l’exception des boucheries et traiteurs incorporés aux magasins qui paient toutefois une redevance de 3 à 5 % à l’enseigne Carrefour.

Comme nous le signalions plus haut, la grève déclenchée par les organisations syndicales s’appuyait sur les préalables suivants :

1. Pas de licenciement sec
2. Garantie que pas de modification structurelle de l’emploi durant la période nécessaire pour que les plans commerciaux portent leurs fruits
3. Un CCT qui permet de maintenir la concertation sociale chez Carrefour
4. La fermeture des magasins est programmée fin décembre 2007

La grève a changé les choses...la direction est enfin venue par la suite avec des propositions constructives et un projet d’accord qui répond aux préoccupations des travailleurs a pu être trouvé.

Pour connaître les modalités de cet accord, une visite sur http://www.setca.org/img/fr/db/Tract4CARREFOURgrèvepayante2.pdf s'impose.

Le Furet



 

22:17 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2007

L'Etincelle n° 24


La Poste : acter le désastre, ouvrir le champ des possibles

Après sa privatisation récente et la « libéralisation » à venir du secteur, La Poste n’a plus que les oripeaux d’un service public ; au détriment des travailleurs et des usagers. Il est utile de comprendre comment on en est arrivé là – et de poser les bases d’une reconstruction des fonctions collectives.

Premier temps : les années ’80 et ’90. Au nom de la rigueur budgétaire puis dans la perspective de la monnaie unique européenne, on corsète sévèrement l’investissement public. Les fonctions collectives en restent fragilisées. Là où on licencie des milliers d’enseignants, où on sous-investit dans les chemins de fer, dans le secteur postal on entreprend des « consolidations stratégiques » : pour pouvoir faire appel à de l’argent privé, les services publics seront désormais gérés comme des sociétés privées. Théoricien et acteur de ce processus, le ministre en charge des entreprises publiques de 1994 à 1999 n’est autre qu’Elio Di Rupo, le sémillant président du PS qui ne verra pas de contradiction à s’afficher quelques années plus tard au forum social de Porto Alegre. Le même Elio Di Rupo signera en 1999 l’arrêté ouvrant à la concurrence le secteur du courrier de plus de 350 grammes. La logique gestionnaire s’impose au sein du service public.

Seconde étape, la privatisation. En octobre 2005, l’Etat belge vend la moitié du capital moins une action à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Partners ». Qu’est-ce que CVC ? Tout simplement un représentant typique du capitalisme financier. Un des plus gros aussi : doté d’un capital de 20.9 milliards d’euros, ce groupe possède actuellement 44 entreprises – allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par les services IT et la cordonnerie –, dont dépendent 309.000 employés. Business ? Racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values. Ajoutons que les conditions de la vente de La Poste sont particulièrement défavorables à la collectivité. Au moment de la vente, l’entreprise a, en effet, été valorisée à seulement 600 millions d’euros – l’apport en capital du consortium privé n’aura donc été que de 300 millions –, une somme particulièrement peu élevée quand on sait que le seul montant de son patrimoine immobilier – prudemment évalué à son prix d’achat – est de 470 millions d’euros, que la poste belge a un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards d’euros ou que la poste danoise, pourtant plus petite que son homologue belge est évaluée quant à elle à un milliard d’euros.

Les choses ne s’arrêtent cependant pas là : un dividende annuel de 10 millions d’euros est garanti, par contrat, au consortium. Si les bénéfices ne sont pas suffisants, une réduction de capital sera opérée pour satisfaire son appétit (et, bien sûr, l’Etat fédéral continue de verser chaque année une dotation d’un montant de 290 millions d’euros pour satisfaire aux exigences du « service universel »). Enfin, le contrat prévoit le droit pour CVC de revendre ses parts (soit 25 % du capital) en bourse dès 2009. Le PS, qui fait aujourd’hui des communiqués déplorant cette entrée en bourse, aurait été mieux inspiré de poser son veto à la clause du contrat à l’époque où ce dernier a été approuvé par les autorités belges. Il est vrai que la plupart des parlementaires n’ont découvert le contrat et n’ont pu en débattre qu’à la fin du mois de janvier 2006,... après sa signature définitive. Certains d’entre eux se sont étonnés ? Il était trop tard.

On doit cependant se poser la question des raisons qui ont poussé à la conclusion d’un contrat à ce point déséquilibré en faveur du consortium privé. Peut-être une explication se trouve-t-elle dans le fait que Johnny Thijs, patron de La Poste a été, entre 1999 et fin 2004, membre du « conseil d’avis » belge de CVC, fonction dont il a démissionné moins d’un an avant l’entrée de CVC au capital de La Poste. Il semble d’ailleurs que M. Thijs n’ait pas à se plaindre de son nouvel actionnaire puisque son salaire a atteint 900 000 euros en 2006.

Troisième étape, le Parlement européen a voté au début de ce mois de juillet 2007 la « libéralisation » totale du marché postal en 2011, annonçant la mise en concurrence généralisée. Plus aucun monopole public ne sera d’application dès cette date; toute entreprise pourra proposer ses services sur le marché postal. Qu’il s’agisse d’une authentique aberration économique (il coûte beaucoup moins cher d’organiser un service postal de façon publique) et d’un drame social de premier plan n’a pas ému les eurodéputés qui, à l’exception des Verts, des Communistes et des Socialistes belges et français, ont voté en masse pour le projet de directive.

On le voit, le processus de marchandisation – c’est-à-dire dire le passage d’une logique de bien commun à celui de rentabilité privée – et celui de privatisation ont été de concert, se nourrissant l’un l’autre.

Les conséquences de ce processus sont connues même si elles risquent de s’aggraver encore bien plus profondément dans les années à venir. La privatisation du service public représente d’abord une dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel de La Poste, notamment dans le cadre du plan Géoroute 2. Là où l’emploi public a pu – et pourrait à nouveau si on le voulait – tirer à la hausse la norme de l’emploi, il contribue désormais à la précarisation généralisée de la société, en augmentant la charge de travail (cette postière qui s’est suicidée en juin à Waremme devait, selon la délégation syndicale, consacrer 12 heures à sa tournée) ou en recourant massivement à l’intérim. La privatisation représente aussi une réduction de l’emploi : plus de 10 000 postes auront été supprimés au cours de la présente décennie. La privatisation, c’est aussi une réduction conséquente du service à l’usager et du rôle social de La Poste : 277 bureaux de poste ont été fermés ou vont l’être à court terme, représentant chaque fois l’abandon par les pouvoirs publics d’un quartier ou d’un village. Les facteurs n’ont plus le temps de faire autre chose que de distribuer le courrier à toute vitesse. 2500 boîtes aux lettres ont été supprimées depuis 2003 car jugées « non rentables ». Enfin, on constate une augmentation du prix des timbres. Tout cela a pour conséquence un « beau » bénéfice de 174 millions (avant impôt) en 2006.

La logique marchande qui est désormais celle de La Poste est aussi celle d’une grave irresponsabilité écologique alors qu’on pourrait attendre d’un service public qu’il joue un rôle moteur dans la transition écologique que nous devons effectuer à très brève échéance. La Poste a ainsi renoncé au transport ferroviaire pour se tourner vers le tout-routier et bâtir ses nouveaux centres de tri en bordure des autoroutes.

Avec la « libéralisation » totale (mais de la « liberté » de qui parle-t-on ?) annoncée, donc, pour 2011, seront en outre perdues la péréquation tarifaire (le principe qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service), probablement les facilités de diffusion des périodiques – pourtant condition essentielle de la liberté d’expression et du pluralisme démocratique – et quelques autres petites choses.

Si l’on veut se donner une chance de contrer ce phénomène, il faut se demander comment il a pu se produire, comment on a pu tomber si bas. La fragilisation des services publics par des années de sous-investissement n’explique pas tout. Leur colonisation clientéliste par certains partis politiques pas entièrement non plus.

En fait deux questions importantes doivent être posées. D’une part, comment la social-démocratie a-t-elle pu en arriver à faire exactement l’inverse de ce pour quoi ses électeurs la mandataient ? Car, même si ses représentants ont finalement voté contre le texte approuvé au début de ce mois par le Parlement européen, il faut se rappeler que le PS a joué un rôle de tout premier plan dans le démantèlement du service public postal, cautionnant non seulement, au sein des coalitions successives, les reculades qui ont mené les unes après les autres à la situation actuelle mais s’en faisant même parfois l’agent. Aujourd’hui, le PS, notamment par la voix du député européen Alain Hutchinson, crie au désastre. Quelle crédibilité peut-on leur accorder ? Certes, en politique, on a le droit de se tromper ; on a aussi le droit de changer d’avis. Mais, ne serait-ce que pour la lisibilité du débat public, il convient alors de reconnaître ses erreurs et d’assumer les conséquences de ses changements de cap. Au-delà de cela, il nous faut cependant aussi nous demander si le problème ne vient pas d’une conversion idéologique du PS qui préfère le plus souvent s’accommoder de la logique dominante et, en tout état de cause, n’assume plus la lutte des classes inscrite à l’article premier de ses statuts.

D’autre part, on est fondé à se demander comment l’idéologie du capitalisme a pu pénétrer tellement profondément parmi la population, au point de faire accepter à des millions des personnes des « réformes » dont elles sont les victimes directes ? C’est là le nœud du problème : face aux sirènes de l’individualisme forcené dont il faut admettre qu’il séduit largement même s’il laisse la plupart de ses rêveurs au bord du chemin, il faut susciter une adhésion majoritaire à un nouveau projet collectif.

Pour ce faire, il ne suffit pas de montrer et de démontrer par toutes les ressources de l’argumentation l’impasse dans laquelle nous sommes engagés, de faire connaître au plus grand nombre les tenants et aboutissants de cette situation, le processus qui y a conduit. Il ne suffit pas non plus de mettre devant leurs responsabilités nos élus et de faire tomber certains masques (qui sont par exemple ces « humanistes » qui prétendent « mettre l’humain au cœur de la politique » mais votent comme un seul homme pour la libéralisation du secteur public ?). Il convient surtout de mettre sur pied des alternatives, de montrer que d’autres mondes sont possibles, que l’organisation collective des services publics est plus juste, plus efficace, produit une plus grande quantité de bien-être collectif à un coût moindre tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs. Il convient enfin de bâtir un nouveau rapport de force politique au niveau européen permettant d’imposer la voix des centaines de millions de personnes qui subissent les conséquences désastreuses de la politique du tout-au-marché.

Pierre Eyben, Secrétaire politique de la Fédération liégeoise du Parti Communiste
François Schreuer, Membre du collectif « Le pouvoir nous veut triste »,


 L'orange-bleu, fruit indigeste.

orange bleu1Quatre mois déjà depuis les élections! Une série de tentatives de former un gouvernement fédéral apparaissent comme autant d’échecs. Mais il est révélateur que le premier accord enregistré par l’orange-bleu va dans le sens des exigences libérales.

Le président du MR, Didier Reynders, a pu se féliciter des décisions prises en matière d’immigration économique,  politique menée à la carte en fonction des besoins immédiats du patronat et qui constitue une scandaleuse ponction dans les richesses intellectuelles des pays de l’Est et du Sud. Cela en dit long sur la dérive sarkoziste que l’orange-bleu promet au pays : déréguler et privatiser plus loin, plus vite, mettre les citoyens en concurrence, casser les conventions collectives, etc… Cette politique ne permettra évidemment pas de répondre aux attentes des populations. 

Mais donc, il y a BHV. Sur quel nouveau compromis cela débouchera-t-il ? Il faudrait faire confiance à l’ingénierie politique des négociateurs. D’autres dangers pèsent sur la population. Récemment, une pétition intitulée « Sauvons la Solidarité » a été lancée, soutenue par les syndicats. Elle dit refuser que « le principe de base de solidarité soit remplacé par la concurrence et l’égoïsme ...»

Restant attaché à un fédéralisme démocratique, luttant pour des réformes de structures progressistes, les communistes de Wallonie et Bruxelles invitent leurs membres et sympathisants à soutenir cette initiative. Parce que nous considérons que derrière les tensions communautaires, se dessine la scission, et ensuite, la mise à mort de la sécurité sociale, des conventions collectives, du droit du travail...

N’en déplaise aux principaux responsables politiques francophones, unis dans un front interclassiste fragile et sans substance, tantôt refermés sur le « non » à tout,  tantôt cédant à la surenchère démagogique, nous répétons que la gauche doit en revenir à ses fondamentaux, donner un contenu à de nouvelles et nécessaires avancées sociales, démocratiques et écologiques.

A l’inverse des politiques menées depuis des années et des choix de gestion annoncés par l’orange-bleu, nous affirmons

- qu’un emploi stable et justement rémunéré doit rester un droit pour tous ;

- que des salaires, pensions, retraites et minima sociaux valorisés restent le plus sûr moyen de lutter contre la vie chère, singulièrement quand les prix et les profits explosent scandaleusement ;

- que les services publics doivent être défendus et démocratisés,  que leur champ doit être étendu ;

- que la sécurité sociale, le système de santé doivent être développés.

Les moyens existent à condition d’utiliser l’argent autrement, pour une croissance du progrès social préservant les ressources naturelles. La gauche doit prendre ses responsabilités. Les communistes, avec qui le veut en Belgique, avec le Parti de la gauche européenne au niveau de l’Union, lutteront pour des alternatives au capitalisme pouvant ouvrir la voie à un projet de société alternatif.

 

Orange bleue_2


Le Comité central du Parti communiste Wallonie-Bruxelles

Chômage, des chiffres affolants !

Décidément, loin des discours optimistes, Charleroi n’arrive pas à décoller sur le plan économique, et, ce, malgré les sommes investies dans la région dans le cadre des subventions importantes reçues de l’Europe.

Palmarès du chômage à Charleroi en août 2005 : 

- Farciennes 31,73 %
- Charleroi 30,72 %
- Châtelet 28,92 %
- Fontaine L’Evêque 24,66 %
- Chapelle-lez-Herlaimont 24,42 %
- Anderlues 24,41 %
- Courcelles 24,21 %
- Fleurus 23,35 %
- Aiseau 23,20 %
- Thuin 16,27 %
- Pont-à-Celles 15,15 %
- Gerpinnes 14,22 %
- Les Bons Villers 13,92 %
- Lobbes 13,56 %
- Ham-sur-Heure – Nalinnes 12,8 %

Ces chiffres démontrent à eux seuls que l’ancien bassin industriel n’arrive pas à se redresser .

D’autre part, la périphérie (de Thuin à Ham-sur-Heure – Nalinnes) connaît, elle aussi, un chômage nettement supérieur à la moyenne nationale. Ces communes accueillent pourtant des habitants aisés financièrement, qui abandonnent le centre des villes à des populations de plus en plus déshéritées.

Le phénomène peut aussi être valable pour des populations nettement moins favorisées, qui trouvent là, peut-être, un logement à coût moins élevé.


MalikaAprès les récents événements des rues Fesler à Marchienne et Turenne à Charleroi, Malika El Bourezgui écrit à M. Viseur, bourgmestre de Charleroi


Monsieur le Bourgmestre,
 
 

J’ai été très attentive aux diverses interpellations qui viennent d’être faites par mes collègues sur le drame récemment survenu à la rue Fesler à Marchienne et je me permets d’apporter quelques réflexions.  

La situation difficile de Marchienne que nous évoquons aujourd'hui ne date pas d'hier. Elle ne s'est certainement pas installée du jour au lendemain mais progressivement et on est en droit de s’interroger sur le temps de réaction des autorités communales pour reconnaître la gravité de la situation et tenter de la redresser.

Le drame qui s'est produit et qui était pratiquement prévisible n'a fait que mettre sur la place publique la réalité de la situation de Marchienne.
 
  Que dire aussi de la situation interpellante de la rue Turenne à Charleroi ou des alentours de la place Buisset où l’on n'ose plus circuler après 18 heures. 

Pour développer de véritables solutions à long terme, il faut bien entendu considérer le contexte socio-économique et environnemental défavorable de Marchienne qui est une des principales causes de la multiplication des trafics de tout genre.

Face à la précarité, beaucoup sont tentés par le business de la drogue pour se faire rapidement beaucoup d'argent et espérer une vie meilleure. (Parmi ceux-là évidemment, on retrouve des personnes en situation irrégulière, mais de là à en conclure qu’ils sont les principaux responsables, ce serait simpliste car l’analyse des faits est plus complexe qu’il n’y paraît.  De plus, ces propos sans nuance risquent de stigmatiser une population et d’engendrer des tensions dangereuses entre les diverses communautés). 
 
index-drogues

Voir errer dans les rues des jeunes gens ravagés physiquement, mentalement et de plus en plus nombreux à sombrer dans la déchéance humaine, est insupportable.
Voir des dealers dont la plupart sont aussi toxicomanes exploiter la détresse humaine et faire leur business en plein jour dans les rues avec toutes les nuisances que cela engendre, c'est également insupportable. 
 

A titre indicatif, il faut savoir que le prix d’1 gramme d’héroïne est de 25 € et de 50 € pour 1 gramme de cocaïne.  La consommation quotidienne d’un toxicomane varie entre 100 et 200 € par jour et parfois plus.  Il n’y a pas de repos du samedi, du dimanche, ni de jour férié, c’est tous les jours.  On imagine aisément l’énergie que les toxicomanes doivent dépenser et les ruses qu’ils doivent déployer pour trouver jour après jour ces sommes importantes.   

Cela indique bien qu’au-delà de l’aspect sécuritaire, il faut absolument accorder aussi plus de moyens humains et financiers à la prévention et l’assistance pour la réinsertion sociale bien qu’il faut reconnaître que des efforts dans ce domaine ont été consentis, mais toujours insuffisamment. 

Un exemple, l'asbl Transition à Gilly qui est le seul centre de sevrage de l’entité de Charleroi ne compte que 8 lits et une liste d'attente de plus de 6 mois. Trempoline à Châtelet a une capacité maximale de 40 lits en post-cure, c’est-à-dire après sevrage complet.  C'est trop peu pour la ville de Charleroi. 
 

J'en appelle ici à nos élus fédéraux et régionaux pour qu'ils réclament sans relâche plus de moyens humais et financiers afin de renforcer non seulement l’aspect sécuritaire mais également les aspects « prévention et accompagnement » indispensables pour lutter efficacement contre la consommation problématique de drogue.   J'ai pris bonne note des diverses mesures qui ont été décidées pour tenter d'endiguer le fléau qui gangrène Marchienne.

Mais, le nerf de la guerre n'est-il pas l'argent ? Personne n'ignore que le trafic de la drogue génère des flux financiers colossaux qui doivent forcément transiter quelque part. Quelles sont donc les possibilités pour les autorités communales d’obtenir plus de contrôle du blanchiment de l'argent sale de la drogue et des patrimoines douteux à Charleroi?  
  Je vous remercie de votre écoute.    

El Bourezgui Malika, Conseillère communale communiste (élue sur la liste Ecolo)


COMITE DES RIVERAINS SUR LE SUIVI DE LA QUALITE DE L’AIR A CHARLEROI  
cokerie-de-carsid

 
Jacques Coupez   Président 36, rue de Marchienne 6044 Roux  071 454 414   0472 277 349 jacques.coupez@skynet.be Michel Debaise Chemin des Goulettes, 17 6032  Mont-sur-Marchienne 071470872 - 0497 131917 m.debaise@skynet.beAlbert Pierard Rue des Piges 245 6031 Monceau sur Sambre 071 329 726  0475 823 117 lebertje@tele2.be

Charleroi, le 21 septembre 2007        Objet: Fermeture de la Cokerie chez Carsid 

Madame, Monsieur     

Comme suite à l’annonce faite hier par le Président de Duferco, Antonio Gozzi, de fermer définitivement la cokerie de  Marchienne fin novembre, le comité de riverains tient à signaler : 
  •  Qu’il prend acte de la décision annoncée par le conseil d’administration de Carsid
  • Qu’en aucune manière il ne peut être tenu responsable d’une décision découlant d’une situation dans laquelle pas plus les riverains que les travailleurs de l’entreprise ou les  organisations syndicales n’ont eu leur mot à dire.
  • Qu’il a toujours défendu la cohabitation de l’industrie dans le tissu urbain mais dans le respect des normes environnementales  en vigueur, normes qui sont réfléchies par l’Organisation Mondiale de la Santé, imposées par l’Europe et transposées dans notre législation.
  • Que dans le cas de la cokerie, ces normes étaient très largement dépassées et étaient la conséquence d’un abandon du suivi indispensable à la maintenance de l’outil, par les directions successives de la sidérurgie.

Dans l’état actuel de ses connaissances, le comité se félicite que la fermeture ne soit pas le corollaire d’un drame social. Au contraire, la pérennisation des outils à Charleroi et l’emploi semblent assurés avec les investissements annoncés et la fabrication de produits à haute valeur ajoutée. Dans un concept de développement durable, cela ne pourra que concilier économie et écologie.


  GB solde : employés et clients doivent refuser de payer la note 
signCarrefourGroup

Volkswagen, Kraft, Opel,  Inbev, et maintenant GB qui a annoncé la fermeture de 16 de ses magasins dont 2 dans notre région : Gilly et Anderlues........ la série continue. On finirait presque par trouver ces fermetures banales et inévitables. Elles ne sont ni l’un ni l’autre. La restructuration annoncée n’est pas banale car ce sont 900 emplois directs qui sont touchés, 900 hommes et femmes et leurs familles sacrifiés au nom du profit. Elle n’est pas davantage inévitable. 

La multinationale Carrefour (actionnaire à 100% de GIB) ne perd pas d’argent mais tente de maximiser ses profits.  Pour ce faire, elle est occupée à franchiser un maximum de ses enseignes (202 des 280 supermarchés GB sont déjà exploités par des franchisés). Elle veut franchiser car cela permettra d’avoir des employés moins protégés socialement (pas de représentation syndicale, travail le dimanche,…) et moins bien payés (jusqu'à 20-30% de moins). 

En adaptant sa réglementation (entre autre sur les conventions collectives), l’Etat pourrait empêcher ce gâchis.
 Mais il faut aller plus loin. Le problème est qu’aujourd’hui ce sont des multinationales qui contrôlent la grande distribution.  La multinationale Carrefour est présente dans 29 pays avec 12.000 magasins. Liquider 16 magasins et 900 employés ne pèse rien au regard de possibles bénéfices.  Nous sommes les otages de cette logique boursière.

Contrairement à ce qu’ils clament à coup de publicités, les géants de l’alimentation ne se soucient pas de rendre la vie moins chère aux consommateurs. La différence entre le prix de vente et celui payé au producteur est souvent gigantesque.  Producteurs, travailleurs et consommateurs sont les victimes de cette course effrénée au profit.
  

* Nous apportons notre soutien total aux travailleuses et aux travailleurs menacés de licenciement.

*Nous réclamons le maintien des emplois et des petits supermarchés GB de proximité bien appréciés par les consommateurs locaux.

* Nous réclamons les mêmes droits sociaux et syndicaux qu’au sein de GB pour les travailleurs des entreprises franchisées ce qui implique une représentation syndicale dans les petites et moyennes entreprises.

* Nous proposons de rediriger les aides publiques vers les petites entreprises et non plus vers les multinationales et d’investir dans des coopératives actives dans la distribution de produits locaux.   Fédération de Charleroi du Parti Communiste

 

22:13 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/08/2007

L'Etincelle n° 23

l'Etincelle

fethumaaffiche2007

Pour en savoir plus, une visite sur http://asblleprogres.skynetblogs.be/

s'impose



Le Conseil communal de Charleroi soutient les travailleurs du GB de Gilly.

MalikaSuite à l'annonce par la société Carrefour de la fermeture des magazins GB de Gilly et d'Anderlues qui occupent respectivement 57 et 43 travailleurs, j'ai interpellé le Collège échevinal sur les conséquences à la fois sociales, humaines et environnementales de cette annonce. Au travers de cette interpellation, je soulignais le fait que suite à la politique commerciale et pour le moins hasardeuse de la société Carrefour, quelque 900 emplois seraient perdus dont 90 dans les hypermarchés Carrefour. D’autre part les syndicats disposaient de peu de marge de manœuvre devant les propositions patronales (la pré-pension à 55 ans alors que l'âge moyen des travailleurs varie entre 40 et 45 ans ). Se pose aussi la question majeure des mi-temps  nombreux dans l’entreprise;  Comment pourraient-ils atteindre le plafond de carrière requis ? Qu’en serait-il de la prime de départ ?Ces liquidations surviennent alors que le groupe Carrefour a réalisé en 2006 un chiffre d'affaire de 78 milliards d'euros, engrangeant un bénéfice de 2,3 milliards. Le groupe réalise 23 millions de bénéfices et dispose d'une réserve en trésorerie de 1, 5 milliard d'euros. Par rapport à son concurrent Delhaize, la productivité des employés de Carrefour est sensiblement plus importante : pour une rémunération moindre (40.800 euros contre 41.100 chez Delhaize), le chiffre d'affaires par travailleur est de 350.000 euros chez Carrefour contre 305.000 chez Delhaize.Je précisais également le fait que le magasin de Gilly était considéré comme « magasin pilote », le laboratoire du groupe, un exemple de gestion pour les gérants des pays voisins, qu'un récente enquête le classait en outre troisième magasin le moins cher de la région de Charleroi après le Makro de Lodelinsart et le Colruyt de Dampremy, qu'il ne s'agit donc pas d'une entreprise en difficulté ou d'un « canard boîteux », mais du scénario d'une restructuration d'envergure et d'un agenda caché.J'invitais les autorités communales à :

- marquer leur soutien aux travailleurs du GB de Gilly et aux organisations syndicales dans le cadre des négociations relatives à l'emploi;- demander à la société Carrefour de réexaminer la situation afin de trouver une solution alternative à la fermeture annoncée.

- de s'engager à lutter contre la désertification des centres urbains;- et de s'opposer à l'ouverture continue et sans cesse croissante de nouvelles enseignes 

En réponse à mon interpellation, il m'a été demandé de rédiger une motion, motion qui, sans mon insistance (considérant l'échéance des négociations en fin septembre), a failli ne pas être présentée d'une part en raison de problème de communication de la proposition de texte au niveau de l'Administration et d'autre part, en raison de discussions sur le contenu de la motion.Ainsi à la demande insistante des chefs de groupe de la majorité (particulièrement du MR) et afin d'obtenir leur accord pour le vote, j'ai dû accepter la modification du texte de la motion (portant notamment sur la situation financière du groupe Carrefour) qui élude en grande partie le fond du problème.   Ci-après vous pourrez lire le texte de la motion qui a été votée. 

PROPOSITION DE MOTION  : 

 

Le 20 juin dernier, la société carrefour annonçait la fermeture prochaine des magasins GB de Gilly et d’Anderlues qui occupent respectivement 57 et 43 travailleurs. La presse a fait état de la fermeture de 16 magasins GB intégrés par la société Carrefour.  En ce qui concerne le magasin de Gilly, il est considéré comme « magasin pilote », le laboratoire du groupe, un exemple de gestion pour les gérants des pays voisins. Une récente enquête le classait en outre troisième magasin le moins cher de la région de Charleroi après le Makro de Lodelinsart et le Colruyt de Dampremy.  Cette fermeture aura des conséquences à la fois sociales et humaines, mais aussi, probablement, environnementales.  

 

- Sur le plan humain, c'est un magasin de proximité, facile d'accès et fréquenté notamment par une population relativement âgée donc difficilement mobile qui risque de fermer. - Sur le plan social, c'est un drame pour le personnel composé de travailleuses et de travailleurs « relativement âgés » qui n'ont que peu -si pas aucune- possibilités de reconversion.  

 

- L'autre aspect du drame social est le risque d'une franchisation qui permettrait certes de conserver un magasin in situ mais exclurait l'essentiel du personnel actuel à moins que les employés ne concèdent des sacrifices qui les placeraient dans des conditions sociales, pécuniaires et de travail déplorables.  

 

- Enfin, si le site est abandonné, le coeur de Gilly risque de se retrouver confronté à un nouveau chancre pour un certain temps. Compte tenu du fait que des délais de 60 jours et de 30 jours sont prévus pour des négociations, dans un premier temps, globales concernant tous les magasins et dans un second temps, au cas par cas, la décision de fermeture devrait intervenir à la fin septembre.  

 

Dés lors, le Conseil communal de Charleroi réuni en séance ce 27 août 2007, après avoir pris acte de l'annonce de la fermeture du GB de Gilly, décide à l’unanimité :

de marquer son soutien aux travailleurs du GB de Gilly et aux organisations syndicales dans le cadre des négociations relatives à l'emploi et de demander à la société Carrefour de réexaminer la situation afin de trouver une solution alternative à la fermeture annoncée.   

 

EL BOUREZGUI Malika, Conseillère communale, membre du Parti communiste, élue sur la liste ECOLO  

 A l'approche de l'échéance des négociations, je réinterpelle à nouveau les autorités communales, par une question écrite, sur les suites de leurs démarches auprès de la société Carrefour et les résultats obtenus. 

 

GILLY

Le GB vit ses derniers jours

Gilly sera fermé dans deux semaines. Écolo revient sur la motion du conseil communal alors que les travailleurs et clients font leur deuil de leur supermarché.

Le compte à rebours a commencé au GB de Gilly. C'est dans deux semaines que le point de vente du groupe Carrefour fermera ses portes, comme quinze autres intégrés du réseau. Il occupe 57 travailleurs.

Au dernier conseil communal de Charleroi, une motion de soutien a été votée à l'unanimité. Les mandataires y marquent leur solidarité aux membres du personnel et aux organisations syndicales. Ils demandent aux actionnaires de réexaminer la situation. «La mouture initiale était plus revendicative, plus agressive vis-à-vis de Carrefour, confie Malika El Bourezgui, du groupe Écolo ( membre du Parti communiste) qui a défendu la motion. Mais les groupes de la majorité nous ont demandé de l'adoucir pour pouvoir l'adopter. Par exemple, la présence de données financières les gênait: je n'avais fait que reprendre des chiffres qui figurent sur le site internet de Carrefour. Mettre les bénéfices en regard des pertes d'emploi paraissait indécent à certains. On m'a donc demandé d'escamoter les chiffres, sous peine de recaler ma motion.» Plutôt que de ne rien concéder du tout, Écolo a accepté de négocier. Le prochain conseil sera en effet postérieur à la fermeture.

Magasin pilote,

et pourtant...

«Au sein du groupe GB, Gilly est considéré comme un magasin pilote. Il apparaissait comme un laboratoire, explique Malika El Bourezgui (membre du Parti communiste), au point d'être cité comme un exemple de gestion auprès des gérants des pays voisins. Ce statut ne l'a pas empêché de se faire sacrifier. Son niveau de prix ne jouait pas non plus contre lui. C'est ainsi qu'une enquête récente le classait en troisième position dans l'échelle des coûts de la région de Charleroi après un hypermarché et un point de vente d'une enseigne de discount.»

Les verts craignent des conséquences humaines et environnementales au-delà du drame social. Humaines parce que la disparition d'un magasin de proximité ne manque jamais de causer des problèmes à une clientèle âgée, difficilement mobile. Environnemental en raison du chancre que l'absence de reconversion risque de laisser au coeur de Gilly. Quant au passage en franchise du supermarché, il laissera indéniablement des travailleurs sur le carreau à défaut de concessions salariales. Gilly vit donc ses derniers jours. Dans la douleur.

D.A. (Extrait de Vers l'Avenir du 7 septembre 2007)


Historique de GB  et de son contrôle par CARREFOUR :  

nouveau gb

1959 : Ouverture du premier super marché GB à la place Verte à Anvers. 

1960 : Grand Bazar d’Anvers crée la société Supermarché GB

 

1961 : Création de la S.A Superbazars pour permettre le lancement des premiers hypermarchés.

 

16/09/61, ouverture du premier Hyper à Auderghem.

 

1968 : Regroupement du Grand Bazar d’Anvers et de la S.A. Supermarché GB dans la S.A GB-Entreprises

 

1969 : La S.A Superbazars rejoint GB-Entreprises. Le Bon Marché et l’Innovation se regroupent.

 

1972 : Inno-Bon Marché absorbe Priba et sa filiale Unic (franchise)

 

1974 : 1re février, fusion de GB-Entreprise et de Inno-BM-Priba. Naissance de GB-Inno-BM.

 

1982 : GB-Inno-BM, naissance des enseignes Maxi-GB & Super-GB

 

1985 : Naissance des « Entités opérationnelles » (distribution de masse- restauration – distribution spécialisée).

 

1987 : Novembre, GB-Inno-BM rachète Sarma-Nopri à l’américain JC Penney.

1988: GB-Inno-BM devient GIB Group. 

1989 : GIB Group investit dans le bricolage au USA, en achetant Hardware et Scotty’s.

 

1990 : Juin : Arrivée de Diego du Monceau de Bergendael.

 

1991 : Diego du Monceau devient Président du comité exécutif et Pierre Scohier (Cobepa), Président du conseil d’administration.

 

1992 : Janvier : GIB Group vend Pizza Hut Belgique à Whitbreab et Transcontinental (agence de voyage) à Hollande International.

 

1993 : Juin : Quick est côté en bourse de Bruxelles.

Septembre : Plan de restructuration Maxi & Super-GB (suppression ¼ des effectifs).           

 

1994 : Octobre : Inauguration du premier Hypermarché Bigg’s à Waterloo.

 

1995 : Juin : Promodes prend 25% dans le capital du groupe Mesdagh

Octobre : La chaîne de bricolage au USA, Handy Andy est cédée pour 1 franc à son management. Coût de l’opération, une perte de  5 milliards de francs belge (123.946.762 €).

Novembre : Alliance avec Promodes.

Décembre : Christiaensen est vendu à Mosa Toys (jouet). GIB Group reste propriétaire de l’enseigne.

 

1996 : Vente des 25% détenus dans la chaîne de bricolage britannique « Homebase » et les 60% détenus dans la FNAC  France.

Septembre : 2 magasins Mestdagh (Wavre – Jemeppe) installent Champion.

 

1997 : Janvier : L’enseigne Sarma ferme ses portes – Hema (groupe Hollandais) en reprend 16.

Juin : Ouverture du premier Super-GB Partner à Fleurus. Dans les 3 ans, les enseignes Unic et Nopri disparaîtront.

Octobre : Pearl Vision (optique) est cédée au groupe Hollandais Pearle Trust.

Novembre : Naissance de l’enseigne GB Express à  la gare du Midi à Bruxelles.

 

1998 : Janvier : Séparation de la division alimentaire GB Group SA et prise de participation de Promodes à hauteur de 27.5% - Roland Vaxelaire devient Administrateur Délégué.

Juin : Scotty’s (bricolage en Floride – USA) est vendu à un groupe d’investisseur américain. GIB Group n’a donc plus de chaîne de bricolage aux Etats-Unis.

Septembre : Naissance de Ready Store (@ commerce) – Ouverture du 1er Contact GB à Tamines.

1999: Mai : Norauto acquiert 22.5 % d’Auto-5.

Octobre : Disport signe un accord de Join Venture (50/50) avec les Britanniques de Sport Soccer.

 

2000 :  Le 20 mai : Grève Générale dans l’entreprise (P.A.B)

Le 25 juillet : Carrefour annonce sa volonté de reprendre GB Group à 100%.

Le 12 octobre : Après l’accord des autorités européennes sur la concurrence, Carrefour achète à GIB Group les 72.5% restant de GB Group, pour un montant de 27 milliards de francs belge ( 670 millions €). La branche « @commerce » Ready Store reste toutefois chez GIB Group .GB devient « Carrefour Belgium ».

 

2001 : 17 mars : Grève Générale dans l’entreprise (Statut cadres-statut délégation syndicale)

30 mai : Ouverture de  17 magasins sous l’enseigne Carrefour. Pour la région : Bomerée. 4 magasins drapeaux : Bomerée – « bigg’s » Waterloo et Kuringem – Drogenboos.

31 mai : Fermeture du  Maxi de Gerpinnes.

29 août : Ouverture de  16 magasins sous l’enseigne Carrefour. Pour la région : Gosselies.

05 octobre : Grève de 08h30 à 17h00 à Gosselies (Problèmes internes)

10 octobre : Ouverture du Super d’Anderlues

24 octobre : Ouverture  des derniers « Carrefour ». Pour la région : Jumet.

30 novembre : Gilly ouvre à 9h30 au lieu de  08h30 en solidarité avec Colruyt Gilly concernant les négociations de secteurs.

01 décembre : Grève Générale dans les  3 commissions paritaires commerce (312-311-202).Bomerée – Jumet - Gosselies – Anderlues & Gilly fermé.

 

2002 : Janvier & Février : Nombreuses grèves et arrêts de travail dans les magasins (principalement à Bruxelles – B.W.-Anvers)

04 février : Grève à Gosselies.

 

2003 : Novembre : Début des travaux de transformation du Super GB (réduction de la surface de vente)

 

2004 : 24 février : Réouverture du Super de Gilly « nouvelle formule »

setca

Travail de synthèse réalisé par Alain Goelens, permanent Setca-Charleroi, responsable du secteur « Grands magasins »
 

Merci à Alain de nous avoir fourni cette importante documentation qui illustre mieux que tout la concentration des enseignes, l’absorption de certaines autres et à partir du début 90, les effets de la prise de pouvoir par Carrefour et surtout des actionnaires pour lesquels ne compte que le rendement de leurs placements financiers.

 Robert TANGRE 

RESTRUCTURATION GB (Carrefour Belgium)

 

 Information générales :  

Le 20 juin à 13h, la direction Supermarché GB , réunit  un Conseil d’Entreprise extraordinaire et annonce un plan de restructuration des « Super GB intégrés » avec comme conséquence la fermeture de  16 magasins ( 7 en Wallonie – 2 à Bruxelles – 7 en Flandre) et le licenciement de  900 personnes, la procédure dite « Renault » vient d’être entamée.

 

Le  jour même à 15h la direction Hypermarché convoque un CE extraordinaire pour informer de la décision de Super-GB.

 

Le 21 juin, le magasin de Quiévrain est en grève toute la matinée.

 

Le 22 juin, le magasin de Quiévrain est fermé, ainsi que celui de Dendermonde. Le personnel de Gilly est à l’arrêt , mais  le magasin reste ouvert de par la volonté des grévistes.

 

Le 26 juin, le SETCA-BBTK, réunit un intersiège fédéral et décide de ne pas négocier pendant la période de juillet et août, étant donné que la majorité du personnel sera en congé. L’intersiège exige également un plan commercial crédible non seulement pour Super mais également pour Hyper et refuse le moindre licenciement sec du personnel.

 

Le 30 juin , une manifestation à Tournai rassemble plus 700 personnes pour la sauvegarde de l’emploi et du magasin « centre ville »

 

Le 30 juin, le Super GB d’Anderlues  est fermé toute la journée, suite aux provocations faite la veille par le directeur du magasin.

 

Le 02 juillet, à l’occasion d’un deuxième Conseil d’Entreprise extraordinaire, plus de 650 personnes provenant des différents magasins en « restructuration » viennent manifester leur mécontentement. Le C.E se terminera très rapidement, faute de procès-verbal pour la réunion précédente dû à un problème dans le système de traduction et le fait que la direction a laissé le personnel à l’extérieur sous une pluie battante.

hypermarchés Carrefour (Hainaut = 9, dont 3 à Charleroi)

 

logoCarrefourEmplois : 11.134 personnes (CDD-CDI dans les ventes & centrale au 31/12 /06)

 

logoGB

78 supermarchés intégrés

16 concernés par le « plan de fermeture », dont  5 dans le Hainaut sur  6 existants

Emplois : 5.494 personnes  (CDD-CDI dans les ventes & centrale au 31/12 /06)

Pertes d’emplois annoncée : 900 personnes.

Hainaut : 5 fermetures 

logoGB logoExpress         +                431 Franchisés sur la totalité du  pays, dans  39 dans le Hainaut.

Emplois : aucun chiffre diffusé par l’entreprise

signCarrefourGroup

565 Magasins ( mai 2007)

Emplois 17.609 personnes (CDD-CDI dans les ventes & centrale au 31/12 /06)

1998 : Promodes prends 27.5 % de l’actionnariat du GB groupe

1999 : Promodes et Carrefour fusionne pour devenir le 1er groupe en Europe

2000 :  Le 25 juillet, Carrefour Group acquiert 100 % de GB Groupe

2001 : L’enseigne Carrefour remplace les Maxi-GB (Hypermarché)

 
  

 

carrefour group        

détient 25% de l’actionnariat mestdagh de
 
 
 
   

 

 Structures   sociales

 

 

1 Conseil d’Entreprise «  Hypermarché » en Belgique (SETCa-BBTK= 56%des mandats)

1 Conseil d’Entreprise «  Supermarché » en Belgique (SETCa-BBTK= 65%des mandats)

CPPT => Il y en a un dans chaque Hypermarché &  Supermarché intégré.

 
 

En Europe : 

 

 

carrefour group

C.I.C.E (Comité d’Information et de Concertation Européen du groupe)

 

Il est composé de 7 pays -> France 11 membres – Espagne 7 membres – Italie 3 membres – Belgique 3 membres – Pologne 1 membre- Grèce 1 membre- Portugal 1 membre.

Le secrétaire du CICE  est Michel Enguelz délégué F.O.France

 

Comité Directeur du C.I.C.E

 

C’est la structure qui organise le CICE. Il est composé de 4 pays (France 2 membres – Espagne 1 membre – Italie 1 membre – Belgique 1 membre + le secrétaire du CICE)

Merci à Alain Goelens

setca


Carrefour réagit à l'interpellation de Malika El Bourezgui et à l'article paru dans Vers l'Avenir.

De : Lecuyer Bruno [mailto:bruno_lecuyer@carrefour.com]
Envoyé : mercredi 12 septembre 2007 9:29
À : Van Drooghenbroeck David (chef de cabinet du bourgmestre de Charleroi)
Objet : RE: Interpellation de la conseillère Ecolo Malika El Bourezgui
  Monsieur Van Drooghenbroeck, 

J'accuse bonne réception de votre mail et vous en remercie. Madame Geneviève Bruynseels, la directrice de notre service de communication, a immédiatement pris contact avec la rédaction de Vers l'Avenir afin d'opposer le démenti le plus formel à l'article paru vendredi.  Celui-ci a d'ailleurs été publié samedi. 

Si nous comprenons parfaitement la position du Conseil communal face à l'annonce de la restructuration, nous nous étonnons du contenu du dernier paragraphe relatif à la date de fermeture.   Les négociations avec les partenaires sociaux ont commencé ce 11 septembre.  Nous tenons à rappeler que la direction de Carrefour Belgium mettra tout en œuvre afin éviter tout licenciement sec et que des solutions commerciales alternatives, comme la franchise GB, ne sont pas écartées.   

Il est donc aussi prématuré que désastreux pour le magasin et ses employés de parler de fermeture le 30 septembre. La direction de Carrefour Belgium a toujours mis un point d'honneur à répondre aux questions des membres du Conseil communal  des villes affectées par le plan de restructuration.  Nous nous tenons donc à votre disposition pour ce faire. Enfin, nous regrettons vivement que l'auteur de l'article, au contenu sensationnel, n'a pas jugé opportun de vérifier ses sources avant publication. 

Bien cordialement 

Bruno Lecuyer.directeur régional - regio directeur SMIgsm : +32 / 472 / 601 751mailto : bruno_lecuyer@carrefour.com

22:24 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2007

Etincelle n° 22

 

 

 

 

 

l'Etincelle

Quelques réflexions

« Valeur travail » : une gauche en déshérence idéologique

travail-grand

Les gauches vont mal. Electoralement en difficulté à travers l’Europe. En mal de projet politique et programmatique susceptible d’entraîner l’adhésion populaire. Idéologiquement défaite par les droites libérales. Il y a évidemment consensus sur ce constat. Du moins de la part de la plupart des observateurs tant il est vrai que les états-majors partisans tentent encore souvent de se cacher la vérité, de se réfugier dans l’illusoire confort de l’alternance, vision étriquée de la démocratie : un coup pour la droite, un coup pour la gauche. Mais, de toute évidence, cela ne fonctionne plus guère. Association d’éducation permanente, l’ACJJ s’est, notamment, donné pour vocation de participer à la mise en lumière d’un certain nombre d’enjeux contemporains. C’est donc tout naturellement que, en collaboration avec différents partenaires belges et européens, elle engage un cycle de réflexions et de formations destinées à la diffusion la plus large sur les questions liées à la double problématique « Travail et culture ». Mais peut-être est-il utile de faire d’abord le point sur ce qu’il semble convenu d’appeler la «valeur travail » et les enjeux qu’elle met en évidence. Ce qui suit se veut une contribution au débat.

Où va la gauche, dans ses différentes déclinaisons ? Des réflexions à entamer, des réponses à privilégier dépendent, non seulement, l’avenir électoral de la gauche gestionnaire, mais la capacité de l’ensemble des courants progressistes à réinvestir le champ de la réforme. Quelles réponses à la situation présente ? Du côté de la social-démocratie européenne, nombre de responsables s’accordent sur le diagnostic. Comme ce responsable socialiste d’Outre Quiévrain (François Kalfon, conseil national du PS, dans Le Figaro) : Il y a, dit-il, « décalage entre le PS et sa base sociale. Faute d’avoir compris les attentes du salariat … La question de la place et de la valorisation du travail illustre l’échec de (sa) stratégie. Là où la gauche portait l’aspiration d’une meilleure répartition entre le capital et le travail, …des secteurs entiers du salariat se sont détournés du PS et se sont retrouvés dans le discours de  Sarkozy qui a su faire de la ‘valeur travail’ un puissant rôle catalyseur au profit de la droite. »

Il y a là, effectivement, comme un retournement de l’Histoire. Quant aux enseignements à tirer pour sortir d’inextricables contradictions … Faudrait-il, comme on nous y invite, miser sur les politiques libérales, en Belgique ou ailleurs, pour répondre à cette quadruple exigence sociale : des salaires corrects, des pensions revalorisées, une sécurité sociale modernisée et des conditions de travail décentes ? En 1996 déjà, Hans Tietmayer, celui qui était alors le gardien inflexible du mark avant de devenir le premier grand prêtre de l’euro, définissait, fort de son indépendance jalouse vis-à-vis du politique, les conditions d’une improbable croissance en un amalgame éloquent : «L’enjeu aujourd’hui, c’est de créer les conditions favorables à une croissance durable et à la confiance des investisseurs. » Soit de lever les obstacles que des décennies de luttes sociales avaient dressés devant les fans du « laisser-faire, laisser-aller ». Et Tietmeyer additionnait les recettes désormais bien connues : « Il faut contrôler les budgets publics, baisser les taxes et les impôts … réformer le système de protection sociale, démanteler les rigidités du travail (par) un effort de flexibilité. » Tout était dit. Est-il hasardeux de résumer ce catalogue de recettes de la façon suivante ? Pour assurer la croissance, des réformes sont nécessaires ; aux travailleurs de les assumer, pas aux marchés financiers. En un mot, le message au monde du travail est limpide : lâchez aujourd’hui tout ou partie de vos acquis au nom de la croissance de demain.

Celles et ceux qui verront une parenté entre cette profession de foi néolibérale et les politiques menées par les gouvernements belge et européens auront tout bon. Car, de gauche ou de droite, les dirigeants des Etats européens ont parfaitement intégré les versets de la nouvelle bible économique. Encore un exemple ? En mars 2002, un sommet des chefs d’Etat et de gouvernements européens tranchait : « Il faudrait chercher d’ici à 2010 à augmenter progressivement d’environ cinq ans l’âge moyen  effectif » de la pension. Comment s’étonner qu’un dangereux fossé s’agrandisse entre les « élites » qui nous dirigent et les opinions ? Les sondages Eurobaromètre  indiquent avec une belle constance que la lutte contre la pauvreté et le chômage – là, on est au cœur de la « valeur travail » - est mise en avant par les citoyens européens. Plus de 14 millions d’adultes européens sont officiellement privés d’emploi. En mars 2000, la « stratégie de Lisbonne » devait donner un nouvel allant aux politiques sociales. Il était question de lutte contre la précarité, de cohésion sociale, de marché du travail « inclusif » et d’emplois de qualité. Bref, d’un rééquilibrage entre le « tout marché » et l’humain afin de porter l’Europe de la connaissance et de la compétitivité à dépasser les Etats-Unis à l’horizon 2010. Exercice apparemment ingérable dans l’ordre actuel des choses. Déjà, les responsables nationaux et européens reconnaissent, mezzo voce, que la fameuse « stratégie » est un échec. Parce qu’elle a « subi ces dernières années un virage marqué à droite, l’accent (étant) dorénavant plus mis sur les questions de compétitivité et de croissance, sur la hausse de l’emploi à tout prix et la réduction des coûts et déficits publics (1.)» Et parce que s’avère ingérable la contradiction majeure entre les recettes néolibérales et une réelle prise en compte des besoins sociaux.

Un long cheminement

Le processus de Lisbonne, comme toutes les politiques sociales annoncées dans l’Union, est subordonné aux « grandes orientations de politique économique » (GOPE) adoptées en 1993 par le Conseil européen. C'est-à-dire à la priorité donnée à la compétitivité des entreprises, à la flexibilité, à l’ « employabilité » des salariés, conditions pour relever le taux d’emploi et cesser de nourrir de faux chômeurs, de faux malades et entretenir les gens dans l’assistanat. N’est-ce pas le libéral flamand Rik Daems qui a pourfendu naguère « le profitariat des chômeurs » ?Cela fait une paie maintenant que les mêmes causes produisent les mêmes effets néfastes. De l’Acte unique européen au projet de traité constitutionnel européen, en passant par les traités de Maastricht ou d’Amsterdam, l’Europe, tout en s’élargissant, vit une  révolution conservatrice qui s’apparente à une redoutable régression sociale et démocratique. Une révolution qui a ses théoriciens. Dès les années quatre-vingt, grands établissements financiers, multinationales et organismes internationaux (FMI, Banque mondiale, G8, OCDE, Organisation mondiale du commerce) ont tracé les lignes d’une doctrine prônant la rigueur budgétaire, la réduction des impôts et des dépenses publiques, la libéralisation des marchés, les privatisations et le recul de la puissance publique. En acceptant ces consignes comme l’abc de la bonne gouvernance, les responsables politiques ont autorisé « le transfert de décisions capitales (en matière de d’investissement, d’emploi, de santé, d’éducation, de culture, de protection de l’environnement) de la sphère publique nationale à la sphère privée internationale (2). » S’étonnera-t-on, dès lors, de cette phrase proférée naguère par le Premier ministre : « La société nous échappe graduellement depuis quelques années. » Donc « la mission du politique est quasi impossible. » Plus pompeuse, une étude de la Fondation Robert Schuman affirmait sans ambages : « Nous sommes arrivés dans un nouveau territoire où les intérêts économiques et sociaux spécifiques et les acteurs transnationaux transgressent les frontières nationales, outrepassent les formes traditionnelles de gouvernance dans l’ensemble du monde atlantique. » (3) En clair, la mondialisation néolibérale est désormais libérée des plates contingences politiques et des exigences sociales. 

Piège idéologique

La dite « question sociale » occupe depuis toujours une position centrale dans le champ politique. La gestion de cette question, qui a mis le salariat en première ligne des acteurs sociaux, ne fut jamais un long fleuve tranquille. Les organisations patronales n’ont de cesse de vider de sa substance le fameux « contrat social » qui structurait depuis plus d’un demi-siècle nos sociétés nationales et est censé définir le modèle européen. Non sans trouver de puissants relais politiques.Un homme comme Pascal Lamy, directeur général de l’organisation générale du commerce, alors commissaire européen (socialiste et français) au commerce était-il si loin du baron Seillière, actuel patron des patrons européens quand il défendait dans les colonnes du Figaro « L’Europe de la mondialisation maîtrisée » ? Si l’article est long, son raisonnement se résume en peu de mots. Fatal : « La mondialisation est une lame de fond de l’histoire ». Alarmiste : « elle se nourrit de dégradation sociale ». Alors ?  Sévère : Pas question d’ « une échappée vers les utopies ». Inquiet : « L’acceptation du monde tel qu’il est (encourage) sa perpétuation ». Œcuménique : « agir sur les logiques de puissance de domination à l’œuvre dans ce monde (implique) que la mondialisation maîtrisée se fasse au bénéfice de tous. Cette démarche a présidé à la construction européenne. » Mais, docte, il faut que l’ « Europe dépasse ses blocages actuels. » Pourquoi pas. Il faut donc réformer. Le beau mot. D’où vient  qu’il séduit si peu ? Voilà, effectivement, une façon de réformer qui fait question. Un terrible piège idéologique est tendu. Durant des décennies, la notion de réformes de structures s’est confondue historiquement avec les grandes luttes sociales, pour forger, dans les conditions concrètes des Etats, ce que l’on appelle, à tort ou à raison, le « modèle social » européen. Le  néolibéralisme aujourd’hui à l’œuvre s’y entend pour inverser le contenu des mots. Acharné à démanteler les acquis collectifs au nom des « contraintes » de la « modernité », il mène en réalité la contre-réforme, clamant que ce qui s’y oppose est passéiste et ringard.Les gouvernements de l’Union, on l’a dit, privilégient obstinément des choix analogues sur le plan économique et  social : progression des emplois précaires, détricotage des codes du travail, recul de l’âge de la pension, fragilisation des chômeurs et des systèmes sociaux, libéralisation des services publics…

Nous avons désormais, et très logiquement, une droite de droite qui juge la situation suffisamment mûre pour occuper sans complexes le terrain politique et idéologique. Qui s’impose électoralement portée par un trend qui ressemble fort à une lame de fond. Et, face à elle, une gauche qui prend l’eau, en recul, ou au moins en position délicate partout.

 ( A suivre)  Maurice MAGIS 

Super GB : des fermetures annoncées

 En ce jour de super gbjuillet, il fait gris sur Charleroi. Peu de monde dans les rues. Il est pourtant 10 h 30, et la ville tarde à s’éveiller. Etat groggy suite aux événements ? Dans la grande brasserie de la Maison des Huit Heures, haut lieu de la combativité carolo, une tablée discute d’un sujet d’actualité brûlante : la fermeture proche de deux grands magasins de la périphérie carolo : les super GB de Gilly et d’Anderlues. Anita et Jacques sont des militants syndicalistes actifs au sein de leur entreprise : 25 ans au sein de celle-ci, cela compte. « Nous espérions bien y finir notre carrière, disent-ils, tout comme d’ailleurs bon nombre de nos 55 collègues de Gilly ou les 43 d’Anderlues. » Il y a à peine un mois, patatras, tout est remis en question : la multinationale Carrefour annonce le licenciement de 900 travailleurs en Belgique, dont au moins 90 dans les hyper GB.Le patronat a bien choisi son moment pour asséner ce coup de massue : fin juin, à la veille des congés payés ! Difficile, dans ces conditions d’organiser des démarches pour une riposte immédiate. Il faudra attendre fin août pour mobiliser les travailleurs de l’entreprise, et espérer le soutien massif de la population et du politique. 
MalikaA part le Parti communiste, les partis politiques en place se sont peu mouillés ! « Nous demanderons à la Conseillère communale communiste, élue sur la liste Ecolo, Malika El Bourezgui, de déposer une motion pour obtenir l’appui unanime du Conseil communal de Charleroi, promettent les représentants du PC ».
 Pour faire pression sur le patronat, la réaction et la mobilisation devront être importantes. L’annonce de la fermeture a été faite le 20 juin. Vu le délai de 60 jours et les 30 jours prévus de négociation, cela reporte la décision inique de fermeture à la fin septembre: d’abord une négociation pour tous les magasins, ensuite une seconde au cas pas cas. Les syndicats disposent ainsi de peu de marge de manœuvre devant les propositions patronales : la pré-pension à 55 ans ( ???)  (2 membres du personnel de Gilly seraient concernés →  âge moyen des travailleurs : entre 40 et 45 ans). Et se pose aussi une question majeure : les mi-temps sont nombreux dans l’entreprise, comment pourront-ils atteindre le plafond de carrière requis ? Qu’en sera-t-il de la prime de départ ? Car, malheureusement, la fermeture semble inévitable. Le groupe Carrefour utilise une stratégie : augmenter le nombre de franchisés pour élargir la marge bénéficiaire (*). Savez-vous que la masse salariale représente 17 % des frais généraux à Gilly, et 16 % à Anderlues, alors que 12 % semblent être la plafond maximum que consentirait à débourser la patronat, d’autant plus que ces deux magasins accueillent des clients à faible pouvoir d’achat. Facteur aggravant pour le magasin de Gilly : il partage son parking avec son concurrent le plus dangereux : Colruyt. Pourtant, Gilly est placé en 3ème position, en tant que magasin le meilleur marché de toute l’agglomération de Charleroi, après Makro (Lodelinsart) et Colruyt (Dampremy). Mais la concurrence est rude. GB se fait concurrence à lui-même avec ses enseignes « GB Contact » aux mains de franchisés, comme à Fleurus, Courcelles, Jumet, Gosselies …Concurrence rude aussi avec les magasins pour petits revenus comme Aldi, Lidl, Leader Price dirigés par des franchisés qui exercent une pression énorme sur les salaires (**)  (- 30 %) et le statut du personnel. On assiste à une ouverture croissante de nouvelles enseignes, sans que le Comité socio-économique n’oppose son veto … ignorant sans doute que les revenus de notre population n’arrêtent pas de décroître ! Et, portant, le super GB était considéré comme un magasin pilote, une sorte de laboratoire du groupe Carrefour. Il a été entièrement rénové et transformé (***), et, pour ce faire, le groupe a réuni toutes les aides publiques qu’il a pu. Nombreux sont les directeurs étrangers qui ont considéré cette nouvelle vitrine comme un exemple à imiter. Vu l’application des prix planchers à la mode Colruyt, le chiffre d’affaires était en hausse. Les clients revenaient. Pourquoi, alors, ne pas continuer dans ce sens ? La stratégie du groupe a changé : les camions de produits frais arrivent de plus en plus tard dans la matinée … les clients se voient alors contraints d’aller dans les magasins franchisés, qui sont ravitaillés en produits frais dès 6 h du matin . Une mort programmée donc ! Pour l’Etincelle

Robert TANGRE

GB-tableau

Le principal ratio porte sur les salaires trop élevés en rapport au chiffre d’affaires (**) Conventions collectives - Statut GB : le personnel a un statut d’employé et dépend de la convention 312  (Nous dirons : salaire à 100 %)- Arrivée de Carrefour : introduction du personnel engagé sous la convention 202  (salaire à +/- 90 %)- Franchisés  engagent leur personnel sous la convention 201  (salaires à +/ 70 %) (***) Cynisme patronal ! 

A Anvers, la direction fait effectuer un relookage complet du super GB. A la fin des travaux, on sable le champagne. Le lendemain, oui, le lendemain, le magasin ferme ! Carolos, cela ne vous rappelle-t-il pas la fermeture de l’Institut Gailly, où on avait inauguré 5 ou 6 nouvelles salles d’opération … qui n’ont jamais servi !


 

Non à la fermeture des magasins GB de Gilly et d’Anderlues

 

101620

La fédération de Charleroi du PC s'insurge contre la fermeture des magasins GB de Gilly et d’Anderlues par la société Carrefour. La presse a fait état de la fermeture de 16 magasins GB intégrés par la société Carrefour. Quelque 900 emplois seront perdus dont 90 dans les hypermarchés Carrefour, victimes d'une politique commerciale pour le moins hasardeuse. Ces liquidations surviennent alors que le groupe Carrefour a réalisé en 2006 un chiffre d'affaire de 78 milliards d'euros, engrangeant un bénéfice de 2,3 milliards.Le groupe réalise 23 millions de bénéfices et dispose d'une réserve en trésorerie d' 1, 5 milliard d'euros. Par rapport à son concurrent Delhaize, la productivité des employés de Carrefour est sensiblement plus importante : pour une rémunération moindre (40.800 euros contre 41.100 chez Delhaize), le chiffre d'affaires par travailleur est de 350.000 euros chez Carrefour contre 305.000 chez Delhaize. En ce qui concerne le magasin de Gilly, il est considéré comme « magasin pilote », le laboratoire du groupe, un exemple de gestion pour les gérants des pays voisins. Une récente enquête le classait en outre troisième magasin le moins cher de la région de Charleroi après le Makro de Lodelinsart et le Colruyt de Dampremy.Nous ne sommes donc pas dans le cas d'une entreprise en difficulté ou d'un « canard boîteux », mais dans le scénario d'une restructuration d'envergure et d'un agenda caché.Ces magasins occupent respectivement 57 et 43 travailleurs.Cette fermeture a des conséquences à la fois sociales et humaines, mais aussi, le cas échéant, environnementales.

- Sur le plan humain, c'est un magasin de proximité, facile d'accès et fréquenté par une population relativement âgée donc difficilement mobile qui risque de fermer.  - Sur le plan social, c'est un drame pour le personnel composé de travailleuses et de travailleurs « relativement âgés » qui n'ont que peu -si pas aucune- possibilités de reconversion. ·                        - L'autre aspect du drame social est le risque d'une franchisation qui permettrait certes de conserver un magasin in situ mais exclurait l'essentiel du personnel actuel à moins que les employés ne concèdent  des sacrifices qui les placeraient dans des conditions sociales, pécuniaires et de travail déplorables.  - Enfin, si le site est abandonné, le coeur de la commune va se retrouver pour un bon bout de temps avec un nouveau chancre.  

D’autre part, le Parti Communiste s’oppose à l’ouverture continue et sans cesse croissante de nouvelles enseignes et il insiste pour le Comité socio-économique soit plus restrictif pour accorder des autorisations d’implantations nouvelles.

 

Editeur responsable : Fédération de Charleroi du Parti communiste, rue Jules Destrée, 11 à 6020 Dampremy ( tél. : 071 / 30 39 12 )


22:38 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2007

L'Etincelle n° 21

l'Etincelle

 

Premier bilan au lendemain du scrutin électoral du 10 juin

Marx-n'est-pas-mortLes élections du 10 juin 2007 ont été marquées par un net revers de la famille socialiste sans doute dû en partie aux déboires judiciaires de nombreux mandataires communaux carolorégiens mais aussi à plusieurs mandatures de cogestion néolibérale au sein des gouvernements fédéraux.

Tout semble indiquer, si les partis socialistes confirment leur volonté de regagner l'opposition, qu'une majorité autour du CDNV-NVA et du MR pourrait voir le jour après des négociations qui risquent d'être longues sur les questions institutionnelles, mais vraisemblablement plus aisées sur les questions économiques et sociales. Il est à craindre que les politiques visant à privilégier le capital au détriment de la sécurité sociale et des services publics, notamment, ne se fassent encore plus agressives à l'avenir.

Le poids du CDNV-NVA et les exigences confortées électoralement des nationalistes flamands font craindre qu'un éclatement des systèmes fédéraux de solidarité se précise davantage dans les prochaines années et le recours illusoire à un "front francophone", fragile et sans contenu. Tel est le prix d'une réforme institutionnelle inaboutie et où les réformes de structures démocratiques, dans le domaine économique et social, ont été largement rejetées du débat politique.

Ecolo réalise une belle progression tant en Flandre (où Groen retrouve des parlementaires) qu'à Bruxelles et en Wallonie. Il semble que leur présence au futur gouvernement ne soit pas arithmétiquement nécessaire, à moins que les Verts n'acceptent de servir de caution écologique et progressiste à la future majorité ? Ce serait sans aucun doute suicidaire.

Quoiqu'il en soit, le paysage politique de Belgique se démarque nettement dans les différentes régions de Belgique. Nettement à droite en Flandre avec une
droite extrême qui pèse quelque 25 % ; plus colorée sans doute du côté francophone mais avec une dominante bleue particulièrement inquiétante.

 

Dans ce contexte, l'alternative anti-libérale a eu peu d'espace pour s'exprimer. Le Parti Communiste, qui se représentait pour la première fois depuis 1999 au Sénat et dans quasi toutes les circonscriptions électorales à la Chambre, réalise un résultat certes modeste mais néanmoins encourageant (il double presque ses voix en Hainaut, progresse dans tous les cantons wallons et à Bruxelles). Un résultat stimulant pour, à la fois, poursuivre son combat anti-libéral et peser davantage dans la construction d'une force alternative anti-capitaliste qui manque à la gauche.

 

 

Résultats du Parti Communiste au scrutin du 10 juin 2007

Nousluttons

Le Parti Communiste qui revenait aux élections après une longue absence et dans Robert-législativesdans un contexte très défavorable (poussée de la droite en Europe et concentration médiatique très forte) a fait un résultat honorable aux alentours des 0.8% (environ 20.000 voix à la Chambre comme au Sénat où notre tête de liste, Robert Tangre, réalise 2.452 voix de préférence). Il demeure du côté francophone la plus importante formation anticapitaliste.

Nous ne faisons aucun triomphalisme et sommes conscients qu'il conviendrait plutôt de parler de « la moins petite formation anticapitaliste » dans un contexte où la gauche en général et la gauche anticapitaliste en particulier semble à contre courant Jean-Pierred'un capitalisme toujours plus agressif et dominateur.
     
Dans le Hainaut, avec près de 1.5%, nos camarades ont réalisé un résultat en net progrès et plein d'espoirs. La tête de liste, le conseiller communal ECOLO-PC, Jean Pierre Michiels réalisant un très joli score avec 1306 voix de préférence.

Merci à celles et ceux qui ont suivi à nos côtés la bonne voix à gauche.

 

 


 

Résultats complets pour la Chambre -Hainaut.

1999 : 8.699 voix - 1,24 %
2003 : 5.609 voix - 0,77 %
2007 :10.654 voix - 1,44 %


Votes personnels pour la Chambre-Hainaut

 

Candidats effectifs

 

1

Michiels Jean-Pierre

1.306

18,87%

2

Moreau Magali (candidate d’ouverture)

598

8,64%

3

Bureau Jean

232

3,35%

4

Delannay Marie Ingrid

261

3,77%

5

Gonsette Jean-François

222

3,2%

6

Godenir Martine

202

2,91%

7

Delporte Christiane

259

3,74%

8

Druart Brigitte

263

3,8%

9

Guillaume Robert

266

3,84%

10

Michiels Jeanne

197

2,84%

11

Deroubaix Stéphane

201

2,9%

12

Libert André

188

2,71%

13

Mathurin Pierre

138

1,99%

14

Paques Danièle

157

2,26%

15

Leclercq Désiré

186

2,68%

16

Balsaux Geneviève

128

1,84%

17

Demay Christian

156

2,25%

18

Lourdeau Marianne (candidate d’ouverture)

184

2,65%

19

Caluwaerts Didier

227

3,28%

 

 

Candidats suppléants

 

 

 %

1

 

Coupez Jacques

 

328

 

4,74%

2

De Vleeschouwer Anne

168

2,42%

3

Devlieger Nathalie (candidate d’ouverture)

170

2,45%

4

Baguet Sandro

138

1,99%

5

Raes Christine

108

1,56%

6

Seynave Thérèse

83

1,19%

7

Mortelette Simon

97

1,4%

8

Duval Jean-Pierre

138

1,99%

9

Casterman Léonce

87

1,25%

10

Bruni Jocelyne

91

1,31%

11

Durvaux Gilles

140

2,02%

 


Votes personnels pour le Sénat

 

Candidats effectifs

 %

1

Tangre Robert

2.473

16,83%

2

Martin Tania

1.012

6,89%

3

Denonville Marc

641

4,36%

4

Gomez Rivera Claudia

727

4,95%

5

Nagels Jacques

686

4,67%

6

Bologne Jeanine

645

4,39%

7

Libert Pierre

589

4,01%

8

Fauconnier Martine (candidate d’ouverture)

669

4,55%

9

Depasse Florence

631

4,29%

10

Franck Josette

505

3,43%

11

Delporte Claude

538

3,66%

12

Noville Hélène

549

3,73%

13

Samyn Séphian

435

2,96%

14

Blusztejn Zoé

444

3,02%

15

Baiwir Marcel

567

3,86%

Candidats suppléants

 

 

%

1

Driesens Andrée

625

4,25%

2

Magis Maurice

411

2,79%

3

De Henau Martine

360

2,45%

4

Cuvelier Bertrand

355

2,41%

5

Biaumet Annie

351

2,39%

6

Cambier Georges

294

2%

7

Casterman Martine

379

2,58%

8

Marcus Paul

316

2,15%

9

Visconti Freddy

(candidat d'ouverture)

484

3,29%


 

Henri DEOM n'est plus.

henrideomQui à Charleroi ne se rappelle la mince silhouette noueuse du Camarade Henri et ses fameux tatouages? Nous le rencontrions au moins deux fois par an lors des soupers organisés par le Progrès, les Amis de Cuba ou de l'Amérique latine.

Il était discret, gentil, affable. Taiseux aussi comme bon nombre d'Ardennais. Habitant le petit village de Marbehan, il avait tenu à participer comme candidat suppléant sur la liste ouverte du Parti communiste. Il avait obtenu un score appréciable dans ce coin de Belgique dominé par la droite Cdh, de loin sans doute la moins progressiste. Ancien cheminot, il souffrait depuis plusieurs mois de ce qu'on appelle avec décence d'une grave maladie. Elle a abattu ce chêne à l'âge de 80 ans, par hasard, un 10 juin 2007, jour du scrutin législatif. Lui et ses colistiers ont permis au PC d'obtenir dans cette région où les communistes sont peu nombreux un score honorable de 0, 73 % avec des pointes locales de plus de 1 % comme à Bouillon, Halanzy ou Virton pour ne citer que ces trois cantons.

Merci Henri, d'être resté, toute ta vie, fidèle à ton idéal de jeunesse. 

Nous présentons à tes enfants et à ta famille nos condoléances les plus sincères et nous reproduisons ci-après, l'hommage que te rend notre camarade Luigi RAONE, secrétaire de la Régionale de Charleroi des Amis de Cuba chez lequel tu logeais lorsque tu montais à Charleroi.

 

 

Il nous a quittés.

 

Je l’ai rencontré lors de ma première brigade en 1992. Il ne passait pas inaperçu avec ses tatouages bien apparents, du bas des mollets aux phalangettes. Il en était couvert.

Il en était déjà à sa 4 ème ou 5 ème brigade.

Il y retournait toujours avec autant d’enthousiasme. A chaque fin de brigade, il pensait déjà à la suivante et me lançait : « Luigi, dis, quand reviendrons-nous ? Arrange cela au plus vite. »

Il était fier des réussites du régime socialiste de Cuba : l’éducation, la santé, le partage des richesses. « Ils sont loin d’être riches, disait-il mais ils possèdent le nécessaire pour vivre dignement. »

Combien de fois n’ai-je pas dû calmer son ardeur à la tâche, la chaleur pouvait être traîtresse

et je lui demandais de se reposer à l’ombre d’un oranger ou citronnier.

Tous ceux qui l’ont croisé n’ont pu que l’apprécier, il venait à toutes nos activités et c’est toujours avec plaisir que les copains de la Régionale de Charleroi des Amis de Cuba le retrouvaient.

Il écrivait toutes les paroles de l’internationale de mémoire. Il était profondément communiste. Sur son corps, sur ses phalanges étaient tatoués les noms de Marx, Lénine, Castro ou du Che.

C’est avec beaucoup de tristesse que le dimanche 10 juin j’ai appris la triste nouvelle : Henry nous a quittés pour son dernier voyage, le plus long.

En mon nom personnel et au nom de tous les camarades de la régionale, j’ai présenté à sa famille nos condoléances les plus sincères.

 

Luigi Raone

 

Résultats du PC pour la Chambre au Luxembourg

 

                     

1         Cahen Nicole

 

277  

24,75%-

-

-

-

 

 

 

2

Lambert Claude

190

16,97%

-

-

-

-

 

 

 

 %

 I

 II

 III

 

1

Lambert Claude

147

13,13%

-

-

-

-

 

 

2

Cahen Nicole

104

9,29%

-

-

-

-

 

 

3

Deom Henri

100

8,93%

-

-

-

-

 

 

4

Devresse Anne-Marie

épse Mortelette Simon

100

8,93%

-

-

-

-

 

 

5

Devos Michel

90

8,04%

-

-

-

-

 

 

6

Letecheur Annick

111

9,91%

 

 

 

 

 


 

Le travail de nos élus

 

UN NOUVEAU CENTRE COMMERCIAL A COURCELLES?...
ECOLO ET L'UCPW DENONCENT LES CURIEUSES PRATIQUES DE L'ECHEVIN DES TRAVAUX...

 

La vigilance de l'opposition progressiste a été payante! Suite à une interpellation des élus ECOLO et UCPW, une motion déposée par l'ensemble de l'opposition et soutenue par 3 élus de la majorité  ( dont 2 MR et un socialiste!) a condamné par 15 voix et 11 abstentions la gestion plus que nébuleuse par l'échevin des Travaux, Christian Hansenne, du dossier d'extension d'un centre commercial à Courcelles.


 Extrait du procès verbal du Conseil communal:

A la demande de l'opposition, la séance est suspendue à 24 h 09’ et reprend à 24 h 19’.

 M. TANGRE propose le dépôt d’une motion au nom de toute la minorité. Il donne lecture du texte de cette motion à l’assemblée :

« Le Conseil communal estime bafouée la décision prise unanimement par notre instance le 30 avril dernier de tenir fermées les portes de l’Hôtel de Ville pour la réunion prévue le 3 mai 2007.

Il condamne l’attitude de l’Echevin responsable de l’ouverture des portes.

Il exige d’avoir la certitude que toutes les procédures légales et réglementaires seront, à l’avenir, respectées dans ce dossier. »

Le conseiller réclame ensuite que cette motion fasse l’objet d’un vote nominal.

 

 

 De quoi s'agit-il ?

La société "Warehouses Estates Belgium" (derrière laquelle on trouve la société WAGNER) projette d'agrandir de 1500 m2 une surface commerciale située dans le triangle des rues Monnoyer, Bronchain et Hamal. Après avoir obtenu l'autorisation socio-économique, le promoteur se devait d'organiser une consultation publique. Un "avis officiel" a alors été publié dans un toutes-boîtes, invitant à une réunion le 3 mai à l'Hôtel de Ville...

Seulement voilà: le bourgmestre et le Collège disaient ne pas être au courant, et en outre, l'obligation légale de convoquer la Commission Consultative de l'Aménagement du Territoire n'avait pas été respectée...

 Projet compromis ?

hansenneQue nenni! Ce serait sans compter sur l'échevin Hansenne, qui va, en
solitaire, allégrement sauter tous les obstacles:

- la loi impose une consultation de la CCAT? Aucune importance, une petite réunion discrète suffira!

- laquelle réunion, prévue dans les locaux communaux, est interdite par le CONSEIL COMMUNAL unanime ? Pas de problème: Christian Hansenne a les clés et il ouvre les portes de l'Hôtel de Ville!

- le Conseil lui en fait reproche ? Tel un enfant pris la main dans le pot
de confiture, l'échevin esquive: "C'est pas moi, c'est mon personnel!" Lamentable... D'autres auraient démissionné pour moins que çà!

 Un tel empressement est suspect, un peu comme si on voulait forcer la main des Courcellois... Il est impératif de respecter la légalité de la procédure d'enquête! Un tel empressement est aussi dangereux:

 ECOLO et l'UCPW, pour leur part, refuseront toujours la politique du fait accompli en matière de développement commercial: il y a suffisamment de surfaces commerciales et d'enseignes sur le territoire de la commune. Le projet actuel, inutile pour la communauté, va en outre troubler inutilement la tranquillité d'un quartier résidentiel, et faire transiter un charroi lourd sur une voirie inadaptée.

Il faut en finir avec les anciennes pratiques politiques, dont on mesure chaque jour les conséquences à Charleroi...
ECOLO et L'UCPW y veilleront!

 Michel Hucorne, responsable de l’UCPW
Tim Kairet - secrétaire politique Ecolo-Courcelles

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Quelques réflexions sur l'action menée par Solidarités Nouvelles sur le terril des Piges de Dampremy :

denisuvier

Denis Uvier, initiateur du projet

Les SDF ont investi le terril de Dampremy et ont décidé d'y installer un "village alternatif". Cette action remet en question toute la politique d'assistance qui est , outre sa fonction d'aide, un outil de contrôle social. Solidarité nouvelle va prendre de court le pouvoir en incitant les exclus sociaux à prendre eux-mêmes leur destin en charge.
Alors que jusque là, les solutions avancées étaient soit de l'ordre du parcours de réinsertion individuelle ou de l'ordre de la charité bien pensante, voici une proposition de solution qui vise à l'autonomie et qui de plus se situe dans une dimension collective !

En agissant ainsi, et en incitant d'autres bénéficiaires de mesures sociales à agir ainsi, on peut clouer le bec à ceux qui dénoncent l'assistanat comme un incitant à l'oisiveté (confer Kubla et le MR) et à ceux qui se donnent bonne conscience par leur charité, sans pour autant agir sur les causes de l'exclusion sociale.

L'assistanat a par ailleurs ceci comme effet pervers, qu'il peut maintenir les sans-emploi dans un état de dépendance et renforcer le caractère stigmatisant de leur condition. Une action d'autonomisation est de nature à faire retrouver pour les exclus, estime de soi et confiance dans les solutions collectives. Je crois que notre gauche doit s'inscrire dans ce genre d'action et soutenir celles qui sont déjà
menées.

Pour ma part, j'ai abondamment étudié la problématique de l'exclusion sociale dans le cadre d'un mémoire. Dans le cadre de mon mandat de conseiller CPAS à Châtelet (candidat d'ouverture Ecolo aux élections communales), j'ai lancé une étude sur la création de jardins populaires à destination des sans-emploi, et en particulier ceux qui émargent aux CPAS. L'action consisterait à investir les terrains qui sont en friche dans l'entité et de créer des jardins basés sur le concept Gillesdes jardins populaires d'antan. Le but est d'amener un maximum d'individus bénéficiaires vers l'autonomie par un autre moyen que le parcours d'insertion socio-professionnelle qui est de l'ordre de la normativité et du contrôle social, et de plus de permettre à des revenus faibles de consommer des aliments de qualité (il faut bien constater que les produits bio ne sont accessibles que pour une clientèle privilégiée...).

Ceux de Charleroi m'ont quelque part "volé" l'idée et j'en suis heureux !

 

Gilles Durvaux

 

 

 

 

 

 

 

16:07 Écrit par PC Charleroi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |