13/04/2010

L'Etincelle n° 54 (avril 2010)

1er Mai avec le Club Achille Chavée

  10 h
34, rue Abelville
7100 La Louvière 
 

  Débat avec

Elisabeth Augustyn – déléguée SETCa Lidl

Josiane Coruzzi – Collectif Solidarité Femmes

Rosaria Messina – déléguée SETCa Carrefour

Freddy Bouchez – Droits Devant

Dominique Debelle – Coordinateur général du Relais Social

Geert Goderis - Médecin

Robert Tangre – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles

Paul Trigalet –Solidarités nouvelles

Après le débat : repas fraternel « le panier du marché ». Produits naturels de nos marchés et fermes de la région. 8 €.

Inscription vivement souhaitée pour le mardi 27 avril à 20 h au plus tard au 0472/253.490 ou
jeanpierre.mi@skynet.be


 

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La Belgique à l'heure des choix : séparatisme ou solidarité      
 
Triste spectacle que celui de séparatistes flamands prenant en otage le Parlement, sans réaction de son président.  Triste image que celle d’élus flamands cédant quasi dans leur ensemble au jeu de la surenchère nationaliste. Triste image aussi que ce nième gouvernement Leterme volant en éclat pour les mêmes trois lettres, BHV. Triste pays dont l’élite politique se montre incapable de surmonter un différend institutionnel et renonce à résoudre les vrais problèmes de la population.

Car dans le même temps, un million et demi de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté (record absolu), la pension légale est attaquée, les licenciements collectifs se multiplient  et le chômage s’envole.  S’attaquer à ces problèmes n’est manifestement pas la priorité de nombreux élus au Nord du pays, sinon pour renforcer encore les politiques ultralibérales. De même au Sud, de nombreux élus, en particulier au sein d’un MR aiguillonné par le FDF, entendent tirer profit électoralement de cette sempiternelle querelle communautaire.

Le PC a toujours plaidé pour la solidarité entre tous les travailleurs, qu’ils soient du Nord ou du Sud du pays.  Comment parler de solidarité européenne ou mondiale si l’on n’est même pas capable de s’entendre dans ce pays ?  C’est pourquoi, sans nostalgie pour la « Belgique de papa », nous continuons à plaider pour un pays avec une véritable solidarité fédérale, s’appuyant sur trois régions aux pouvoirs étendus et plus clairement définis. C’est de ce fédéralisme là que les partis traditionnels n’ont pas voulu. Ils portent ensemble une lourde responsabilité dans le blocage, voire l’impasse actuelle.

Mais pour que ce pays ait encore un sens, il faut être deux.  Aujourd’hui, on doit bien constater  que le cœur n’y est plus côté flamand, et moins après chaque crise communautaire  du côté francophone. Est-ce uniquement la faute du monde politique ou des médias ?  Nous ne le pensons pas. Il existe une véritable césure dans les opinions publiques.  Wallons, Bruxellois et Flamands ont-ils encore le même projet de société ?

Cette crise nous montre encore une fois combien manque une gauche qui fait de la solidarité un véritable enjeu et non un slogan politique à géométrie variable. Le PC reste présent afin de faire entendre cette voix, avec vous. 

Le Bureau politique
 


 

Ils ont trouvé le coupable

Par un règlement communal inique, la Ville de Bruxelles impose le silence aux organisations politiques de gauche. En effet, après avoir réduit l'affichage électoral des partis extraparlementaires à la portion homéopathique, c'est l'éditeur responsable du Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH qui s'est vu "taxé" 1050 € pour "incivilité en matière de propreté publique".

Celui-ci a été entendu ce lundi 29 mars par le Collège des Bourgmestre et Échevins de la Ville de Bruxelles. Il a déclaré qu'il s'agit d'une attaque caractérisée contre la liberté d'opinion. En tant qu'éditeur responsable il assume la responsabilité du contenu, mais ne peut être tenu responsable de la diffusion des affiches. De quels moyens financiers faut-il à présent disposer pour être éditeur responsable? L'éditeur responsable de "Métro" est-il poursuivi pour les journaux jetés par terre dans la ville? Est-ce que Coca Cola est sanctionné pour les cannettes retrouvées dans le caniveau?

Le Cartel de gauche PC-PSL-LCR-PH refuse le paiement d'amendes sur la liberté d'opinion et s'engage à combattre les atteintes aux droits démocratiques, y compris celles masquées sous un règlement communal.

Je vis la même situation

Régulièrement, j'apparais comme responsable d'affiches ou de documents rédigés par le PC. Comme le dit si bien la fédération bruxelloise "L'éditeur responsable l'est pour le contenu de l'affiche ou du tract.". Or maintenant faute d'avoir trouvé le colleur ou de l'avoir pris en pleine action, il est plus facile de sanctionner la personne qui a son nom sur l'affiche, de quoi inciter les colleurs à ne plus faire apparaître d'éditeur responsable.

Pour les dernières élections, j'ai été appelé à comparaître devant le constatateur provincial du Hainaut pour deux affiches collées à la La Louvière sur un panneau de libre expression alors qu'elles auraient dû l'être uniquement sur un panneau électoral. Quand on connaît la place réservée par les petits partis par des quatre gros gourmands...

Avec le concours d'un avocat, nous avons réussi à faire triompher notre point de vue sur la notion d'éditeur responsable.

Et comme je suis un colleur acharné, je colle aujourd'hui à Charleroi, demain à Namur puyis à Liège et la semaine prochaine à Bruxellespuisque cette fois je suis appelé à comparaître pour deux autres affiches collées par un camarade quidam en des endroits interdits dans la capitale de la libre expression et menacé de devoir payer moi aussi 1050 euros.

En compagnie de mon conseil, je serai donc présent lundi 26 avril prochain devant le Collège communal de Bruxelles pour me défendre et faire triompher le point de vue communément admis et partagé.

Comme dans la chèvre de Monsieur Seguin et que cela nous serve de leçon: "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère"

Robert Tangre


 

L'Europe sous la surveillance du FMI     

Après des semaines de palabres et de cacophonie, les pays de la zone euro ont trouvé un accord sur un plan d'aide à la Grèce associant d’éventuels prêts des pays de la zone euro et du Fonds monétaire international. C’est là un compromis aux allures de défaite politique, économique et sociale.

Si un optimisme de circonstance était de mise parmi les dirigeants politiques, le quotidien de gauche grec Elefthérotypia a justement mis en garde contre le « récif du FMI dont le savoir faire technocrate s'est avéré destructeur pour les pays où il a été appliqué ».

L’accord, est-il dit, vise à rassurer les marchés ? Il n’a pas renforcé la crédibilité de l'euro toujours en butte aux attaques des spéculateurs. Le recours au FMI, sur ordre du capitalisme allemand et d’un gouvernement à son service, est le signe patent de l’incapacité des Etats européens à se montrer solidaires. Ce qui risque d’aggraver la situation et de fragiliser d'autres pays de la zone euro, d’autres « maillons faibles », comme le Portugal ou l'Espagne.

Résultats, l’entrée en piste du FMI, organisme international de régulation monétaire, dans la réalité bras armé des États-Unis, autorise ces derniers à s’immiscer un peu plus dans les affaires européennes. Le dogme libéral d’une économie dirigée par les marchés reste une réalité alors que le chômage et la pauvreté grimpent en flèche. L’assainissement en Europe sera « extrêmement douloureux » a déjà prophétisé la direction du FMI. 

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient d’exiger un respect implacable des critères de Maastricht et des politiques d’austérité qui ont conduit l’Europe à la crise actuelle. Avec une arrogance scandaleuse, la chancelière allemande, Angela Merkel, a suggéré une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».

Dans toute l’Europe, la colère grandit ! Ces mobilisations sociales appellent des mesures d’urgence pour que les financiers responsables de la crise actuelle soient mis à contribution.

 Le Parti communiste est évidemment solidaire avec les travailleurs de notre continent et leurs organisations.

 Le Bureau politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles
 


 

12:22 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2010

L'Etincelle n° 53 (mars 2010)

Tram à Liège : ECOLO retourne sa veste du mauvais côté !      
  
Un tram reporté à 2018 au plus tôt, un tram privé financé via un PPP (partenariat public privé), un tram qui ignore totalement la rive droite et ses quartiers populaires (Wandre, Jupille, Bressoux, Droixhe, les Vennes) ainsi que Seraing, un tram qui se limite à une ligne de fond de vallée, tel est en substance le projet dévoilé hier par le ministre ECOLO Philippe Henry.

Entre ses déclarations préélectorales et ce projet, ECOLO a donc totalement retourné sa veste acceptant quasi à la virgule le projet minimaliste du ministre André Antoine.  Comment après une telle attitude nous parler encore de « faire de la politique autrement » ?

Pour notre part, nous restons convaincus que des transports en commun de qualité constituent un enjeu populaire fondamental et urgent pour notre région.  Nous ne pouvons accepter ce projet.  Alors qu’en France, grâce au travail de la gauche dans les régions, le quasi totalité des villes de taille comparable à Liège ont déjà le tram et étendent aujourd’hui leur réseau, nous devrons attendre encore 10 ans probablement pour avoir une première ligne.

Concrètement, la Fédération de Liège du PC continue de défendre un tracé de tram « en croix » avec boucle centrale sur le tracé actuel du bus 4, le passage du tram au cœur des quartiers populaires en rive droite comme en rive gauche (Saint Léonard, Guillemins) et le passage du tram à Seraing. Ces options constituent des solutions de bon sens pour un véritable réseau structurant.

Par ailleurs, nous ne pensons pas que les bus en site propre proposés (car moins chers) constituent une véritable solution (lenteur, capacité réduite,...), d’autant plus que dans le projet Henry, des axes importants sont totalement oubliés comme celui reliant le plateau de Soumagne et Fléron à Liège.  Enfin, nous constatons que rien n’est proposé concernant un REL (réseau express liégeois) utilisant les voies ferrées existantes.  Rappelons que notre fédération a proposé que soit ouverte une ligne reliant Visé à la gare des Guillemins, puis se prolongeant en rive gauche vers Flémalle et Huy (voir ICI).

Enfin, nous sommes totalement opposés à la privatisation larvée des transports publics via la multiplication des PPP.  On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser que le tracé choisi pour le tram (aucun passage en rive droite) est celui que désirent (exigent ?) les investisseurs privés, préoccupés uniquement de rentabilité à court terme.  De nombreux exemples montrent que si le recours aux PPP permet de contourner les critères de Maastricht sur les déficits publics, ils constituent en fait un endettement « caché » qui à terme met en grand danger les finances publiques, les acteurs privés se remboursant évidemment grassement.

Nous appelons les organisations syndicales, les citoyens et comités de quartier (par ailleurs non consultés contrairement à ce que plaidait ECOLO) à se mobiliser contre le projet que l’on tente de leur imposer. L’enjeu de la mobilité dans notre ville est central, ne laissons pas passer la mauvaise copie rendue par le ministre Henry.

Fédération de Liège du PC W-B


 

Un contrôle budgétaire antisocial      
 
"Assainir " les finances publiques et revenir au plus vite dans les clous des critères implacables  de Maastricht et du pacte de stabilité européen : tel reste le leitmotiv du gouvernement. Ce qu’a encore démontré le contrôle budgétaire du récent week-end. « Je ne promets pas la Lune, mais ce sera notre priorité nº1 », a donc commenté le Premier ministre. Le ministre du Budget, Melchior Wathelet a demandé que le  retour à l’équilibre soit réalisé plus vite que prévu.  Il voulait ainsi répondre à la véritable mise en demeure de la Commission européenne, le gendarme budgétaire de l’Union, qui, voici quelques jours, critiquait le « laxisme » de plusieurs pays européens, dont la Belgique.

Le déficit étant de 4,8 % alors que la dette va atteindre plus de 100 % du PIB, on comprend ce que, à choix politiques d’austérité inchangés, cela impliquerait pour la population.

Cela n’empêche pas le président du PS qui, côté rose, se félicitait hier de la victoire de la gauche en France, de « bleuir » aussi vite son discours en parlant d’un « « budget sérieux pour lutter contre la crise et rendre confiance aux citoyens » ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que M. Di Rupo n’a aucun intention de relayer les revendications syndicales comme la réduction du temps de travail, la mise en place d’un secteur financier public ou l’arrêt de la chasse aux chômeurs et une revalorisation des revenus du travail et des allocations sociales.

Ce qu’il tait, c’est que ce gouvernement n’entend pas mettre en cause les privilèges de la richesse. Certes, il y a bien une Belgique et une Europe qui gagnent. Celles des actionnaires heureux et des aristos du big business. Des avantages formidables ont été consentis par les Etats dès le déclenchement du crack financier de 2008 ? Il est temps d’en revenir aux choses sérieuses. Et rétablir un tant soit peu les comptes publics plombés par les cadeaux consentis à la caste des affairistes et la récession.

La Belgique jouera ainsi son rôle de « bon élève » de l’Europe libérale. Une Europe qui reste soumise aux mouvements spéculatifs et au dogme d’une économie dirigée par les marchés. Une Europe qui se continue à s’effondrer quand la chancelière allemande, Angela Merkel, va jusqu’à demander un durcissement des traités et une exclusion de l’euro pour tout pays en crise « qui ne serait pas déterminé à mener des réformes ».  Et la Grèce n’est pas seule concernée.

Partout en Europe montent les oppositions aux politiques d’austérité. Les communistes exigent que soient des mesures d’urgence pour mettre à contribution les milieux financiers responsable de la crise actuelle. En Belgique, alors que le chômage explose, que la précarité est le lot de tant de ménages, que les coupes dans les dépenses publiques tuent la reprise, les mines réjouies de ministres qui appuient tant et plus sur la pédale des inégalités tiennent de la provocation.
 


 

France : la gauche a le vent en poupe      

La gauche française a infligé une sévère défaite à la droite dimanche au second tour des élections régionales. Elle rassemble près de 55% des suffrages exprimés contre 35% à la droite parlementaire, signant ainsi l’un de ses meilleurs scores de l’histoire de la Ve République. Le PCWB se réjouit de ce succès auquel les militants du PCF ont largement contribué. 

La gauche rassemblée,  PS, Europe écologie, Front de gauche (dont les beaux résultats ont montré qu’il prend pied dans le débat politique comme un acteur incontournable du changement) conforte ainsi son emprise sur les exécutifs locaux. Autant de lieux de contre-pouvoir possibles face à une droite sarkozienne qui entend maintenir son cap régressif.

Ces résultats sont riches d’enseignements importants pour toute l’Europe. C’est bien un des versions les plus agressives de l’ultralibéralisme qui a été désavouée. Les formations de la gauche française, elles ne l’ignorent pas, devront relever d’énormes défis, notamment pour surmonter la crise démocratique dont témoigne le niveau très élevé de l’abstention  et la résurgence du Front national. 

Comme l’a observé Marie-George Buffet, « Nous avons levé un message d'espoir. Pour répondre à cette attente, il faudra vivre des propositions et construire l'alternative pour 2012 dans les luttes et sur un projet ». Telle sera bien la première tâche de la gauche.
 


 

OGM : L'agro-industrie ne désarme pas !      
 
Depuis douze ans et l’autorisation  du tristement célèbre maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto, l’agro-industrie attendait une telle victoire.  A l’unanimité, les commissaires européens de la commission Barroso, parmi lesquels le Belge Karl De Gucht, viennent en effet de donner leur feu vert à la culture dans l’UE d’un produit génétiquement modifié, une pomme de terre du groupe allemand BASF. Ce tubercule contient un gène marqueur résistant aux antibiotiques qui inquiète l’OMS (qui n’est pourtant pas un “nid” d’écologistes radicaux).


 

Centième anniversaire de la Journée internationale des femmes      
      
La journée internationale des femmes a 100 ans. Lors du 2ème congrès de l’Internationale des Femmes socialistes, les représentantes de 17 pays arrêtent, à l’unanimité, la date du 8 mars comme "Journée internationale de la femme" afin de soutenir et concrétiser la lutte des femmes pour leur émancipation.

Le parti communiste tient à rappeler sa farouche opposition aux OGM, opposition qui n’est un rien une position passéiste ou une quelconque opposition au progrès. Nous réclamons cependant un droit d’inventaire citoyen afin de déterminer les progrès technologiques qui correspondent réellement à des avancées pour l’humanité.  Les OGM ne constituent assurément pas un progrès pour tous:

•Ils ne répondent à aucune nécessité alimentaire.  Une étude récente de la FAO a montré qu’il serait possible de nourrir  10 milliards d’êtres humains exclusivement sur base d’une agriculture biologique.
•Ils permettent à l’agro-industrie de s’approprier le vivant (brevets) et d’asservir les petits producteurs (obligation d’acheter les semences OGM chaque année)
•En raison de leur forte dissémination non contrôlable, ils sont une “solution” hégémonique. On retrouve aujourd’hui un certain pourcentage d’OGM même dans les cultures biologiques et l’UE vient d’être contrainte d’assouplir  sa définition du bio (autorisation de 9g d’OGM par kg)
Autoriser la culture d’OGM en plein-champ, c’est condamner une agriculture vivrière de qualité, c’est mettre à mort les petits producteurs et empêcher  toute transition vers un agriculture paysanne de qualité.  Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit encore de l’agriculture.  Il est essentiel de combattre pour elle la logique des multinationales de l’agro-industrie qui après avoir imposé l’agriculture des pesticides et des engrais chimiques (qui fut alors baptisée de révolution verte) responsable d’un appauvrissement des sols et d’une contamination sans précédent des nappes phréatiques, tente aujourd’hui d’imposer contre la volonté des peuples celle des organismes génétiquement modifiés. 

La journée du 8 mars constitue l’aboutissement d’une campagne menée notamment par trois grandes dames inséparables dans leur lutte pour la justice sociale et l’émancipation des femmes: Clara Zetkin (1857-1933) et ses amies Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontaï, toutes trois féministes, socialistes et communistes.

D’éminentes militantes belges, comme Isabelle Gatti de Gamond ou Isabelle Blume ont lié le combat pour l’émancipation féminine à la promotion d’un enseignement public et laïc.

Tant de femmes communistes ont participé à la lutte contre l'occupant nazi. Tant de militantes et de militants ont œuvré pour permettre l'accès, au plus grand nombre, à la contraception et à la dépénalisation partielle de l’interruption volontaire de grossesse.

Le combat d’émancipation des femmes est et reste un combat permanent contre tous les courants réactionnaires et fascistes.

La catastrophe sociale actuelle aggrave les conditions de vie des femmes, en particulier: coût de la vie, infériorité des rémunérations, problèmes des familles monoparentales, double travail, importance du travail à temps partiel, violence faites aux femmes et coût de la contraception.

Le PC WB continuera à mener ses revendications et ses actions sans distinction de genre

Le BP du PC Wallonie Bruxelles


 

 Les actes du congrès du Parti Communiste

sont disponibles sur simple demande en vous adressant :

- à la rue Jules Destrée n°11 à 6020 Dampremy

- ou par mail à : robert.tangre@skynet.be 

- ou par telephone au 071/303912 

Après avoir versé 5 euros sur le compte: 001-2039387-38

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 La voie d’un cheminot

Olivier Mortelette qui est cheminot mais aussi délégué syndical FGTB depuis 10 ans chez B-Cargot témoigne de son ressenti par rapport à l’accident de Halle et nous explique son métier de travailleur des chemins de fer.


Depuis combien de temps travaillez-vous comme cheminot à la SNCB ? Est-ce un métier difficile ?

Olivier Mortelette. Je suis entré comme conducteur de manœuvre en 2000. Je m’occupais de la conduite de trains de marchandise. Le 1 er janvier 2010, je suis devenu opérateur de conduite. Cela signifie que je suis toujours conducteur mais que je suis maintenant capable d’effectuer toutes les tâches qu’on pourrait me confier sur un train.

Depuis quelques années, une mentalité commerciale s’est installée au sein de B-Cargot. Tous les employés doivent travailler selon une seule optique : satisfaire le client. « De cette façon, la société devra rester concurrentielle, prétend la direction. » Mais de quelle manière?

Cette satisfaction du client a un prix. Etre cheminot est un métier difficile. Au niveau des horaires, ils sont physiquement ardus. En effet, on procède en 3 fois 8. C'est-à-dire que chaque semaine, nos horaires varient. La première semaine je commence à 6 h et je finis à 14 h, la deuxième,  je commence à 14 h et je finis à 22 h,… et ainsi de suite.

Ces tranches horaires changent certes mais ce n’est pas le plus difficile ! Suite à cette mentalité commerciale, la direction a comme volonté de changer les horaires en fonction de la demande du client. Il nous arrive donc d’être rappelé pour travailler alors que nous sommes en temps de repos.

C’est aussi un métier qui demande énormément de concentration. Suite à ces manipulations dans les horaires, la fatigue s’accumule, entraînant dès lors une perte de concentration et des possibilités de faire des erreurs…


Vous arrive-t-il d’être soumis à de mauvaises conditions de travail de travail, des pressions qui viennent perturber votre travail ou vous font prendre des risques ?


Olivier Mortelette. Chez B-Cargot, le temps compte ! Tout doit être vite fait. En ce moment, la société connaît une restructuration suite à la crise comme le disent les « haut placés ». Dans cette optique, la direction fait très clairement comprendre aux employés que s’ils veulent que la société reprenne du « poil de la bête », il faut travailler toujours plus. Pour preuve, je me rappelle avoir été interpellé par un slogan trouvé sur un petit livret. Celui-ci disait ; «  Qui va sauver B-Cargot ? Pas les politiques en tout cas ! » Laissant ainsi comme responsables de l’avenir de la société B-Cargot, les employés qui la constituent. Une responsabilité que j’additionne à celles que j’endosse déjà…

Etre opérateur de conduite nous oblige d’endosser beaucoup de responsabilités ; arriver à l’heure, satisfaire le client et la direction, etc.… A l’heure actuelle, les responsabilités s’accumulent jour après jour. Un simple exemple, les patrons de B-Cargot veulent nous rendre de plus en plus  polyvalents
.
Pour ma part, je devrai bientôt être capable de faire la visite de mon train, une tâche qui était autrefois confiée à un spécialiste appelé « visiteur ». Les responsabilités de ce visiteur viennent donc s’additionner aux miennes et vont augmenter la pression que je subis par rapport à l’accomplissement de mon travail.

Personnellement, j’aimerais que la visite des trains reste la tâche des visiteurs. Cette polyvalence excessive pourrait déboucher sur une augmentation des prises de risques. Je n’ai pas reçu la formation que ces employés ont reçue et par conséquent, je ferai plus facilement d’erreurs qu’eux.

Si vous aviez à critiquer la sécurité sur les chemins de fers, quelle idée vous vient en premier à l’esprit ?

Olivier Mortelette. Par rapport à ce qu’il s’est passé, la première critique que j’ai à formuler ce sont les lacunes au niveau de l’équipement sur les locomotives pour le dispositif de freinage.

Une autre lacune que je pourrais mettre en évidence c’est le manque de formation ou du moins la réduction progressive des objectifs de formations.

Pour moi, la meilleure façon d’éviter les accidents est de donner aux jeunes une formation complète. Malheureusement, les formateurs éliminent de plus en plus de choses qui semblent inutiles comme les parties techniques alors que celles-ci peuvent avoir toute leur importance dans certaines situations.

Pensez-vous qu’après l’accident de Halle des changements vont avoir lieu au niveau de la sécurité ?

Olivier Mortelette. Je l’espère ! L’accident a laissé les différentes directions au pied du mur. Suite à celui-ci, des mesures quant à l’aménagement des freins automatiques ont été annoncées. Aujourd’hui, j’espère que ces aménagements auront lieu et qu’on n’aura pas droit à un second Pécrot où seulement la moitié des placements de moyens de sécurité ont été faits.

Dans le journal Le Soir, on nous dit que «  la SNCB est gérée par des frères ennemis à savoir Infra bel, SNCB et SNCB Holding… Quel est votre avis par rapport à cette affirmation ? Pensez vous que ces «  soi-disant » frères sont vraiment ennemis et que de ce fait une prise de décision par rapport à la sécurité par exemple puisse être difficile à conclure ?

Olivier Mortelette. Je ne suis pas d’accord. C’est une fausse affirmation puisque je pense qu’ils sont tout à fait aptes à travailler ensemble.

Quel est votre avis par rapport au plan de rénovation des gares comme celle des Guillemins et au désir de les voir s’ériger ? Pensez-vous que ces différents projets sont prioritaires pour les patrons de la SNCB comme pour les responsables politiques de  la Région par rapport à l’état des chemins de fer et de leur sécurité ?

Olivier Mortelette. Les patrons des chemins de fers tiennent à une certaine image de marque. Ils sont fiers de la société et veulent en faire une vitrine. C’est la raison principale de la rénovation coûteuse des gares.

D’un autre coté, la SNCB investit dans les grandes gares comme Charleroi, Mons, Liège, … mais il faudrait donner d’autres priorités comme la rénovation de petites gares très fréquentées comme celle de Marchienne-au-Pont ou encore la sécurisation du réseau ferroviaire.

Un des arguments des patrons de la SNCB est qu’il n’y a pas d’argent. Alors pourquoi investir dans ces gares au détriment de la sécurité ?

Un dernier mot par rapport à l’accident ?

Olivier Mortelette. Je trouve choquant ce qui est arrivé à Halle. Le lendemain lorsqu’on est amené à conduire un train, on se sent stressé et on ressent une peur certaine. Aujourd’hui, j’ai besoin que ces sécurités soient mises en place sur tout le réseau pour que je puisse continuer à travailler sans cette peur qui vient alourdir mes pressions quotidiennes.

Y.Bondo


 

 L'asbl Progrès et Culture vous invite le samedi 13 mars 2010, de 9h30 à 12
heures, à une matinée de formation dont l'objet sera une lecture commentée
de

« Travail salarié et Capital » de Karl Marx.

En décembre 1847, Marx prononce devant l¹Association des Ouvriers allemands de Bruxelles une série de conférences qui seront publiées sous le titre général de Travail salarié et Capital. Ce sont les premières pages que Marx a publiées sur les questions d¹économie politique. Leur intérêt réside dans le caractère inachevé des analyses de Marx à cette époque. En effet il faudra attendre 1865 et la publication de Salaire, prix et profit, une conférence prononcée, cette fois, devant le Conseil général de l¹Internationale, pour que l¹on voie se mettre en place un concept fondamental de l¹analyse marxiste du capitalisme, à savoir la notion de force de travail qui n¹était pas encore découverte en 1847. De sorte que relire « Travail salarié et Capital », c¹est se donner l¹occasion d¹accompagner de près le travail de recherche théorique de l¹auteur du Capital.
 
Cette formation s¹inscrit dans le cadre de la publication, par le CEDEM et l¹Association Joseph Jacquemotte, d¹une anthologie commentée des écrits de Marx et d¹Engels intitulée « Marx, à mesure », dont 11 fascicules ont déjà paru. Ils sont accessibles sur le site internet de l¹ACJJ à l¹adresse
www.acjj.be.

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Europe-Israël : sortir du double-jeu     
Ecrit par Bureau Politique    

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor  Lieberman, est connu pour la violence de ses positions. Récemment encore, il déclarait que « l’inquiétude des Palestiniens est le dernier de (ses) soucis ». Pour lui, «  l’important, c’est que ce gouvernement (en Israël) ne cède pas aux pressions. » M. Lieberman était, il y a peu, en visite à Bruxelles pour l’expliquer à ses homologues de l’Union européenne. Cela au moment où plusieurs d’entre eux,  font mine de vouloir rendre vie au processus de paix au Proche-Orient et redisent leur refus de toute « modification du tracé des frontières d’avant 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem. »

En outre, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne ont condamné l'assassinat par les barbouzes israéliens d'un responsable palestinien du Hamas à Dubaï. Non sans ambiguïté.  « Cette action ne peut pas contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient » mais les « 27 » se sont abstenus d’en accuser formellement Israël. Dont le plénipotentiaire a réitéré la position de son gouvernement : « Rien ne prouve qu'Israël est impliqué ». Pourtant, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre  les auteurs du meurtre, des membres du Mossad...  Et le chef de la police de Dubaï, a plaidé que « c’est une affaire qui touche les pays européens ».

Sur le terrain, l’occupation se poursuit. Israël vient même d’ajouter à la liste de « l’héritage national » le tombeau des patriarches situé à Hébron, et la tombe de Rachel, à l’entrée de Bethléem, en Cisjordanie.  Mais les leaders européens considèrent toujours l’Etat hébreu comme un « partenaire naturel » malgré les crimes de guerre et les atteintes aux droits de l’homme. Ils poursuivent la mise en place de l’intégration d’Israël dans structures de l’Union. La Belgique, comme les autres Etats de l’UE, multiplie certes les déclarations de principe outragées. Mais tous continuent à pratiquer la « politique de l’équilibre », mettant sur un même plan occupants et occupés.

L’Union européenne, principal bailleur de fonds dans la région, a pourtant les moyens de faire pression sur Israël pour que le processus de paix reprenne sur des bases permettant la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967.

Les dirigeants israéliens font face à un isolement croisant avec, notamment,  l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone sur Gaza en novembre 2009 et les manifestations  d’une opinion choquée par l’impunité d’Israël.

L’Europe doit sortir de son double-jeu. 


 

Le Parti communiste renaît dans le Namurois.

A toutes cettes et ceux qui veulent participer à une réelle alternative politique dans le Namurois et reconstruire un parti engagé à fond dans le social, pour la défense des droits syndicaux, des services publics, des droits de la femme et de l'environnement, contactez

Vernimmen  Cécile
Chaussée de Liège, 446
5100          Jambes
GSM 0478/708469
Mail:  tvcn28312@tvcablenet.be

 

 

 

 

22:09 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2010

L'Etincelle n° 52 (février 2010)

Tsunami social chez Carrefour

"Le temps de l'action est venu ». C’est en ces termes que le Suédois Lars Olofsson, directeur général de Carrefour, ancien numéro deux de Nestlé, a annoncé la liquidation de milliers d’emplois en Belgique. Et il a agi.  La multinationale française a  décidé la fermeture de 14 hypermarchés et 7 supermarchés en. Sept autres supermarchés situés en Flandre seront franchisés, tandis qu’en Wallonie, 3 hypers et 17 supermarchés devraient être cédés au plus offrant.  De nouvelles pressions seront exercées sur les fournisseurs et les sous-traitants. Carrefour a encore annoncé que le siège central du groupe allait être filialisé. En clair, le personnel devrait changer de commission paritaire avec blocage salarial à la clé.

Premier groupe européen du secteur, second au niveau mondial et neuvième employeur privé de la planète, géré par des financiers américains et français, Carrefour  n’en est pas à son premier tsunami social, en France ou sur les cinq continents. Carrefour Belgique avait déjà procédé à une restructuration en 2007, en supprimant 900 emplois et en fermant 16 magasins GB… Au même moment, le distributeur annonce qu’il va s’implanter dans plusieurs pays des Balkans.

Ce sont là des étapes dans le vaste plan amorcé dès sa prise de fonction le 1er janvier 2009 par Lars Olofsson. Il s’agissait, disait-il à l’époque, de réaliser d’ici à 2012 de l’ordre de 4,5 milliards d’euros d’économies dont 3,1 milliards sur les « frais de fonctionnement ».

La direction a scandaleusement rejeté la responsabilité de cet énorme gâchis social sur le personnel – trop « coûteux » ! - et les syndicats – trop « intransigeants » ! Cela, alors que la multinationale est connue comme un employeur peu regardant sur les conditions de travail, les revenus et les statuts de ses employés, allant jusqu’à exercer une surveillance parfois proche de l’espionnage sur ceux-ci.

Le Parti communiste partage la vive émotion ressentie par les salariés de Carrefour et leur exprime son entière solidarité dans leur combat. Il est inacceptable que les travailleurs soient les victimes d’une situation économique dont ils ne sont en rien responsables. Il est tout aussi inadmissible que la crise soit prétexte à une restructuration qui camoufle, selon de nombreux observateurs, des « erreurs de gestions » liées aux gigantesques fusions-acquisition menées depuis des décennies, à des opérations financières hasardeuses et à l’appétit de profits de ses actionnaires.


Carrefour : le dépeçage se poursuit.

Le 20 juin 2007, la fédération de Charleroi du PC s’insurgeait contre le premier plan de rationalisation de Carrefour. Aujourd’hui, la fédération tient à dénoncer avec la plus extrême vigueur un second plan de restructuration visant à fermer en Wallonie les magasins de Mouscron, Casteau, Haine-Saint-Pierre et Jumet  ainsi que plusieurs supermarchés situés en Flandre.

Conséquence immédiate : fermeture de 21 magasins intégrés sur 625, perte de 1672 emplois (10 % des emplois globaux) dans les hypermarchés Carrefour, victimes d'une politique commerciale hypocritement rebaptisée « plan de sauvetage ».

Des erreurs de management qui ne pardonnent pas !

En octobre 2000, le groupe GIB est racheté à 100 pourcent par le groupe Carrefour. Dès sa prise de contrôle, Carrefour met en place une gestion à la « française ». Dans un premier temps, les produits GB sont toujours vendus puis remplacés progressivement par des marques françaises qui ne correspondent pas nécessairement aux goûts belges.
Le management connaît une totale restructuration. Le directeur général devient français et tous les postes-clés sont détenus par des Français. Seul le directeur des ressources humaines, ancien de GB, reste en place pour bien gérer la question des différentes langues parlées dans notre pays.
Dès la reprise, le chiffre d’affaire diminue. Certes, la concurrence avec les différents groupes comme Delhaize et Colruyt est rude car ces magasins se sont spécialisés et Carrefour va perdre sa position de leader du marché de l’alimentation. Les pertes d’exploitation ne vont cesser de croître car elles sont causées uniquement par une accumulation d’erreurs de marketing et un mépris affiché de la concertation sociale en Belgique...
La perte de clientèle est aussi causée par des erreurs de stratégies commerciales et publicitaires. En effet, la publicité de Carrefour a parfois été qualifiée de mensongère car très souvent, les acheteurs ne trouvaient pas les articles annoncés dans les folders publicitaires. Les attentes aux caisses trop longues et les ruptures de stock trop fréquentes complètent le tout..

Gâchis.

Ces fermetures auront d’importantes conséquences à la fois sociales et humaines, mais aussi, le cas échéant, environnementales.

- Sur le plan humain, ce sont des magasins de proximité, faciles d'accès et fréquentés par une population relativement âgée donc difficilement mobile qui vont fermer.

 - Sur le plan social, c'est un drame pour le personnel composé de travailleuses et de travailleurs « relativement âgés » qui n'ont que peu -si pas aucune- possibilités de reclassement ou de reconversion.                      

- L'autre aspect du drame social est le risque vraisemblable d'une franchisation. Celle-ci permettrait certes de conserver certains magasins mais engendrerait une importante perte salariale suivant la convention dans laquelle seraient repris les travailleurs (pour les plus jeunes, des pertes de revenus pouvant aller de 30 à même 40 pourcent.) Pour les travailleur(se)s : des conséquences sociales et pécuniaires difficiles à supporter (emprunts, enfants aux études, …).

- Enfin, certaines communes vont se retrouver avec des sites abandonnés donc de nouveaux chancres qui vont contribuer à enlaidir un environnement toujours aussi peu attirant.  

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles dénonce de gâchis social décidé par les actionnaires de la multinationale Carrefour. Ces derniers continuent, eux, à retirer de leurs placements financiers, des résultats appréciables

Le PCWB s’oppose également à l’ouverture continue et sans cesse croissante de nouvelles enseignes et il insiste pour que le Comité socio-économique soit plus restrictif pour accorder des autorisations d’implantations commerciales  nouvelles.

La fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie - Bruxelles

 

 

A  la commémoration de Rosa Luxembourg

 Le dimanche 11 janvier, j’étais à Berlin pour participer à une rencontre du Parti de la Gauche Européenne (PGE).

Le dernier jour de la rencontre, nos hôtes, les dirigeants de parti Die Linke, nous ont invités à participer à la commémoration annuelle en hommage à la grande militante ouvrière Rosa Luxembourg.

A Berlin, la façon la plus facile de se déplacer est de prendre le métro, c’est ainsi que la délégation des différents partis présents s’est retrouvée au monument situé dans le quartier de Lichtenberg à Berlin.

Dés l’arrivée de l’important groupe  que nous formions avec Die Linke, au son d’une marche funèbre de Mozart, le cortège s’est avancé pour le dépôt des gerbes, chacun des participants tenant un œillet  rouge à la main.

Pendant que Lothar Blisky, président du PGE et Gregor Gysi, président de Die Linke, accompagnés de plusieurs députés européens, déposaient leurs gerbes, les participants fleurissaient les tombes des militants du DKP comme Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht, Wilhem Pieck, Walter Ulbricht, ...

Tout cela s’est déroulé sous une neige drue. Ce qui m’a d’ailleurs agréablement surpris, c'est le fait que malgré les conditions climatiques rudes, des milliers de Berlinois sont arrivés par cars et métros entiers, l’œillet à la main, toutes générations confondues. Bien souvent, les grands-parents, les parents ainsi que leurs enfants, venaient fleurir à leur tour le mémorial.

C’est autour d’un verre de vin bien chaud, qu’avec des amis également présents, nous avons commenté cet événement qui prouve par son ampleur que la Gauche de Berlin est une force politique de premier plan dont il faudra de plus en plus  tenir compte dans la gestion de la République Fédérale Allemande.

Robert Tangre.

La biographie de Rosa Luxembourg

Issue d'une famille de commerçants juifs polonais, Rosa Luxemburg (1870-1919)  fait de brillantes études au lycée de Varsovie qui se trouve alors sous la domination russe.

Militante au sein de "Prolétariat", un parti socialiste révolutionnaire, elle doit fuir en Suisse où elle passe une thèse d'économie politique. Ayant acquis la nationalité allemande en 1898, Rosa Luxemburg milite au SPD (Parti Social Démocrate) à la Deuxième Internationale. Elle y défend l'idéologie de Karl Marx et devient grâce à la rigueur et à la cohérence de ses analyses une théoricienne du socialisme.

Pendant la Révolution russe de 1905, Rosa Luxemburg se rend à Varsovie, mais arrêtée, elle échappe de peu à l'exécution. De retour en Allemagne, en 1906, elle se trouve marginalisée dans son parti qui défend l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste. Contrairement à Lénine qui mise sur la discipline d'un parti bien structuré, elle défend l'idée que la grève de masse est le principal moyen d'action révolutionnaire.

Rosa Luxemburg s'oppose à la dérive guerrière de l'Allemagne. Une campagne pacifiste lui vaut d'être arrêtée en 1915. En 1916, la crise du SPD la conduit à fonder avec Karl Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin, la Ligue des Spartakistes, mouvement révolutionnaire et antimilitariste, ancêtre du Parti Communiste Allemand. Elle est à nouveau emprisonnée jusqu'à la révolution allemande en novembre 1918. Enthousiasmée par la Révolution russe de 1917 et l'espoir qu'elle suscite, dans "La Révolution russe" (1918), Rosa Luxemburg se montre cependant très lucide et clairvoyante sur l'autoritarisme et le manque de liberté du régime bolchevique mis en place par Lénine.

Le rapport de force n'étant pas favorable aux révolutionnaires, Rosa Luxemburg s'oppose à l'insurrection des spartakistes dont elle dirige le journal "Die Rote Fahne", mais participe néanmoins au mouvement. Elle est arrêtée le 5 janvier 1919 et est assassinée le 15 janvier avec Karl Liebknecht par des officiers nationalistes chargés de la répression de l'insurrection.

Maîtrisant parfaitement les concepts du marxisme, Rosa Luxemburg a su bâtir sa propre analyse en étudiant les aspects nouveaux du capitalisme (le colonialisme, l'accumulation des capitaux...) et en théorisant l'internationalisme qu'elle oppose au nationalisme et aux luttes de "libération nationale". Attachée aux idées démocratiques, elle pense que la révolution ne pourra venir que de la spontanéité des masses et non d'une "avant garde éclairée" dont la dictature sera "celle d'une poignée de politiciens" et non celle du prolétariat.

 Reportage - photos

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Le Chanoine Houtard président du Centre tri continental et prix Lénine de la Paix participait à la cérémonie.

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Nicole Cahen, membre du Comité central et déléguée du PCWB auprès du PGE.


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La manifestation se prépare.

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Le monument.

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Dépôt des gerbes.

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A gauche: le président de Die linke, Grégor Gypsi. A droite: Lothar Bliski, Président du Parti de la Gauche Européenne ( PGE).

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Reinhold Friedrich Wilhelm Pieck (3 janvier 1876 - 7 septembre 1960) devint en 1949, jusqu'à sa mort en 1960, le premier Chef d'Etat de la République démocratique allemande. Il fut le seul dirigeant de la RDA à porter le titre de Président de la République.

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Ernst Thälmann , né à Hambourg le 16 avril 1886 fut assassiné au camp de concentration de Buchenwald le 18 août 1944

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Karl Liebknecht (13 août 1871, Leipzig; 15 janvier 1919, Berlin) était un communiste révolutionnaire allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) comme son père Wilhelm Liebknecht.

Il s'engagea pour le droit d'organisation des jeunes dans des organisations politiques et surtout contre le militarisme. Son livre Militarisme et anti-militarisme entraîna un procès et une peine de prison de 18 mois, durant laquelle il fut élu député au Reichstag.

En raison de son opposition à la Première Guerre mondiale, il fut emprisonné et exclu du SPD. Il a co-fondé avec Rosa Luxemburg la Ligue spartakiste puis le Parti communiste d'Allemagne (KPD).

 

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Walter Ernst Paul Ulbricht (né le 30 juin 1893 à Leipzig, mort le 1er août 1973 à Döllnsee au nord de Berlin) était un militant communiste allemand au Parti communiste d'Allemagne (KPD) puis au Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), homme politique et Président du conseil d'état de la République démocratique allemande (RDA).

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Il est temps de prendre le vin chaud! La neige allait tomber d'abondance pour accueillir les milliers de Berlinois qui arrivaient en grand, très grand nombre

 


 

 

La Poste en 2009 : Toujours plus de bénéfices, toujours moins de services à la population !     
Ecrit par Bureau politique    

Cela n’aura échappé à personne, 2009 fut une année de crise avec un recul important de l’activité économique. Mais ce recul ne signifie pas forcément que tout le monde est perdant. 

Ainsi le résultat opérationnel de la poste a encore progressé de 8.2% pour atteindre 240 millions d’euros.

Rappelons que le maintien intégral des bureaux de poste fut, lui, estimé par les dirigeants actuels de la Poste à 75 millions d’euros soit plus de trois fois moins.

Tout ceci cadre avec la nouvelle philosophie du fonds d’investissement CVC Capital Partners (aujourd’hui monté à hauteur de 49% dans le capital de la Poste et dont est issu l’actuel patron de la Poste Johnny Thijs) : moins de service et plus de bénéfices.

Moins de service car afin d’engranger ces bénéfices records, la Poste a encore sacrifié 1000 équivalents temps plein en 2009, passant sous la barre symbolique des 30.000 postes (alors qu’il n’y a pas si longtemps elle employait encore 50.000 personnes). Elle a également achevé son plan de fermeture d’environ la moitié des bureaux de poste du pays (plus de 600). Enfin, elle a pour projet de remplacer la majorité des facteurs par des « distributeurs » sous-payés et précarisés.

Malgré les campagnes de propagande orchestrées par la Poste sur la satisfaction de ses clients (on ne parle plus d’usagers), ses performances opérationnelles ont baissé en 2009 (moins de courriers acheminés en J+1). Le prix du timbre continue lui de grimper.

Dans ce contexte, on ne peut que  regretter amèrement le blanc seing donné il y a quelques semaines par le gouvernement à participation socialiste à la poursuite de la logique actuelle (projet de libéralisation proposé par l’ultralibéral Vincent Van Quickenborne avalisé ainsi que le nouveau contrat de gestion entérinant la fermeture des bureaux de poste).

Il y a quelques mois, Elio Di Rupo, pourtant un des acteurs de la privatisation, éructait dans la presse contre la fermeture de bureaux de poste à Mons rappelant à juste titre que « point poste » et « bureau de poste » ce n’était pas la même chose. 

Reculade incroyable, aujourd’hui, le Ministre président wallon Rudy Demotte propose que les communes financent elles-mêmes des points poste.  Ainsi, le contribuable paierait deux fois, une fois pour financer les bénéfices de la Poste privatisée et une seconde pour conserver un service au rabais (certains services notamment bancaires n’existant pas dans les points poste)

Triste gauche que celle-là qui au-delà des mots, détruit jour après jour nos services publics !

Bureau Politique

 


 

 

 

Catastrophe de Hal: le profit avant la sécurité?

Le Parti Communiste exprime sa sympathie aux victimes de la catastrophe ferroviaire de Halle et à leur famille. Il exprime également sa totale solidarité avec les cheminots.

Ce drame n’est pas le fruit du hasard. Il apparaît clairement qu’il aurait pu être évité si les mesures de sécurité- pourtant connues et réalisables- avaient été respectées et réalisées.

Si l’avancée de la Belgique dans le processus de libéralisation de son chemin de fer est évident, la sécurisation de son réseau est lui particulièrement en retard. Et les explications données ce mardi matin par l’un des administrateurs expliquant ce retard par le fait que l’UE ne se serait pas encore accordée pour unifier le système de sécurité des chemins de fer, sont spécieuses. Le chemin de fer français, par exemple, qui fonctionne dans la même Europe, est, lui, doté du système de sécurité.

Constatons que l’on est plus prompt en Belgique pour répondre aux injonctions économiques ultralibérales qu’aux normes de sécurité. La responsabilité des administrateurs, mais aussi celle du gouvernement est donc patente.

Avec la libéralisation, certes voulue par l’UE, ce sont bien les critères de rentabilité qui priment sur la sécurité des voyageurs et des agents. L’équation, abondamment dénoncée par les organisations syndicales, est pourtant connue ; mais il a encore fallu ce nouveau malheur pour rappeler la dégradation subie par la société de chemin de fer et les conditions de travail particulièrement pénibles qui sont imposées aux travailleurs.

Il est urgent que l’on en revienne à un véritable service public avec une société de chemin de fer réunifiée qui privilégie la sécurité

 

 

Rendre la ville au citoyen

Communiqué de la fédération de Charleroi du Parti Communiste.

Par ce slogan électoral, le Parti Socialiste dans les années 80 voulait associer les Carolos aux choix et aux décisions concernant le futur de leur ville.

Dans les faits, il n’en fut rien car la majorité sortie des urnes officia durant 30 années sur le mode de pouvoir absolu confisquant ainsi la parole aux citoyens.

Alors que les affaires plombaient la métropole, les élections de 2006 laissaient entrevoir un souffle nouveau sur le mode de fonctionnement de la ville. La transparence et la participation citoyenne étaient de mise.

Cela s’appelait la nouvelle gouvernance ! 3 ans plus tard, il faut déchanter !

Que cela soit à propos du projet métro ou de la redynamisation du centre ville, en passant par l’implantation de nouveaux centres commerciaux, la majorité communale, P.S., M.R. et C.D.H., reste étrangement sourde aux remarques de ceux qui "vivent" Charleroi au quotidien comme les habitants, les commerçants et tous les usagers de la ville.

Des déclarations en tous sens, voire contradictoires fusent de toutes parts tant dans le chef du Bourgmestre que de certains échevins. Il est donc totalement impossible aujourd'hui d’imaginer ce que  Charleroi sera demain.

Faute de schéma directeur et de perspectives réfléchies sur le futur centre ville, le Collège communal tente actuellement de rattraper des promoteurs non intéressés  par le développement de la ville, mais seulement animés par la réalisation rapide de profits au travers "d'opérations immobilières".

Dans ce contexte, on ne peut que soutenir et comprendre la manifestation des commerçants et les actions du Collectif Citoyen Carolo.

L’ampleur du projet est telle que l’on n’a pas le droit à l’erreur car les choix de la ville l’engagent à court terme mais aussi pour des décennies. Tout échec serait catastrophique !

Le Parti Communiste réclame donc la transparence des autorités communales ainsi que la mise en place officielle d’un comité d’accompagnement aux projets touchant au coeur de la métropole. Ce comité devrait notamment être  composé par les commerçants, les travailleurs du commerce et leurs organisations syndicales, les habitants et autres acteurs associatifs et culturels...    

Y.Bondo                                                              

 


 

 

Rive gauche - Foruminvest: avenir ou asphyxie du coeur de ville ?

Même deux ans après les premières démarches quant à la restructuration commerciale de Charleroi, des décisions définitives n’ont toujours pas été prises. Un mécontentement des citoyens se fait donc ressentir.

Ce lundi 8 février 2010, dès 8 h 30, 400 commerçants du centre-ville se tenaient devant l’hôtel de ville de Charleroi. De nombreuses vitrines étaient éteintes et les commerces avaient baissé leurs stores. Les employés ou propriétaires de magasins manifestaient leur mécontentement et leur incompréhension face aux différents projets d’expansions commerciales proposés depuis octobre 2008 par les autorités communales de Charleroi.

En effet, fin de l’année 2008, 6 projets d’expansions commerciales étaient exposés à l’hôtel de ville de Charleroi. Le 29 octobre de la même année, deux projets furent plébiscités par la population carolo, «  Le projet Rive Gauche » et « Le projet Equilis ».

 

Deux ans plus tard, la confusion règne toujours quant à la prise de décision en rapport avec la restructuration commerciale de Charleroi. Même si le Collège était décidé à mettre en place deux projets, des manipulations de cette décision eurent lieu durant ces deux années. Ainsi, le projet Equilis a été écarté privilégiant la mise en place du projet Foruminvest. Mis hors course par le Collège en octobre 2008, ce projet  reprit de l’élan suite à un appui extérieur au Collège et fut à nouveau relayé par celui-ci.

 

Un projet soutenu par la population a été mis hors course pour relancer un projet appuyé  par les politiques. Un acte qui touche les citoyens, les commerçants et indéniablement le Collectif Citoyen Carolo. Dans l'interêt des Carolos, le C.C.C.  a donc envoyé une lettre ouverte au Bourgmestre et au Collège communal de Charleroi pour relever les différentes incompréhensions concernant les projets commerciaux.

« La gestion par la ville du dossier des centres commerciaux apparaît actuellement en totale contradiction avec les règles de bonne gouvernance définies en 2006 dans le livre blanc «Une nouvelle gouvernance pour Charleroi». »

Des règles de bonne gouvernance non respectées.

En effet, le C.C.C. estime que 5 règles de bonne gouvernance n’ont pas été respectées. On y retrouve ; « la transparence », « l’éthique et la déontologie », « la cohérence », « l’intérêt communal » et « le long terme ».

Il met aussi en évidence l’évolution du projet Foruminvest. En 2008, J.J. Viseur annonçait que Foruminvest « tuerait la Ville Haute et la Ville Basse» et « serait un projet dangereux », ainsi que le message clair qu'il a adressé le 05/02/2009 aux promoteurs commerciaux et aux chefs de file de la tripartite en leur signalant que « Le Collège décide, pas les partis ». A l’heure actuelle, Foruminvest est en partie soutenu par le Collège...

La prise de position a donc changé avec le temps. Le C.C.C. nous apprend aussi que l’argumentaire officiel actuel en faveur du projet repose sur une étude privée réalisée en 2009 par le professeur Grimmeau et financée par les commerciaux de Foruminvest. Un argumentaire qui ne convainc pas les membres du Collectif Citoyen.

En effet, les membres du Collectif ont tout d’abord remarqué que l'étude Grimmeau de 2009, commanditée et payée par le groupe Foruminvest, ne peut être qualifiée d'objective et neutre dès sa première lecture. D’autant que cette étude aboutit à des conclusions contradictoires avec une étude universitaire pilotée en 2004 par le même auteur sur « Le commerce dans les grandes villes belges et leur périphérie ». Il signale en outre que les arguments puisés dans l'étude Grimmeau 2009 en faveur de la réalisation d'un second centre commercial parallèlement à celui de la Ville Basse sont en totale contradiction (évasion commerciale, besoins en m² de commerces, …) avec les résultats de l'étude commanditée par la Région wallonne et relative au Schéma de développement commercial de Charleroi. Ces trois remarques remettent en cause l’argumentaire dit officiel du projet Foruminvest qui ne peut donc être pris comme référence quant à une prise de décision. D’autres remarques ont été faites dans cette lettre en rapport avec l’évolution des projets commerciaux.

D'un point de vue urbanistique, le C.C.C. nous informe que le projet Equilis trouvait son sens dans le projet global de redynamisation de la Ville Basse et d'ouverture amorcée vers les quartiers du Sud de Charleroi. Il ne peut donc être purement et simplement « échangé » contre un projet réalisé en périphérie Nord-Ouest du ring R 9 tel celui de Foruminvest. D’un point de vue économique, il montre aussi du doigt l'étude de Grimmeau de 2009 prévoyant que la réalisation du projet de Foruminvest« conduirait à une réduction de 13 % du chiffre d'affaires moyen pour les commerces de Châtelet, Gosselies, Marcinelle, Montignies-sur-Sambre, Gilly, Jumet, Gerpinnes, Couillet, Mont-sur-Marchienne, Lodelinsart, …, ce qui devrait entraîner des compressions d'emploi et des fermetures » ! Il remarque aussi que cette information importante pour les citoyens et les commerçants des quartiers périurbains et des communes voisines est restée cachée jusqu'à présent. Beaucoup d’autres remarques furent retranscrites dans la lettre et vous les retrouverez dans l’encadré.

Face à tous ces éléments le C.C.C. a tiré une conclusion. « Il n'y a plus dans ces dossiers que l'apparence d'un débat démocratique, que des contacts et décisions importantes se prennent dans des cercles politiques ou autres en dehors des organes de la ville, et que l'intérêt à moyen et long terme de la ville et de ses habitants n'est pas – ou n'est plus – l'objectif majeur face à des intérêts privés. » Il estime aussi être face à une dérive grave du pouvoir en place. Il a d’ailleurs soumis certaines de ces interrogations au bureau d’éthique et de déontologie mis en place par la ville.

Aujourd’hui, le C.C.C. attend que le Bourgmestre et le Collège rétablissent le débat démocratique qu’ils s'étaient engagés à rétablir en ville. Il attend aussi une exposition plus transparente des dossiers commerciaux et de leurs enjeux pour la ville. Il souhaite une prise de décision cohérente et que les réflexions soient faites sur le long terme dans le seul intérêt de la ville et surtout du citoyen.

Y.Bondo


 

Les divers projets mis en concurrence    

 

Le projet rive Gauche :

Le projet rive gauche est un des projets proposés par les autorités communales de Charleroi dans les projets de restructuration commerciales de la ville.

L’objectif du projet Rive Gauche est de refaire du centre historique de Charleroi, un pôle d’attraction urbain, un lieu de vie, de promenades, de flâneries, de loisirs, d’animations urbaines… pour que le cœur de Ville de Charleroi redevienne digne de son statut de ‘première métropole wallonne’.
Source :
http://www.charleroi.be/SiteResources/Data/MediaArchive/pdf/rivegauche.pdf

Le projet Equilis :

Le projet Ville-Basse d'Equilis est conçu pour drainer le centre-ville au-delà de la barrière naturelle que constitue la Sambre. En offrant une nouvelle "signature" architecturale par le biais d'un pont Baudouin élargi et des quais de Sambre dédiés à la promenade, ce projet marque des points importants, d'autant que cela s'inscrit également dans l'un des développements du plan Phénix. L'idée de remettre en valeur le fleuve comme dans d'autres grandes villes européennes donne un atout séduisant à ce concept.

Traiter le quartier de la gare du Sud constitue un avantage qui tient compte d'un aspect de mobilité certain, d'autant que le projet prévoit d'utiliser enfin le parking souterrain de la poste. Le projet soulève également la volonté de la Haute Ecole Charleroi - Europe de rassembler en un seul campus ses différentes activités réparties sur le territoire de l'agglomération : ramener des étudiants au centre-ville est aussi un gage de dynamisme dans le cœur urbain.  Côté rive droite, le projet Equilis se centre sur une surface à réaménager de 13 hectares autour de la gare du Sud et du site de l'ancien Conforama. En tout, le projet comprend une surface commerciale avoisinant les 35 000 m², 5 000 places de parking sont prévues ainsi qu'un cinéma de sept salles, 650 m² d'horeca, 3 400 m² de loisirs, 5 000 m² de logements étudiants et 13 000 m² de bureaux.

Source : http://www.lalibre.be/actu/hainaut/article/452668/equilis-ose-la-sambre-ville-basse.html

Le projet Foruminvest :

A Charleroi, ils ont l’ambition de développer un projet qui permettrait la reconstruction d’un centre de Congrès sur les espaces du parking du Palais des Expositions actuel, la destruction du Palais et l’implantation sur son site d’un centre commercial et de parkings. L’ampleur de l’investissement et sa superficie amènent chacun(e) à se questionner sur cette ville remodelée. Charleroi doit se développer et transformer son image à partir du cœur de la ville.             

Ce développement s’appuie sur des atouts non négligeables, implantés à Charleroi : aéroport, nœud de communication, pôle de recherche, d’universités et d’entreprises nouvelles. Pour articuler ce développement externe au centre ville avec le projet de FORUM INVEST, il convient de favoriser les échanges et les contacts, avec des développements commerciaux larges pour les enseignes qui en ont besoin, avec un ensemble de chemins et de connexions avec le centre historique de la ville.

Le terrain disponible à Charleroi est une chance pour le développement. La situation de ce terrain, au bord du Ring 9, visible pour tous, en démolissant le vieux palais des expositions et en reconstruisant un palais de lumière.
La volonté est aussi de créer une articulation avec l’histoire de Charleroi, avec sa culture (Magritte, Bande Dessinée,...).
Source :
http://www.carolo.be/article.php3?id_article=2548

A nos lecteurs de juger!

 

Y.Bondo

 

Remarques du Collectif Citoyen Carolo retranscrites dans un courrier adressé au Bourgmestre et au Collège communal le 8 novembre 2009.

 

1) L'étude Grimmeau de 2009, commanditée et payée par le groupe Foruminvest, ne peut être qualifiée d'objective et neutre dès sa première lecture. 

2) Cette étude aboutit à des conclusions contradictoires avec une étude universitaire pilotée en 2004 par le même auteur sur « Le commerce dans les grandes villes belges et leur périphérie ».

3) Les arguments puisés dans l'étude Grimmeau 2009 en faveur de la réalisation d'un second  centre commercial parallèlement à celui de la Ville Basse sont en totale contradiction  (évasion commerciale, besoins en m² de commerces, …) avec les résultats de l'étude  commanditée par la Région wallonne et relative au Schéma de développement commercial  de Charleroi.  

4) D'un point de vue urbanistique, le projet Equilis trouvait son sens dans le projet global de redynamisation de la Ville Basse et d'ouverture amorcée vers les quartiers du Sud de Charleroi. Il ne peut donc être purement et  simplement « échangé » contre un projet réalisé en périphérie Nord-Ouest du ring R9 tel celui de Foruminvest. 

5) Même en raisonnant en seul terme de m² commerciaux, la non réalisation d'Equilis (+/- 15.000 ² commerciaux) est déjà compensée en grande partie par l'accord que la ville de Charleroi a donné pour l'extension de Ville 2 (+ 6000 m² très proches du R9 et 32 nouvelles enseignes annoncées). Nous pouvons aussi ajouter la réalisation du projet Citaverde à Farciennes (à « vocation régionale » comme Shopping-Expos) qui va commencer en 2010, le tout dans une situation socio-économique en dégradation et à l'évolution difficilement prévisible. 

6) L'étude Grimmeau de 2009 prévoit également que la réalisation du projet de Foruminvest « conduirait à une réduction de 13 % du chiffre d'affaires moyen pour les commerces de Châtelet, Gosselies, Marcinelle, Montignies-sur-Sambre, Gilly, Jumet, Gerpinnes, Couillet, Mont-sur-Marchienne, Lodelinsart, …, ce qui devrait entraîner des compressions d'emploi et des fermetures » ! Nous observons que cette information importante pour les citoyens et les commerçants des quartiers péri-urbains et des communes voisines est restée cachée jusqu'à présent. 

7) Dans l'hypothèse d'un retrait du promoteur du projet Rive Gauche, déjà propriétaire d'une part importante du foncier, M. Massin a évoqué la possibilité d'expropriation pour réaliser le projet. La nécessité d'expropriation était pourtant la raison avancée par le Collège en octobre 2008 pour rejeter un des six projets soumis à son avis. 

8) Dans l'hypothèse d'un retrait du promoteur du projet Rive Gauche, la ville ne dispose d'aucun fonds pour finaliser ce projet si ce n'est en y introduisant l'un ou l'autre partenaire  privé que l'on pourrait aisément imaginer comme pouvant être Foruminvest. N'oublions pas non plus le groupe Wagner, dont le projet avait été rejeté en 2008  - car considéré comme « complémentaire » - mais qui doit rester potentiellement intéressé à une valorisation de son foncier dans la zone « Expos » si le projet de Foruminvest aboutit.

 


 

Le Collectif Citoyen Carolo se présente

Il est né fin 2006 en pleine tourmente médiatique suite aux "affaires" qui avaient profondément ébranlé la confiance envers le monde politique.

Une quarantaine de citoyens d'horizons différents - mais tous profondément attachés à leur Ville et indignés par la profonde dégradation de son image au-delà même de nos frontières - ont alors rédigé une "lettre ouverte" à l'intention des nouveaux élus qui allaient prendre en main la gestion de la Cité. Cette lettre ouverte est en quelque sorte le document fondateur du Collectif Citoyen Carolo.

Au delà de la rédaction de cette prise de position, le Collectif Citoyen Carolo se consacre depuis lors à entreprendre toutes les actions qu'il pense utiles pour rendre à Charleroi l'image qu'elle mérite en termes d'éthique, d'urbanisme, de mobilité, de culture, de vie sociale, de richesse patrimoniale, de rayonnement national et international.


Source :
http://www.collectif-citoyen-carolo.be/topic/index.html

Le C.C.C. est constitué de nombreux membres dont notre camarade, secrétaire de la fédération de Charleroi du PC, Jacques Coupez, très actif en son sein, accompagné de Florence Bertholet, Paul Catoir, Michel Debaise, Béatrice Garny, Mustafa Halla, André Lierneux, Alain Pelgrims,, Philippe Heusghem, Natalina Nocia,, Rosa Ruggeri, Edit Urbinati et Frédéric Ureel...

 

Y.Bondo


 
Il faut choisir son camp !

Ecrit par Bureau politique    
 
Le 29 janvier, des dizaines de milliers de travailleurs manifestaient en front commun syndical dans les rues de Bruxelles pour protester contre  les bas salaires, la dégradation des conditions de travail et le chômage de masse. La dramatique aggravation des conditions de vie appelle des réponses fortes et urgentes. C’est pourquoi la FGTB mène une campagne contre le système dit « d’accompagnement » des travailleurs sans emploi. Un système qui, dans les faits, aboutit à rayer des statistiques des dizaines de milliers de chômeurs dont une majorité se retrouvent sans revenus.

Le 29 janvier, Elio Di Rupo, paré de rouge, s’était mêlé aux manifestants. Un soutien qui a vite trouvé ses limites. Lundi 2 février, le président du PS a annoncé que son parti ne relaiera pas l’action de la FGTB au gouvernement. « Je préfère une discussion franche sur les faiblesses du plan d’accompagnement. Mais il ne faut pas donner l’impression que demain on rase gratis », a-t-il dit. Une envolée fort peu solidaire quand on annonce près de 170 000 chômeurs de plus en 2 ans.

Certes, M. Di Rupo a redit son indignation que « l'on puisse gaspiller les moyens financiers, offrir des cadeaux fiscaux à des multinationales qui mettent les gens à la porte ». Et, concernant les intérêts notionnels, le PS a déposé une proposition de loi visant à priver de leur bénéfice les entreprises qui organisent un licenciement collectif. Mais, outre qu’il conviendrait de supprimer purement et simplement cette mesure coûteuse pour les finances publiques et non créatrice d’emploi, les dirigeants socialistes iront-ils au-delà des effets d’annonce, en bataillant contre la droite au Parlement et au gouvernement ? Dans le cas contraire, ils confirmeraient que la participation au pouvoir est pour eux « la » priorité qui autorise bien des reniements.

Dans un document commun, les principales associations patronales du pays viennent de monter à l’assaut. « Stop à la culpabilisation ». « Trop, c'est trop, les entreprises sont le moteur de la prospérité » écrivent ces sinistres humoristes qui s’ignorent. En vertu de quoi et dans la perspective des négociations interprofessionnelles, ils repartent en guerre contre les coûts salariaux « trop élevés » et l'indexation des salaires. Et, parmi bien d’autres choses, exigent un nouveau durcissement de l’activation des chômeurs, coupables, bien sûr, comme celles et ceux qui sont encore au travail, de la vertigineuse dégradation de la situation économique et sociale. Aux victimes de payer la facture.

Le monde du travail en a ras le bol de cette politique et de ces discours arrogants et réactionnaires. Dans une situation marquée par une offensive incessante de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, le devoir de la  gauche est de participer à la nécessaire construction d’une véritable alternative à la logique du système capitaliste et productiviste. Il faut choisir son camp.

Le PC choisit le sien : stop aux exclusions du droit au chômage !
 

 

 

 

 


15:53 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/01/2010

L'Etincelle n° 51 (janvier 2010)

« Apocalypse » dans l’information ? : l’URSS et le pacte germano-soviétique

"Après avoir pris le pouvoir et installé le système nazi en Allemagne, Hitler décide de faire main basse sur l'Europe. Il s'allie avec Staline puis envahit la Pologne, le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre n'ont plus le choix : elles déclarent la guerre à l'Allemagne. Mais les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne »  Ainsi commence la présentation faite par la RTBF de l’ensemble de son programme « Apocalypse », composée de six séries documentaires, et  présenté très récemment à la télévision.

Difficile de faire mieux dans la mauvaise foi. Difficile en effet de réussir l’exploit de mettre en quatre (4) lignes, tant de contrevérités, tant de volonté évidente de façonner des faits de l’histoire afin de leur doter d’une signification politique tendancieuse. « Hitler s’allie avec Staline » dit une de ses premières phrases. C’est clair, c’est simple, trop simple. Faute de précisions des rédacteurs de cette présentation et vu le sujet et le contexte historique d’alors, ont est obligé à déduire que c’est le Pacte germano-soviétique signé en août 1939 que justifierait cette affirmation. Ainsi, par une logique mystérieuse un pacte, de surcroît de non-agression, vaut alliance; rien de moins. Mais surtout ils oublient (oublier ici c’est une politesse de langage) que ce pacte-là, suivit les accords de Munich signés quelques mois plus tôt par la France et l’Angleterre avec Hitler et Mussolini en personne et dont la dite présentation ne touche pas un mot. Or ces accords, dans leur signification profonde, valent bien plus « alliance » avec Hitler que le pacte Molotov-Ribbentrop. Traité par lequel l’occident sacrifiait la Tchécoslovaquie pour se plier aux exigences d’Hitler permettant ainsi aux troupes de la Wehrmacht de s’approcher dangereusement de l’URSS. Ils oublient encore de dire que cette même URSS avait proposé, sans succès, aux puissances occidentales de faire intervenir son armée pour protéger cette Tchécoslovaquie menacée. Et que la Pologne d’alors, la dite Pologne « martyrisée », était dans les mains d’un gouvernement inféodé à Berlin et qui avait signé avec le même Von Ribbentrop un traité en 1934 essentiellement destiné à menacer l’Union Soviétique. Plus significatif encore, on cache, on continue à cacher, le fait que  la France, représenté par Charles Bonnet, son Ministre des affaires étrangères (et futur membre du Conseil national de Pétain) avait signé le même Pacte de non-agression avec le même Von Ribbentrop de l’Allemagne nazie. Pourquoi alors, lorsqu’on parle du pacte germano-soviétique l’on cache toutes les autres compromissions ? Pourquoi, surtout, lorsqu’on constate toutes ces mouvances orientées à encercler l’URSS par la puissance militaire allemande, toutes ces capitulations, de l’occident vis-à-vis Berlin, refuse t-on à l’URSS le droit de penser à sa sécurité ?

La présentation continue allégrement en disant que « ..les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne » laissant entendre qu’ils se partagent ensemble et dans la joie le « butin » polonais. Sans dire mot sur le fait que l’URSS interviendra en Pologne deux semaines après l’occupation allemande, et ce, après que la Pologne eut officiellement capitulé. Ces aimables présentateurs auraient alors souhaité que l’URSS, après avoir constaté la désertion des puissances occidentales, après constat de l’occupation de la Wehrmacht des territoires occidentaux de la Pologne, eut laissé les troupes hitlériennes s’installer tranquillement et directement sur ses frontières ? A défaut de la compréhension d’un de ces «soviétologues» de nos jours ou des rédacteurs d’Apocalypse, l’URSS eut, entre autres, celle d’un certain Winston Churchil qui écrivit, en parlant des occasions manquées: « l'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela. » 
 
La série Apocalypse, excellente par ailleurs lorsqu’elle présente des images inédites témoignant de l’horreur de la deuxième guerre, se permet également des affirmations d’une simplicité effarante ou des omissions douteuses. Ainsi, sans la moindre preuve, sans citer aucune source, sans même utiliser, par précaution, la forme conditionnelle du verbe, elle prétend que Staline avait adressé un télégramme personnel à Hitler le félicitant pour avoir occupé la France. Gaffe involontaire, coquille dans le récit ? Hélas, nous croyons que non. Nous pensons que cette manière de présenter les choses, d’administrer tendancieusement les faits historiques a comme but celui de modeler la pensée des gens, de façonner les opinions publiques ; en l’occurrence de mettre dans la tête des gens que le nazisme et le communisme se valent. Et modeler et façonner abusivement l’esprit des gens, c’est le plus propre des totalitarismes, c’est le premier pas d’une contre-culture fasciste.

Le chroniqueur que je suis a vécu en URSS. Il a pu faire connaissance également de l’utilisation des médias comme instrument de propagande, comme outil de façonnage de l’opinion. Avec une importante nuance. En URSS personne ou presque, n’était dupe et tout le monde savait qu’en ouvrant un journal, il allait être confronté à un exercice de propagande. En occident non, la manipulation est si fine, si délicatement subliminale, que personne ne la remarque. Certains réviseurs de l’histoire ont compris ici que le problème n’est pas de mentir, mais de savoir mentir.

Vladimir Caller



Audition de Mme ASHTON au Parlement européen

Auditionnée le lundi 11 janvier par la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, la baronne Ashton (proposée pour occuper les fonctions de vice-présidente de la Commission européenne et de Haut représentant pour les affaires étrangères de l'UE) a été incapable de répondre aux questions que lui a posées l'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, vice-président de la Commission des affaires étrangères.

A la question notant qu'elle n'avait pas mentionné le partenariat transatlantique et la création d'un Grand Marché Transatlantique, elle a répondu qu'elle n'avait pas entendu parler de ce projet de Grand marché. L'eurodéputé l'a alors renvoyée aux textes adoptés à ce sujet par le Parlement et la commission.

Puis à la question lui demandant quel adversaire affronte l'Europe en Afghanistan et quels buts de guerre devaient être atteints, elle n'a pas été capable de nommer l'adversaire et s'est contentée de dire que le but était d'agir auprès de la population.

Et quand l'eurodéputé italien Mario Mauro lui a demandé quelle solution elle préfèrerait concernant la demande d'un siège pour l'Union au conseil de sécurité de l'ONU, elle a répondu qu'elle ne connaissait pas le dossier !

L'incroyable faiblesse de ses réponses est une démonstration de la confusion et de l'opacité de la politique étrangère de l'Union européenne.

Jean-Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL, vice président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen


Les limites du « tout au privé ».

Dans les courants politiques actuels, démocratie rime avec liberté de marché. La légende néolibérale tenace et imbécile prétend qu’en matière de gestion, une société privée est plus compétente qu’un organisme public. Comment peut-on soutenir de telles fadaises quand on connaît les finalités qui animent deux secteurs que tout oppose ? L’unique préoccupation d’une société privée consiste à enrichir ses actionnaires au détriment du bien-être du citoyen tandis que la vocation d’un organisme public est de rendre un service au plus grand nombre.

Le triste incident qui vient de survenir à Bruxelles avec la pollution de la Senne est l’illustration parfaite de ce qui est énoncé plus haut.  La station d’épuration d’eau de Bruxelles est gérée par la société Aquiris. Comment en est-on arrivé là ?

Petit rappel des faits : Le marché du siècle. C'est ainsi qu'était qualifié l'attribution du marché public d'appel d'offres européen pour la construction de la station d'épuration Bruxelles-Nord. Nous sommes  en 2007. Plus d'un million d'habitants devaient bénéficier du traitement de leurs eaux usées, ce qui en faisait une des plus importantes au monde. Un projet phare en terme d'environnement et un énorme investissement : construction, financement, exploitation et portage pendant 20 ans avant rétrocession à la région. D'un budget initial estimé à 1 milliard €,  la facture est déjà aujourd'hui, un an après sa mise en service, de 2 milliards €.

Ce marché colossal attira bien des convoitises, notamment de la part de nos voisins français. En réalité, ils feront tout pour le décrocher, en bafouant les règles élémentaires de droit, d'éthique et d'honnêteté. Quatre acteurs répondirent au cahier des charges fin 2000 : Bouygues [qui avait peu d'expérience en la matière], B.S.U.B. [consortium belgo-américain regroupant Seghers, Besix, Bechtel et United Utilitis], Hydronor [Suez ex Lyonnaise des Eaux] et Aquiris [Véolia division Vivendi Environnement].

Dans la passation de marché avec Véolia on retrouve l’ancien ministre socialiste Guy Coëme !

Aujourd’hui, la société Aquaris  « invite les parties concernées (le gouvernement de la Région Bruxelloise et les gestionnaires de la station dépuration) à se mettre autour de la table afin de débloquer la situation » ! Traduction : La Société Aquiris veut discuter du montant de 40 millions d’Euros par an que lui attribue  la région Bruxelloise. Aquiris juge cette somme insuffisante et c’est pour cette raison que la station a cessé ses activités ! La société privée n’éprouve aucun état d’âme quand il s’agit de monnayer ses services. Quand les travailleurs du service public partent en grève, on parle de « la prise en otage des usagers.» Mais quand il s’agit d’une société privée, c’est une toute autre affaire !

Durant 15 jours, le tout à l’égout est allé  directement dans la Senne provoquant une sérieuse pollution et il faudra plusieurs mois voire plusieurs années avant de résorber les dégâts environnementaux causés uniquement par  la cupidité d’un petit nombre d’individus!

Pendant ce temps, les dirigeants de l’Union Européenne et ses sirènes néolibérales nous serinent le même slogan : « La mise en concurrence des services et la disparition progressive du service public vise au bien-être du consommateur. » Au fil du temps, le mot « citoyen » a disparu du  vocabulaire de nos dirigeants.

Freddy Guidé



Déclaration commune belgo-luxembourgeoise: faire mousser la bière ou faire mousser les profits?
 
Ecrit par Déi Lénk et PC Wallonie-Bruxelles
    
 
La multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, réalise de plantureux bénéfices : 2,1 milliards d’euros de résultat net pour un chiffre d’affaires de 16,1 milliards en 2008. Cela ne l’a pas empêchée d’annoncer sa volonté de supprimer 10 % de ses emplois en Europe. En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique et 63 (sur 93) au Luxembourg.

A Louvain, 179 emplois sont dans le collimateur. A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur. Et la délocalisation vers Louvain et vers la Hongrie de toute une série de tâches administratives se poursuit.

A Diekirch, au Luxembourg, la situation est pire encore puisque la production de bière va être purement et simplement stoppée. Ce sont 63 emplois sur 93 qui risquent d’être supprimés à La Brasserie de Luxembourg (née de la fusion des brasseries Diekirch et Mousel en 2000 puis rachetée en 2002 par Inbev), dont 25 dans la production transférée à Louvain et Jupille, 30 dans distribution, 8 dans marketing. En 2008, ce site de production a pourtant encore réalisé 5 millions d’euros de bénéfices.

Diviser les travailleurs
 
On voit bien la tactique qui consiste aujourd’hui à jouer la « guerre des sites de production ». Des initiatives proposant le boycott des bières produites en Belgique apparaissent. Il est important de refuser cette logique et de ne pas oublier que les travailleurs et travailleuses qu’ils/elles soient luxembourgeois(es) ou belges, wallon(ne)s ou flamand(e)s, sont tous et toutes victimes des politiques ultralibérales qui mettent les travailleurs (et plus globalement les peuples) en concurrence au non du profit. Il est essentiel que les travailleurs et travailleuses puissent préserver une forte solidarité face à ces attaques.

Faire mousser les profits

AB Inbev justifie les restructurations par une diminution de la consommation de bière. Outre que cette baisse est très modeste, il faut noter que le groupe dans son ensemble ne voit pas baisser sa production à moyen terme. Il faut aussi noter qu’une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et que la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas.

En vérité, le groupe AB-Inbev tente de faire payer aux travailleurs et travailleuses le coût de la méga-fusion de 2008 avec le groupe américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires.

Et parmi les nouveaux « compagnons de route » de la multinationale, on trouve CVC Capital Partners, un fonds d’investissement domicilié à Luxembourg, qui en octobre 2009 a racheté pour 3 milliards de dollars les activités en Europe Centrale d’Anheuser-Busch, une nouvelle structure baptisée StarBev ayant été créée. CVC produit des bières à l’Est mais a également obtenu les droits de commercialisation pour Stella Artois, Hoegaarden, Beck’s, Löwenbräu, Spaten et Leffe. Chez CVC, on sait saigner les travailleurs et travailleuses pour faire mousser les bénéfices et abreuver les actionnaires. En Belgique on connaît bien ce fonds d’investissement propriétaire de la moitié de la Poste où il est occupé à opérer un véritable bain de sang social (perte de 1500 ETP chaque année et fermeture de la moitié des bureaux de poste notamment)

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et déi Lénk joignent leurs voix afin de refuser cette logique qui fait passer le profit avant les hommes. Plus que jamais, il est urgent de légiférer afin d’interdire les licenciements abusifs réalisés par des entreprises produisant des bénéfices. Plus que jamais il est urgent de stopper le gigantisme et la globalisation capitaliste pour produire de la qualité sur une échelle plus petite. C’est pourquoi nous prônons une relocalisation de l’activité économique, en stoppant la course aux surprofits et aux délocalisations, notamment en mettant à contribution le capital par une hausse de l’impôt sur les dividendes distribués par les sociétés. Nous sommes totalement solidaires du combat syndical mené aujourd’hui dans nos deux pays.


Violence sociale


A la rentrée de septembre 2009, PS, CDH et MR semblaient touchés par la grâce. Tous, ils estimaient qu’un an après le «krach» financier, l’Etat, qui a creusé ses déficits pour porter secours aux établissements financiers, devrait les mettre à contribution pour combler une partie des immenses trous budgétaires. En janvier, alors que les banques ont renoué avec les profits, ces belles intentions sont passées à la trappe. Il n’y a aucune raison pour que l’Etat lance une quelconque opération pour récupérer ses interventions, ont osé déclarer MM Reynders, ministre des Finances (MR), et Wathelet (CDH), ministre du Budget. Leurs collègues socialistes ont suivi sans moufter, sous la houlette d’un Elio Di Rupo qui sonne « l’alarme sociale » sans mettre la moindre proposition concrète et sérieuse sur la table.

En guise de vœux à la population, on a eu droit aux litanies d’usage sur la reprise - que nos « élites » espèrent un peu plus forte que craint voici quelques semaines encore - et  les finances publiques, courageusement obérées pour voler au secours des nantis et qu’il conviendra d’assainir au plus vite au nom du bien commun. La crise ? La meilleure manière de la dompter serait encore de prier le Dieu marché libre et ses saints. Ainsi, si l’on veut résumer, il s’agit une fois de plus de marier l’eau et le feu, une profonde soumission à l’arrogance du capital et un minimum d’attention aux besoins quotidiens des populations.

Tel est le cadre dans lequel les « interlocuteurs » sociaux sont invités à relancer le dialogue social. Dialoguer ? Quand des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires vont venir exploser les statistiques de l’ONEM ? Alors que la reprise de la croissance financière se fait à coups de plans sociaux ?  Que pas une semaine ne passe sans l’annonce de nouvelles fermetures et « dégraissages » massifs de l’emploi, ce que le capitalisme et ses porte-voix appellent un assainissement naturel de l’économie ?

De son côté, la Commission européenne avait prévenu qu’elle allait « continuer de surveiller la situation ». Elle a tenu parole. La commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, vient ainsi de lancer aux membres de l’Union européenne que les gouvernements ne peuvent « pas affecter la liberté des constructeurs bénéficiant des aides de l’État ».  En clair, il faut laisser aux multinationales la liberté totale de délocaliser, restructurer, fusionner en s’aidant des aides publiques financées avant tout par les contribuables. « Telle est la règle » répétait en substance le patron de la FEB voici quelques jours.

Face à une opinion publique de plus en plus ulcérée par les choix économiques et sociaux du gouvernement,  face à des salariés qui doivent se serrer la ceinture (chômage total ou « économique », fermetures d’entreprises, « modération » salariale, etc.), nos ministres regardent ailleurs et approuvent.

Mais voilà que la FGTB exige des réformes comme la réduction du temps de travail par la semaine de quatre jours, opération financée par une taxe sur les opérations boursières, la création d’une banque publique (il y a aujourd’hui 188 milliards d’euros sur les comptes d’épargne belges), la suspension de la procédure d’accompagnement des chômeurs… Et les pontes des fédérations patronales, relayés par leurs porte-voix politiques, étouffent d’indignation (tout cela ne serait pas digne « d’un pays civilisé » a osé affirmer l’Union des classes moyennes) et proclament la compétitivité en danger dans la patrie capitaliste. Ils vous expliquent dans la foulée que les dégraissages massifs dans les entreprises multinationales font partie du jeu normal du système. Que la désindustrialisation massive dans nos contrées et les délocalisations vers les Etats-ateliers s’inscrivent tout naturellement dans une globalisation bien comprise. Que la condition sine qua non de la création d’emplois passe d’abord par la maximisation du profit. Et que les chômeurs, souvent fils de chômeurs, parfois petits-fils de chômeurs  n’ont qu’à aller  - quand ils ne sont pas tout simplement exclus- se « réactiver » dans des programmes dont la vacuité n’est plus à démontrer.

Voilà les leçons d’économie politique que gouvernants et financiers assènent semaine après semaine.

Par ailleurs, la FGTB a décidé de mener une campagne de longue haleine pour que cesse le contrôle des chômeurs. L’objectif de ce contrôle (pudiquement nommé « accompagnement ») est de réduire le nombre de demandeurs d’emplois par la suspension, voire l’exclusion du droit aux allocations de chômage. Les derniers chiffres de l’ONEm rapportés par le journal De Morgen font état de 30.000 sanctions dont 11.000 exclusions.

Seuls 38 %, en moyenne, des exclus sont pris en charge par les CPAS, ce qui constitue pour eux une lourde charge supplémentaire. Il n’en reste pas moins que 62 % des exclus se retrouvent sans aucun revenu. Les exclus sont surtout des cohabitants, c’est-à-dire dans la plupart des cas des femmes et des jeunes, discrimination scandaleuse qui a pour conséquence d’appauvrir l’ensemble du ménage. De cela, l’« humaniste » Joëlle Milquet, Ministre CDH de l’Emploi et du Travail n’en a cure !

Au départ du conseil communal de Châtelet, une trentaine de villes et communes appuient la position de la FGTB et réclament l’arrêt des exclusions de chômeurs dans la situation de crise qui est en train de s’aggraver avec son lot quotidien de faillites, de fermetures d’entreprises et des centaines de travailleurs qui perdent leur emploi.

Le Parti communiste de Wallonie-Bruxelles (PCWB) apporte son soutien aux justes revendications de la FGTB. Il exprime sa totale solidarité avec les travailleurs sans emploi qui s’opposent aux exclusions du droit aux allocations de chômage et leurs camarades en lutte pour la sauvegarde de leurs postes de travail et de leurs revenus, pour le respect du droit du travail, pour des emplois stables et de qualité.

Le Comité central du PCWB


AB-Inbev : Quand la soif de profit met les emplois en bière

En dépit de plantureux bénéfices en 2008 (pas moins de 1.8 milliards) et de chiffres excellents pour 2009, la multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, vient d’annoncer sa volonté de supprimer 10% de ses emplois en Europe.  En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique.  A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur.

AB Inbev, justifie ces restructurations par une diminution de la consommation de bière.  Outre que cette baisse est très modeste (on parle de moins de 2% par an), il faut noter que le groupe AB Inbev dans son ensemble ne voit pas baisser sa production.  Au contraire, une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas. 

En vérité, le groupe AB Inbev tente de faire payer aux travailleurs le coût de la méga fusion de 2008 avec l’américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires (dont les familles De Spoelbergh, De Mévius et Vandamme qui toutes trois figurent parmi les 100 familles belges les plus riches). On assiste à la fermeture de petits sites de production (comme celui de la Diekirch au Luxembourg) et à la poursuite de la délocalisation vers l’Est, Hongrie, de toute une série d’emplois liés notamment aux activités financières et comptables.

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles refuse cette logique qui  sacrifie les emplois au bénéfice des profits. Qu’ont gagné les travailleurs de l’ex-Piedboeuf à Jupille de ces rachats et méga-fusions se succédant à un rythme effréné ?  Production automatisée, emploi administratif délocalisé, transport sous-traité (il reste à peine 9 camions propres sur le site pour environ 1000 par le passé). Les seuls gagnants sont les patrons aux salaires astronomiques et les grands actionnaires. 

C’est pourquoi nous luttons au PC pour la défense de l’emploi local.  Nous pensons que cette défense passe par des mesures favorisant une relocalisation de l’activité économique en mettant notamment un frein à la course aux surprofits. Nous proposons par exemple de passer de 25% à 40% minimum les impôts sur les dividendes distribués par les sociétés.

En dépit de plantureux bénéfices en 2008 (pas moins de 1.8 milliard) et de chiffres excellents pour 2009, la multinationale AB Inbev née de la fusion du groupe belgo-brésilien InBev avec le brasseur américain Anheuser-Busch, vient d’annoncer sa volonté de supprimer 10% de ses emplois en Europe.  En pratique cela concerne environ 1000 emplois au niveau européen dont 300 (sur 2800) en Belgique.  A Jupille en région liégeoise, pas moins de 63 emplois (29 employés, 14 cadres et 20 ouvriers) sur 430 sont dans le collimateur.

AB Inbev, justifie ces restructurations par une diminution de la consommation de bière.  Outre que cette baisse est très modeste (on parle de moins de 2% par an), il faut noter que le groupe AB Inbev dans son ensemble ne voit pas baisser sa production.  Au contraire, une bière comme la Jupiler brassée essentiellement à Jupille voit sa consommation augmenter et la production totale du site de Jupille (environ 4.5 millions d’hectolitres) ne baisse pas. 

En vérité, le groupe AB Inbev tente de faire payer aux travailleurs le coût de la méga fusion de 2008 avec l’américain Anheuser-Busch qui a coûté quelque 52 milliards de dollars, afin de conserver de plantureux dividendes pour ses actionnaires (dont les familles De Spoelbergh, De Mévius et Vandamme qui toutes trois figurent parmi les 100 familles belges les plus riches). On assiste à la fermeture de petits sites de production (comme celui de la Diekirch au Luxembourg) et à la poursuite de la délocalisation vers l’Est, Hongrie, de toute une série d’emplois liés notamment aux activités financières et comptables.

Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles refuse cette logique qui  sacrifie les emplois au bénéfice des profits. Qu’ont gagné les travailleurs de l’ex-Piedboeuf à Jupille de ces rachats et méga-fusions se succédant à un rythme effréné ?  Production automatisée, emploi administratif délocalisé, transport sous-traité (il reste à peine 9 camions propres sur le site pour environ 1000 par le passé). Les seuls gagnants sont les patrons aux salaires astronomiques et les grands actionnaires. 

C’est pourquoi nous luttons au PC pour la défense de l’emploi local.  Nous pensons que cette défense passe par des mesures favorisant une relocalisation de l’activité économique en mettant notamment un frein à la course aux surprofits. Nous proposons par exemple de passer de 25% à 40% minimum les impôts sur les dividendes distribués par les sociétés.

Ce vendredi 8 janvier, une délégation de la Fédération de Liège du PC s’est rendue sur le site d’AB Inbev Jupille afin de rencontrer les délégations syndicales et de leur témoigner de notre soutien dans le dur combat qui s’annonce afin que ne soit pas jetées dans la précarité des centaines de familles dépendant directement ou indirectement de l’activité brassicole à Jupille.

 


 

00:05 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/12/2009

L'Etincelle n° 50 (décembre 2009)

La fédération de Charleroi du Parti communiste présente
à ses membres et sympathisants
et tous ceux qui luttent pour la justice sociale
ses voeux les meilleurs pour 2010
 

paix


 

Qui ne regrette pas les émissions phares de la RTBF de Charleroi comme " Au nom de La Loi ou Zygomaticorama,...", des émissions de qualité , recueillant une très forte audience, un travail digne de l'outil public qu'était le centre régional de Charleroi.

Ces émissions phares disparurent les unes après les autres suite aux différents plans de restrictions budgétaires. 

La CGSP- RTBF se mobilise et avance des propositions pour sauver et redorer le blason du centre régional. Laissons la parole à un syndicaliste qui nous livre ses propositions pour sauver l'outil télévisuel public.

Pour une synergie RTBF - Télésambre

RtbfDéjà, le plan Magellan, trop  bureaucratique, rigide,  et très coûteux, a fait des dégâts sur le personnel de la RTBF et la production. En particulier en télévision, où le plan de réorganisation structurelle des centres régionaux en « unités de programme », censé réduire les coûts de la production de la RTBF, est pour l’instant et sans doute pour toujours, un échec.

Aujourd’hui, sous prétexte du plan de solidarité demandé par la Communauté Française,  se dessine ce qui apparaît comme une nouvelle et alarmante suspension du développement  régional de la RTBF, où Charleroi, déjà sous-doté, perd encore des plumes : en ligne de mire la suppression de l’investissement d’un studio de télévision dédié RTBF, destiné, dans le plan Magellan à remédier à la reprise par la Ville de Charleroi du studio du Passage de la Bourse, bien connu du public carolo.

C’est particulièrement grave dans le contexte très défavorisé de la région de Charleroi, qui n’arrive que difficilement à sortir de son déclin historique et des conséquences humaines, sociales, industrielles et  économiques qui en résultent. A rappeler que, de par sa mission d’éducation permanente, le Centre de Production de Charleroi s’inscrivait parfaitement dans la logique du redressement nécessaire de la région.

Ajouter Place de la Digue un nouvel immeuble de bureaux à l’immeuble Tirou déjà acquis ne sert à rien. Au contraire, cela clicherait pour de bon la situation d’une RTBF Charleroi sans studio de télévision publique. Il faut faire l’inverse, c'est-à-dire construire d’abord un studio  de type conventionnel, en envisageant la location provisoire de bureaux en attendant de pouvoir poursuivre l’investissement prévu.

L’hypothèse de créer un studio chez Dreamwall - à Marcinelle, pas loin de Télésambre -, dans le contexte d’un « pool audiovisuel » carolo /montois et d’abord à des fins industrielles, pose clairement la question de l‘utilisation de l’argent public au détriment du studio RTBF initialement prévu à Charleroi. La mission n’est pas la même.

telesambreDans le cadre d’une réflexion globale – rendue inévitable,  et à tenir dans les plus brefs délais– sur l’avenir de l’audiovisuel carolo comportant la RTBF Charleroi,  Télésambre, et tous les autres interlocuteurs pressentis, nous soutenons qu’un rapprochement avec Télésambre est tout à fait envisageable, au moins dans les aspects immobilier et technique, pour occuper les lieux du centre Ville comme prévu depuis plus de 10 ans. Nous privilégions cette hypothèse d’actualisation de l’investissement Magellan plutôt que l’enfermement immobilier prétexte et sans avenir annoncé par Philippot.

Nous plaidons pour la création immédiate d’un espace de réflexion commun.

Nous demandons à toutes les forces vives de la région de Charleroi de réagir en ce sens.

 J-F. L.


 
Copenhague, l'échec du capitalisme maquillé de vert


  
Ecrit par Bureau Politique du PC   

 La voix des 100.000 manifestants présents le 12 décembre dans les rues de Copenhague (parmi lesquels une délégation de notre parti), celles des millions d’hommes et de femmes qui ont marché dans les rues de centaines de grandes villes à travers la planète, auront fait trembler les murs du Bella Center mais elles n’auront pas suffi à déboucher les oreilles des puissants, et en particulier du président Obama.  

Mais pouvait-on attendre quelque chose de ce sommet quand c’est encore et toujours la loi du profit qui gouverne le monde ? Dans la manifestation de Copenhague fleurissait ce message : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé » C’est aujourd’hui la logique de marché et la maximisation du profit à court terme qui dominent le monde. Malheureusement, nos dirigeants se conforment à ce diktat.

Un peu comme le ministre Magnette, monté dans un train pour Copenhague devant les caméras mais le quittant ensuite par une porte dérobée, l’Europe en reste pour l’essentiel aux beaux discours de façade.  L’idée selon laquelle, nous serions les bons élèves sur le climat doit être sérieusement remisée.  En refusant de monnayer à sa juste valeur la dette écologique des pays riches, en tentant de mettre Chine et USA sur le même pied, ou encore en acceptant que soit mis sur la table à la dernière minute un texte non démocratiquement rédigé, l’Europe a fait le jeu de l’échec de Copenhague.

Copenhague devait être le sommet marquant l’avènement d’un capitalisme vert.  Il est au contraire le sommet qui montre l’échec de cette logique. Non, il ne suffira pas d’un « green deal » et de passer du productivisme gris au productivisme vert.  C’est d’un changement profond de société dont nous avons besoin.  Alors que l’on privatise le FRET (déjà marginalisé face au camion) et les transports en commun (via les PPP), les communistes proposent au contraire d’investir massivement dans du transport public. Nous réclamons un plan massif d’isolation de tout l’habitat public et la construction chaque année en Wallonie et à Bruxelles de 5000 logements sociaux basse énergie. Nous pensons qu’il faut favoriser l’économie locale et stopper le dumping social mondialisé. Le libre marché c’est la liberté d’exploiter au Nord comme au Sud. Nous appelons à promouvoir une agriculture locale respectueuse de l’environnement.  Les Etats doivent avoir le contrôle de leur politique énergétique (et aussi du traitement des déchets ainsi que le montre cruellement les derniers évènements bruxellois). Tant d’autres mesures transformatrices aujourd’hui délaissées par la sociale démocratie et sa petite sœur écologiste sont une urgente nécessité.

Dans son discours du 16 décembre à Copenhague, le président vénézuélien Hugo Chavez, déclarait : « Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde. ».  Voilà un avis que nous communistes, partageons entièrement.


 

Copenhague : urgence politique"      
    
 
article_climatLes délégations de la Gauche Européenne ont participé à la manifestation “System change, not climate change” (Changer le système, pas le climat) qui a réuni 100.000 personnes le 12 décembre 2009 à Copenhague pour faire pression sur les chefs d’Etat. Cette manifestation exprime l’exigence populaire d’un accord fort. Elle montre la montée en puissance de l’idée que la justice climatique passera forcément par plus de justice sociale et la prise en compte du point de vue des pays du Sud qui sont les premières victimes du réchauffement climatique. 

Dans le même temps, les textes actuellement en débat au sein de la COP 15 (conférence des chefs d’Etat) sont d’une tiédeur extrême : aucun engagement financier ou des sommes dérisoires, pas d’accord sur une limitation du réchauffement à 1.5° comme le proposent des petits pays insulaires soutenus par une centaine de pays en développement, pas d’accord juridiquement contraignant, risque que les Etats-Unis se mettent à part du reste du monde.  
Déjà les pays du Sud rejettent tout accord sur base des documents actuels. 

Le risque est donc grand que le sommet accouche d’une simple déclaration politique qui ne sera qu’un catalogue de bonnes intentions et pas un accord ambitieux et contraignant. 

Pour les délégations de la Gauche Européennes présentes à Copenhague, un bon accord devra inclure tous les pays, être chiffré et juridiquement contraignant. Nous rappelons que notre demande est la réduction de 40% des émissions de CO2 (par rapport à 1990) d’ici 2020 dans les pays développés et que nous sommes opposés à la marchandisation du droit de polluer.  Nous sommes pour un soutien financier et technologique aux pays en voie de développement qui pourrait être géré par l’ONU. Pour financer ces mesures de transformations, nous proposons la réduction des dépenses militaires et une taxation des transactions financières.

Nous sommes attachés à deux principes fondamentaux :  celui de responsabilité commune mais différenciée qui souligne la responsabilité historique des nations industrialisées et le droit des pays pauvres de se développer tout en prenant en compte l’urgence climatique actuelle, et le droit à l’énergie propre pour toutes et tous (dans le cadre d’un développement soutenable et solidaire).

C’est pourquoi, notamment au niveau européen, nous sommes pour un secteur énergétique public fort, le développement des transports en commun et du fret ferré ainsi que l’isolation thermique massive des bâtiments. Ces transformations ne pourront être obtenues sans une pression populaire sur les institutions européennes et la remise en cause d’une série de règles imposées par le Traité de Lisbonne.

Pour relever le défi devant lequel nous sommes et initier une alternative réellement écologique, il faut sortir au minimum les biens communs de l’humanité du capitalisme.

Les délégations de la Gauche Européenne présentes à Copenhague 


 

Défendre l'environnement contre le système capitaliste     

manif_climatPour le communistes, défendre l’environnement c’est bien plus qu’énoncer des vœux pieux sur la préservation de telle ou telle parcelle de vie naturelle en danger ; c’est dénoncer les racines du mal. Et le mal ce n’est pas un ovni, mais bien un système économique, le système capitaliste, ayant comme seul souci la recherche de profits, souvent sans beaucoup de scrupules. C’est pourquoi nous combattons avec la même énergie l’exploitation abusive des ressources naturelles et celle des hommes et femmes qui apportent leur force de travail.

Pour mieux masquer leurs réelles motivations, les ténors du système actuel n’arrêtent pas de nous dire qu’ils ne cherchent qu’à satisfaire les besoins humains. En vérité, alors que de nombreux besoins fondamentaux (logement, santé, éducation,...) sont inaccessibles à une part grandissante de la population, il s’agit souvent de besoins relevant d’une manie consumériste qu’ils ont, eux-mêmes, artificiellement fabriquée usant d’un outil publicitaire toujours plus envahissant et agressif. Cette consommation, par ailleurs très souvent superflue, est destinée en premier à celles et ceux qui disposent d’un pouvoir d’achat confortable, ensuite à des personnes de condition modeste aliénées par des propagandes les poussant à l’endettement. Pour les autres, pour les laissés-pour-compte des pays développés, il ne reste qu’une précarité généralisée ; pour ceux du Tiers-monde, c’est bien pire encore, c’est la misère la plus totale.

C’est parce que nous croyons qu’un autre modèle social et économique est possible, avec une production et une productivité maîtrisées et orientées vers la satisfaction des réels besoins humains et non soumis aux lois néfastes du seul marché, que nous luttons pour une véritable écologie fondée sur le refus clair du mode de production capitaliste et de la culture qui en résulte.  
Le Bureau politique 


 

Israël : honte à l’Europe…et à la Belgique     
Ecrit par Bureau Politique    


0211-BenyaminNetanyahouHillaryClinton-AMalgré les manœuvres des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne, Israël n’a pu empêcher que le « rapport Goldstone » soit présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Ce document établit que l’Etat hébreu s’est rendu coupable de crimes de guerre à Gaza au cours de l’hiver dernier. La résolution qui vient d’être votée à une large majorité, si elle n’est pas contraignante, accroîtra la pression sur Tel-Aviv.

Dans le même temps, Barack Obama, qui disait vouloir faire du règlement du conflit israélo-palestinien une priorité, opère une courbe rentrante. Comme ses prédécesseurs, il refuse toute sanction contre Israël. Par la voix de la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton,  l’administration américaine vient de manifester de la compréhension vis-à-vis des constructions de colonies... tout en prétendant, pour calmer les inquiétudes arabes, n’avoir pas changé de position sur le fond.

Ce comportement erratique constitue un soutien à la politique extrémiste de Netanyahou et de son gouvernement (donc fait partie, rappelons-le, le Parti travailliste, membre de l’Internationale socialiste) et ne peut qu’aviver les tensions et les risques de nouveaux affrontements.

On pourrait attendre de la Belgique et de ses partenaires européens qu’ils expriment clairement leur désaccord et l’exigence du respect des résolutions des Nations Unies. Or, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont refusé de voter le rapport Goldstone (1).

En outre, alors que se développe une campagne de boycott lancée des par des associations de la société civile européenne, on apprend que L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël – un « partenaire naturel » - est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le vice-président de la Commission Günter Verheugen.

Fin octobre, la Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, avait lancé devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».

Notre pays n’est pas en reste. Ainsi, la région de Bruxelles-capitale entend-elle organiser une mission commerciale en Israël en décembre prochain, ce « pays ‘atypique’ qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions. » (Verheugen).

Le Parti communiste condamne cette initiative indigne et s’est associé au rassemblement de protestation contre la mission organisé par de nombreuses associations (le mardi 10 novembre de 17h30 à 18h30  devant les bâtiments de la Direction du Commerce extérieur, Av Louise 500 ).

1. L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont voté contre la résolution. L'Irlande, le Portugal, Malte, la Slovénie et Chypre l'ont adopté. Les 13 autres Etats membres de l'UE, dont la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, se sont abstenus

 

22:32 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2009

L'Etincelle n° 49 (novembre 2009)

Halte aux dérives racistes dans le débat sur le voile !      

voileLe Parti Communiste défend en toute circonstance une conception laïque de la société.  Nous prônons un découplage complet entre d’une part le fonctionnement de l’Etat et de ses institutions et d’autre part les convictions religieuses qui relèvent strictement de la sphère privée.

Dans un pays dont le roi, en délégation officielle, va à Rome s’agenouiller devant le pape Benoit XVI, dans un pays dont le gouvernement participe chaque année au Te Deum, dans un pays où il est impossible d’imposer un seul réseau d’enseignement et de substituer aux cours de religion un cours de philosophie, ce combat demeure central et il dépasse de loin ce qu’il est désormais convenu d’appeler « la question du voile ».

La radicalisation d’une partie (et d’une partie seulement) du monde musulman nous inquiète comme nous inquiète toute radicalisation religieuse et toute velléité des religieux de s’immiscer dans la gestion des Etats. 

Le Parti Communiste tient toutefois à s’opposer avec la plus grande vigueur à l'instrumentalisation faite actuellement du débat sur le voile par des opportunistes droitiers qui cherchent à « voiler » leurs vraies motivations racistes. La Gauche doit se garder également de tomber dans les tentations communautaristes.

Si c’est véritablement de laïcité dont il s’agit, le débat est mal engagé. Dans les médias, les forums et dans la rue, les prises de position se radicalisent et les amalgames se multiplient.  La caricature de débat qui s’installe stigmatise une population déjà précarisée économiquement et régulièrement discriminée.  Elle fait le jeu de l’extrême-droite en véhiculant clichés et propos racistes.  Les communistes ne crieront pas avec les loups.

L'émancipation sociale, par l'accès des filles et des garçons à un enseignement général, laïc et mixte, et donc à une juste place dans la société, la multiplication des cultures et la richesse de la mixité sont, plus que jamais, nos objectifs. La justice et une solution juste au conflit en Palestine permettront enfin de faire reculer les extrémismes. Notre laïcité est celle du respect mutuel.
 
Le Bureau politique
 
  


 

Il y a 20 ans, un mur tombait … et après ? 

berlin
   
 

Il y a 20 ans, un mur tombait. La preuve était faite que l’enfermement d’une population est toujours un signe d’échec pour un système politique.

Il y a 20 ans, un mur tombait et le camp « socialiste » explosait, miné par un long travail de sape des puissances occidentales, mais également miné de l’intérieur, victime de l’autoritarisme, des excès bureaucratiques et de son incapacité à répondre aux ravages d’une crise multiforme et aux besoins d’émancipation des peuples. C’était l’échec d’une expérience d’alternative au capitalisme, qui a tourné le dos à l’espoir soulevé au début du XXe siècle.

Mais 20 ans après, où en est-on ? Selon une étude récente de l’institut Forsa, alors qu’en 1989, 71% des Allemands de l’Est estimaient que leur vie allait s’améliorer suite à la chute du mur, ils ne sont plus que 39 % à juger leur situation meilleure aujourd’hui.

La « chute du communisme » devait donner la paix et la prospérité au monde.  Or, on ne voit que conflits et inégalités croissantes. Partout, les droits sociaux reculent et la démocratie se mue de plus en plus en une bulle creuse. L’effondrement du « bloc de l’Est » a fait sauter un verrou à l’expansion planétaire de l’ultralibéralisme, aux appétits des oligarchies prédatrices et à la marchandisation sans freins.

Dans nombre de pays de l’Est européen, c’est aujourd’hui le règne du capitalisme sauvage, de la criminalité florissante, des mafias, de la corruption. Les inégalités explosent, le droit des femmes recule, l’espérance de vie baisse, des mouvements néofascistes redressent la tête.

Alors que le Pacte de Varsovie n’existe plus, l’OTAN a progressé de 800 kilomètres en direction de l’Est. Dans ce monde dit globalisé, des guerres terrifiantes sont menées au nom de la lutte contre le terrorisme, au mépris des aspirations à un ordre économique mondial juste qui permettrait le  développement de l’Afrique, de l’Asie et de l‘Amérique latine.

Triste bilan. Il y a 20 ans, un mur tombait et nous ne le regrettons pas.  Mais d’autres restent à abattre : en Palestine, à Chypre, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. 

Nous n’affichons aucune complaisance pour ce qui fut fait au nom du communisme. Mais au moment où d’aucuns travaillent à tracer un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme, nous refusons les caricatures. Sans dogmatisme et avec un attachement aigu à la démocratie et aux libertés chèrement conquises par les luttes populaires, les communistes belges continuent de lutter pour sortir du capitalisme. Plus que jamais.

Le capitalisme triomphant n’accepte pas que des forces politiques s’opposent à sa main mise sur les populations du monde et à ses mortelles logiques. Ses servants les plus zélés n’hésitent pas à falsifier l'Histoire en occultant sa propre responsabilité dans l'arrivée au pouvoir de partis fascistes tant en Europe qu'ailleurs. Ils veulent ne reconnaître qu'une part des victimes de la seconde guerre mondiale, et nier le rôle central de l’URSS et du peuple soviétique dans la lutte contre le régime nazi.  Ils occultent volontiers le fait qu’au Chili, dans un continent latino-américain qui a payé un lourd tribut aux sordides manœuvres des Etats-Unis, les dirigeants de Washington ont aidé à anéantir par le sang une expérience sociale et politique et placé au pouvoir le dictateur Pinochet. Aujourd’hui, ils caricaturent celles et ceux qui, à Cuba, au Venezuela, en Equateur ou en Bolivie, tentent de construire un modèle de développement alternatif à celui des multinationales et du FMI. 

Le monde entier a tourné une page. Les partisans du capitalisme proclament  volontiers la fin de l’histoire. Or, le bilan de leur hégémonie sur le monde est sans équivoque : le système est entré dans une crise globale et planétaire. Tout ce que nous dénonçons a eu lieu pendant ces 20 années. Les communistes poursuivront leur combat pour un avenir de liberté et d’égalité. Non, l’histoire n’est pas finie.

 Le Bureau politique
 

 

11:25 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2009

L'Etincelle n° 48 (octobre 2009)

Solidaires avec les cheminots !      
 
cheminotsLe processus de démantèlement de notre société de chemin de fer se poursuit. Après avoir scindé en 2008 la société en trois structures distinctes chapeautées par la holding  SNCB, la gestion démontre quasi au quotidien une volonté des dirigeants d’en finir avec l’entreprise publique du rail, d’en finir avec le service public.

Le fait, comme le font les dirigeants de la SNCB,  de s’en remettre à la « volonté des clients », c’est-à-dire au marché est une fumisterie qui ne trompe personne. Le projet de filialiser le transport des marchandises (le fret) n’est qu’une étape supplémentaire (sans doute qualitativement déterminante étant donné l’importance de ce secteur du transport) vers la privatisation progressive de ce service public. Cette filialisation a pour but de créer une société de droit privé afin d’ouvrir la voie à la casse sociale. Les cheminots l’ont bien compris : la suite se déclinera en dégradation du statut du cheminot, en pertes salariales, en recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance, en dommages irrémédiables pour la sécurité des agents et des usagers,…

L’argument est toujours le même : on perd de l’argent. Mais est-ce un hasard ? Le transport par rail subit une concurrence déloyale du transport routier devenu hégémonique (+ de 80% du transport total de fret), lequel ne paie pas le coût réel et « offre » souvent des conditions de travail déplorables. Pourquoi ne pas prélever une taxe sur le transport routier afin de la réinjecter dans le rail ? Cela permettrait d’inverser la tendance et de sauver un service public. Cela réduirait l’engorgement de nos routes et, élément crucial à l’heure du combat contre le réchauffement climatique, cela ferait baisser la pollution (le train émettant beaucoup moins de CO2 que le camion à la tonne transportée).

Ce laisser-faire au nom du « libre-marché », c’est le résultat de la volonté de l’Europe ultra-libérale exprimée dans le Traité de Lisbonne, clone de feu le Traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas mais avalisé par tous les partis francophones du gouvernement fédéral, opposition écolo comprise. Cela explique sans doute le silence assourdissant de ces partis face au drame social qui se trame à la SNCB.

C’est la raison pour laquelle le Parti Communiste exprime sa totale solidarité avec l’action de grève décidée par les cheminots ce jeudi 5 novembre.

Le Bureau du PC WB
 


 

 

Série documentaire "Apocalypse" : refaire l'Histoire  

pacte staline
   

Lettre envoyée au service de médiation de la RTBF par notre camarade Vladimir Caller, à la suite de la diffusion sur ses antennes de la série documentaire sur la Seconde Guerre Mondiale, "Apocalypse", laquelle propose un regard tendancieux tendant à établir un parallèle choquant entre communistes et fascistes, ainsi qu'à minimiser la responsabilité de certains Etats occidentaux dans la montée du fascisme.

A l’attention de Mme Françoise de Thier,
Médiateur - RTBF

Concerne : l’instrumentation politique des faits historiques

Madame de Thier,

Je m’adresse à vous après avoir regardé, ce jeudi 20, à la télévision le programme « Apocalypse » traitant de la Seconde guerre mondiale et dont la présentation et certains passages ont attiré mon attention puisque chargés, me semble t-il, d’une intentionnalité politique douteuse.

Je vous précise tout d’abord que je ne suis pas spécialiste du sujet, encore moins historien. Simplement un citoyen, intéressé certes par les questions de l’histoire moderne mais, surtout, par le  phénomène si visible et croissant dernièrement, du « modelage » des opinions publiques avec le concours des médias.

Ainsi, voilà comment la RTBF présente le programme
ci-dessus mentionné:

« Après avoir pris le pouvoir et installé le système nazi en Allemagne, Hitler décide de faire main basse sur l'Europe. Il s'allie avec Staline (1) puis envahit la Pologne, le 1er septembre 1939. La France et l'Angleterre n'ont plus le choix (2) : elles déclarent la guerre à l'Allemagne. Mais les Allemands et les Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne (3). Les persécutions des Juifs et des tziganes commencent.  ..(…)…. »

A ce propos (et suivant la numérotation ci-dessus)  :

(1) Pouvez-vous m’expliquer ce qu’autorise à utiliser l’expression selon laquelle « (Hitler) s’allie avec Staline » ?  

Vous me répondrez, (c’est dans l’air du temps), « la signature du Pacte germano-soviétique de non-agression entre Molotov et Ribbentrop ». 

Questions :

- Est-ce que la signature d’un Pacte de non-agression vaut « alliance »?

- Est-ce que l’on peut parler d’alliance et du « Pacte » sans mentionner que ce Pacte fut signé après que la France et l’Angleterre eurent signé, avec Hitler à Munich, le Traité du même nom facilitant, dans les faits, l’annexion de la Tchécoslovaquie par les Allemands ?

- Est-ce que cette annexion n’allait pas dans le sens des vœux d’Hitler, à savoir, de sa marche vers l’Est, et donc vers les frontières soviétiques ?

- Est-ce que ce Pacte ne fut pas postérieur au Pacte, également de non-agression, signé par Bonnet (ministre des Affaires étrangères de la France) et le même Ribbentrop ? Pourquoi alors traiter si distinctement ces deux pactes et oublier l’un d’entre eux ?
(2) Pourquoi dire : « La France et l'Angleterre n'ont plus le choix » ?

N’était donc pas un «choix», selon votre présentation :

- celui de refuser de signer la capitulation, c’est à dire le Traité de Munich ?
- ou celui de soutenir, au lieu de l’ignorer, la proposition de l’URSS d’envoyer ses troupes en Tchécoslovaquie pour faire face aux appétits hitlériens ?

- N’était-ce pas un choix donné suite aux demandes, bien anciennes, de l’URSS de constituer une alliance pour faire face au danger nazi ?

(3) « Les Allemands et Soviétiques dépècent tranquillement la Pologne » dit, à manière de conclusion, votre présentation laissant sous-entendre que, puisque «alliés», ils s’invitent ensemble à un « festin » au détriment de la Pologne.

Oubliant de dire :

- que suite à son isolement (cf. points 1 et 2 ci-dessus) et suite au fait que la Wehrmacht venait d’occuper toute la partie occidentale de la Pologne, si l’URSS ne bougeait pas, les troupes nazies se trouveraient exactement à sa frontière.

- que l’URSS n’a pas agi «ensemble» avec l’Allemagne, comme pourrait le laisser entendre cette douteuse formulation, mais attendu que la Pologne capitule officiellement pour, plus de 2 semaines après, occuper la Galicie occidentale (donc assurer ses frontières).

- oubliant également de mentionner que Winston Churchill peu suspect, à ma connaissance, d’accointances communistes ou pro-soviétiques, avait reconnu que cette opération soviétique (à propos de laquelle il se congratulait) constituait une mesure de nature à bloquer l’agressivité des plans du Reich ? (1)

Finalement, ledit programme, sans citer la moindre source, sans donner la moindre référence affirme que, lorsque les troupes nazies occupèrent Paris, « Staline envoya un télégramme de félicitations » (sic) à Hitler. Ne croyez-vous pas, chère Madame, qu’une telle affirmation si grave, si importante, mérite un minimum de sérieux dans son traitement ?

Si je me permets ces observations, ce n’est pas, absolument pas, pour faire l’allégeance du stalinisme dont la nécessaire critique n’est pas le sujet de ce courrier; c’est parce que je crois que ce genre de présentation fait partie d’une entreprise politique très peu honnête consistant en façonner les opinions publiques et qu’un média comme la vôtre se  doit d’être attentif à ce genre de risques. C’est en croyant au droit des spectateurs à une information équitable et donc au respect, que je me permets de vous demander si, au cas où vous estimiez que mes remarques ont de la pertinence, vous pourriez envisager de faire le nécessaire pour que votre public puisse avoir l’opportunité de connaître un regard moins partisan à propos de ces importants événements historiques.

Avec mes respectueuses salutations,

Vladimir Caller

PS : J’ai tardé de vous écrire ce courrier en cherchant, infructueusement, toute trace du « télégramme » et parce qu’il me fut impossible de contacter les responsables du programme par le site Internet même. Consultés, vos collègues de la rédaction m’ont alors conseillé de m’adresser à vous directement. Ils ont fait la remarque également que le programme questionné est un programme « français ». Français ou chinois, peu importe, le spectateur est belge et le problème planétaire.
1. Voici ce qu’écrivait Churchill dans ses mémoires sur la deuxième guerre mondiale en faisant référence notamment aux atermoiements des occidentaux vis-à-vis des propositions soviétiques d’alliance  : «L'offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l'esprit de Staline. Les évènements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n'existait pas. Nous avons après coup terriblement payé pour cela. » W. Churchill, The Second World War, volume 1, p. 104



 

 

Assassinat de Julien Lahaut : la vérité historique sacrifiée sur l’autel de la crise

amsab

 
Le 18 août 1950. Deux hommes frappent à la porte du domicile de Julien Lahaut. Ils demandent à « parler au Camarade Lahaut ». Le député communiste s’avance vers eux. En bras de chemise. La main tendue. Fraternel. Des coups de feu claquent. Julien, no’s Julien comme l’appellent les travailleurs du bassin de Liège, tombe. Assassiné.

Les funérailles rassemblent quelque 100.000 personnes. Des arrêts de travail ont lieu partout en Wallonie. L’industrie liégeoise est à l’arrêt. L’émotion populaire témoigne de l’immense charisme de ce dirigeant ouvrier hors du commun.

Quelques jours avant le crime, lors de la cérémonie d’investiture du jeune Baudouin, les députés communistes s’étaient manifestés en criant un vibrant « Vive la République ! ». Il s’agissait là d’une ultime protestation suite à ce que l’on appelle « l’Affaire royale », provoquée par le retour de Léopold III, le roi collabo, qui déchira le pays et déboucha sur l’abdication de ce dernier, au profit de son fils aîné, Baudouin.

Les assassins de Julien ne furent jamais retrouvés. Le crime reste impuni.
À la même époque, le secrétaire général du Parti communiste japonais était assassiné ; les dirigeants communistes français et italien, Jacques Duclos et Palmiro Togliatti avaient été eux aussi la cible d’attentats, vraisemblablement orchestrés par la CIA. Dès lors, l’assassinat de Julien Lahaut avait-il été le fait de la répression anticommuniste qui sévissait partout dans le monde à la fin des années 40, avec la montée de la guerre froide ?

Autre hypothèse : la droite léopoldiste rendit Julien Lahaut responsable du crime de lèse-majesté commis lors de l’investiture de Baudouin. Cet assassinat était-il donc l’acte de revanchards léopoldistes ? Isolés ou bien commandités par la Sécurité, voire le Palais ?

Longtemps, l’on se perdit en conjectures. Et ce n’est que plusieurs décennies plus tard, dans les années 80, que deux historiens flamands, Etienne Verhoyen et Rudi Van Doorslaer reconstituent la trame de ce meurtre ignoble dans un ouvrage dense et très documenté, L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique (EPO) et révèlent connaître l’identité de l’assassin depuis décédé. Le nom est cependant tu pour ne pas nuire à la famille.

Tous les éléments sont alors sur la table pour rouvrir l’enquête, démasquer les assassins et leurs éventuels commanditaires et enfin rendre la justice pour cet ignoble assassinat politique. Ce que réclament depuis 1950, avec les communistes, de très nombreux démocrates. En vain. Malgré l’évidence, la justice va rester sourde, aveugle et muette et la classe politique – à de rares exceptions près – va se retrancher dans un refus obstiné de connaître la vérité. Pour quelle raison ? Raison d’Etat ? Crainte de voir éclaboussée la Couronne ? Si tel est le cas, il s’agit là d’un déni de justice, un déni de démocratie. Indigne !

En 2005, à l’occasion du cinquante-cinquième anniversaire de l’assassinat, la constitution d’une commission d’enquête parlementaire est réclamée. L’époque semble être en effet plus propice à une certaine transparence et la Belgique prête à rouvrir quelques pages sombres de son histoire, comme pour l’assassinat de Patrice Lumumba… La demande est appuyée par de nombreuses personnalités politiques, syndicales et associatives, et relayée par les sénateurs Ecolo Josy Dubié, socialiste Philippe Moureaux et CD&V Pol Van Den Driessche. Si la proposition d’une commission parlementaire est rejetée par le Sénat, une étude scientifique est décidée à l’unanimité en décembre 2008. Le CEGES (Centre d’Etudes et de documentation Guerre et Sociétés contemporaines) est pressenti pour mener cette étude. Une somme de 396.000 euros étalés sur trois ans est prévue.

Las, le prétexte de la crise est passé par là. La ministre de la Politique scientifique, Madame Sabine Laruelle (MR) refuse de débloquer les budgets sans passer par l’avis du gouvernement. Exit donc l’étude scientifique. Le directeur du CEGES, Rudi Van Doorslaer apprend la nouvelle par la presse.
Cette décision est choquante. L’argument financier est fallacieux. Ainsi donc la vérité historique et la justice ne vaudraient pas une telle somme, pourtant bien dérisoire étalée sur trois ans. Celui de la priorité scientifique l’est tout autant. Alors que la décision était prise à l’unanimité, la chose est suffisamment rare pour être soulignée, l’étude commandée n’est soudain plus prioritaire. Qui croira une telle fadaise quand des milliards ont été dilapidés en quelques jours pour sauver les banques ?

Ne faut-il pas voir au contraire dans cette décision une revanche de ceux qui s’étaient vu contraints d’accepter l’étude mais qui n’ont jamais renoncé à maintenir le dossier clos ?

La décision de Madame Laruelle est une décision politique. Elle constitue un recul déplorable par rapport à l’espoir de vérité qu’offrait cette étude commandée par le Sénat. Elle rejette un voile d’opacité sur une blessure de l’histoire que le pouvoir refuse toujours lâchement de traiter.

Nous ne laisserons pas assassiner Julien Lahaut une nouvelle fois. Nous ne nous tairons jamais. Une démocratie digne de ce nom ne peut laisser béante une plaie de son histoire. Cette vérité-là n’a pas de prix, Madame Laruelle ! Faute du courage politique d’apprendre la vérité, une suspicion dommageable à maints égards subsistera toujours. Vous devez respecter la volonté du Sénat exprimée en décembre 2008 et débloquer les fonds pour permettre cette étude scientifique.

(1) Premiers signataires : Manuel Abramowicz, Coordinateur de RésistanceS.be, enseignant et auteur ; Marcel Bergen, président de la Fédération liégeoise du Parti communiste ; Marc Boone, professeur d’histoire Université de Gand ; Jean-Marie Chauvier, journaliste ; Jean Cornil, député fédéral ; Jean-Maurice Dehousse, président de l’Union socialiste communale de Liège ; Céline Delforge, députée wallonne Ecolo ; Luc Delval, journaliste ; Claude Demelenne, journaliste ; Jean-Marie Dermagne, Avocat, ancien bâtonnier ; Jan Dumolyn, professeur d’histoire Université de Gand ; Paul-Emile Dupret, juriste ; Pierre Eyben, porte-parole du Parti communiste ; José Fontaine, directeur de la revue Toudî ; Pierre Galand, ancien sénateur ; Muriel Geerkens, chef de groupe Ecolo à la Chambre ; Nadia Geerts, présidente du Cercle républicain ; Paul-Henri Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France ; Michèle Gilkinet, présidente du GRAPPE et ex-députée Ecolo ; Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB ; Yves Herlemont, militant CGSP-Enseignement ; Eric Jadot, député fédéral Ecolo ; Pol Lootens, secrétaire fédéral de la Centrale générale de la FGTB ; Philippe Mahoux, sénateur PS ; Jean-Pierre Michiels, président de l’Association culturelle Joseph Jacquemotte et conseiller communal à La Louvière ; Patrick Moriau, député-bourgmestre PS ; Philippe Moureaux, professeur honoraire de l’ULB ; Marc Neve, avocat ; Jaak Perquy, secrétaire politique du Kommunistische Partij ; Nadine Rosa-Rosso ; Louis Van Geyt, ancien président du PCB/KPB ; Germain Vossen, conseiller communal à Fexhe-le-Haut-Clocher ; Olga Zrihen, députée wallonne PS, sénatrice de Communauté.

Carte blanche paruedans Le Soir du 15 octobre


 

 

Budget, les sales coups se préparent     

crise-economiqueChômage, faim dans le monde – un milliard d’êtres humain en danger de mort -, rôle des banques et du FMI, aggravation de la précarité : des sujets qui fâchent et que les chefs d’État et de gouvernement réunis aux États-Unis ont ignoré ou minimisés.

Un constat qui va tout naturellement de pair avec un autre : d’une part, de nobles voix annoncent que le monde sort lentement de la crise. Mais le chômage explose dans des proportions jamais vues et chaque jour apporte son lot de fermetures d’entreprise et de licenciements massifs. D’autre part, alors que les banques et les organismes financiers ont vu couler à flot l’argent public pour recommencer –ils ne s’en cachent même pas – à tripatouiller comme avant, ce sont les citoyens qui sont appelés à passer à la caisse. Les Etats ne seraient ainsi que des caisses-relais où transitent les revenus des familles vers le grand patronat et la haute finance.

Ce ne sont ni les travailleurs, ni les allocataires sociaux qui sont responsables des trous budgétaires. Mais ce sont les tricheurs qui peuvent dormir tranquilles.

Dans toute l’Europe, les trains d’austérité annoncés sifflent de bien lugubres musiques. La Belgique y prend toute sa place. Les premières suggestions du Conseil supérieur des finances synthétisent remarquablement la philosophie qui guidera la confection des budgets 2010 et 2011. Ce sont les salariés-consommateurs-contribuables qui porteront le gros de l’effort : hausse de la fiscalité sur le mazout de chauffage, taxation du carburant au kilomètre parcouru, mesures dissuasives vis-à-vis de ceux qui investissent pour rendre leur habitat moins énergivore.

Comprenne qui pourra ? Les partis gouvernementaux – qui d’autre part ont décidé de répartir une bonne partie du déficit budgétaire sur des régions, communautés et communes déjà exsangues du côté francophone – ajouteraient l’hypocrisie au mépris antisocial s’ils suivaient le CSF. Ainsi la hausse de la fiscalité proposée est « justifiée » par la lutte contre la pollution, alors que les consommateurs visés sont captifs.

Le cynisme est d’autant plus insupportable que les entreprises échapperaient à « l’effort ».

Le Parti communiste dénonce les mauvais coups qui se préparent et espère que toutes les forces de progrès s’opposeront à cette relance de l’ultralibéralisme.
 

Le Bureau politique

15:45 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

16/09/2009

L'Etincelle n° 47 (septembre 2009)

Assassinat de Julien Lahaut, la démocratie à nouveau bafouée     

julienFoulant au pied le vote intervenu en 2008 au Sénat, la ministre libérale Sabine Laruelle vient d’annoncer que l’enquête sur l’assassinat de Julien Lahaut ne serait pas effectuée.  Cette enquête scientifique constituait déjà un compromis puisque de nombreuses personnalités et élus à l’appel du PC réclament une véritable commission d’enquête parlementaire.  Il semble que cela soit encore trop pour certains.

Outre que la vérité sur l’assassinat d’une des figures principales du mouvement ouvrier de ce pays n’a pas de prix, l’argument financier avancé par le gouvernement est absolument fallacieux et même indécent.  Le coût d’une telle enquête est dérisoire au regard des budgets de l’Etat.  (Doit-on rappeler que plus de 20 milliards ont été trouvés en un week-end pour les banques, lesquelles ont d’ores et déjà repris leur course au profit !)

Le Parti Communiste s’insurge contre cette décision éminemment politique.  Certains continuent de se battre avec force contre la vérité, faisant de notre pays une véritable « monarchie bananière ». 

Avec tous les hommes et les femmes de gauche, notamment écologistes et militants républicains épris comme lui de vérité, le PC ne renoncera pas au respect d'une élémentaire justice. 

Le Bureau Politique
 


 

 

"L'enseignement, une priorité" qu'ils ont dit !     

engreveDepuis plus de 20 ans, l'enseignement est agressé, toujours désigné comme bouffeur de budget et les enseignants, comme des fainéants, toujours en vacances et gréviculteurs. Ça suffit !

La question des gouffres budgétaires a été habilement opacifiée, oubliée, tuée pendant la campagne électorale. Mais il a été aussi dit que l'Ecole ne paierait pas pour les banques.

Les mesures précises, annoncées dans la presse, attaquent directement les conditions de travail des enseignants, par conséquent leur disponibilité envers leurs élèves: moins 1,5 milliard d' € sur les traitements, dont 700 millions dans l'enseignement obligatoire.

De plus, elles érodent significativement les budgets des familles, en supprimant l'intervention dans les abonnements SNCB. Elles grappillent quelques millions sur les missions d'aide aux écoles en difficulté. Elles annulent les engagements envers l'enseignement différencié. Elles réduisent les budgets prévus pour les activités de fin d'année scolaire. Elles enverront un nombre important d'enseignants (plus de 2000) au chômage et dévaloriseront de ce fait les études pédagogiques.

Les coalitions gouvernementales successives imposent des mesures douloureuses pour la majorité de la population, au bénéfice de ... (Complétez les pointillés).

Maintenant, ça suffit !

D'autres possibilités de renflouement des caisses de l'Etat fédéral, des Régions et des Communautés existent:

- la suppression des intérêts notionnels ;
-
l'imposition des revenus du capital ;
-
l’imposition des grandes fortunes (de plus d’un million d’euros)
-
la transparence dans les transactions financières
-
l'application de la taxe Tobin-Spahn, votée par notre Parlement ;
-
la lutte effective contre la grande fraude fiscale (30 € milliards);
-
une diminution significative de notre contribution à l'OTAN.


Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles salue le courage et la détermination des enseignants et de leurs organisations syndicales, dans leur lutte en Front commun et tous réseaux confondus contre ces mesures en contradiction avec de bonnes perspectives d'avenir.

Il s'adresse aux associations des parents et aux organisations des étudiants pour qu'elles marquent concrètement leur solidarité avec l'action des enseignants.
 
Le Bureau politique


 

 

Jacky Hénin, député au parlement Européen et ancien maire de Calais:

Et Maintenant ??

migrantsmanif

Eric Besson l’avait annoncé, il l’a fait !

Du bel ouvrage, CRS, bulldozers, tronçonneuses, semi-remorques… La Jungle est démantelée et les passeurs sont, c’est certain, en état d’arrestation.

Si le sujet n’était aussi sérieux, cela pourrait ressembler à une superbe histoire des « pieds nicklés ».

Quel responsable doté d’un minimum de jugeote peut penser qu’en prévenant le banc et l’arrière banc 3 jours avant (y compris par voie de presse), ceux qui font commerce de la douleur des autres vont attendre sagement qu’on vienne les interpeler ??

Si Monsieur Besson n’était pas ministre, on pourrait croire qu’il ne dispose pas de toutes ses facultés !

Je me suis toujours refusé à me servir du malheur des autres pour communiquer, j’ai de très nombreuses fois refusé de participer à des émissions radio ou télé diffusées dès lors que cela s’apparentait, c’est ce que je pense, davantage à du voyeurisme qu’à une volonté d’aide concrète.

Aujourd’hui comme hier, je reste profondément persuadé que ce dossier (celui de la migration par Calais) est une tâche indélébile sur la face de celle que l’on nomme France, et qui partout dans le monde est réputée pour être la patrie des droits de l’homme.

Je suis, comme beaucoup d’autres, particulièrement atteint dans mon esprit d’homme, par ces souffrances qui se côtoient chaque jour.

Souffrances de ceux qui ont tout quitté parce qu’on leur a vendu un  hypothétique bonheur de l’autre côté de la Manche, souffrances de ces femmes et de ces hommes qui vivent de peu ici chez nous.

Enfants, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, obligés de dormir à l’extérieur, quel que soit le temps, privés d’eau, de toilettes… de ce que j’ai appelé un jour la stricte humanité !

Enfants, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, obligés de se priver de tout, condamnés à demander de la nourriture pour finir le mois…

Certes, les souffrances ne sont pas exactement les mêmes, mais elles entraînent les même dégâts irréversibles.

Je suis particulièrement meurtri de constater que depuis de trop nombreuses années les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne sont les otages ou des pouvoirs ou des lobbies.

En disant cela je suis prêt à assumer le propos publiquement et m’en explique :

- Faire croire à tout un chacun que l’ouverture de toilettes et de douches est un acte de nature à permettre la réalisation de points de fixation est d’une stupidité affligeante et je pèse mes mots.

- Laisser une minorité d’intégristes de l’entraide, quand la majorité silencieuse est remarquable de courage et d’humanité, tout refuser au prétexte que ce sera tout ou rien, que l’endroit n’est pas le bon, que si… est aussi d’une grande stupidité.

- Permettre au porteur d’une idéologie répugnante de s’appuyer sur la réalité d’une présence, pour opposer les hommes entre eux et distiller quantité d’idées aussi répugnantes que celle que les migrants seraient mieux traités que la population locale est abject.

Le problème est pourtant d’une grande simplicité.

Ce qui pousse ces citoyens du monde à partir, c’est parfois la guerre, mais c’est surtout la « guerre sous sa forme économique ».

Ce qui pousse ces femmes et ces hommes à vouloir se rendre en Grande-Bretagne, c’est la perspective pour des raisons propres au Royaume-Uni de pouvoir trouver du travail et de ne pas avoir besoin de documents d’identité. Le montant de la rémunération et les conditions de vie étant à ce stade secondaires tant elles seront de toutes façons meilleures que celles vécues antérieurement dans les pays d’origine.

Le constat fait toutes ces dernières années prouve que les migrants à leur énorme majorité ne veulent pas rester en France !

A partir de là, est-on capable de régler rapidement toutes ces questions ? La réponse évidemment est non, et alors se pose la question du « que fait-on ? »

Certains diront : « mais vous, qu’avez-vous fait ? »

Je veux le dire avec simplicité, j’ai eu tort de croire que la discussion pouvait permettre de faire avancer un projet commun, j’ai eu tort de croire que les Calaisiennes et les Calaisiens ne comprendraient pas, j’ai surtout eu tort de ne pas dire leurs quatre vérités aux extrémistes de l’Etat et des lobbies car ce faisant j’ai sans aucun doute participé à ce que des hommes et des femmes n’aient pas la stricte humanité. Cela je dois l’assumer, et ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas toujours simple.

Dans le même temps, je veux redire avec force que, pour ce qui me concerne, la misère se combat, elle ne se commente pas !

Aujourd’hui la jungle est démantelée et alors, qu’a-t-on réglé ? Rien !!

Tout au plus s’est-on aperçu de la présence de plus de 100 mineurs !

Demain, dans quelques jours, ceux qui croient que le bonheur est de l’autre côté seront de retour, et que fera-t-on ?

Prendra-t-on la décision d’envoyer la légion étrangère ? Jettera-t-on des appâts pour inoculer des maladies comme pour les animaux ?

Il est temps, grand temps de mettre la Grande-Bretagne devant ses responsabilités, et d’offrir au nom de la République française  des douches et des toilettes.

Au delà du blabla, des déclarations stériles et des effets d’annonce : vite la stricte humanité !!!!




Marie-Christine VERGIAT, députée européenne, membre de la commission "Libertés civiles, Justice, Affaires intérieures"

Destruction de la "jungle" de Calais : jour de honte et de rage

_080927-jungle_calais1En septembre 1999, à la demande d'associations, l'Etat réquisitionnait un hangar pour héberger les immigrés voulant se rendre en Angleterre. Trois ans plus tard, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, décidait brutalement la fermeture et la destruction du camp de Sangatte au prétexte notamment de lutter contre les passeurs. Les immigrés se sont alors réfugiés dans les bois alentours, pour créer ce qui est appelé depuis quelques temps la "jungle".

Il y a une semaine, Eric Besson, ministre de l'Immigration, récidive et décide sans concertation et dans la précipitation de la "fermeture" de la "jungle" des environs de Calais.

L'opération de police a eu lieu ce mardi 22 septembre. Plus de 300 personnes ont été interpellées, dont plus d’une centaine de mineurs. D'autres lieux de fortune du Calaisis devraient être détruits dans les prochains jours.

La fermeture du camp de Sangatte en 2002 a montré la faillite d'une politique uniquement répressive qui ne peut faire cesser l’arrivée d'immigrés qui cherche refuge en Angleterre.

Le gouvernement fait une nouvelle fois une opération de communication sans régler la question des conditions de vie des migrants et ne fait que renforcer l’assimilation entre immigration et insécurité. La lutte contre les réseaux de passeurs ne doit pas prendre pour cible leurs victimes.

On ne fait que déplacer le problème dans l’espace et dans le  temps. Les immigrés se regrouperont ailleurs, leurs conditions de vie continueront de s’aggraver, le travail des associations et des bénévoles venant à l'aide de ces personnes au risque d'être sanctionnés pour aide à l'immigration clandestine, sera rendu encore plus difficile.

Les autorités françaises et européennes se révèlent, une fois encore, incapables d’apporter une réponse adaptée à la détresse des réfugiés.

L’Europe forteresse n’est en rien une solution. Il est urgent de cesser de dénier les droits des migrants ; il est urgent d’instaurer un mécanisme leur permettant de demander asile là où ils peuvent vivre décemment et où ils ont, le plus souvent, d’ores et déjà des liens familiaux, sociaux ou culturels.


 

Exigeons la liberté pour Güler Zere !     

gülerElle avait 22 ans Güler Zere, militante de la gauche radicale turque, lorsqu’elle  est entrée en prison et fut condamnée par les tribunaux sous l’accusation de « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel». Bien qu'elle ait été active dans les rangs de la guérilla du parti DHKP-C,  Güler Zere n'a jamais participé à une attaque armée; par ailleurs aucune accusation en ce sens n’a été portée contre elle.

Aujourd’hui, elle a 37 ans et n’a toujours pas quitté son lugubre cachot de la prison d’Elbistan dont la sinistre réputation n’est plus à faire. Bien plus grave encore, Güler est depuis quelques années gravement malade d’un cancer, maintenant en phase terminale, et vit donc ses derniers jours dans une situation indigne de la condition humaine. En effet, les autorités de son pays, après lui avoir refusé pendant des années les traitements médicaux que sa santé exigeait, et donc contribué sciemment à l’aggravation de sa maladie, s’obstinent maintenant à lui refuser le sursis à l’exécution de la peine réclamé par sa famille. Situation d’autant plus scandaleuse qu’au même moment le monde entier est témoin de la libération de M. Megrahi condamné pour sa participation à l'attentat de Lockerbie et libéré et rapatrié en Lybie pour cause médicale avec forte odeur de pétrole.

Ces mêmes autorités, faisant semblant d’accéder à la protestation que leur comportement inhumain ne cesse de susciter, ont décidé de la transférer dans la cellule d’un hôpital qui ne dispose pas, selon un rapport des oncologues du même hôpital, des moyens nécessaires à ses soins.

Nous assistons donc à un cas de traitement répressif particulièrement lâche envers une militante politique et c’est pourquoi le Parti communiste exige de notre Ministre des affaires étrangères, ainsi que des autorités de l’Union européenne, si pressées de faire adhérer ce pays, qu’ils assument leurs responsabilités afin que le décès de Güler ne s’ajoute pas aux centaines de morts qui se sont produites dans les prisons turques au cours des dernières années.

Bruxelles, le 10 septembre 2009

Le BP du PC
 

16:20 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/08/2009

L'Etincelle 46 (août 2009)

En Allemagne, des régionales qui rebattent les carteslinke-mandate
Les « petits » partis, et en particulier Die Linke en Sarre et en Thuringe, triomphent dans les scrutins de dimanche, confirmant le recul de la CDU mais aussi du SPD.

La presse germanique était unanime ce lundi pour relever que le résultat des trois élections régionales de ce dimanche en Saxe, Sarre et Thuringe rendaient l’issue du scrutin législatif du 27 septembre pour le renouvellement du Bundestag « bien plus incertaine et passionnante » que généralement convenu. La débâcle électorale enregistrée par la droite chrétienne-démocrate (CDU) en Sarre et en Thuringe complique en effet la tâche d’Angela Merkel dont le désir d’être réélue à la chancellerie à la tête d’une coalition de droite pure sucre entre la CDU et le parti libéral (FDP) semble, pour l’heure, sérieusement contrarié alors que ce scénario était quasiment présenté comme joué d’avance jusque-là par les instituts de sondages et la plupart des médias.

Le scrutin révèle en fait le degré extrême d’impopularité des deux poids lourds d’un système bipartisan qui a commencé à se déliter à la fin des années 1980 avec l’irruption des Verts puis celle confirmée de façon spectaculaire de Die Linke (héritier du PDS). Un système à 5 partis s’impose ainsi désormais pleinement alors que la crise de confiance à l’égard des deux ex-mastodontes, réunis au sein d’une grande coalition, s’accentue.

En effet si les pertes de la CDU sont spectaculaires (voir notre encadré avec les résultats définitifs) on ne peut pas dire que cette dégringolade profite aux sociaux-démocrates (SPD). Bien au contraire ils reculent aussi très nettement en Sarre et se maintiennent mais à un niveau très bas dans les deux autres Länder. Même dans les élections municipales organisées aussi ce dimanche 30 août en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le SPD perd globalement du terrain (- 1,7 %), en dépit des succès enregistrés à Cologne ou à Dortmund. Et si Frank-Walter Steinmeier, le candidat à la chancellerie du SPD, exprime sa satisfaction de voir la campagne à l’élection du Bundestag « relancée », Il pointe uniquement : « Ce pays ne veut pas d’une coalition noir-jaune (CDU-FDP) » sans même mentionner une éventuelle alliance de gauche - toujours taboue au niveau national pour le SPD. Ce qui, de fait, ne laisse ouverte que la possibilité d’une reconduite d’une grande coalition (CDU-SPD).

Parmi les trois « petits » partis qui affichent tous des progrès sensibles, Die Linke ressort indiscutablement comme le grand vainqueur de ce dimanche grâce à la performance réalisée en Sarre. Une campagne très dynamique associée à la notoriété de sa tête de liste, Oskar Lafontaine (l’ex-président du SPD fut aussi ministre-président de la Sarre pendant treize ans) lui a permis de passer haut la main la barre des 20 % déjouant les pronostics des sondages et pulvérisant le précédent record du parti dans ce Land (18,5 % lors des élections au Bundestag de 2005.)

La volonté des électeurs de sanctionner la droite sarroise et en même temps la grande coalition et sa politique antisociale sont aussi de toute évidence à l’origine de cette percée qui permet à Die Linke de « s’installer » dans l’ouest du pays au point de figurer en pole position dans les dures négociations qui s’annoncent pour former le gouvernement du Land, la balle étant dans le camp des Verts sarrois qui ont laissé ouverte la possibilité de former in fine une coalition avec la gauche (SPD et Die Linke) comme avec la droite (CDU-FDP).

Bruno Odent (Extrait de l'Humanité)

LES RÉSULTATS DÉFINITIFS
 
 SARRE
CDU : 34,5 % (contre 47,5 %, en 2004) ; SPD : 24,5 % (contre 30,8%) ; Die Linke : 21,3% (contre 2,3 %, PDS) ; Les Verts : 5,9 % (contre 5,6 %) et FDP : 9,2 % (contre 5,2 %).

 THURINGE
CDU : 31,2 % (contre 43 %) ; SPD : 18,5% (contre 14,5 %) ; Die Linke : 27,4 % (contre 26,1 %), Les Verts : 6,2 % (contre 4,5 %) ; FDP : 7,6 % (contre 3,6 %).

  SAXE
CDU : 40,2 % (contre 41,1 %) ; SPD : 10,4 % (contre 9,8 %) ; Die Linke : 20,6% (contre 23,6 %) ; Les Verts : 6,4 % (contre 5,1 %) ; FDP : 10 % (contre 5,9 %) et NPD (extrême droite) : 5,6 % (contre 9,2 %).


 

 

Coup de sang: "Il n'est pas sain de détourner les objectifs du commerce équitable"

L'asbl les magasins du mondeProgrès et Culture, lors de sa traditionnelle exposition-vente de fin d’année, proposera à nouveau aux habitants de l’entité de Courcelles des produits des Magasins du Monde-Oxfam.
Nous la préparons déjà et tout à coup, un souvenir m’effleure, je me rappelle cette amie qui nous rend visite en compagnie de son fils. Pendant que nous parlons, ce dernier regarde les prix, nous interpelle sur le coût de certains produits proposés et plus particulièrement celui des barres de confiserie aux grains de sésame (0,40 €) et les jus de jus d’orange de 20 cl (0,50 €, le prix de la caution, 10 centimes incorporé).
La réflexion du jeune : « Tu te rends compte, maman, l’école nous vend le sésame 1 € et le jus 1,50 € comprenant le prix de la vidange porté à 0,20 €).

Fameuse marche bénéficiaire pour cet établissement renommé de l’enseignement dit LIBRE de Charleroi !


Inacceptable pour l’enseignant que je suis resté car l’école serait-elle devenue un établissement commercial ? Les parents se rendent-ils compte que l’enseignement dit libre est un enseignement coûteux puisqu’on va puiser l’argent jusque dans les poches des enfants. L’approche positive du commerce équitable peut-il admettre que l’on multiplie par X les prix pratiqués dans les magasins d’Oxfam et ce d’autant plus que cet établissement doit bénéficier de tarifs avantageux vu les commandes relativement importantes qu’il doit effectuer.

L’Ombre rouge


 

Cérémonie d'hommage à Julien Lahaut le 18 août 2009     

Julien LahautIl y a 59 ans, Julien Lahaut alors député communiste et président du PCB était assassiné sur la pas de sa porte par des tueurs à gage proches de l'extrême-droite royaliste. Malgré des preuves accablantes, le dossier a été clos en 1972. Depuis 59 ans, le parti communiste se bat afin que toute la vérité soit faite sur cet assassinat politique. Depuis 2000 nous réclamons une commission d'enquête parlementaire.

Ce 18 août 2009, une petite centaine de personnes étaient présentes au cimetière des Biens Communaux de Seraing afin de rendre hommage à Julien Lahaut. A cette occasion, le secrétaire politique de la fédération de Liège du PC et porte-parole national du PC, Pierre EYBEN, a prononcé un discours que nous reproduisons ici.

Mesdames Messieurs bonjour et merci à vous d’être présents.

Pourquoi, 59 ans après sa mort, sommes-nous encore présents en cette après-midi d’août ensoleillée afin de rendre hommage à Julien Lahaut, « l’homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun » ?

Nous le sommes avant tout pour deux raisons fondamentales : la première est la soif de vérité qui est celle de tout démocrate face à ce crime impuni, la seconde la conviction que cet assassinat politique porte des enseignements pour toutes celles et ceux qui prétendent aujourd’hui transformer la société.

Soif de vérité car depuis 59 ans tout est fait pour étouffer cet assassinat politique. L’affaire jamais véritablement instruite a été close en 1972 malgré des témoignages accablants. Dès la moitié des années 80, les historiens flamands Etienne Verhoyen et Rudy Van Doorselaer ont révélé le nom de l’assassin et de nombreux détails sur le parcours du tueur décédé. Jamais pourtant on ne rouvrit le dossier.

A contre courant, quelques parlementaires ont poursuivi le combat. Le mercredi 5 novembre 2008, la Commission de la Justice du Sénat s’est penchée sur deux propositions de loi concernant l’assassinat de Julien Lahaut. La première proposition était la demande de mise en place d’une Commission d’enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l’enquête. Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 250 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. Cependant, plusieurs membres de la Commission de la Justice, parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont tout fait afin de bloquer celle-ci. Notre Royaume a encore ses valets.

L’autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CEGES. Cette proposition est passée avec un délai de réalisation de 6 mois. Nous entendons qu’il ne s’agisse pas d’une nouvelle mise au frigo de l’affaire.

L’an prochain, nous commémorerons les 60 ans de l’assassinat de Julien Lahaut. Si notre pays veut s’enorgueillir un peu du qualificatif de « démocratie », la lumière doit être définitivement faite d’ici là. Les responsabilités des milieux royalistes liés à l’extrême-droite, ainsi que les appuis dont ils ont bénéficié doivent être révélés. Nous appelons solennellement tous les élus démocrates à porter avec force au Parlement notre combat pour la vérité.

Le parti communiste souhaite par ailleurs à l’occasion de ce triste 60 ième anniversaire organiser une série d’activités afin d’honorer à sa juste mesure la mémoire de Julien Lahaut. Nous souhaitons le faire avec la ville de Seraing et avec tous les progressistes qui souhaitent se joindre à nous.

Deux raisons fondamentales d’être présents, ai-je dit. La seconde est la conviction que cet assassinat porte des enseignements pour celles et ceux qui aujourd’hui prétendent transformer la société.

Une jolie chanson de Jean-Jacques Goldman intitulée « Né en 17 à Leidenstadt » s’interroge sur la façon dont nous aurions agi plongés dans le grand bain de l’Histoire. Pour Lahaut il n’est pas de doute possible. Julien Lahaut a été de toutes les campagnes contre le fascisme : contre la Légion Nationale en 1924, contre REX ; pour le communiste allemand Thaelmann, pour le communiste italien Gramsci. Le 1er mai 1933, accompagné d’ouvriers et de démocrates liégeois, il arrachait en compagnie de Françoise Longchamps le drapeau à croix gammée qui flottait sur le Consulat allemand à Liège. Quelques jours plus tard, à la Chambre, il était le premier homme politique belge à dénoncer les crimes hitlériens et le danger fasciste et, devant des députés médusés il déchirait le drapeau nazi en s’écriant : « Voilà le drapeau nazi qu’à Liège, ont arraché les ouvriers communistes et socialistes unis. Quoi que vous fassiez, ils continueront dans le pays la lutte contre les traîtres et les valets d’Hitler ! ».

C’est une cruelle leçon de l’histoire que de voir aujourd’hui en Israël un parti membre de l’internationale socialiste gouverner avec l’extrême droite d’Avigdor Liebermann.

En 1936, il mena campagne pour l’Espagne républicaine, en lutte contre le fascisme franquiste, soutenu par Hitler et Mussolini. Quand les premiers enfants espagnols arrachés à la faim et aux bombardements arrivèrent en Belgique, il en prit trois chez lui. En novembre 1938, il n’hésita pas à crier son dégoût de Spaak qui fut le premier ministre européen à reconnaître le gouvernement fasciste de Franco.

Grèves de 1902, 1908, 1913, 1920, 1921,1932, 1936. Julien Lahaut a été à la tête de toutes les luttes. Pour son engagement, il a été poursuivi, arrêté, condamné, exclu du syndicat, exclu du POB. Avant 1941, il avait déjà passé 43 mois en prison.

En janvier 1941, il s’opposa à Degrelle et dirigea la grève des 100.000 en mai 1941. Il fut arrêté le 23 juin 1941. Après avoir été torturé au Fort de Huy, en 1944, il fut déporté au camp d’extermination de Mauthausen où il demeura jusqu’en 1945. Son courage y sera loué par tous.

Lorsqu’il fut assassiné, Julien Lahaut était un député communiste, il était le président du parti communiste et nous sommes fiers d’avoir compté en nos rangs un homme de cette valeur. Mais il est une figure qui transcende cette appartenance.

Les jeunes gens de mon âge ont peine à imaginer la secousse profonde qu’a constitué pour la classe ouvrière et même plus globalement pour tout le peuple de gauche son assassinat. 300.000 personnes dans les rues de Seraing. 300.000. Le 22 août 1950, la vie à Liège s’est arrêtée. Tout fut plongé dans le silence. Les cheminées cessèrent de fumer. Les tramways et les autobus stoppèrent. Les travailleurs de la province de Liège firent grève en signe de deuil. La Fédération générale du travail, soutint l’initiative des ouvriers. Le jour de l’enterrement, les mineurs de Charleroi et du Borinage débrayèrent. Des manifestations de soutien eurent lieu à travers toute l’Europe.

Julien Lahaut voulait changer l’ordre établi, il voulait révolutionner la société, abolir l’esclavage par le travail, construire une société d’hommes libres et émancipés, une société communiste au sens où nous l’entendons dans mon parti. C’est pour cela qu’il a été assassiné, comme avant lui Rosa Luxembourg, comme après lui Salvador Allende, parce que le projet universel qu’il portait avec tant de fougue et de sincérité faisait peur à certains puissants.

Cette leçon, est immuable. Nous devons en tenir compte. On associe souvent aux révolutionnaires, à celles et ceux qui souhaitent profondément changer nos sociétés, une image de violence. Mais la violence est pour l’essentiel le fait de forces réactionnaires qui souhaitent préserver leurs privilèges, les privilèges du sang consubstantiels à toutes les monarchies du monde, les privilèges du pouvoir économique de ceux qui possèdent les usines, les banques, la bourse, les privilèges du pouvoir politique, du pouvoir judiciaire, du pouvoir militaire.

Hier au Venezuela à l’encontre d’Hugo Chavez, aujourd’hui au Honduras à l’encontre de Manuel Zelaya, l’histoire se répète inlassablement, tristement.

Julien Lahaut nous apprend à toutes et tous que le chemin de la révolution par les urnes et par la lutte sociale qui est le nôtre est un chemin dangereux qu’il faut parcourir en démocrates mais avec détermination et sans angélisme. Alors que la crise du capitalisme s’étend, celles et ceux qui proposent un autre modèle que le capitalisme auront à prendre leurs responsabilités dans les années à venir. Ici également. La nécessité de protéger les luttes, de multiplier les personnes à même de les incarner, de ne pas laisser aux forces réactionnaires le soin d’écrire l’histoire, c’est un message que porte l’assassinat de Julien Lahaut, de Notre Julien et qu’il convient de ne pas galvauder.

Vive Julien Lahaut. Vive la République.


 

 

UCPW056-henne72DPILa mort d'un brave endeuille Courcelles...

Notre camarade Richard Henne est décédé

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dyn001_small150_101_142_jpeg_2514300_7c6edef2c642a129492deca3cfb75b9eCe 10 août, Ernest Glinne  est décédé. L’Union Communale Progressiste et Wallonne lui rend hommage

Adieu l’Ernest, on t’aimait bien

Cliquez sur http://le-petit-rapporteur-courcellois.skynetblogs.be/


 

 

 

Une longue grève se termine...

bridgestoneDepuis le 11 juin dernier, les travailleurs de Bridgestone Frameries ont mené un combat social important. Ce combat a pris fin vendredi 7 août lorsque la reprise des activités a été votée par les travailleurs.

Une telle grève laisse des traces…

Je pense aux 8 travailleurs du magasin qui seront reclassés dans d'autres entreprises. Ils doivent quitter une usine dans laquelle ils ont vécu de nombreuses choses, ils quittent des collègues avec qui ils ont partagé des moments particuliers et une ambiance de travail familiale. Sur le plan humain, cela est difficile à accepter surtout quand on sait que le reclassement interne était largement possible. Cela nous amène à nous poser cette question: quelle place l'employeur donne-t-il au social? On veut du chiffre, du résultat au détriment du travailleur et de son bien-être! Je reste pourtant persuadée que l'ambiance de travail et une gestion du personnel basée sur "l'humain" influencent la productivité et les résultats de l'entreprise.

Je pense également aux 132 autres travailleurs qui ont repris le travail ce matin. Même si une sécurité d'emploi est assurée, ne sont-ils pas en droit d'en douter? Pour rappel, la convention collective de travail précédente a été reniée par la direction...la confiance a donc été perdue !

Cependant cette grève a prouvé qu'une solidarité était encore possible malgré la crise et les difficultés que les travailleurs et les familles vivent en ce moment.

Cette solidarité s'est étendue rapidement grâce à l'investissement de plusieurs personnes et à la diffusion d'informations correctes.

Au sein des travailleurs, des liens forts se sont créés et c'est ce qui a fait leur force durant ces 58 jours de grève. Malgré les difficultés et les injustices qu'ils pouvaient vivre le sourire et l'ambiance conviviale étaient au rendez-vous.

Pour tout cela, je félicite les travailleurs de Bridgestone et les organisations syndicales car ils nous ont fait une belle démonstration de mobilisation, de détermination et de solidarité! Cela portera ses fruits, j'en suis certaine. C’est avec fierté que les travailleurs peuvent reprendre le travail !

Je remercie également chaque membre de ce groupe facebook pour les messages d’encouragements envoyés et postés sur le mur, pour les visites de soutien au piquet et pour les versements généreux effectués.

Ce groupe restera actif sur facebook et je continuerai à vous donner des informations si vous le désirez.

Encore merci à tous!!!

Je souhaite bonne route à chaque travailleur et SURTOUT restez soudés, c'est ce qui fait votre force, ne l'oubliez pas...!

Florence
Animatrice "Jeunes" de la FGTB

16:36 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2009

L'Etincelle n° 45 (juillet 2009)

Histoire de la Gauche Unitaire Européenne

.autre-europe_sLa gauche unitaire européenne a été fondée en 1989, de la volonté de fédérer les partis de gauche non socialistes. Elle regroupe alors quatre partis : le Parti socialiste populaire danois, le Parti communiste italien, la Gauche unie espagnole (dont notamment le Parti communiste d'Espagne) et le Synaspismós grec, et se présente comme une alliance de partis politiques et non comme un groupe politique. C'est en 1994 qu'elle se forme en tant que groupe confédéral : aux partis d'origine se sont joints les partis communistes français, portugais et grec ; le Parti de la refondation communiste italien a remplacé le PCI, qui a rejoint le Parti socialiste européen sous le nom de Démocrates de gauche ; le PSP a lui quitté l'alliance.

En 1995, l'élargissement de l'Union européenne amène la création de l'Alliance de la Gauche verte nordique, qui regroupe l'Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois et le Parti socialiste populaire danois. Le groupe se renomme alors « Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique » (GUE/NGL).

La GUE/NGL voit alors ses effectifs varier, tant en termes de députés que de partis politiques, avec les élections au parlement et les recompositions des partis au niveau national : en 1999, le Parti du socialisme démocratique (PDS) allemand et le Mouvement démocratique et social (DIKKI) grec rejoignent ainsi la GUE/NGL, alors que les cinq élus de la liste d'alliance LO-LCR le rejoignent en tant que membres associés. En 2002, les quatre députés européens du Pôle républicain décident également de rejoindre le groupe. En 2004 en revanche, l'alliance LO-LCR n'obtiendra pas d'élus et le DIKKI est dissous ; le Bloc de gauche portugais et le Sinn Féin irlandais rejoignent eux le groupe, ainsi que deux partis de pays ayant rejoint l'Union en 2004 : l'AKEL chypriote et le PCBM tchèque, portant le nombre total de partis adhérents à 16. Le groupe comptait alors 41 députés européens issus de 16 partis membres et originaires de 13 États de l'Union européenne. Il comprenait également 4 partis associés, dont 3 ne sont pas, actuellement, représentés au sein du Parlement européen.

A l'issue des élections européennes de 2009 le groupe passe de 41 à 35 membres. Il subit les effets de la déroute des partis communistes italiens, qui perdent tous leurs élus alors qu'ils en comptaient sept dans la législature précédente. L'officialisation de la défection des élus du Parti socialiste populaire danois au profit du groupe Verts/ALE, ainsi que la perte de son élu par l'Alliance de gauche finlandaise font baisser l'audience de l'Alliance de la Gauche verte nordique au sein du groupe, où elle n'est plus représentée que par un seul eurodéputé du Parti de gauche suédois. Le ralliement d'un des deux élus du Centre de l'harmonie letton et les gains réalisés par les partis-membres allemand, français et portugais n'ont pas suffit à compenser ces pertes.

Extrait de Wikipedia


 

La grève continue à Bridgestone

bridgestoneL’assemblée des travailleurs de Bridgestone (99 présents) a rejeté à 69% la proposition formulée, très tôt ce matin, par le bureau de conciliation et qui prévoyait notamment des reclassements externes et des garanties de revenus pour les 9 travailleurs licenciés. Il semble que ce qui a prévalu c’est l’absence totale de confiance dans la Direction qui s’est illustrée tout au long du conflit par son agressivité et ses provocations.

Il est clair que le conflit va désormais prendre un cours tout-à-fait différent, la direction n’ayant jamais caché son intention de mobiliser les moyens judiciaires et policiers contre la grève. Notre solidarité est plus que jamais nécessaire.

Les travailleurs sont appelés à venir manifester  leur soutien chaque vendredi à 16 heures devant l'usine.

Florence Defourny (extrait de facebook et Mouvement de solidarité des travailleurs de Bridgestone Frameries)


 

Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Il est clair que le conflit va désormais prendre un cours tout-à-fait différent, la direction n’ayant jamais caché son intention de mobiliser les moyens judiciaires et policiers contre la grève. Notre solidarité est plus que jamais nécessaire.

Nous vous attendons nombreux pour soutenir les travailleurs chaque vendredi à 16 heures devant l'usine.

 

Le Parti de la Gauche Européenne (dont fait partie de PCWB) est présent au Parlement européen au sein de ce groupe 

GUE

Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) est un groupe du Parlement européen qui regroupe des partis de gauche, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste, communiste ou post-communiste. Il regroupe essentiellement des organisations membres du Parti de la gauche européenne (PGE), mais aussi de l'Alliance de la Gauche verte nordique, de la Gauche anticapitaliste européenne ou sans affiliation.

Ce groupe de 35 eurodéputés est présidé depuis 2009 par Lothar Bisky1.

Organisation
Le groupe GUE/NGL est un groupe confédéral : il est composé de délégations nationales et de partis membres. Si les partis membres doivent partager des objectifs politiques communs, exprimés notamment dans la déclaration constitutionnelle, ils restent souverains quant à leur ligne politique. Ainsi, le groupe parlementaire apparaît parfois divisé sur certaines questions.
Les députés du groupe se réunissent régulièrement afin de préparer les séances, débattre sur les lignes politiques et voter des résolutions. Le groupe publie également des rapports sur différents sujets (Organisation mondiale du commerce, amiante, esclavage sexuel, …).

Positionnement politique
 
Fondée en 1994, le positionnement politique du groupe est résumé par sa déclaration constitutionnelle. C'est sur ce texte que s'engagent les partis membres et les députés associés au groupe à titre individuel. Ce groupe développe une ligne politique qu'on pourrait qualifier d'« altereuropéenne », c’est-à-dire opposée à la construction européenne actuelle tout en se disant « profondément attaché à la construction européenne ».
GUE/NGL pose trois piliers pour la construction d'une autre Europe : le changement total des institutions afin de les rendre « pleinement démocratiques » ;

un nouveau modèle de développement écologique et rompant avec le néolibéralisme, visant à créer un « espace social commun » ;

une politique de co-développement et de coopération équitable.

Le groupe se pose ainsi dans une ligne ne tranchant pas clairement entre réformisme et révolution, laissant à chaque parti le soin de décider de la façon qu'il juge la plus adaptée pour parvenir à ces objectifs. De ce fait, il se positionne à la fois « à l'intérieur » des institutions, tentant d'influer sur les décisions prises par co-décision, et « à l'extérieur » de par sa volonté d'une « autre Union » qui ferait « table rase de Maastricht ».

(A suvre)


 

 

Bridgestone: le Parti communiste ne peut qu'être solidaire

bridgestoneLes ouvriers de Bridgestone Frameries (rechapage de pneus d'avion) sont en grève depuis le jeudi 11 juin 2009.

Ce mouvement de solidarité a démarré suite au licenciement brutal et injustifié de 8 ouvriers décidé le jour même par la Direction de Bridgestone.

En agissant de la sorte, cette direction a "renié" sa signature puisqu'elle ne respecte pas la dernière convention collective de travail conclue sur le plan de l'entreprise pour les années 2007-2008 et 2009.

En effet, cette CCT prévoit dans son article 1 intitulé "sécurité d'emploi" que: "Lentreprise mettra tout en oeuvre en vue d'éviter des licenciements pour raisons économiques et techniques. Si des difficultés surviennent en la matière, il est préalablement instauré un régime de chômage partiel, si possible par roulement."

Vous avez sous les yeux un bon exemple de la conception sauce Bridgestone en matière de relations sociales: pour elle, une convention de travail n'est qu'un vulgaire chiffon de papier.

La direction tente, sans convaincre personne, de justifier ces licenciements par sa décision de délocaliser le magasin "pneus" à Zeebruge dans une entreprise tierce.

Les organisations syndicales ne comprennent pas le bien fondé de cette mesure unilatérale et inattendue. Pourtant, tout va très bien à Bridgestone Frameries, sur le plan économique et financier. Le profit net après impôt a doublé pour l'exercice 2008 pour atteindre plus de 5 MILLIONS d'euros!

La vie est belle pour la Direction de Bridgestone Frameries. Par contre, pour les ouvriers, il s'agit d'un désastre humain et social. 8 pères de famille ont été jetés comme des vielles chaussettes usagées...

Cette Direction hautaine et arrogante se moque du fait que plusieurs ouvriers ont une ancienneté de plus de 20 ans voire 30 ans au sein de l'entreprise.
Cette Direction qui est très "sociale" leur a quand même réservé une belle petite récompense...Un petit parachute doré à la sauce CLARINVAL:
- 1 mois de salaire pour les ouvriers ayant moins de 10 ans d'ancienneté;
- 1,5 mois de salaire pour ceux ayant entre 10 et 20 ans de service;
- 2 mois de salaire pour ceux ayant plus de 20 ans de fidélité à l'entreprise.
Monseigneur est trop bon! Surtout que ce montant mirifique s'ajoute au préavis légal des ouvriers concernés (de 28 jours à 210 jours selon l'ancienneté). On est bien loin de la grille Claeys, n'est-ca pas...
Voilà comment Bridgestone traite son personnel!

La Direction est une Direction heureuse et son bonheur serait total si à l'occasion de la délocalisation du magasin à Zeebruge (qu'elle a mûrement concocté), elle pouvait aussi se débarrasser d'un Délégué syndical, par ailleurs Secrétaire du CE et membre au CPPT qui est (comme par hasard) occupé au magasin. Jackpot Mister Clarinval! Mais tout cela n'est que pure coïncidence.
En effet, d'après elle, la Direction de Bridgestone aurait examiné toutes les pistes de réflexion pour permettre le reclassement des 8 ouvriers du magasin au service "production". Hélas, cette réflexion, qui a dû être intense, n'a débouché sur rien! Pas de reclassement possible au sein de ce service a décrété le Sieur Clarinval!

Pourtant, il y a 24 prépensionnables dans le service "production" et ce dans les 12 mois qui viennent, il y a une quinzaine de CDD dont le contrat se termine prochainement, on pourrait faire du crédit-temps, et bien entendu organiser le chômage partiel comme exigé par la CTT d'entreprise. NIET a dit Clarinval au nom de Bridgestone, je décide de licencier sur le champ les 8 ouvriers CDI du magasin et plus tard, prolonger les CDD du service production. Bizarre, bizarre...

Voilà pourquoi nous tenions à vous informer de la situation et des raisons qui contraignent les ouvriers de Bridgestone Frameries à faire grève depuis le 11 juin 2009.

Nous faisons appel à votre solidarité et votre soutien dans la lutte pour l'emploi que les ouvriers mènent! Merci pour eux!

Service Jeunes FGTB


 

Ils l’ont dit

ombre-rougeBarack Obama très courtoisement vient de promettre à Benoît XVI de tenter de limiter (faire diminuer, comment?) le nombre d’interruptions de grossesses aux USA. Voilà de quoi encourager toutes les ligues anti-avortement qui n’hésitent pas à incendier des cliniques ou à tuer des médecins pratiquant l’interruption de grossesse. Ce pape rétrograde n’arrête pas d’intervenir dans le domaine politique. Après avoir affirmé que la capote faisait courir des risques graves à ceux qui l’utiliseraient que va-t-il nous sortir ?

 

Jean-Michel Javeaux, co-président d’ECOLO, trouve que la Belgique est un pays neutre lorsqu’on lui pose si la question de savoir si nous vivons dans un Etat laïc. Il ne veut donc pas se prononcer ouvertement sur la nécessité d’avoir comme en France, un Etat où la    séparation d’avec la religion est nette, claire, effective. Vu que nous finançons deux enseignements quasi publics (le libre et l’officiel), le gouvernement de l’olivier n’aura pas à son programme la création d’un enseignement pluraliste et laïc où ne serait dispensé qu’un cours d’éducation civique. Naturellement, si la responsabilité de l’enseignement est confiée à Joëlle Milquet, pourra-t-on  continuer à parler de neutralité de l’Etat belge. Hypocrisie !

 

Les habitants d’Aquila : « Nous vivons dans des tentes depuis plusieurs mois. Les Français vont prendre en charge la moitié du coût de la coupole de l’église locale. » Est-ce la priorité pour eux ? Carla l’a affirmé dans les deux langues. Berlusconi  qui fait côtoyer la dispendieuse organisation de ce G 8 et le désespoir de ces pauvres gens, campeurs des temps modernes démunis de tout n’a pu qu’apprécier.

L'ombre rouge

La gauche unitaire européenne a été fondée en 1989, de la volonté de fédérer les partis de gauche non socialistes. Elle regroupe alors quatre partis : le Parti socialiste populaire danois, le Parti communiste italien, la Gauche unie espagnole (dont notamment le Parti communiste d'Espagne) et le Synaspismós grec, et se présente comme une alliance de partis politiques et non comme un groupe politique. C'est en 1994 qu'elle se forme en tant que groupe confédéral : aux partis d'origine se sont joints les partis communistes français, portugais et grec ; le Parti de la refondation communiste italien a remplacé le PCI, qui a rejoint le Parti socialiste européen sous le nom de Démocrates de gauche ; le PSP a lui quitté l'alliance.

En 1995, l'élargissement de l'Union européenne amène la création de l'Alliance de la Gauche verte nordique, qui regroupe l'Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois et le Parti socialiste populaire danois. Le groupe se renomme alors « Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique » (GUE/NGL).

La GUE/NGL voit alors ses effectifs varier, tant en termes de députés que de partis politiques, avec les élections au parlement et les recompositions des partis au niveau national : en 1999, le Parti du socialisme démocratique (PDS) allemand et le Mouvement démocratique et social (DIKKI) grec rejoignent ainsi la GUE/NGL, alors que les cinq élus de la liste d'alliance LO-LCR le rejoignent en tant que membres associés. En 2002, les quatre députés européens du Pôle républicain décident également de rejoindre le groupe. En 2004 en revanche, l'alliance LO-LCR n'obtiendra pas d'élus et le DIKKI est dissous ; le Bloc de gauche portugais et le Sinn Féin irlandais rejoignent eux le groupe, ainsi que deux partis de pays ayant rejoint l'Union en 2004 : l'AKEL chypriote et le PCBM tchèque, portant le nombre total de partis adhérents à 16. Le groupe comptait alors 41 députés européens issus de 16 partis membres et originaires de 13 États de l'Union européenne. Il comprenait également 4 partis associés, dont 3 ne sont pas, actuellement, représentés au sein du Parlement européen.

A l'issue des élections européennes de 2009 le groupe passe de 41 à 35 membres. Il subit les effets de la déroute des partis communistes italiens, qui perdent tous leurs élus alors qu'ils en comptaient sept dans la législature précédente. L'officialisation de la défection des élus du Parti socialiste populaire danois au profit du groupe Verts/ALE, ainsi que la perte de son élu par l'Alliance de gauche finlandaise font baisser l'audience de l'Alliance de la Gauche verte nordique au sein du groupe, où elle n'est plus représentée que par un seul eurodéputé du Parti de gauche suédois. Le ralliement d'un des deux élus du Centre de l'harmonie letton et les gains réalisés par les partis-membres allemand, français et portugais n'ont pas suffit à compenser ces pertes.

Extrait de Wikipedia

17:45 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |