14/06/2009

l'Etincelle n° 44 (juin 2009)

 

Les producteurs de lait eux-aussi victimes de la folie libérale Version imprimable E-mail
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La crise issue des politiques ultralibérales a beau frapper de plein fouet nos économies, les dirigeants actuels (qu’ils soient européens ou nationaux) ne semblent pas vouloir ouvrir les yeux. Il en va ainsi de l’agriculture avec la volonté affichée au niveau de l’UE de mettre fin aux quotas (en commençant  par les relever) et de libéraliser totalement le marché d’ici 2015. 

Conséquence directe, le prix payé aux agriculteurs pour une série de produits de base (blé, betterave, lait,…) s’effondre.  De nombreux agriculteurs, et en particulier les petits producteurs qui tentent de défendre une agriculture paysanne, se retrouvent pris à la gorge économiquement.

Les producteurs laitiers sont les premiers aux barricades car leur situation est particulièrement désastreuse. En Belgique, le prix de base d’achat du lait aux producteurs avoisine aujourd’hui les 18 centimes d' € le litre pour un coût de production moyen de 33 centimes d' €, et ce sans paiement de la main d’œuvre. Il y a à peine un an, le prix du lait payé au producteur était de 36 centimes d' € le litre.

Cette croisade  ultralibérale est soi-disant menée au nom des consommateurs.  Mais en bénéficient-ils ? La réponse est clairement « non ». Le prix des produits finis (pain, sucre, yaourt,…) ne baisse pas.  C’est la grande distribution qui impose ses prix et gonfle ses marges.  C’est elle qui grâce à un puissant lobbying pousse à la dérégulation du marché. 

Alors que des syndicats paysans progressistes telle la FUGEA montent au créneau, le puissant syndicat paysan flamand Boerenbond, historiquement très proche des sociaux-chrétiens flamands, ainsi que la ministre libérale en charge du dossier, Sabine Laruelle, ne trouvent rien à redire à la situation. C’est inacceptable ! Producteurs, consommateurs et élus progressistes doivent s’unir afin de refuser ensemble la casse sociale dans le secteur agricole.

Le Parti communiste Wallonie-Bruxelles soutient les agriculteurs en colère.  Nous revendiquons avec eux :

  • une refonte totale de la Politique Agricole Commune (PAC) avec notamment une diminution des quotas et un refus de toute libéralisation accrue du secteur.  Nous estimons au contraire que le secteur agricole (qui produit une série de biens de base) doit être protégé de la logique marchande et de la mise en concurrence mondiale
  • la défense d’une agriculture paysanne et plus locale
  • des mesures ad hoc de contrôle des importations (pour mettre fin au dumping social)
  • le paiement d’un juste prix aux agriculteurs (et concernant le lait un minimum de 40-45 cts € par litre).



Qu'est ce qu'un éco-Tartuffe et qui sont-ils ?

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ecotartuffe/video/x6r9xu_les-ecotartuffe-nicolas-hulot_news
"[...] Cher Nicolas Hulot, je vous enjoins de vous retirer de l’écologie politique à laquelle vous avez fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique.

Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1 et plus largement les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy.

Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète. [...]"

Suite sur :

 

 


 

 

Dans son programme pour l'Europe, le PC-GE se prononçait pour une écologie sociale

Face au défi climatique et alimentaire, pour la défense d’une écologie de justice sociale,  nous voulons mobiliser l’ensemble du potentiel social, technique et scientifique.  Nous estimons que cela passe par une planification démocratique de la production dans une série de secteurs, seule garantie afin de permettre une transition vers une utilisation rationnelle des ressources (eau, énergies fossiles,…) disponibles et une transition rapide et massive vers les énergies renouvelables. Nous prônons également la mise en œuvre de politiques publiques d’économie d’énergie (aides aux particuliers, obligations aux entreprises). Le PC Wallonie- Bruxelles se prononce par ailleurs en faveur d’une sortie progressive (mais rapide) du nucléaire et pour une production d’énergie 100% renouvelable à terme.

Nous sommes favorables à la mise en place rapide d’un nouveau traité international conforme au 4e rapport de la commission intergouvernementale sur le changement climatique et s’intégrant dans le plan d’action de l’Union européenne de 2007-2009. Nous réclamons au minimum : une réduction des émissions globales de 30% d'ici 2020 sur la base du niveau de 1990 et d'au moins 80% d'ici à 2050, une augmentation de l'utilisation des énergies renouvelables d'au moins 25% d'ici à 2020, la réduction de la consommation totale d'énergie primaire de 25% d'ici à 2020 et l’augmentation de l'efficacité énergétique de 2% par an, y compris en limitant la consommation par tête d’habitant, une obligation d'efficacité pour l'industrie et les producteurs de marchandises à forte consommation énergétique. Nous sommes contre la réduction du protocole de Kyoto à un système marchand de quotas d'émissions.

Nous sommes opposés aux agro-carburants qui poussent à la hausse le coût des matières premières et plongent dans la faim les populations déjà les plus précarisées.


 

 


affiche_pcVoici un premier bilan du Bureau Politique du PC Wallonie-Bruxelles suite aux scrutins (régionale et européen) du 7 juin 2009. D'ici la fin du mois, le Comité Central se réunira et une analyse plus détaillée sera produite.  Bonne lecture.

Un résultat décevant et inattendu

Ces derniers mois, de nombreux militants ont rejoint notre parti, toutes nos fédérations ont vu le nombre de leurs membres progresser, des sections se sont (ré)ouvertes.  Au cours de cette campagne, le travail militant fourni aura également été plus important que lors du scrutin de 2007 (affichage mais surtout distribution de centaines de milliers de tracts,…)  et la couverture médiatique modeste mais en progrès.

Pourtant, malgré quelques petits succès locaux, nos résultats sont très décevants et nous perdons plus de la moitié de notre électorat par rapport 2007.

D’ores et déjà, on peut penser que plusieurs éléments peuvent expliquer cet échec : la dispersion des listes de la gauche anticapitaliste, une campagne de proposition trop peu lisible de notre part, le choix d’une dénomination (PC-GE) trop difficile à comprendre pour nos électeurs d’autant plus qu’elle apparaissait très tardivement, et enfin des appels au vote utile lancés par le PS et la FGTB afin de faire barrage au MR.

A Bruxelles, le cartel PC-PSL-LCR-PH n’a pas, non plus, obtenu les résultats escomptés.

Dans les prochaines semaines, notre parti analysera cette situation plus finement et en tirera les conséquences qui s’imposent.

Au-delà de ces constats peu réjouissants, le PC tient à remercier celles et ceux (plus de 8000 personnes) qui lui ont accordé leur confiance ainsi que son partenaire électoral dans les régions et à l’Europe, le Parti Humaniste.

Une chose est certaine, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à populariser nos propositions de changement.

Analyse de la gauche en Europe

Abstention record et virage à droite, montée des formations xénophobes et populistes dans plusieurs pays, recul historique des formations socialistes sont les conclusions principales de cette élection européenne. La gauche de gauche incarnée par le groupe GUE/NGL connaît des résultats contrastés (35 députés au lieu de 41 mais dans un Parlement comptant moins de députés), malgré des résultats encourageants en Allemagne (avec 8 députés pour Die Linke), en France (avec 5 députés pour le Front de Gauche) ou au Portugal (le PCP et le Bloco enregistrent une forte progression). Force est de constater que la conversion de la social-démocratie au « social-libéralisme » depuis plusieurs décennies a largement affaibli l’idée même d’alternative, et cela au moment où la crise du système capitaliste s’aiguise et exigerait des réformes de gauche profondes dans toute l’Europe.

En Wallonie et à Bruxelles

Un des enseignements de cette campagne est sans doute qu’attaquer le PS uniquement  sur les « affaires » et par sa droite, n’a pas convaincu massivement l’électorat.  S’il recule, le PS ne connait pas la débâcle annoncée.  ECOLO est en net progrès même s’il n’obtient pas les résultats que les sondages lui promettaient. L’extrême-droite disparait et nous nous en réjouissons. Le MR, qui rêvait de devenir le premier parti, doit remiser ses ambitions hégémoniques. Le CDH de Joëlle Milquet arrive désormais en quatrième position en Wallonie et en Communauté française. Au total, ces élections ne montrent certainement pas une adhésion populaire aux thèses ultralibérales en Wallonie et en Communauté française. C’est là une leçon essentielle du 7 juin qu’il s’agira de rappeler à celles et ceux qui négocient les majorités régionales et nous représenteront au Parlement européen.

Concernant l’évolution de la gauche anticapitaliste en Belgique, force est de constater que si nous sommes les perdants, il n’y a pas véritablement de gagnants. La LCR, malgré d’importants relais médiatiques et l’engagement d’Olivier Besancenot, ne perce pas. La liste CAP D’Orazio fait un score comparablement faible.  Quant au PTB, malgré une plus forte présence médiatique (ce qui est nouveau) et militante, il ne réalise qu’une avancée modeste au regard de ses espérances (en particulier à Bruxelles) et principalement dans les bastions où il a des élus locaux. 

En conclusion

Devant nous demeure le principal défi : celui de la création d’une force politique à la gauche du PS et d’ECOLO afin de mettre en avant des solutions concrètes pour rencontrer les défis sociaux, économiques et écologiques.


 

Le GUE/NGL a élu Lothar Bisky à la présidence du groupe
 
fsl_lothar_bisky_li_763251gLe groupe parlementaire de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL)* du Parlement européen a élu, aujourd'hui, à l'unanimité, Lothar Bisky (DIE LINKE.) Président du groupe.
 
Après avoir remercié l'ensemble du groupe pour la confiance accordée, et salué le travail de Francis Wurtz, qui a dirigé le groupe GUE/NGL pendant les deux dernières législatures, Lothar Bisky à notamment déclaré: "Le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen continuera à lutter pour une Europe sociale et pour le désarmement de l'Union européenne, non pour sa militarisation."
 
Le Groupe GUE/NGL a aussi élu ses vice-présidents: Eva-Britt Svensson (Suède), Ilda Figueiredo (Portugal), Kartika Liotard (Pay-Bas), Takis HatziGeorgiou (Chypre) et Miloslav Ransdorf (République tchèque).
 
 
francis%20wurtz.A l'issue de ces votes, Francis Wurtz a déclaré "quitter le Parlement européen en gardant le souvenir d'une expérience politique et humaine exceptionnelle". Il a remercié les membres, les secrétaires et collaborateurs, les fonctionnaires, les interprètes de leur précieuse coopération. "Notre groupe a réussi, par delà la grande diversité de ses composantes, à se construire une identité de gauche - sociale, écologique, solidaire, féministe, démocratique, pacifique... Elle est reconnue tant au sein des institutions européennes que dans les mouvements sociaux et les forces progressistes, en Europe et dans nombre de régions du monde. C'est là notre légitime fierté collective. Bon vent à vous toutes et tous! Allez de l'avant. La gauche européenne a besoin de vous."
 
En conclusion, Lothar Bisky s'est exprimé à propos de la réélection possible de José Manuel Barroso en tant que président de la Commission européenne, et a déclaré que le groupe y était opposé: "Ces Européens responsables de la situation économique et financière actuelle doivent en assumer l'entière responsabilité".
 
* Le groupe GUE/NGL est actuellement composé de 35 députés de 13 pays membres.

Pérou la sanglante vitrine de la mondialisation Version imprimable E-mail

  
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Dans le cadre de la politique de privatisation forcenée et de l’ouverture sans restrictions aux investissements étrangers décidés par les accords du traité de libre commerce (TLC) souscrits entre le  président Alan Garcia et le gouvernement Bush, le gouvernement péruvien avait légiféré afin de donner libre accès aux multinationales pour la prospection et exploitation des énormes ressources forestières de sa région amazonienne  ainsi que des grands gisements de gaz naturel et de pétrole récemment découverts.

Les populations indigènes de cette région ne comptaient toutefois pas se soumettre si docilement à cette agression contre leur habitat, leurs coutumes, leur environnement. Elles ont d’abord manifesté pacifiquement leur désaccord, puis, faute de réaction des autorités, de manière plus énergique. Ainsi, depuis déjà presque 4 mois, des actions ont été menées pour bloquer l’avancement des travaux (encerclement des chantiers, blocage des routes..).

La réaction du gouvernement du président Alan García, probablement le plus servile des chefs d’état de l’Amérique Latine envers les multinationales, ne s’est pas fait attendre et une violente répression a été entreprise contre les populations révoltées y compris l’utilisation d’hélicoptères pour tirer sur les manifestants qui ne disposaient que de leurs flèches. Le bilan tragique de cette violente répression reste inconnu ; Garcia parle d’une dizaine de morts parmi les civils et une vingtaine parmi les militaires mais des témoins directs disent avoir vu charger en catimini des dizaines de sacs plastiques dans des hélicoptères et des embarcations fluviales de la marine. Difficile en tout cas de faire confiance en la macabre comptabilité du président social-démocrate péruvien, par ailleurs vice-président honoraire de l’Internationale Socialiste, déjà connu pour avoir « résolu », dans son précédent mandat, une révolte dans la prison centrale de Lima, par le carnage de 250 prisonniers.

Dans ce contexte, le silence de l’Union européenne et des pontes ‘humanistes’ comme Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit, toujours prêts à dénoncer des violations des droits humains venant soit disant de Cuba, du Venezuela ou de Bolivie,  n’est que révélateur de la profondeur de leur misérable hypocrisie. Plus près de chez nous, le silence de nos autorités et de Louis Michel, commissaire au développement est aussi très révélateur.

Face à tout cela, tout en manifestant notre profonde solidarité avec le peuple péruvien et en particulier sa composante indigène, nous tenons à dénoncer avec la plus grande énergie les auteurs de ces crimes et leurs complices.


Le Bureau Politique

Honduras, NON au putsch réactionnaire ! Version imprimable E-mail

  

 Comme en avril 2002 lorsque les putschistes vénézuéliens (soutenus notamment par George W. Bush, José María Aznar, mais également le socialiste Felipe González) prétendirent que le président Hugo Chavez avait renoncé volontairement à la présidence de son pays, leurs homologues du Honduras « montrent » aujourd’hui sans le moindre scrupule une lettre antidatée du président Manuel Zelaya selon laquelle ce dernier renoncerait volontairement à son mandat. Ceci est un mensonge grossier que ce dernier a vivement démenti depuis son exil forcé du Costa Rica.

Mais Manuel Zelaya ne s’est pas limité à dénoncer cette mascarade.  En tant que démocrate intègre, il a également appelé les forces progressistes de son pays à sortir dans la rue afin de manifester leur opposition au crime de lèse démocratie organisé par l’armée, l’Eglise catholique (et certaines églises sectaires importées des Etats-Unis), et surtout la servile grande bourgeoisie hondurienne.  Celle-ci enrage d’avoir entendu ce président progressiste annoncer d’importants projets de reforme agraire, et ce, après avoir déjà subi l’affront de se voir imposer par décret, puisque la droite domine le Parlement, un salaire minimum pour les travailleurs de ce pays.  Que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit donc bien d’un putsch réactionnaire afin de tenter de stopper des réformes populaires.

Face à ce putsch scandaleux, condamné même par des organisations peu suspectes de sympathies gauchistes telle l’Organisation d’Etats Américains (OEA) et l’Union européenne qui n’ont pas hésité à parler de « coup d’état », seul le très médiatique président des Etats-Unis Barack Obama se montre pour le moins réservé, se disant simplement « préoccupé ».

Assurément, ce qui préoccupe le plus monsieur Obama est de voir que l’Amérique latine confirme toujours plus son insoumission aux diktats des intérêts qu’il représente et qu’il défend si bien quoi qu’en pensent ses admirateurs européens de droite et de gauche.

Quant à nous, tout en manifestant notre solidarité avec le peuple hondurien et en souhaitant encore des nouvelles « préoccupations » au président américain, nous exigeons de notre gouvernement une attitude claire de condamnation de cette agression commise contre la démocratie dans ce pays.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

19:20 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2009

L'etincelle n° 43 (mai 2009)

 


L'Europe et les trois petits singes      
 
Bien des commentateurs s’accordent à le constater : la campagne électorale est d’une formidable atonie. Ce qui se vérifie spectaculairement en ce qui concerne les élections européennes. Comme s’il s’agissait là d’un enjeu secondaire. Comme si le scrutin était un exercice obligé, un moment plutôt ennuyeux à passer que l’on souhaiterait avoir le plus vite derrière soi. Les conséquences des politiques de l’Union sur les choix de gestions de l’Etat fédéral, des régions et des communes ? Le sens même de la construction européenne au moment où la crise systémique que subit le monde globalisé s’aggrave ? Peanuts…

Devant ces questions essentielles, s’articulent deux types de réponses. Les « grands » partis, dits traditionnels, ne semblent rien voir, rien entendre, ni disent rien. Ou si peu. Ils ont adopté le comportement autiste des trois petits singes de la fable. Cette attitude ne serait-elle pas liée au fait que l’ambition des éléments programmatiques qu’ils proposent est inversement  proportionnelle  à la gravité de la situation actuelle ? D’autre part, une série de partis rêvent d’en finir avec un processus européen qu’ils voient génétiquement et définitivement soumis aux exigences du capital. Et donc une fois pour toute hors de portée de l’intervention des peuples. La messe serait dite. Telle n’est pas notre position. Mais il faut bien admettre, au vu des traités successifs, qu’il y aurait de quoi douter de la pertinence même de tout projet commun pour notre continent.

La démocratie bafouée

Liberté d’information, droit de vote. Ces deux conquêtes démocratiques garanties par la loi, sont aujourd’hui bafouées. Le traité  de Lisbonne, « modifié » parce que le projet de traité constitutionnel avait été rejeté par les citoyens consultés, a été élaboré dans le plus grand secret. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont de fait décidé d’opposer leur veto aux droits à l’information et à la consultation populaire. Un coup de force, peut-être légal mais politiquement inacceptable.

Le nouveau traité est d’évidence un clone difforme de feu le Traité constitutionnel européen, blackboulé par les Français et les Néerlandais. On y retrouve, parmi bien d’autres choses, la fameuse « concurrence libre et non faussée » qui met les peuples et les Etats en concurrence, la confirmation de la toute puissance de la Commission européenne au détriment des élus, le statut intouchable de la Banque Centrale Européenne, le démantèlement des services publics au nom des règles concurrentielles…

Des traités obsolètes

Les Européens regardent avec méfiance ou désintérêt les circonvolutions de l’UE. Comment pourrait-il en aller autrement quand ils restent sur la grève et que le vaisseau Europe navigue sans boussole, tout en virant toujours d’avantage à tribord, éperonnant les conquêtes sociales ? Malgré cela, nous sommes Européens. Par profonde conviction. Mais nous sommes tout aussi délibérément attachés à l’idée qu’il est urgent de donner une autre direction à la construction européenne. Nous voulons refonder l’Europe. Nous nous situons dans une modernité utile par rapport aux certitudes des libéraux de tous bords que l’aggravation de la crise systémique du capitalisme que nous traversons semble n’émouvoir que médiocrement. Cela, alors même que les dogmes ultralibéraux, certes aussi absurdes qu’injustes, volent en éclats dès lors qu’il s’agit de voler au secours des financiers. Oubliés les équilibres budgétaires, la maîtrise de la dette publique. Et que devient la concurrence libre et non faussée quand fleurissent les mesures protectionnistes ? Quid des aides publiques, entraves à la concurrence

Depuis trente ans, les lois d’airain du capitalisme et du « marché, libre et sans entraves » ont exercé leurs ravages. Le traité de Maastricht, le pacte de stabilité, le traité de Lisbonne se sont situés dans la ligne. Obstinément, la BCE, en gardienne du temple, a prôné libéralisation des services, modération salariale et flexibilité comme remèdes pour en sortir. On s’enfonce au contraire dans la crise et les inégalités. La démocratie se vide peu à peu de tout contenu.

Changer d’Europe

Les dirigeants européens, véritables pompiers pyromanes,  fustigent aujourd’hui les « dérives du capitalisme financier » dans une pathétique tentative de faire oublier leur activisme en faveur de la dérégulation. Face à un tel aveuglement, les élections européennes du mois prochain offrent une chance de changer d’Europe.

Rien n’est fatal. Une proposition de directive sur l’aménagement du temps de travail, présentée par la Commission et adoptée par les ministres de l’Emploi, en juin 2008, prévoyait  la possibilité pour certains États de contourner la norme européenne, à savoir une durée de travail hebdomadaire limitée … à 48 heures (1). Le texte faisait  explicitement référence à une durée de travail allant jusqu’à 60 heures, et même jusqu’à 65 heures. La Parlement s’y est majoritairement opposé voici quelques semaines, suivant ainsi l’argumentation du groupe de la Gauche unitaire européenne. Les rapports de forces ne sont pas figés.

Partout en Europe, des partis progressistes, communistes, socialistes ancrés à gauche, se mobilisent pour changer d’Europe. De l’Espagne à Chypre, de l’Allemagne au Portugal, de l’Italie   à la Belgique et à la France, le Parti de la gauche européenne et ses 400 000 membres travaille à une alternative ambitieuse, ouverte aux syndicats, aux associations, aux femmes et aux hommes qui s’engagent sur le terrain de la construction d’une autre Europe. Avec les 29 partis membres du PGE ou observateurs représentant 23 pays, nous avons cosigné  une plate-forme électorale commune pour une Europe sociale, démocratique, écologiste, féministe et pacifiste. Notre Europe, l’Europe des peuples se conjugue au futur.

Pierre Eyben, Maurice Magis, porte-parole du Parti communiste (Wallonie-Bruxelles)

1. L’Espagne et la Grèce avaient voté contre. La Belgique, Chypre, la Hongrie, Malte et le Portugal s’étaient abstenus. 
 

 



Clip officiel du Parti communiste

Channel Icon
Pas d'effets spéciaux, pas d'enfants dans les bras, pas un clip coûteux réalisé par une agence de pub, juste des militants qui vous présentent simplement quelques points importants de notre program...

http://www.youtube.com/watch?v=HDG723BP81E


 

 

CANDIDATS EFFECTIFS -THUDINIE

MORTELETTE Simon, 63 ans, retraité Electrabel
BIAUMET Annie, 69 ans, retraitée de l'enseignement
DELVIGNE Dominique, 46 ans, informaticien, candidat d'ouverture

CANDIDATS SUPPLEANTS THUDINIE

LACROIX Monique, 62 ans, ouvrière retraitée, ancienne déléguée syndicale FGTB à AGC
VERMEULEN Daniel, 43 ans, menuisier,
LIBON Brigitte, 58 ans, travailleuse sans emploi
MICHOTTE Michaël, 20 ans, étudiant, candidat d'ouverture


 

ImageTélésambre: place ce soir au Parti Communiste, pour lequel les enjeux wallons et européens sont étroitement mêlés. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le parti s'appelle désormais Parti Communiste-Gauche Européenne.

02/06/09 : Elections 2009 : présentation de la liste PC


 

Pierre EYBEN un des invités de l’émission Matin Première. Retrouvez son intervention en podcast (de 4:18 à 9:15)

Matin Première - 28/05/09

 http://pierre.eyben.be/article377.html


 

Candidats de la liste n° 20 PC – GE pour l’arrondissement de Charleroi

pc-ge

Candidats titulaires:

1. Gonsette Jean-François, 45 ans, fonctionnaire, secrétaire politique de la Fédération de Charleroi
2. Moine Claudine, 60 ans , rédactrice à la poste, militante active du Secours Populaire
3. Mortelette Olivier, 32 ans, cheminot, militant syndical FGTB
4. Sterckx Amélie, 20 ans, ouvrière en blanchisserie
5. Pieters Freddy, 59 ans, fonctionnaire, militant wallon
6. Raes Christine, 48 ans, sophrologue
7. El Khodari Adelaziz, 53 ans, enseignant, militant associatif, candidat d’ouverture
8. Sturbois Sandra, 37 ans, employée, candidate d’ouverture
9. Coupez Jacques, 61 ans, enseignant, ancien conseiller communal et CPAS, militant dans de nombreuses associations citoyennes

Candidats suppléants:

1. Michiels Jeanne, 48 ans, aide familiale, militante syndicale ALR
2. Michel Thomas, 19 ans, étudiant
3. Devlieger Nathalie, 34 ans, technicienne de surface
4. Mathurin Pierre, 51 ans, éducateur spécialisé
5. Depasse Florence, 29 ans, mère au foyer, candidate d’ouverture
6. Cambier Georges, 55 ans, prépensionné TEC, ancien militant syndical TEC, militant association culturelle
7. Fauconnier Martine, 60 ans, accueillante d’enfants, candidate d’ouverture
8. Ridiaux Roger, 36 ans, ouvrier, candidat d’ouverture
9. Moreau Magali, 57 ans, gérante de maison d’hôte, ancienne conseillère communale et CPAS, militante wallonne, candidate d’ouverture


 

Liste PC-GE, le 7 juin le "20" aura une jolie robe rouge écarlate     

Aff_numero_final_v1b2La liste PC-GE (Parti Communiste – Gauche Européenne) a été validée et s’est vu attribué le numéro 20.  Le mot d’ordre de notre campagne sera : « Privatisations, pollutions, chômage, guerres, crises … on change ? Sortons du capitalisme ! »

Sacrifiant au rituel des commentaires sur le numéro de liste reçu, on pourrait dire que plutôt qu’un fade rosé aux reflets violets, le « vin » aura donc cette année une jolie robe rouge. Un rouge bien tannique pour sortir d’une Europe toute bleue.

Nous sommes en effet opposés à l’Europe ultralibérale bâtie par la droite et par les partis sociaux démocrates mais favorables à une autre Europe, une Europe de la solidarité, une Europe des peuples.   C’est pourquoi nous nous présentons sous le sigle  « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne), afin de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Ce sigle traduit également concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes. Plusieurs candidat(e)s d’ouverture figureront en effet sur celles-ci.  Comme pour le précédent scrutin, un accord a été passé avec le PH (parti humaniste), porteur tout comme nous d’un message antimilitariste et anti-OTAN fort.

C’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Liège. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est par ailleurs porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste «100% publique» et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.  La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du PH. La liste sera poussée par le conseiller communal courcellois Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui, la dernière par le professeur bruxellois Yves Piersaux. 
 



Pierre Eyben (Parti communiste) : «Etre communiste, c’est lutter pour une société émancipatrice»

Tête de liste PC à l’Europe, le porte-parole du Parti communiste Pierre Eyben nous présente les idées défendues par sa formation. Le PC belge a vu son nombre d’adhérents augmenter au cours des derniers mois. Il en compte aujourd’hui un millier.
 
Pierre Eyben est un ancien militant d’Ecolo. «J’ai été fort déçu du virage à droite d’Ecolo. J’ai trouvé au Parti communiste des gens très ouverts au débat et à la discussion. Je n’aurais jamais adhéré à un Parti communiste qui n’aurait pas un regard critique sur ce qui a été fait au nom du communisme. Etre communiste, c’est lutter pour une société égalitaire et émancipatrice.»
 
Quel avenir les communistes proposent-ils à la Wallonie ? « On a le programme le plus cohérent. On est en phase avec la réalité régionalisée de notre pays. On pense que l’Etat peut être un acteur important dans les choix, dans les décisions économiques. Le Plan Marshall est un bon plan mais il faut aller plus loin. Deuxième chose, il y a un énorme problème de logement en Wallonie. On propose la construction de 5000 logements sociaux. Concernant le non-marchand, il manque 15000 crèches. On propose d’investir dans cette direction.»

 

Les communistes envisagent-ils de nationaliser toutes les entreprises privées ? «On veut que le marché recule. Le marché n’est pas le bon outil pour gérer le secteur. Mais on ne va pas fermer RTL-TVI tout de suite.»

Une interview réalisée par Grégory Goethals dans le cadre du « Talk Elections ».

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Pour visionner cette interview, cliquez sur le lien suivant:  http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/241204/


 


Un fasciste en Europe      

avigdor-lieberman-260_001Le ministre des Affaires étrangères hébreu, ce « raciste déclaré avec une forte odeur de fascisme » selon le journaliste israélien Uri Avnery, effectue cette semaine une tournée en Europe, de Rome à Berlin et de Paris à Prague. Cet homme déclarait récemment que « dans cette région, les peuples se comportent comme des races animales : les faibles attendent que le fort s’affaiblisse pour le dévorer. Désormais, il n’y a plus de place pour le compromis ».  Il ne vient donc pas pour parler de paix, ni de prise en compte des droits historiques du peuple palestinien.

Avigdor Lieberman est ainsi en harmonie avec le premier ministre Benyamin Netanyahou, pour qui la priorité doit être accordée à la menace que ferait peser l’Iran sur la paix au Proche-Orient. Déjà, Israël se livre à des préparatifs militaires dans la perspective de frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Il vient donc aussi sonder l’Union européenne sur l’Iran et a annoncé vouloir tancer l’Europe  sur le dossier palestinien : Israël demande à l’UE « d’adopter un profil bas »

L’Europe, en recevant de tels individus ne contribue pas à rendre sens à l’idée de deux Etats viables, ni à une paix juste au Proche et au Moyen Orient. Comment accepter qu’elle déroule le tapis rouge pour un dangereux ultra ? Alors qu’elle refuse toujours tout contact avec le Hamas, au moment même où de hauts responsables américains, tant républicains que démocrates, suggèrent de prendre langue avec le mouvement islamiste pour faciliter une sortie du conflit ?

On attend de l’UE qu’elle réitère avec force la juste exigence d’une Palestine dans les frontières de 1967.

Il est du devoir des progressistes et des démocrates de se manifester en ce sens. Les communistes rappellent, pour leur part, que le règlement de la « question » palestinienne est en première ligne dans le programme qu’ils défendent au sein du Parti de la gauche européenne en vue des élections de juin.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

 


TOUS A BRUXELLES AVEC LA C.E.S. LE 15 MAI

 

CESFaillites, fermetures d’entreprise, licenciements, chômage, privatisations, hausse des prix, dégradation des relations sociales à tous les niveaux, diminution salariales, … et au bout du compte la précarité qui s’étend partout. Le capitalisme frappe de plus en plus violemment les travailleurs et les citoyens.

Face à cette crise d’une ampleur inédite pour le monde du travail et les citoyens, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) mobilise pour quatre Euro-manifestations du 14 au 16 mai (Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague).

Les syndicats européens se mobilisent entre autre pour:

• un programme de relance ambitieux pour préserver et développer l’emploi;
• une augmentation des salaires et des retraites;
• la défense des droits fondamentaux et des conventions collectives face aux décisions de la Cour de Justice européenne favorisant la liberté de marché.

La Gauche Européenne solidaire

PGELa Gauche Européenne soutenue en Belgique par la liste électorale Parti Communiste-Gauche Européenne (PC-GE) soutient pleinement ces revendications. Les élus des partis membres de la Gauche Européenne défendent déjà ces revendications depuis de nombreuses années.

Nous pensons que les élections européennes seront une occasion pour renverser le cours politique libéral et cela permettra demain, de réaliser les alliances à gauche nécessaires à leur application.

Mais pour cela, il faut être nombreux à Bruxelles le 15 mai. Soucieuse de renforcer la mobilisation pour cette manifestation, la Gauche Européenne et la liste PC-GE met à votre disposition des transports vers Bruxelles.

Contacts et réservation: Liège: 0492/68.20.68 - Charleroi:071/303912 - La Louvière:0472/25.34.90 - Tournai-Ath-Mouscron: O475/78.22.30.

...et au Meeting International de la Gauche Européenne du PC-GE le 15 mai

votons pc-geLa manifestation de la CES partira le vendredi 15 mai à 12 h 30 de la Gare du Nord.

A 16h30, Place Rouppe la Gauche Européenne et la liste PC-GE organise un meeting international.

Lors de ce meeting prendront la parole des représentants du Bloco (Portugal), Die Linke (Allemagne), Dei Lenk (Luxembourg), du Parti Communiste Français et du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles.

La Gauche Européenne dit NON à la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.

Edit. Resp. PGE 30 rue du Parnasse 1050 Bruxelles - édité avec le soutien du Parlement Européen

www.particommuniste.be

 


 

 

 Elections européennes: candidats de la liste PC-GE (Parti Communiste - Gauche Européenne)

Candidats titulaires

1. M. EYBEN Pierre, chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées  Liège
2. Mme CAHEN Nicole, enseignante retraitée, Tohogne
3. M. SMEDTS Gilles,  ingénieur civil,  Jette
4. Mme FAGARD Vasantha, employée, Bruxelles
5. Mme DUC Irène, employée, Flémalle
6. Mme POLET Claudine, employée, Ixelles
7. M. PENNINCKX Edwin, ouvrier, Braine-le-Comte
8. TANGRE  Robert, instituteur retraité, conseiller communal à Courcelles 

Candidats suppléants

1. Mme EL BOUREZGUI Malika, employée, conseillère communale Couillet
2. M. CALUWAERTS Didier, employé, Lesdain
3. Mme GONDRY Harmony, étudiante, Le Roeulx
4. Mme LETECHEUR Annick, éducatrice, Bruxelles
5. M. PIROTTE Henri,  comédien, Waremme.
6. M PIERSAUX Yves, enseignant, Bruxelles


 

Aff_numero_final_v1b2Conférence de presse du Parti communiste

La Fédération de Charleroi du Parti communiste a présenté les listes PC-GE pour l'Europe et les régions de Charleroi et Thuin dans les locaux de la Maison de la Presse.

Cliquez sur:

http://video.google.fr/videoplay?docid=424632907635387754...

tangre 

et sur

http://telesambre.rtc.be/content/view/4988/369/

 télésambre

 

 

 

 

 


22:13 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2009

L'Etincelle n° 42 - avril 2009

ombre-rougeL’ombre rouge vous avertit :

« Méfiez-vous des étiquettes ! »

front national

Oui, ils étaient bien là le vendredi 10 avril dernier pour déposer leurs listes pour le scrutin européen. Trois bandes d’anciens complices, aujourd’hui membres de bandes rivales.

Parmi le premier trio à se présenter, on reconnaissait le fameux sénateur Lacroix, amateur de chansonnettes méprisables, secondé par le député bruxellois Sessler, qui a couru toutes les boutiques de l’extrême droite : F.J. (Front de la Jeunesse) – PFN (Parti de Forces Nouvelles) – Vlaams Blok, F.N.

L’autre trio était composé de l’ancien parlementaire libéral pont-à-cellois, Charles Petitjean, et du député fédéral Cocriamont de Charleroi, l’homme au salut nazi lors de sa prestation de serment à Molenbeek.

Ces deux listes rejetées dans un premier temps par le tribunal de Namur se disputaient le fameux sigle FN. Après l’arrêt définitif et la validation des listes, seule l’une d’elles fut acceptée.
 
Et puis dans un troisième groupe, très bien caché sous l’étiquette « Wallonie d’abord », on retrouve l’ancien sénateur FN Detraux qui a mis à jour les turpitudes financières du président à vie du parti, le docteur  Féret, mélangeant ses finances personnelles et celles de son parti .

Cette dernière liste veut ratisser large, et rassembler sous son nom des électeurs toujours sensibles à l’identité wallonne. Amis wallons, ne vous laissez pas piéger par ce parti national régionaliste wallon ! Le qualificatif « wallon » est un attrape-nigauds. Ne vous laissez donc pas piéger.

De son côté, la liste Parti Communiste - Gauche Européenne (PC-GE), de son côté, compte, elle, des représentants actifs, militants depuis toujours de la cause wallonne.

En ce qui concerne les Carolos, ils pourront porter leur vote sur Freddy Pieters, 5ème candidat effectif et Magali Moreau, ancienne conseillère communale UCPW de Courcelles, candidate d’ouverture, et dernière suppléante à la Région.

La Wallonie, terre d’accueil et de solidarité, doit rejeter aux oubliettes, les reliquats d’une histoire peu glorieuse.


 

 

charleroi_prcpdci_19-4-2009


La casse d'Arcelor Mittal, le prix de l'abandon public     

arcelor%20mittal_tcm33-178549La multinationale Arcelor-Mittal vient d’annoncer la fermeture du dernier haut-fourneau liégeois et la perte de près de 1000 emplois supplémentaires, et ceci à peine quelques semaines après l’annonce d’un plan de « dégraissage » drastique visant déjà à passer de 4200 emplois en octobre 2008 à 2800 fin 2009. La chaîne d’agglomération d’Ougrée, ainsi que l’aciérie et le laminoir à chaud de Chertal seront également touchés. Le Parti Communiste tient à exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs liégeois en ces moments difficiles ainsi qu’à ceux des nombreux autres sites européens (à Gand, à Charleroi ou à Florange,…) durement touchés eux-aussi.

 

Nous exprimons également notre colère face à ce dernier avatar de l’économie capitaliste où les actionnaires empochent les bénéfices et où les travailleurs payent l’addition. Il faut rappeler qu’Arcelor-Mittal a réalisé 6.7 milliards d’euros de bénéfices en 2008 dont plus des 2/3 furent directement reversés aux actionnaires fin 2008.  Il faut dire qu’au moment même où elle sacrifie des milliers d’emplois, la multinationale vient d’annoncer qu’en 2009 ses actionnaires toucheraient encore pas moins d’un milliard d’euros de dividendes.  Arcelor-Mittal était pourtant soit disant sans le sous lorsqu’il s’agissait de payer les quotas d’émissions CO2, obligeant la Région (et donc nous tous) à régler la facture.

Sur cette question, pas un mot du Ministre Marcourt qui se contente au contraire de dédouaner Mittal et de blâmer avec un certain culot l’ultralibéralisme auquel son propre parti a pourtant ouvert grand la porte. Pire encore, il entre dans le jeu patronal de la concurrence mondialisée et réclame une meilleure productivité soit plus encore de pertes d’emploi.

En ayant vendu morceau après morceau sa sidérurgie, nos gouvernements ont cédé sciemment une bonne part de leur faculté d’intervention face à ces patrons voyous qui trouvent dans la crise un « effet d’aubaine » afin de rationaliser plus encore. Si nous ne voulons pas voir définitivement disparaître une industrie (et un savoir-faire) ancestrale de notre région, il est temps de retrouver un acteur public fort.

Le Parti Communiste  exige le remboursement par Mittal des aides perçues s’il maintient son plan de démantèlement alors même qu’il se déploie dans les pays à bas salaire.

Plus fondamentalement, nous proposons la mise sous statut public de la sidérurgie wallonne et plus largement celle de l’Europe, ainsi que cela a été fait pour sauver les banques un peu partout.  Cela permettrait notamment une gestion plus rationnelle de la production et de l’utilisation des produits finis.  Il est ainsi  choquant de constater par exemple que les 10.000 tonnes d’acier utilisées pour la gare Calatrava de Liège n’ont pas été produits à quelques kilomètres de là (et acheminés par voie ferrée) mais sont venus d’Espagne.

Demain encore, nous aurons besoin d’acier dans notre région, ainsi que d’une grande variété de produits finis de haute technologie issus de la sidérurgie.  Il est socialement plus souhaitable de les produire ici.  Ecologiquement, avec des infrastructures modernes (et par exemple l’ouverture d’un haut-fourneau électrique sur le site de Chertal) et une relocalisation de la production, on pourrait également lutter plus efficacement contre la pollution de l’air.

Si la liste PC-GE obtient un(e) élu au Parlement européen et/ou au Parlement wallon, il(s)/elle(s)  portera(ont) ce message de rupture avec la logique ultra-libérale.  C’est également le combat que mèneront au niveau européen nos partis frères du Parti de la Gauche Européenne. Chaque jour, le capitalisme nuit gravement à la santé !
 



Le PC pour remotiver la Gauche
  
Le Parti Communiste a dévoilé ses listes pour les scrutins du 7 juin . Mais le parti de gauche se projette déjà bien au-delà de cette échéance.

 

Sebastien GILLES

logo_redRelégué , au fil de l'Histoire, d'un rôle important sur l'échiquier politique à un statut de « petite formation politique », le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles n'en est pas moins resté un aiguillon démocratique aux idées d'une rare cohérence. Inutile de préciser que tout en déplorant la crise financière et capitaliste mondiale, les membres de la fédération carolorégienne du PCWB y trouvent matière à poser des pierres dans leur jardin : « C'est quand même dingue de se rendre compte au quotidien que l'analyse et les prédictions de Karl Marx, il y a quelque 150 ans, étaient justes sur le devenir et les risques du capitalisme », souligne Robert Tangre.

Ce dernier, conseiller communal à Courcelles, constate aussi que la crise actuelle remobilise une partie de la population touchée par les conséquences de l'ultra-libéralisme : « Les vingt dernières années n'ont pas été faciles pour le PC belge. Toute une série de membres et de sympathisants se sont démobilisés avec la chute du Mur de Berlin et la disparition des pays socialistes d'Europe de l'Est. Aujourd'hui, avec 40 demandes d'adhésion enregistrées sur les douze derniers mois et des sections locales prêtes à rouvrir, à Fleurus, par exemple, nous présentons des listes qui font la part belle aux jeunes générations et aux candidats d'ouverture. » Pour l'arrondissement de Charleroi, la liste PC-GE (Parti Communiste-Gauche Européenne, lire ci-contre) soumise au scrutin régional est chapeautée par Jean-François Gonsette, fonctionnaire et militant PC, premier candidat effectif. Claudine Moine, postière et personnalité du monde associatif carolo, connue notamment pour son action au sein du Secours Populaire, occupe la deuxième place effective. Jacques Coupez, ancien échevin communal carolorégien, pousse cette liste en tant que 9e candidat effectif.

Même si les Communistes carolorégiens se trouvent actuellement dans un contexte socioéconomique qui est favorable à un retour en grâce de leurs idées, ils restent réalistes : « Notre ambition pour ce scrutin, c'est de réaliser le plus beau score des petits partis. », avoue Jean-François Gonsette.

En fait, leur objectif avoué se situe à plus long terme : « Parvenir à fédérer les forces de gauche démocratique pour réoccuper de manière visible le terrain politique à gauche de la gauche actuelle et ramener nos idées dans le débat politique majoritaire. »

Extrait de Vers l'Avenir

 


 
Un programme commun à trente partis de l'UE

dyn002_original_265_371_pjpeg_45901_25541adbe5c425703e3ba0c581ae601cPierre Eyben, porte-parole du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et tête de liste à l'Europe, épingle quelques-uns des points défendus dans ce programme commun : « Nous continuons à dénoncer la constitution européenne. Nous sommes favorables à la construction européenne mais pas à une Europe ultra-libérale et liberticide telle que le traité de Lisbonne veut l'imposer. Nous militons pour un renforcement des pouvoirs publics et le retour à des opérateurs publics uniques en matière de télécommunications, de transports, de service postal, d'énergie. Nous défendons dès lors l'idée de la création d'une banque publique. Nous appelons aussi à la plus grande prudence face aux velléités de l'OTAN par rapport à l'UE et l'ONU ! »
 
 

Extrait de vers l'Avenir

À l'Europe, la liste communiste belge défend un programme commun aux trente partis qui constituent le PGE (Parti de la Gauche Européenne) et qui explique donc le nom complet PC-GE de la liste présentée, hier matin.

 


 

Communiqué de la fédération de Charleroi du Parti communiste


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La Fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie-Bruxelles tenait, ce matin, une conférence de presse concernant les scrutins régionaux et européens du 7 juin prochain.

Les responsables de la Fédération de Charleroi ont notamment dévoilé que le parti communiste se présenterait à l’Europe ainsi que dans les 13 circonscriptions wallonnes sous le sigle « PC-GE » (Parti Communiste – Gauche Européenne). Ceci permettra de marquer clairement le fort ancrage européen du PC, membre du Parti de la Gauche Européenne (PGE), et traduira concrètement la place laissée à des indépendants et membres d’autres organisations sur les listes.

Concernant le scrutin européen, c’est Pierre Eyben qui mènera la liste pour le collège électoral francophone. Pierre Eyben a 33 ans et habite Jupille-sur-Meuse. Il est chercheur, ingénieur physicien et docteur en sciences appliquées. Pierre Eyben est, par ailleurs, porte-parole du parti communiste depuis novembre 2008. Engagé en faveur de la défense d’une poste « 100% publique » et sur les thèmes écologiques (relocalisation économique, sortie du nucléaire, planification écologique,…) il est également un militant de la lutte contre l’agression publicitaire.

La deuxième place de la liste européenne sera occupée par Nicole Cahen, représentante du PC W-B au bureau exécutif du PGE et la troisième place par Gilles Smedts, porte-parole du Parti Humaniste. La liste européenne sera poussée par le conseiller communal courcellois UCPW Robert Tangre.  La première suppléance sera occupée par la conseillère communale carolorégienne Malika El Bourezgui.

Lors de la conférence de presse, Pierre Eyben a présenté les « Dix virages à gauche pour changer d’Europe » qui formeront l’ossature de la campagne électorale européenne (voir fichier annexé) menée par le parti communiste mais également à travers toute l’Europe par les quelques 400.000 membres des 30 partis membres du PGE (Die Linke, Bloco, Synaspysmos, PCF, PRC,…).

Concernant le scrutin régional, c’est Jean-François Gonsette, 46 ans, secrétaire fédéral qui mènera la liste dans la circonscription de Charleroi suivi par Claudine Moine, rédacteur à la poste et militante infatigable du secours Populaire Wallonie-Bruxelles. L’un et l’autre sont des agents des services publics mis à mal par les divers gouvernements successifs ayant capitulé devant les exigences des instances européennes.

Jeanne Michiels (48 ans), militante ALR, s’est vu confiée la première suppléance.

Simon Mortelette, agent Belgacom retraité, de son côté, conduira la liste thudinienne.  

La liste carolorégienne sera poussée par Jacques Coupez, enseignant, ancien conseiller communal et militant associatif bien connu pour ses combats pour la défense du terril de Martinet, contre la société Ryan Europe ou Page conteneurs, contre le CET du Champ Beaumont et pour l’amélioration de la qualité de l’air à Charleroi. La dernière suppléance a été confiée à Magali Moreau, ancienne conseillère communale et CPAS de l’UCPW courcelloise, femme de gauche affirmée et militante wallonne de toujours.

L’heure du renouveau a sonné pour la fédération du PC de Charleroi. Les Magis, Raillon et Tangre ont ainsi passé la main à la nouvelle génération après avoir permis la conservation de l’outil PC. Aujourd’hui, les adhésions sont nombreuses. De jeunes militants rejoignent nos rangs et plusieurs candidats d’ouverture figureront sur la liste sous le label Gauche européenne.

Les grands axes de la politique régionale (emploi, écologie sociale, démocratie, logement, mobilité, services publics et bien commun) ont été dévoilés par Jean-François Gonsette.

Charleroi, le 6 avril 2009

La fédération de Charleroi du Parti communiste.

 

16:18 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/03/2009

L'Etincelle n° 41 - mars 2009

bannierePCGEred

  

Le Parti communiste se présentera dans toute la Wallonie et à Bruxelles aux élections régionales du 7 juin sous le sigle "PC-GE".

Comme aux élections européennes, il le fera avec des listes ouvertes à d'autres formations, à des militants associatifs, à des syndicalistes.

La crise du système capitaliste, ses effets catastrophiques sur les peuples dit l'urgente nécessité d'offrir des alternatives, de présenter des femmes et des hommes pour les porter. Nous entendons prendre notre place dans ce défi.

Le PC engagera toutes ses capacités militantes et matérielles pour faire avancer les idées de progrès et rompre avec les dogmes libéraux.

La campagne électorale doit être à la mesure de cet engagement. Elle appelle des ressources importantes. Nous invitons donc nos militants, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui approuvent notre démarche à
renforcer nos moyens financiers. C'est là un bon placement pour changer de politique!

Souscrivez. Versez votre contribution au compte 310-0687442-89 avec la mention "campagne 2009"

 

Extrême-droite, sida : Halte aux positions rétrogrades de Benoît XVI      

extrémisme religieux
On dénombre sur le continent africain pas moins de 50 millions de séropositifs et dans certains pays, la pandémie est littéralement hors de contrôle.  Ceci n’a pas empêché le pape Benoît XVI de réitérer avec force son opposition à l’usage du préservatif, seul moyen à ce jour de circonscrire ce fléau meurtrier.  L’interdit papal va affaiblir la position des gouvernements africains qui ont fait de la lutte contre le sida l’une de leurs priorités de santé publique. On se demande franchement sur quelle planète vit ce pape et où se terre l’humanisme qu’il prétend incarner.

Cette déclaration survient quelques semaines seulement après qu’il ait réintégré la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X au sein de l'Eglise catholique alors que dans le même temps, il continue sa lutte sans merci contre les catholiques progressistes. Fondée en 1970 par Monseigneur Lefebvre, cette «fraternité» représente le courant intégriste catholique le plus réactionnaire. Il est proche des idéologies fascistes et a de nombreux contacts avec l'extrême droite contemporaine.  A son palmarès, outre les déclarations négationnistes de l’Evêque britannique Richard Williamson, on trouve notamment des messes en l’honneur de nazis notoires tel Paul Touvier (illustre collaborateur français qui fut un des chefs régionaux de la Milice, force militaro-policière du régime dictatorial de Vichy) ou Maurice Bardèche (pronazi français devenu après la guerre l'un des plus importants idéologues du néofascisme européen). On trouve aussi des déclarations explicites comme celle de l’Abbé  Paul Aulagnier  «Je suis content d’être à Bruxelles, moi qui déteste la république et qui hais la démocratie.» («Polémique-Info» 24 septembre 2001)  ou encore «La norme de notre agir n’est pas d’abord la légalité, mais la foi catholique.» («Pour qu’Il Règne» novembre 1995). En France et en Belgique, plusieurs disciples et dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont rejoint les rangs du Front national. On compte ou a compté des élus frontistes belges, ainsi qu’un député fédéral, Hugues Wailliez, provenant de la dite «Fraternité».

Voilà donc la ligne idéologique qu’imprime le pape Benoît XVI, lui qui fut pourtant jadis membre des jeunesses hitlériennes et qui sait donc pertinemment à quoi mène l’idéologie fasciste.

Le parti Communiste, qui compte en ses rangs des croyants, tient à redire avec force son attachement au principe de laïcité de l’Etat et son opposition à toute immixtion du religieux dans la gestion de la société. Cette immixtion est d’autant plus détestable lorsque, comme avec Benoît XVI, elle tend à propager des positions rétrogrades contre l'avortement, la contraception, le mariage homosexuel, l'euthanasie ou encore les recherches médicales sur les cellules souche.
 
Le Bureau politique

ombre-rougeLe billet de l’Ombre Rouge

Charleroi : repaire de terroristes ?

Cela a commencé,  il y a une quinzaine de jours : des mails annonçaient l’organisation d’une conférence d’information oàrganisée par la Maison de la Laïcité de Thuin. Fort bien mais qui était invitée ? Et bien tout simplement l’Ambassadrice d’Israël en Belgique. Les organisateurs souhaitaient qu’elle explique au bon peuple l’historique du long conflit israélo-palestinien.

Mais cette personne présentée comme la représentante d’un pays dit démocratique, respectant les valeurs humaines, était-elle la personne la plus qualifiée pour informer son auditoire sur l’occupation des territoires palestiniens depuis 60 ans, la colonisation sans cesse croissante, les crimes de Sabra et Chatila, l’exode manu militari de millions de Palestiniens des territoires conquis par Israël, l’accaparation des terres, le détournement des réserves d’eau, les checks-points, le mur, les arrestations arbitraires, l’utilisation de la torture et tout récemment le massacre programmé des Gazaouis enfermés dans leur prison à ciel ouvert ?

Il faut reconnaître à toute organisation sa liberté de développer les activités de son choix, inviter qui bon lui semble pour le faire. Cependant les partisans de la libre pensée n’ont-ils pas comme devoir de rechercher la vérité en organisant la confrontation de points de vue opposés et en cas d’impossibilité de faire appel à un historien non partisan pour se contenter d’un exposé scientifique ?

Que pouvait-on attendre d’une personne représentant un gouvernement ultra droitier comprenant des ministres d’extrême droite ? Quelle mouche a donc piqué les organisateurs de la Maison de la Laïcité de Thuin ? A-t-elle été sourde à la récente actualité tragique? N’a-t-elle pas entendu parler des manifestations pacifiques qui se sont déroulées en janvier sur la bonne terre de Charleroi, terre de solidarité. Les concentrations dans la capitale du Pays Noir ont rassemblé des milliers de manifestants réclamant la fin du massacre d’innocents à Gaza. Ce furent des manifestations responsables, respectueuses des diverses opinions, des manifestations pacifiques bien encadrées pour éviter tout dérapage sectaire.

Les militants carolos se sont ainsi sentis provoqués lors de l’annonce du débat et des réactions parfois épidermiques ont fusé de toutes parts. La plateforme Palestine de Charleroi fut, elle aussi, interpellée. Il faut rappeler que cette large plateforme unit autour de la FGTB et du MOC, plusieurs dizaines d’organisations politiques culturelles et sociales de notre région.  Les responsables ont laissé à leurs membres la possibilité d’assister au débat et de poser toutes les questions qu’ils jugeraient utiles et ce, de façon courtoise sans menace à l’encontre de la conférencière.

Quelques mails ont, par la suite, provoqué une panique généralisée à Thuin à commencer par la présidente de l’association locale de la Laïcité, les services secrets israéliens et la police locale qui classa finalement le danger au niveau le plus élevé, le numéro 3. Tout cela fut fait sur base d’un courrier électronique qui avait laissé entendre «  que l’intégrité physique de l’Ambassadrice » pouvait être mise en jeu. Devant un tollé bien orchestré, le Bourgmestre socialiste de Thuin, placé sur le grill, se devait de réagir et il fit interdire la manifestation. N’oublions pas que le coût demandé pour protéger la personnalité israélienne allait lui être aussi trop élevé pour les finances communales au travers de sa zone de police.

On aurait pu en rester là si l’édition régionale du groupe Sud-Presse n’avait publié dans son édition du samedi 16 févier une série d’articles offensants pour tous les progressistes carolos s’activant au sein de la plateforme « Palestine « . A grand renfort de titres accrocheurs parlant de terrorisme sur Thuin, d’activistes gauchistes, de Ptébistes, de groupuscules marginaux imposant leur loi, rien moins que cela ! Il est vrai que si la gauche large n’a pas le vent dans les voiles, réduire la FGTB et le MOC à des groupuscules est tout simplement grotesque.

Cette imagination délirante ne fait pas honneur à cette noble institution que représente la presse d’information. Ces écrits ne sont pas du journalisme. C’est du populisme de mauvais alois, C’est de la caricature. Ce sont des séries de crachats lancés à la face  des centaines de militants engagés, honnêtes, pacifistes pour lesquels la défense de la personnalité humaine a tant de valeur

Enfin, il faut se rendre sur le blog de cet organe de presse pour comprendre le mal causé par de tels écrits irresponsables. Ils sollicitent tous les racistes à déverser des propos les plus veules, toute leur haine raciste vis-à-vis du monde arabo-musulman faisant de ce dernier le bouc émissaire de tous les maux de notre société. L’Arabe de l’an 2000 a, aujourd’hui, remplacé le Juif de l’an 30. Triste évolution d’une société malade…


Venezuela: la démocratie a gagné.

 Certains médias s’acharnent avec zèle à coller à Hugo Chavez l’image d’un dictateur. La faribole de « l’élection à vie » propagée par l’opposition vénézuélienne aura ainsi été reprise avec force par nombre de nos médias. Cette accusation est grotesque, et d’autant plus si l’on se rappelle que cette même opposition n’avait pas hésité il y a quelques années à se passer pour ce qui la concerne de toute élection pour mener un coup d’Etat militaire et placer le patron des patrons vénézuéliens à la tête d’un gouvernement fantoche. On fait difficilement plus explicite !

Ce dimanche, les Vénézuéliens participaient à leur 15 ème scrutin électoral depuis l'accession à la présidence de la République de Hugo Chavez.  Pas mal pour un dictateur ! Avec un taux de participation de 70 %, ils ont ratifié à plus de 54% le projet d'amendement constitutionnel permettant, pour tout élu local ou national, pas seulement le président de la République, de pouvoir se présenter à des élections sans limitation du nombre de mandats, "pour le temps établi constitutionnellement".  Il ne s’agit donc aucunement de légaliser une « élection à vie » mais d’octroyer aux élus la possibilité de briguer plus de deux mandats d’une durée déterminée.  La même règle est en vigueur dans de nombreuses démocraties, et notamment en Belgique, sans que cela soulève les hurlements de certains journalistes à la vision manifestement fort sélective.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de constater que si Hugo Chavez est un « dictateur » qui fait voter, nous avons en Europe des « démocrates » qui évitent le plus souvent possible les urnes.  Ainsi nos démocrates tentent-ils dernièrement d’imposer sans consultation (ou même en s’asseyant sur le résultat de celles-ci) des Traités européens ultralibéraux. A nouveau on ne peut que s’étonner de certains traitements « de faveur » de la part des médias de masse.

Bien évidemment nous sommes plutôt favorables à un renouvellement des élus.  Mais force est de constater qu’Hugo Chavez avec le mouvement populaire qu’il représente est aujourd’hui un moteur de la dynamique progressiste en cours en Amérique latine.  Pour un temps encore, sa contribution est importante et ce n’est pas à un lobbying réactionnaire de nous en priver. Notre parti est donc très heureux de cette belle victoire démocratique du peuple vénézuélien et de son président, victoire que nous tenons à saluer fraternellement. A nouveau la démocratie vénézuélienne a démontré toute sa maturité et toute sa richesse.

Nous observons avec grand intérêt la révolution par les urnes qui s’opère aujourd’hui à travers toute l’Amérique latine et singulièrement au Venezuela. Le temps est venu pour l’Europe de mettre fin à ses velléités impérialistes et de se laisser coloniser par certaines des alternatives sociales mises en œuvre en Amérique latine.  Nous ne prendrons afin d’illustrer ce propos, qu’un seul exemple.  Au Venezuela, le gouvernement a mis en place un système de cotisations patronales proportionnel à la politique sociale et salariale des employeurs.  Vous êtes un patron voyou, vous payez le maximum.  Vous êtes un patron social, l’Etat vous encourage.  Voilà le type de mesures à contre courant des intérêts notionnels chers au gouvernement belge et à son Ministre libéral, Didier Reynders que nous voudrions voir mises en œuvre chez nous.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

L'OTAN a 60 ans, un bon âge pour la retraite !     

non à l'otanA la veille de son 60ème anniversaire, le rôle de l'OTAN sur la scène internationale ne cesse de susciter d’inquiétantes questions.

Rappelons que, pendant plus de 40 ans, on nous a répété que sa seule justification aurait été de contrer la menace soviétique incarnée par l’Organisation du Traité de Varsovie , créée pourtant six ans après elle et rassemblant la plupart des Etats communistes européens. En 1991, lors de la dissolution de cette dernière, puis de l’Union soviétique elle-même, de nombreux observateurs s’attendaient à ce que l’OTAN prenne le même chemin.

Mais, bien au contraire et malgré les promesses faites à Gorbatchev, l’OTAN s’élargissait en direction de la Russie, passant de 16 membres en 1991 à 26 actuellement, et probablement 28 après le sommet de Strasbourg d’avril prochain. Et surtout, l’alliance, dont la charte confine son rôle à la défense du territoire de ses membres, a totalement changé de nature.

Après quatre décennies d’« équilibre de la terreur » au cours desquelles aucun missile ne fut échangé avec l’adversaire, l’OTAN multiplie les actions offensives dans les Balkans à partir de 1994. Ses bombardements massifs de la Serbie en 1999 ont directement contribué à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, où elle maintient près de 20.000 hommes. C’est également cette année-là, en pleine « guerre du Kosovo », que ses dirigeants entérinent l’important changement de doctrine consécutif à la fin de la guerre froide : il n’est maintenant plus question de défense mutuelle du territoire des membres de l’alliance, mais de « gérer » les crises où qu’elles surviennent sur la planète.

Et effectivement, deux ans plus tard, c’est en Afghanistan que l’OTAN offre un soutien multiforme à la guerre lancée par les Etats-Unis contre les talibans pour, ensuite, assurer un rôle de plus en plus important dans l’occupation du pays, où elle commande maintenant une « force d’assistance » de 55.000 militaires. Parallèlement, elle contribue à la répression de la résistance en Irak en apportant un soutien logistique aux forces sous commandement états-unien et en formant l’armée locale à leur dévotion.

Par ailleurs, c’est sous couvert de leur appartenance à l’OTAN que plusieurs pays européens, dont la Belgique, continuent à « héberger » des armes nucléaires américaines. Le déploiement prévu d’un bouclier antimissile en Tchéquie et Pologne, avalisé par l’OTAN, montre également que certains, à Washington, n’ont pas renoncé à en découdre avec l’« ours russe ». C’est dans la même logique que les mêmes ont défendu avec acharnement l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, au risque d’allumer la mèche à de nouveaux conflits.

Tout cela démontre que, plus que jamais, l’organisation atlantique demeure un outil de mainmise des Etats-Unis sur l’Europe. Grâce aux renforts qu’elle met gracieusement à leur disposition sur divers fronts, elle leur permet de renforcer leur toile tissée à travers le Moyen-Orient et aux frontières de la Russie et de la Chine. 

C’est pour toutes ces raisons que le PGE et le PC W-B réclament la dissolution de l’OTAN et appellent à manifester le 21 mars à Bruxelles ainsi que le 4 avril à Strasbourg et à Kehl .

Le Bureau politique

 

15:54 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2009

L'Etincelle n° 40 février 2009

PC1Changez la vie.
Adhérez au Parti communiste.

Pour que nos vies changent, un Parti Communiste plus fort est nécessaire! Vous-mêmes, vous pensez qu’il faut faire quelque chose! Vous avez raison!

Pourquoi?

Pour empêcher le patronat et les partis au pouvoir de poursuivre une politique anti-sociale. Le Parti Communiste entend reconstruire une perspective à gauche, résolument anti-capitaliste avec les citoyennes et les citoyens. Pour cela, un Parti communiste plus fort est nécessaire. Adhérer au Parti communiste, c’est rejoindre des hommes et des femmes qui, avec leur personnalité, leurs idées, leurs motivations s’organisent pour être plus efficaces.

Inventons un rassemblement politique vraiment à gauche, appuyé sur vos revendications:


* Une gauche rebelle qui résiste et qui lutte contre toutes les injustices, pour toutes les solidarités hu­maines.
* Une gauche anti-capitaliste qui s’oppose à la loi de l’ar­gent et remet l’homme au centre de tout.
* Une gauche sociale qui combat avec déter­mination la pauvreté, le chômage, les bas salai­res, toutes les formes de précarités.
* Une gauche généreuse qui refuse les violen­ces, les oppressions et les exclusions, qui rap­proche les hommes au lieu de les diviser, qui organise la mise en commun, en partage.
* Une gauche citoyenne, qui restitue les pou­voirs aux citoyens, partage les responsabilités, ose la démocratie participative...

La Fédération de Charleroi du PC

 


Dix ans d'existence de "La Gauche" au Luxembourg

déi-lénkDiscours de notre porte-parole Pierre Eyben à l'occasion du meeting des 10 ans de Die Lenk (La Gauche) Luxembourg à Esch-sur-Alzette le 13 février 2009 en présence de Jean-Luc Mélenchon.

Chers amis, chers camarades,

Ceci est traditionnel mais pas moins sincère, je voudrais pour commencer vous remettre les chaleureuses salutations de mes camarades du Parti Communiste Wallonie Bruxelles.

En Belgique francophone comme partout en Europe et sur cette planète, nous avons un urgent besoin de fronts de gauche forts, qui renversent le rapport de force à gauche avant de simplement battre la droite.  Nous le voyons bien un peu partout, plus la gauche sociale-démocrate glisse au centre et se soumet à la logique archéo-libérale dominante, plus elle perd du terrain. Là où cela est encore possible, nous devons la forcer à regarder franchement sur sa gauche et plus sur sa droite. Ailleurs, nous devons purement et simplement acter sa mort idéologique et prendre sa place.

Nous avons besoin d’une gauche de combat qui respecte la parole des peuples, d’une gauche radicale au sens littéral du terme, c'es-à-dire qui attaque le mal à la racine. Et la racine du mal planétaire aujourd’hui, la source des injustices sociales et des destructions écologiques, c’est la logique économique qui assujettit nos sociétés, c’est le capitalisme.

L’anticapitalisme n’est pas un programme mais c’est assurément un dénominateur commun essentiel.

Nous pensons que les communistes doivent aujourd’hui, sans renier leurs spécificités, participer à la constitution de fronts de gauche. Ils peuvent y apporter des éléments d’analyse et d’action originaux et modernes … car la modernité camarades, ce n’est pas de travailler 65 heures par semaine, de plonger dans la misère plus d’un milliard d’humains ou de faire la guerre pour du pétrole. La modernité, ce n’est pas marché, productivité, compétitivité mais c’est liberté, égalité, fraternité

Un puissant Front de gauche est aujourd’hui impulsé en Europe avec la naissance du Parti de la Gauche Européenne dans lequel nous travaillons ensemble et qui devra s’élargir encore pour accueillir toutes les forces anticapitalistes.  Les partis membres du PGE auront le même programme à travers toute l’Europe pour les élections européennes en juin.  Quelle meilleure réponse pouvions-nous opposer à ceux qui faisaient de notre opposition à l’UE archéo-libérale et anti-démocratique une opposition à l’Europe ?  Oui, nous sommes internationalistes, mais notre internationale est celle des peuples, pas celle des milliardaires de Davos !

Nous avons aussi besoin de fronts de gauche dans nos pays.  Pour nous, Die Linke ou Dei Lenk sont des exemples. En Belgique francophone, notre parti qui a acté en congrès la nécessité de bâtir la force qui manque à gauche, travaille sans cesse à l’unité, notamment dernièrement au sein d’Une Autre Gauche.  Mais comme partout ailleurs, il n’est pas aisé d’unir la gauche de la gauche. Les dogmatismes, les sectarismes demeurent nombreux. Certains préfèrent la surenchère stérile à l’intérêt collectif.  Comme ailleurs de nombreux médias jouent à accentuer les appétits individuels et les antagonismes. 

Mais il n’est pas de fatalité.  Chaque pays n’a pas un Jean-Luc Mélenchon mais chaque pays, chaque région est confrontée aux mêmes régressions sociales.  Cette précarisation croissante, cette exploitation de plus en plus mal dissimulée, comme la crise d’un système basé sur l’endettement des peuples et la surconsommation, conduiront tôt ou tard à l’avènement de fronts politiques 100% à gauche.

La Gauche, c’est un joli nom, camarades. Un nom trop souvent galvaudé aujourd’hui et auquel nous devons rendre sens.  Voilà la difficile mais motivante tâche qui nous attend. Nous la relèverons unis.

Je vous souhaite au nom des communistes wallons et bruxellois un excellent anniversaire.


 

Le Parti communiste a comme ambition de créer le parti qui manque à la gauche.

Lors de son dernier congrès en octobre de l’année dernière, le Parti communiste a de nouveau nettement exprimé sa volonté de « participer à la construction d’une nouvelle force politique à la fois plurielle et unitaire, claire dans ses buts et ses moyens » .

Particulièrement attentif et intéressé par les expériences menées en Allemagne et en France:
- celle du parti Die Linke regroupant des communistes, des socialistes opposés à la politique sociale-libérale du SPD, des alter-mondialistes des écologistes, des syndicalistes en Allemagne,
- celle du Front de Gauche pour les élections européennes initiée par le Parti communiste français auquel a répondu favorablement le nouveau Parti de Gauche créé par Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste veut également s’engager dans le rassemblement de la gauche de gauche en Wallonie et à Bruxelles.

Il s’adresse donc en vue des élections à venir mais surtout au-delà de ces échéances «à toutes celles et tous ceux qui prennent la mesure des impasses actuelles et partagent le besoin de s’engager dans la construction d’un projet de transformation sociale de gauche à contre-courant  de l’ultralibéralisme.  « Les communistes le » font « sans sectarisme, sans a priori, ni exclusives avec toutes celles et tous ceux qui ressentent le besoin de construire la force qui manque à la gauche » .

Pour les élections européennes et régionales, le Parti communiste déposera des listes Parti communiste - Gauche européenne (PC-GE) en Wallonie et à Bruxelles.  Adoubées par le Parti de la Gauche européenne, parti fort de 400.000 membres regroupant en son sein des partis socialistes, communistes, rouges-verts et d’autres partis de la gauche démocratique, ces listes compteront des personnalités indépendantes.  De plus, un accord a été conclu avec le Parti humaniste.  Des candidats de ce parti figureront sur les listes.  D’autres partis de gauche ont été interpellés ou nous ont interpellés récemment.

Ces élections doivent être l’occasion de proposer ensemble des projets européens, wallons et bruxellois qui nous libèrent de la logique capitaliste qui sacrifie les intérêts de la grande majorité de la population et l’avenir de la planète pour permettre à une petite minorité d’accumuler le maximum de profits.  Les responsables politiques et économiques de la crise capitaliste ne peuvent être ceux qui donnent les solutions.  Le libéralisme a montré qu’il est une impasse.  Cela suffit.  Passons à autre chose.

Le Parti communiste continuera dans les semaines qui viennent à construire ses programmes régionaux au travers de ses Ateliers de Gauche ouverts à tous ceux qui souhaitent apporter leurs propositions, échanger leurs expériences. 

Le Parti communiste appelle toutes et tous à travailler ensemble à créer la dynamique politique de gauche à même de renverser le cours critique des choses.

La fédération de Charleroi du Parti communiste déposera des listes pour Charleroi et la Thudinie.  Dans un esprit d’ouverture et de large participation, elle entend, avec les citoyens, les associations, les mouvements, les partis qui refusent les logiques libérales à l’œuvre à tous les niveaux de pouvoir, favoriser les convergences autour des exigences de changements.  Ouverte à toute proposition de soutien et de candidature sur les listes, la fédération de Charleroi du PC prendra l’initiative de réunir toutes les bonnes volontés progressistes acquises à cette démarche.


 

Fortis, changer de cap !     

fortisUne majorité d’actionnaires furieux et frustrés ont majoritairement voté « non » au démantèlement du groupe Fortis dans les conditions que des « décideurs » financiers et politiques leur avaient imposées. A la veille de ce vote, le gouvernement et les partisans privés de l’adossement, à prix bradé, à la banque française BNP-Paribas, avaient exercé de formidables pressions - y compris en piétinant le principe de la séparation des pouvoirs - pour imposer leurs vues. 

De toute évidence, ils n’ont pas trouvé, pas plus que le management de Fortis, les arguments pour convaincre. Leur arrogance et leur mépris du droit ont manifestement eu l’effet contraire. Et au bout du compte, plus aucun des acteurs ne semble savoir dans quelle direction aller. « Les épargnants et le personnel ne doivent se faire aucun souci », a déclaré le Premier ministre Van Rompuy» en chœur avec les partis gouvernementaux, ceux-là même qui jusqu’au bout ont pourtant clamé que le démantèlement de l’ex-CGER était la seule solution viable possible. Les grandes manœuvres vont donc reprendre. Les petits actionnaires ne savent toujours pas comment récupérer leur mise, les clients sont dans le doute et le personnel ne sait pas à quel saint se vouer. Mais le gouvernement confirme que, quelle que soit l’issue de cette saga, les contribuables passeront à la caisse.


Il faut changer fondamentalement de direction. Le fait est qu’aujourd’hui Fortis appartient de facto à l’Etat belge. Mais ne parlez pas de « nationalisation », vous proféreriez un gros mot. Une telle idée est totalement iconoclaste au regard des canons du dogme ultralibéral. Pour tous les partenaires de la majorité, de droite comme de gauche, point de salut, paraît-il,  hors du « marché libre et sans entraves ». Et toujours pas question d’imaginer une quelconque intervention de la puissance publique, dans l’économie en général, dans la finance en particulier.


Un tel acharnement apparaît particulièrement inacceptable quand, en Belgique comme dans l’ensemble des pays capitalistes, le grand capital attend des Etats qu’ils assument à coups de milliards les choix désastreux qui ont mené à la crise actuelle. Une crise que l’on promet longue et catastrophique en termes sociaux.

Cette situation appelle la création d’un ou plusieurs pôles financiers publics (au niveau national ou régional) au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Accepter encore la dictature des grands actionnaires et de la « rentabilité financière » équivaudrait à confier l’extinction d’un incendie aux incendiaires.

 

Le Bureau politique

 


 

Non à une nouvelle privatisation de la Poste ! 

la poste
    


Lors de la privatisation partielle de la poste en 2005, on a mis en avant l’arrivée de la Poste Danoise (25%) afin de camoufler l’entrée dans le capital de l’opérateur privé CVC Capital Partners. Le simple nom de ce fond d’investissement privé britannique (« Partenaires du Capital ») dit en effet tout de la logique de ce mastodonte financier. 

CVC est là pour rationaliser et donc pour faire du profit. Avec 25% du capital de la Poste belge et en tant que premier actionnaire privé de la Poste Danoise (ce qui a été soigneusement caché), CVC a déjà largement imposé cette logique avec à la clef la perte chaque année de 1500 équivalents temps-plein, une augmentation substantielle de la productivité au détriment des conditions de travail et du service rendu, une hausse importante du prix du timbre et la fermeture de 650 bureaux de poste.  Il faut dire que le patron de la Poste, Johnny Thijs, est un ancien de chez CVC.

Aujourd’hui, la poste danoise vient d’annoncer qu’elle souhaitait se retirer du capital de la Poste belge et céder ses parts à CVC Capital Partners, réalisant au passage une juteuse plus-value puisqu’elle revendrait ses parts 373 millions alors qu’elle les a acheté 150 millions. Il faut absolument empêcher cette privatisation accrue de la Poste belge et au contraire garantir la prédominance de l’Etat actionnaire au détriment du partenaire privé et prôner le rachat par l’Etat de ces parts tout en refusant le prix de vente exorbitant annoncé. (L’Etat qui finance la Poste à hauteur de 300 millions d’euros chaque année a les moyens de faire pression.)

Alors même que l’on découvre chaque jour les conséquences économiques dramatiques de la logique ultralibérale, sous la houlette du ministre Vincent Van Quickenborne et avec l’aval inacceptable du partenaire socialiste, le gouvernement belge est lui disposer à valider ce scénario.

Et ce n’est pas tout, le très libéral Vincent Van Quickenborne soumettra sous peu au Parlement un projet de loi concernant la libéralisation du marché postal qui ouvre toutes grandes les portes au dumping social  et à la baisse du service rendu à la population.  Ce projet prévoit que les nouveaux entrants sur le marché postal pourront ne couvrir que 10% du territoire (se focalisant sur les zones les plus denses et rentables), n’auront aucune obligation de type service universel, et qu’il n’existera aucun statut du postier comme en Allemagne. On pourra dès lors recourir à des intérimaires et à des sous-traitants. Si ce projet passe, c’est le métier de postier et plus généralement le service public postal qui seront condamnés.  Le pré-projet annonce d’ores et déjà la perte de 5000 emplois d’ici 2012.  Un véritable drame social alors que le chômage est déjà reparti à la hausse.

Nous y sommes résolument opposés.  Nous prônons au contraire un retour à une poste 100% publique.  La somme nécessaire pour racheter les parts vendues en 2005 équivaut à plus de 50 fois moins que la somme totale débloquée ces derniers mois pour sauver les banques.

A court terme, nous réclamons également un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste.

Environ 8000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition Sauvons la Poste.  Nous vous invitons à la signer et à la diffuser largement : http://sauvonslaposte.be
 

Le Bureau politique

14:24 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2009

L'Etincelle n° 39 - janvier 2009

Arrêtons la casse sociale !     

fortisLe gouvernement ne peut plus le dissimuler : l’année 2009 sera très dure pour la population. Selon l'Institut des comptes nationaux, (ICN) notre pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 %. Il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale pour trouver pareille chute. Pour le ministre de l'Entreprise et de la Simplification, Vincent Van Quickenborne, il devrait y avoir 56.700 chômeurs de plus à la fin de l’année.

Au même moment, la Commission européenne ressort ses salades nauséabondes habituelles : « Si elle veut stimuler sa compétitivité et donc son niveau d’emploi, la Belgique doit réduire davantage la pression fiscale sur le travail, assurer une meilleure concurrence sur les marchés du gaz et de l’électricité, et dynamiser son marché du travail, en revoyant notamment sa politique d’allocations de chômage ». Message reçu cinq sur cinq par le grand patronat. Un exemple : la toute grosse majorité des entreprises technologiques belges affiliées à la fédération Agoria sont favorables à l’introduction du chômage temporaire pour les employés, une mesure déjà préconisée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Par contre,  pas question de toucher aux avantages des actionnaires, même quand les firmes délocalisent ou licencient en masse.
Plus personne ne le nie : le capitalisme est en crise. Et on parle de le « moraliser » ? Mais le capitalisme, de par sa nature même, mercantile et basée sur l’exploitation sans bornes des êtres et de la nature, n'a rien à faire de considérations  morales. Il s’agit donc d’œuvrer à un retour de la puissance publique,  de sortir du « tout au marché » les pans de l’économie durement touchés par les conséquences de la « logique » ultralibérale.

Les milliards coulent à flot vers les entreprises et les banques, sans contrôle sur l’utilisation qui en sera faite. Et rien, ou presque, pour les salaires et les allocations sociales.

Construire un nouveau mode de développement au service des gens appelle une autre distribution des richesses produites et une autre utilisation des finances publiques et privées.

Le gouvernement a généreusement arrosé et arrosera peut-être encore les grandes banques défaillantes.  Il laisse les coudées franches aux grands actionnaires sans la moindre garantie que ceux-ci ne se rempliront pas les poches avec les deniers publics. Et il ne cache pas que la note sera présentée aux contribuables quand il s’agira d’en revenir à l’équilibre des finances de l’Etat. Avec quel retour, si n’est des restructurations tueuses d’emplois ? Ainsi Dexia vient d’annoncer, à son tour, la liquidation de 700 postes de travail dont la moitié en Belgique.

C’est pourquoi le parti communiste prône la création d’un pôle financier public au service d’une politique ambitieuse de l’emploi, non délocalisable et de qualité, de la formation et de l’innovation. Il se battra pour une véritable politique publique de développement soutenable, qui laisse une part importante aux alternatives vertes (transports publics, isolation du bâti, énergies renouvelables,…) et s’axe sur la qualité et le bien-être de la population plutôt que sur le profit.

Le PC  fera de  ces axes des thèmes de campagne majeurs d’ici les élections régionale et européenne.
 


Faire front pour Charleroi

 

On a beau l'aimer notre ville pour son passé industriel riche, pour ses valeurs sociales, pour la mentalité accueillante de ses habitants ou d'autres raisons, il n'en demeure pas moins que les faits sont incontestables: la dégradation de notre ville est patente.

La désertification du centre ville continue: les habitants et les commerçants s'en vont.  Les logements vieillissent, sont délaissés, mal ou plus entretenus.  Des maisons, des étages ne sont plus loués.  Les cafés ferment.

Partout dans Charleroi si l'on excepte les « night-shops » ou les commerces de DVD, les petits commerces ferment.    

Les services publics et particulièrement l'enseignement manquent de moyens et de personnel.

La propreté laisse de plus en plus à désirer.

 

 

 

Le mobilier urbain est souvent dégradé.  L'état des routes et rues empire.

La police est débordée et ne peut vu ses effectifs assurer une présence suffisante dans les quartiers. 

Le territoire continue graduellement à se cloisonner dans des fonctions uniques (bureau, commerce, logement, etc.) accroissant notamment l'insécurité et les déplacements urbains.

La gestion communale est incertaine, marquée par un manque de moyens et de compétences.  Les investissements se font attendre.  Les commandes et fournitures de biens et services sont extrêmement lentes.  Les projets sont discutés et rediscutés dans l'opacité, généralement sans consultation suffisante des citoyens, des institutions, des associations carolos.

Et la liste des carences est loin d'être exhaustive.  Tout cela dans un climat socio-économique très morose: il suffit de penser au revenu moyen des Carolos qui est un des plus bas de Belgique et au taux de chômage élevé.

pollution air 

Jacques CoupezSeule réussite notoire à Charleroi: l'amélioration sensible de la qualité de l'air en partie suite à la fermeture de l'aciérie et sous l'impulsion de Jacques Coupez d'abord en tant que conseiller communal communiste élu sur la liste ECOLO et ensuite en tant que président du comité de suivi pollution.

Devant ce constat affligeant, implacable, la responsabilité de la majorité communale est plus qu'engagée.  Après une longue période de clientélisme instituée par Van Cau & cie où l'estompement de la norme était courant, la nouvelle génération politique montre des manquements patents d'administration.  Ces professionnels de la politique paraissent être des ... amateurs.

Face à l'incurie du pouvoir, il faut mobiliser les citoyens, les organisations qui contestent cet (dés)ordre des choses, créer un front respectueux des identités de chacun et chacune pour assurer une relève, composer une nouvelle majorité politique clairement à gauche mais aussi pour par la pression populaire contraindre et surveiller le pouvoir politique.

Avec quels objectifs?

1) le maintien voire le renforcement des services publics notamment en lui donnant les moyens suffisants à leur fonctionnement
2) le développement de la démocratie par une plus grande consultation et implication des citoyens et une plus grande transparence des processus décisionnels
3) l'égalité de traitement des citoyens: un citoyen doit pouvoir quels que soient son origine, ses revenus, son statut social, son quartier jouir des mêmes droits, des mêmes facilités, des mêmes services.

Plus que jamais, il faut faire bouger les lignes à Charleroi.  Un autre Charleroi est possible.

Jean-François Gonsette
Secrétaire fédéral


Amusons-nous un peu.

Il lui reste à peine 8 heures avant de quitter honteusement le poste qu'il occupe depuis 8 ans. Ce criminel de guerre a causé la mort de dizaines de milliers d'innocents. Il ne sera jamais jugé car le TPI reste silencieux devant des personnages de cette sorte qui le contrôlent. Alors, une dernière fois, ayez le plaisir de le rejeter vous-même et cliquez sur http://www.zappingmcsaatchi.com/xmas/?z=2

Le texte est en espagnol. Voici la traduction:

eligir= choisir la chaussure que tu veux envoyer à la gueule de...
Ensuite, vous cliquez sur lancer (lancar)  puis reenviar =renvoyer( Si vous voulez répéter la manoeuvre, cliquez sur renvoyer (reeviar) 

 


Manif-Tangre

Sur Télésambre (http://telesambre.rtc.be/content/view/4321/380/) vous pourrez regarder le reportage complet de la manifestation du 17 janvier. Celui consacré à  la manifestation « Charleroi - Palestine » débute  après 15 minutes 10 secondes d'émission.

Bonne vision


 Intervention de Robert Tangre lors de la manifestation " Charleroi avec Gaza"

genocide-gaza

Mesdames, Messieurs
Chers Amis ou Camarades,

Oui, je suis allé en Palestine, pour comprendre. J’ai écouté, j’ai vu. J’ai compris les peurs, les angoisses. J’ai partagé les cheks-points, les entraves à la liberté, les vexations infligées aux Palestiniens. J’en suis sorti bouleversé, ému et à mon retour, je me suis engagé dans le combat en faveur de la Palestine.

Ce samedi 17 janvier 2009, voici 22 jours qu’ont débuté les massacres contre la population palestinienne de Gaza sous prétexte d’éliminer les dirigeants du Hamas. 22 jours de bombardements intensifs  sur ce territoire minuscule, sur un territoire surpeuplé. Des frappes chirurgicales affirment les responsables politiques et militaires d’Israël. Honteuse affirmation. C’est la population civile qui trinque. Plus de 1100 morts, plus de 5000 blessés. Et parmi ceux-ci, le tiers sont des enfants. Ces gamins et fillettes étaient-ils des combattants, ces enfants déjà traumatisés à vie par le fracas des bombes meurtrières. Honte à ceux qui ont bombardé une école ! Honte à ceux qui incendient les bâtiments de l’Onu, présente aider ces populations vivant dans une prison à ciel ouvert. Honte à ceux qui tuent sciemment des familles entières lorsqu’ils visent le père pour l’éliminer! Images horribles de ces jeunes corps, sanglants, démembrés, désarticulés, brûlés à vif. Nous sommes scandalisés par ces actes. Nos amis, les nouveaux Belges d’origine arabe le sont encore plus que nous car les chaînes comme Al Jeezira présentes sur place diffusent sans cesse de nouvelles images plus horribles les unes que les autres. Ils sont ainsi solidaires dans la souffrance de leurs frères et de leurs sœurs de Palestine.

Depuis la libération de la Belgique du joug nazi, les progressistes crient « plus jamais ça ! »  Pourtant depuis lors, il y a eu Hiroshima et ses cent mille morts. Mais aussi le Vietnam, l4afghanistan, l’Irak et aujourd’hui, à Gaza, des commanditaires criminels n’hésitent à utiliser des armes meurtrières n’ignorant rien des dégâts qu’elles provoqueront. C’est le journal Le Monde qui l’affirme : ce sont des bombes qui vous coupent en deux à deux mètres, qui amputent des jambes à huit mètres pour qu’il ne reste plus que des moignons brûlés . Ce sont des bombes au phosphore dont l’utilisation est autorisée qui vous mangent la chair !!!

Disons-le crûment : ce sont des crimes de guerre dont devront répondre un jour les décideurs politiques si la communauté internationale a le courage de leur demander des comptes.

L’horreur a des limites. Elle a été dépassée hier. Mais pendant 22 jours qui a réagi? Oui, vous, oui, nous, hommes et femmes épris de paix et de justice. Hommes et femmes partageant la douleur de ce peuple vivant l’occupation depuis 61 ans. Au nom du droit des peuples à vivre libre, nous demandons justice. Nous demandons tout simplement l’application de la charte internationale des droits fondamentaux de l’homme mais aussi celle de l’enfant. La Palestine a le droit de devenir un état à part entière avec Jérusalem comme capitale , vivant en bonne entente avec l’Etat D’Israël. Deux peuples, deux pays !

Belges de souche, nouveaux belges, Arabes et Juifs progressistes, nous nous donnons la main depuis tant d’années pour expliquer et convaincre nos concitoyens de l’urgence d’une solution politique au long conflit israélo-palestinien. Ici, je voudrais rendre hommage à nos amis de l’UPJB, considérés souvent comme des traites à Israël. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous les partageons aussi avec les Israéliens qui manifestent dans les rues de Tel Aviv contre cette guerre criminelle qui n’est pas la leur. Ils ont du courage, ces jeunes Israéliens qui refusent de porter les armes contre un peuple innocent. Ils ont du courage ces autres militants qui aident les Palestiniens à reconstruire leur maison détruite par les chars. Ils méritent, eux aussi, notre respect.

Dans le combat que certains d’entre nous mènent depuis des décennies, Charleroi n’a pas failli à sa tradition. Rappelons des mobilisations, contre la guerre d’Espagne, la lutte contre les nazis, l’opposition à la bombe atomique, à la guerre du Vietnam, guerre où les populations civiles ont écrasés sous les bombes américaines afin d’instaurer la pax americana. Si les hommes politiques d’Israël peuvent se permettre depuis si longtemps de tels crimes dans la perspective de leurs prochaines élections, c’est parce qu’ils se sentent soutenus. Ils sont devenus le puissant bras armé des USA dans tout le Moyen Orient. Pétrole oblige !

A part notre solidarité, les Palestiniens se sentent bien seuls car ils subissent en outre la lâcheté de tous les états arabes corrompus et vassaux des USA. Le 20 janvier, un autre criminel de guerre va quitter le pouvoir à Washington, espérons que son successeur aura la volonté politique d’obliger Israël à entamer le dialogue avec tous les responsables politiques palestiniens, Hamas compris.

Et cette Europe ? Aux abonnés absents. Mais nous, Belges, avons apprécié les paroles de notre commissaire européen Louis Michel qui a pu trouver les mots justes pour dénoncer une guerre injuste. En dehors de cela, seuls deux groupes politiques au Parlement européen, les Verts et la Gauche unitaire européenne ont tenté de convaincre les autres groupes de la nécessité d’exercer des pressions sur Israël.

Le massacre permet aujourd’hui la prise de conscience de nos décideurs politiques En effet, avant-hier, à Bruxelles, les responsables francophones des quatre partis représentés au parlement fédéral ont été très clairs lors d’un débat rassemblant 500 personnes. Leurs mots ont claqué comme des condamnations. Comme nous, ils ont exprimé leur honte, le massacre d’innocents.

Nous leur demandons maintenant de cesser la politique d’équidistance qu’ils ont menée jusqu’à ce jour. Nous attendons d’eux qu’ils fassent pression afin que soient appliquées les diverses motions de l’ONU, qu’ils rompent les liens commerciaux privilégiés avec Israël et qu’ils exigent de Dexia, banque à participation publique de cesser d’accorder des prêts pour la construction des colonies au travers de sa filiale israélienne. En tant qu’actionnaires publics, ils ont le pouvoir et le devoir d’imposer cela aux dirigeants de cette banque.

Samedi dernier, notre ville, ses responsables communaux ont rencontré pas mal de revendications que les porte-parole de la plateforme Charleroi-Palestine  leur ont soumises. Ils vont les concrétiser. Merci à vous, élus communaux. A vous maintenant d’entreprendre un travail de conviction au sein de vos partis respectifs.

Pour en terminer, je voudrais vous dire que la haine engendre la haine et que les crimes perpétrés approfondissent les fossé entre deux peuples issus de la même terre, la terre d’origine des trois religions monothéistes.

En conclusion, nous affirmons que la solution sera politique, uniquement politique en permettant aux parties adverses, à toutes les parties adverses de pouvoir entamer un dialogue     

Pour terminer voici une déclaration de l’organisation France-Palestine

Plus de

300 enfants tués par des combats meurtriers…
300 sourires d’enfants gommés par des bombes aveugles…
300 rêves disparus à tout jamais des possibles…
300 soleils qui ne se lèvent plus sur la terre…
300 cris de jeux devenus muets…

C’est 300 pleurs qui déchirent la nuit

On doit  dire notre désaccord

En marchant,
En criant…
En exigeant…
En écrivant

Pour exiger l’arrêt des combats
Pour condamner la bêtise humaine qui tue l’innocence de l’enfance, continuons le combat.

Merci à vous .


Arrêtez les crimes israéliens à Gaza !

beit_lahiya._7_6_2006Les bombardements israéliens sur Gaza opèrent un véritable massacre et mènent une fois de plus le conflit d’occupation israélo-palestinien vers un nouvel abîme sanglant. A l’heure où nous écrivons ces lignes, 420 personnes (ce 8 janvier le nombre de tués a dépassé les 800) ont péri et 2180 sont blessées, ce qui fait de ces journées les plus sanglantes depuis 1967. Fortifié par la tiédeur des réactions internationales et par le soutien des États-Unis, le gouvernement israélien a fait savoir que ceci n’est que le début de l’offensive.

Quoique Israël et de nombreux commentateurs puissent prétendre, les bombardements actuels de Gaza ne sont pas une réaction aux tirs de roquettes du Hamas qui a mis fin au cessez-le-feu le 19 décembre. Le journal israélien Haaretz (28.12.2008) écrit que le ministre de la Défense Ehud Barak a ordonné il y a déjà six mois à l’armée de se préparer à cette opération, au moment où le gouvernement israélien avait entamé avec le Hamas les négociations pour un cessez-le-feu. En outre, l’argument qu’Israël veut atteindre le Hamas ne justifie en aucune façon que des civils soient la cible de mesures punitives et d’opérations militaires. En réalité, c’est toute la population de Gaza qui est touchée. Ce qui est véritablement en jeu, c’est, d’une part, la liquidation de la résistance à l’occupation et l’extension de la colonisation sur la rive occidentale du Jourdain et, d’autre part, les élections en Israël. À cette occasion, les partis gouvernementaux veulent reconquérir le terrain perdu sur l’opposition d’extrême droite, dirigée par Benjamin Netanyahu, grâce à une action militaire d’envergure.

Le gouvernement israélien présente systématiquement ses propres méfaits comme de “l’autodéfense”. Israël réussit ainsi à susciter l’illusion qu’il n’a pas souhaité cette violence mais qu’il y est contraint par la violence du Hamas. Cette présentation des choses, reprise par de nombreux médias, repose sur une lecture fausse des faits pour au moins deux raisons.

Tout d’abord elle oublie l’histoire récente. Israël n’est pas la victime, mais le régisseur de ce drame. Comme force d’occupation, Israël contrôle l’espace aérien, les frontières, l’eau et les va-et-vient des Palestiniens de Gaza (et de la rive occidentale du Jourdain). Depuis que Gaza a été décrété « territoire hostile », en septembre 2007, après la prise de pouvoir par le Hamas, Israël bloque l’accès aux fournitures élémentaires. Les conséquences sont dramatiques. Il y a pénurie de tout : nourriture, médicaments, pétrole pour maintenir en fonction les générateurs d’électricité. Toute une population est affamée. Une étude récente démontre que 46 % des enfants souffrent d’anémie aiguë. « L’idée, selon un conseiller du Premier ministre israélien, il y a deux ans, est de mettre les Palestiniens au régime,non de les faire mourir de faim ». Cet objectif scandaleux est atteint. Selon la Croix Rouge, 70 %  de la population souffrent d’un manque de nourriture. Il ne s’agit pas ici des conséquences de quelque catastrophe naturelle, mais des suites d’une politique consciente d’un État qui aime s’autoproclamer la seule démocratie au Moyen-Orient. Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations-Unies parle d’une « infraction flagrante et massive au droit humanitaire international ».

En outre, on suscite l’impression fausse que Gaza et Israël sont deux adversaires sur pied d’égalité. Israël dispose d’une des armées les mieux équipées au monde contre laquelle les milices palestiniennes ne forment même pas un parti. Dans la mise en route de sa machine de guerre, le gouvernement israélien – au mépris des règles humanitaires – n’épargne aucune vie humaine. La dernière grande attaque sur Gaza, en février 2008, a fait 112 morts, dont un grand nombre de femmes et d’enfants. Bien que toute victime soit une victime de trop, il est important de rappeler que le nombre de morts palestiniens est un multiple des morts israéliens. Le site web du Middle East Policy Council nous apprend qu’en 2008, 29 Israéliens ont été tués contre 432 du côté palestinien. Du côté israélien il s’agit d’une forte diminution depuis 2002, qui totalisa 422 tués. Du côté palestinien, le prix payé est extrêmement élevé : de 1072 tués en 2002 à 432 en 2008, les centaines de morts de ces derniers jours non comptés. Ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès dus à l’embargo contre Gaza.

La politique délibérée de punition collective et de famine pour toute une population, dans l’espoir qu’elle se détourne des dirigeants qu’elle a élus, se produit sous les yeux de la communauté internationale. Des rapports bien documentés du rapporteur spécial sur les Droits de l’Homme pour les Nations Unies et des organisations des Droits de l’Homme sont classés sans suite. Le rapporteur spécial Richard Falk a demandé en vain une action immédiate contre ces « atteintes permanentes et à grande échelle au droit humain fondamental à la vie ». Il a demandé que les Nations-Unies fournissent un effort urgent pour protéger la population civile qui « est punie collectivement par une politique qui est égale à la commission de crimes contre l’humanité ». Peut-on être plus clair ?

Malgré cela, les États-Unis et l’Union européenne ont fait tout le contraire pendant tout ce temps. Les Etats-Unis déversent chaque année 2.5 milliards de dollars d’aide militaire à la force d’occupation israélienne et multiplient les accords et projets de collaboration militaire. Washington a toujours soutenu la politique israélienne contre Gaza et a fait savoir qu’il soutient l’impitoyable campagne militaire en cours. L’Union européenne n’a aucune objection à de bonnes relations avec Israël. Mieux encore. Au dernier sommet européen, début décembre, le Conseil de l’Union européenne a même décidé de « revaloriser » ses relations avec Israël, malgré un vote négatif du parlement européen.

Cette politique cynique des deux grandes puissances est en bonne voie d’enterrer le droit international. Elle sape ainsi toute autorité pour faire la leçon à d’autres en cette matière, alors qu’il y a précisément urgence pour une pression internationale qui mette fin à l’intervention sanglante de l’armée israélienne et au blocus inhumain de Gaza.

Nous appelons dès lors à une condamnation vigoureuse d’Israël et à la suspension de tous les accords commerciaux et diplomatiques avec Israël tant que continue la politique d’occupation.

Auteurs du texte : Ludo De Brabander, responsable de l’asbl Vrede et lecteur à l’École supérieure Artevelde de Gand ;Ludo De Witte, publiciste ; Nadia Fadil, post-doctorante à l’Université européenne de Florence et à la KULeuven
Contact francophone : Nadine Rosa-Rosso
nadinerr@gmail.com

Ce texte est actuellement en phase d'être placé sur pétition.be. Nous placerons le lien sur ce blog dès qu'il nous aura été communiqué.


Rassemblement pour l'arrêt immédiat des massacres à Gaza 

Samedi 10 janvier 2009 à 14 H
Place Charles II à Charleroi.

 A l'initiative de La plate – forme Charleroi / Palestine*.

Gaza2Les voix d'associations carolorégiennes' *se sont élevées à Charleroi ce mardi 6 janvier émues par les crimes de guerre en cours à Gaza depuis plusieurs jours. Elle a constitué une  Plate-forme Palestine/Charleroi qui adressera ses protestations auprès des autorités communales de Charleroi ce samedi 10 janvier 2009 face à l'Hôtel de ville de Charleroi à 14 H. Les mots d'ordre de ce rassemblement pacifique se résument en quatre points :


Arrêtez les massacres, stop aux crimes de guerre

Fin des bombardements et retrait militaire.

Fin du blocus et aide humanitaire d'urgence.

Pour une Europe courageuse.

Nous voulons attirer l'attention de la population de Charleroi sur ces crimes de guerre qui se déroulent à deux pas de chez nous.  Des femmes et des enfants sans défense souffrent et meurent sous les bombes d'une des armées les plus puissantes du monde. Ces actes sont intolérables.  Les Palestiniens, comme chez nous, les sans-emplois, les sans-papiers bref tous les sans, souffrent d'injustice. Il sont dépossédés de leur terre depuis plus de 60 ans et ne disposent d'aucun territoire pour vivre en paix. Chacun a le droit de vivre en paix avec ses voisins, a le droit de transmettre la dignité humaine à ses enfants et leur offrir un avenir radieux. Qu'il Soit proche-oriental, américain, asiatique ou européen, le droit  à la dignité humaine est un droit inaliénable.

En conséquence, nous demandons à nos élus locaux, régionaux, fédéraux et surtout européens de faire preuve de courage et de ne pas suivre servilement les ordres venus d'outre Atlantique.

La plate -forme Charleroi / Palestine demande à tous les carolos de la soutenir dans sa démarche pacifique. La plate-forme Charleroi / Palestine ne manifestera pas contre quiconque mais clamera son indignation face  à cette tragédie !

Nous voulons également attirer l'attention de l'opinion publique sur la liberté de la presse bafouée. En effet, aucun journaliste n'est autorisé à entrer à Gaza afin d'accomplir une mission d'information. La puissance occupante qui se targue d'être la plus grande démocratie du Moyen-Orient diffuse des informations partiales par le canal de son Etat-major.

Nous appelons tous ceux qui élèvent leur conscience en faveur du respect des droits de l'Homme de nous rejoindre sur la Place Charles II ce samedi 10 janvier à 14h00.

Ce rassemblement sera le prélude d'une prochaine manifestation qui se déroulera à Charleroi le samedi 17 janvier 2009.

Une délégation de la plate -forme Charleroi / Palestine sera reçue par le Bourgmestre de la ville de Charleroi

*La plate -forme Charleroi / Palestine est constituée des Associations suivantes :

La Fédération Générale du Travail de Belgique  - Charleroi, Le Mouvement Ouvrier Chrétien, Marianne asbl, Al Hidaya, Assanika, Attac, Atelier Nord-Sud du Forum Social, La Braise, asbl Culture sans Frontières, le Cercle Communiste, le Comité Palestine Fontaine-l'Evêque – Secours Populaire Wallonie/Bruxelles, les  Femmes Musulmanes de Charleroi, asbl La Main dans la Main, Médecine pour le Peuple, la  Mosquée Mevlana, le Mouvement Chrétien pour la Paix,le parti Communiste, le Parti du Travail de Belgique, le Progrès ,le Secours Populaire Wallonie-Bruxelles, des amis palestiniens et iraniens, le  Cercle culturel Alévi Farciennes,  Entr'Aide et Fraternité, le Girb, les Magasins du monde-Oxfam de Gilly, Peuples Solidaires, Pax Christi, Société Duale, le  Théâtre du Copion, Tontoni…

Cette liste est exhaustive car d'autres Associations ont marqué leur interêt pour cette mobilisation et nous rejoindronT en cours de route

Porte-Parole de la plate -forme Charleroi / Palestine :

Freddy Guidé
rue de la Station, 58/2 – B6140 – Fontaine-l'évêque - Belgique
Tel: 32 71 54 51 04 – Portable : 32 497 53 50 34
E-mail : guid.freddy357@gmail.com   - CCP : 000-3253613-39



Arrêtez ces massacres!

Chers Amis ou Camarades,
 
Lundi, une réunion a rassemblé des progressistes de diverses tendances dans les locaux de la FGTB de Charleroi. Il était question au départ de préparer une manifestation dénonçant l'agression honteuse que subit le peuple de Gaza.

blason%20de%20charleroiMais vu la volonté de la majorité des participants d'agir dans l'urgence et donc vu la proximité de cette première démonstration, ce samedi à 14 heures devant l'Hôtel de Ville de Charleroi, place du Manège, il a été décidé que cette action aurait la forme "d'un sitting" dont le but serait d'interpeller les responsables politiques de  Charleroi.  Nous savons que plusieurs parlementaires importants de notre région siégent au sein du Conseil communal. Il sera demandé à ces derniers de répercuter notre appel vers les dirigeants de leurs partis respectifs.
Les mots d'ordre ont été définis pour éviter toute forme de dérapage. Vous n'ignorez pas que certains médias sont friands de répercuter et mettre en valeur des actes isolés qui dénaturent l'expression de la majorité des autres manifestants.

Par ce même courriel,  je demande à Freddy Guidé de me rappeler ces slogans et je vous les ferai parvenir dans un prochain envoi.

Les participants à cette réunion étaient la FGTB, le MOC, de nombreuses associations dont l'asbl Le Progrès et le Secours Populaire, des partis comme le PTB, la LCR et le PC.

Vu la proximité de l'événement, nous demandons à un maximum d'amis ou de camarades de participer à cette première démonstration.

Après cette action publique, à 16 heures, les responsables de la coordination carolorégienne se réuniront à la Maison des 8 Heures pour préparer la manifestation -cette fois- du samedi suivant.

Sur proposition de Daniel Piron de la FGTB, c'est notre ami et camarade Freddy Guidé, président du Comité Palestine de Fontaine-l'Evêque et administrateur du SPWB qui prendra la parole au nom de toutes les associations. Nous avons bien sûr approuvé cet excellent choix. Freddy aura ainsi la volonté de démontrer que tout ce qui est humain est nôtre comme le proclame le slogan principal du Secours populaire.

Personnellement pris par des engagements antérieurs, je serai à l'étranger durant ce WE et je vous prierai d'excuser mon absence auprès de nos amis et camarades. Il va de soi que je serai présent le samedi 17 janvier car comme l'expriment les jeunes "J'ai la rage"!

En toute fraternité.
 
Robert Tangre
   


 Stoppons l'horreur !

-bombardement-nabatiyeh_2_8_2006Les forces d’occupation israéliennes sont donc passées à l’acte. Comme elles l’ont promis, elles ont lancé des raids meurtriers contre Gaza. Au prétexte de viser les centres de commandement du Hamas et de ses forces armées, elles ont écrasé sous leurs bombes des centaines de civils, enfants, femmes et hommes. Le monde en est témoin. Comme il avait été témoin des frappes ignobles lancées contre les bâtiments et les symboles de l’Autorité palestinienne, alors présidée par Yasser Arafat, au lendemain du déclenchement de la seconde intifada.

Qui peut dire encore que le pouvoir israélien actuel veut une paix juste ? Qui peut justifier la politique dite « de l’équidistance » entre occupants et occupés ? Entre les victimes d’une des plus grandes injustices du 20ème siècle et ceux qui violent les résolutions de l’ONU depuis soixante ans ?

Le « processus de paix » initié à Annapolis par l’ami américain voici un an est enterré.  Comme le furent tous les documents précédents censés conduire à une paix juste et durable au Proche-Orient. Et les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté, les 8 et 9 décembre, le principe de rehausser les relations entre Israël et l’UE montrant une fois encore l’odieuse capacité de l’Occident à jouer du « deux poids, deux mesures ».

La déléguée générale palestinienne auprès de l’Union Européenne, Leïla Chahid, a accusé Israël de « crime de guerre » à Gaza et reproché une fois encore à la communauté internationale d’avoir « laissé tomber la population palestinienne. » Les communistes belges lui témoignent toute leur solidarité comme ils sont solidaires du peuple palestinien et des progressistes juifs qui, en Israël et dans le monde, militent pour sortir du pire.

La violence actuelle à Gaza est évidement le résultat du blocus économique et de l’impasse politique actuelle. Il y a urgence à lancer de vraies négociations qui puissent réellement contribuer à une solution juste, à l’application des résolutions de l’ ONU, à la fin de l’occupation, au respect des droits des Palestiniens et à la sécurité pour tous.

C’est dans cette perspective que le PC s’associera aux manifestations de soutien à la Palestine décidée pour les prochains jours.

Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles



Le Parti communiste d’Israël condamne les attaques meurtrières contre Gaza et appelle à la mobilisation internationale

www.maki.org.il / info@maki.org.il

PCILe Parti communiste d’Israël et Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité) condamne l’attaque meurtrière par l’armée de l’air israélienne contre la bande de Gaza qui s’est soldée par la mort de 300 Palestiniens. Le PCI appelle les partis communistes et ouvriers, et les mouvements sociaux du monde entier à se mobiliser contre ces crimes contre l’humanité commis par Israël. Il demande que la communauté internationale prenne des sanctions contre Israël, et inculpe Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres responsables politiques et militaires israéliens pour ces crimes de guerre flagrants, commis dans le cadre du processus électoral en Israël.

Les attaques militaires d’Israël font partie du siège de la bande de Gaza. Israël exploite les derniers moments de l’administration Bush pour accomplir sa politique impérialiste meurtrière mais inefficace d’utilisation de la force militaire pour obtenir un changement politique. Des manifestations contre les attaques israéliennes dans la bande de Gaza se sont deroulées dans les principales villes d’Israël, et des manifestations ont lieu à Tel Aviv, Jerusalem Ouest, Haïfa, Nazareth, Sakhnin, Saint Jean de Acre, Shfamr (Shfaram), Arara, Maker, Shaab, Ablyn, Mag'd el-Kurum, Taybe, Tira et Calanswa . Vendredi des centaines de manifestants ont participé à un rassemblement dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l’opération militaire israélienne prévue en réponse aux tirs de missiles palestiniens depuis Gaza. Ce rassemblement était organisé par la Coalition contre le siège de Gaza et Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité- Parti Communiste d’Israël). Samedi soir des milliers de manifestants ont participé à un autre rassemblement dans le centre de Tel Aviv pour protester contre l’opération israélienne

« Je propose que nous prenions l’autre direction », a dit le membre de Hadash à la Knesset Dov Khenin, dirigeant du Parti communiste d’Israël. « Notre pouvoir est notre tragédie. Une attaque victorieuse ne résoudra rien. Ils répondront par des roquettes, et nous finirons par nous embarquer dans une guerre totale. Prendre l’autre direction implique de renforcer l’accalmie, de sécuriser le cessez-le-feu, et de lever le siège qui n’a d’autre conséquence que de renforcer l’unité de la population autour du Hamas. »

« Un véritable processus de paix doit être engagé avec l’Autorité palestinienne, dirigée par Abbas » a-t-il dit. « Ce qui est tragique, c’est que c’est possible. Nous avons juste besoin de la volonté. »

Khenin a ajouté qu’il était « essentiel d’organiser un échange de prisonnier qui inclurait Gilad Shalit. » Quand on lui a demandé pourquoi de moins en moins d’Israéliens étaient contre la guerre à Gaza, il a répondu : « Les gens ont perdu espoir. Ils réalisent que ce qui se passe est mauvais, mais ils pensent qu’il n’y a pas d’autre solution. Cependant, nous ne sommes pas destinés à être victimes de l’histoire. » Un autre participant au rassemblement, l’ancien membre de la Knesset Tamar Gozansky, a dit : « Il y a deux ans, nous manifestations au même endroit, avant la deuxième guerre du Liban. Nous étions marginalisés et on nous traîtait de traîtres. Cependant, quelques mois plus tard, tous les gens qui s’étaient moqués de nous sont venus avec leurs propres revendications Square Rabin pour protester contre la politique de Olmert. J’espère réellement que nous n’aurons pas de nouveau à leur dire : « Nous vous avions prévenus ». Dans une autre déclaration un peu plus tôt, Khenin a dit : « Une guerre généralisée contre Gaza est dangereuse et n’est pas nécessaire. Elle mettra en danger des milliers de vies des habitants de Gaza et des habitants de l’ouest du Negev ». « La guerre n’est pas une solution au problème des roquettes Kassam » a-t-il ajouté. « Il y a une autre voie : un réel accord pour une trêve. Pas juste un cessez-le-feu, mais également la fin du blocus de Gaza et l’arrêt de l’extrême souffrance d’un million et demi de personnes. »
29/12/08

 

14:04 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2008

L'Etincelle n° 38

Crise, un plan de relance qui ne relance pas grand-chose     

assezLe gouvernement fédéral vient d’annoncer le déblocage de 2 milliards d’euros pour ce qu’il qualifie de plan de relance.

On pourrait sourire à voir des libéraux, des chrétiens et des socialistes qui hier encore se faisaient les chantres de la concurrence libre et non faussée inscrite dans le Traité de Lisbonne, en revenir aujourd’hui à l’Etat pour colmater les brèches alors que la logique ultra-libérale prend l’eau de toutes parts.

Pourtant, avec à 0.6% du PIB, soit 10 fois moins que la somme empruntée pour « sauver » les banques il y a quelques semaines, ce plan de relance est bien modeste et a tout du pétard mouillé. Par ailleurs, l’affectation de ces 2 milliards est pour l’essentiel un nouveau cadeau au patronat inacceptable pour la gauche.  Bref, le pactole pour les banques et le patronat, des miettes pour les gens !

Tout d’abord, de l’aveu même de la ministre CdH de l’Emploi, Joëlle Milquet, on consacrera « plus d’1 milliard d’euros de baisse du coût du travail ». Ces chiffres traduisent la véritable priorité qui est à nouveau la baisse de ce que certains appellent « charges patronales » et qui sont à la vérité des « cotisations sociales » et donc du salaire différé. En résumé, on va à nouveau appauvrir l’Etat sans la moindre garantie sérieuse d’un « retour sur investissement public ».

En matière de logements, un des axes de ce plan, le gouvernement a décidé de favoriser spécifiquement les nouvelles constructions via un abaissement de la TVA.  Adversaires des taxes indirectes, nous sommes favorables aux baisses de TVA, pour autant qu’il ne s’agisse pas de vider les caisses de l’Etat et qu’elles soient compensées par d’autres rentrées (notamment sur les revenus du capital). Cependant, le choix fait ici nous semble contestable. Alors que rien qu’en Wallonie, plus de 40.000 personnes sont en attente d’un logement social et que le bâti social a en moyenne plus de 45 ans, cette mesure nie l’urgence sociale et s’adresse en priorité à ceux qui ont les moyens de construire et ne sont pas les plus touchés par cette crise.  Elle est également anti-écologique car elle ne cible pas la priorité qui est la restauration (avec notamment une aide massive à l’isolation via un tiers-payeur) des bâtiments existants et ce en passant si nécessaire par la réquisition des bâtiments laissés vides, ainsi que la densification de l’habitat.  Au contraire, cette mesure risque d’inciter à la construction de nouvelles maisons isolées et à une plus grande dispersion de l’habitat. Cette dispersion affaiblira plus encore une mobilité axée sur les transports en commun.

En matière d’énergie, le refus de mettre à contribution les acteurs du marché (et singulièrement Electrabel) et de puiser dans leurs plantureux bénéfices se confirme. Ceci est une nouvelle preuve du renoncement à toute régulation (que ce soit sur le mode de production ou sur les prix pratiqués) des multinationales, lesquelles bénéficient pourtant à plein d’un régime fiscal hyper avantageux, notamment via les intérêts notionnels.

D’autre part le gouvernement ne prend aucune mesure contre la « suprême incivilité » constituée par une fraude fiscale évaluée à 30 milliards d’euros, dont 57% sont le fait des 10% des contribuables les plus riches , et 0,01% des 10% de plus pauvres.

Cette crise est l’occasion de changer de cap, de remettre l’acteur public, un acteur public démocratiquement géré et débarrassé du clientélisme partisan, au cœur du projet de société.  Sans grand étonnement, le gouvernement actuel préfère ne rien changer.
 
 Le Bureau politique


Pour la mixité sociale dans l'enseignement     

dupontIl y a un an, les ministres de l'enseignement de la Communauté française (Maria Arena d'abord, puis Christian Dupont) avaient mis au point un décret inscription/mixité qui visait à réduire la ségrégation sociale dans les écoles de la Communauté. Sous la pression de la droite et le lobby de certains parents très aisés, le ministre a décidé de supprimer le système de tirage au sort qui entendait règler le problème des multi-inscriptions pratiquées par certains parents. Première marche arrière avant le retrait pur et simple du décret ? Cela semble probable.

La porte se rouvre donc pour un enseignement à deux vitesses. Au diable, ce qui permettait de concrétiser une pétition de principe très prisée par nos gouvernants : l'égalité des chances. La loi du plus fort et du plus riche prime. Le PS capitule. Les autres partis flattent leur clientèle électorale.

Le Parti Communiste s'associe aux associations (FEF, MRAX,...) et à toutes celles et ceux qui condamnent cette décision qui élargit la voie vers une société toujours plus inégalitaire.
 
Le Bureau politique


 60 ans plus tard, où en sont les droits de l'homme et du citoyen?

droits-de-l'hommeLe 10 décembre 1948, après un conflit mondial qui annihila toute notion de droit et menaça l’existence même du genre humain, l’assemblée générale  des Nations Unies fraîchement émoulue, adopta la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Ce texte complétait la première déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789,  par des droits économiques, sociaux et culturels. Ratifié par 48 états dont la Belgique,  il fut confirmé par la Charte de Turin (1961), le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1976), et la déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux du travail (1998).

La déclaration universelle de 1948 reposait sur le principe que la satisfaction des droits humains était indissociable de la défense de la paix. Elle énonçait et rappelait notamment :

Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public    
• La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics
• Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale
• Toute personne a droit au travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
• Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
• Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail
• Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille

Soixante ans après l’adoption de cette déclaration, le Parti Communiste constate que ces droits sont soit ignorés soit gravement remis en cause par un système, le capitalisme, fondé sur la recherche du profit comme seule raison d’être et dont la crise actuelle dévoile toute la perversion. Droits de l’homme et logique capitaliste sont, il faut le constater, incompatibles.

Chaque jour, la mondialisation financière élargit le fossé entre riches et pauvres et fait fi de l’autodétermination des peuples en réduisant leurs élus à un rôle de simple police criminalisant les luttes sociales. Le droit de grève notamment est aujourd’hui clairement menacé.
    
Les communistes belges qui ont très tôt dénoncé certaines dérives graves, sont conscients du fait que le socialisme (dit) réel a lui-même souvent failli à respecter certains de ces droits. Cependant, au-delà des caricatures et des amalgames qui sont faits, la société égalitaire à laquelle nous aspirons et pour laquelle nous luttons politiquement est, elle-seule, basée sur le respect des droits humains, de tous ces droits pour tous les hommes et toutes les femmes sans distinction.

Le Parti Communiste  rappelle que la satisfaction des droits de l’homme demeure un enjeu permanent pour les communistes ainsi que la condition indispensable à l’avènement d’une paix durable dans le monde. 

Le Bureau politique du Parti communiste de Wallonie Bruxelles . 
 


Sans-abri: l'opération "Chaleur humaine" interdite à Charleroi

SDF

L'opération "Chaleur humaine", qui vise à venir en aide aux sans-abri de la région de Charleroi par la distribution gratuite de soupe du 21 décembre au 30 décembre, ne pourra pas être organisée faute d'autorisation, a indiqué mardi Sébastien Delhez, organisateur de l'action.

Refus du bourgmestre de Charleroi

Jean-Jacques Viseur (cdH), le bourgmestre de Charleroi, serait à l'origine de ce refus. "Il y a 8 jours, j'ai reçu l'autorisation du Collège communal d'organiser cette action et maintenant j'apprends que le bourgmestre refuse car les sans-abri donnent une mauvaise image de la ville", a confié M. Delhez.

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera"

"Avec ou sans autorisation, cette action se déroulera comme prévu et s'il faut l'organiser devant l'hôtel de ville, nous le ferons", a-t-il ajouté.

Malgré plusieurs tentatives, le bourgmestre n'a pas pu être joint mardi pour réagir à cette information. (belga/dl)

Cette information avait été diffusée sur WWW.7sur7.be le 16 décembre dernier à 20 h 43


Toutefois, peu après, notre Camarade Malika El Bourezgui, conseillère communale, nous faisait savoir que le collège communal avait d'abord autorisé cette action, mais que le bourgmestre avait trouvé que l'emplacement de cette action (le restaurant la Bruxelloise, face de Notre Maison, bd Tirou) donnerait une mauvaise image de Charleroi car se situant à proximité du grand hôtel du Boulevard Tirou.
 
Finalement, après discussion, le bourgmestre a fini par autoriser cette initiative.
 
En fait, ce sont les nouveaux propriétaires du restaurant la Bruxelloise (juste à côté de la grande banque Fortis du boulevard Tirou) qui organisait cette action de solidarité. Ceux-ci espèrent d'ailleurs que d'autres commerçants suivront leur exemple.

Le Fédération de Charleroi du Parti communiste a toutefois réagi par un communiqué.

Le PC s’oppose à toute restriction des droits des citoyens.

La section de Charleroi du Parti communiste et la Jeunesse Communiste tiennent à exprimer leur forte réprobation face à une nouvelle tentative du bourgmestre et de sa majorité (avec le consentement idéologique de l'extrême droite) de restreindre les droits des citoyens. 

Après la prohibition de la consommation d'alcool sur la voie publique, l'interdiction de rassemblements lors des soirées de certains matches de football de l'Euro 2008, le projet avorté d'avancement des heures de fermeture des cafés carolos, voilà que maintenant la majorité communale a voulu interdire la distribution de soupe aux citoyens les plus démunis.

Invoquer régulièrement la préservation de l'"image" de Charleroi pour restreindre ou interdire certaines activités voire censurer certains propos est absolument inacceptable.  Il est à remarquer que depuis que les majorités communales successives parlent d'"image", la situation sociale et économique de Charleroi n'a cessé de se dégrader comme s'il y avait une certaine relation de cause à effet.

Le Parti communiste n'est pas libertaire mais entend défendre les libertés fondamentales et ordinaires des citoyens ordinaires.  Il le fera en concertation avec toutes les associations, tous les partis, tous les mouvements, tous les citoyens et la jeunesse carolo dans son ensemble opposés à ces dispositions liberticides.


Notre Camarade Jacques Coupez réalise un vrai travail de fond.

Jacques Coupez est membre du Parti communiste et cette qualité n'apparaît malheureusement pas dans le travail de fond qu'il mène avec d'autres citoyens, de nombreux responsables politiques et les industriels pour améliorer la qualité de l'air à Charleroi. Le résultat de ce travail est visible par tous: les rejets de poussières diverses ont fortement diminué, chacun est à même de le constater. Les industriels ont dû consentir à équiper leurs installations de nouveaux filtres. Cela n'a pas nui à l'emploi comme certains oiseaux de mauvais augure le préduisaient, même si oiseaux qui étaient parfois des syndicalistes de haut vol. L'article publié ci-dessous vous en apprendra plus sur le travail reéalisé par Jacques et ses acolytes.

Pollution-de-l'air-jacques- 



Compte rendu de la conférence-débat: "Pourquoi la décroissance?"

decroissance

Nous étions une petite trentaine venus assister à la conférence sur le thème de la décroissance avec comme orateurs
Pierre Eyben, secrétaire de la fédération liégeoise du Parti Communiste, Xavier Dupret, économiste du GRESEA et Paul Lannoye, ancien député européen Ecolo

lannoye_angers%20Premier à prendre la parole, Paul Lannoye confirme qu’après avoir été l’un des initiateurs de la transformation du mouvement Ecolo en parti, il a pris ses distances il y a quelques années vis-à-vis d’Ecolo.

Adepte de la décroissance, il en vient ensuite immédiatement à nous détailler ses raisons de l’impasse du mode de vie actuel. Notre société produit des dégâts et des risques écologiques de plus en plus importants pour lesquels aucune solution n’est proposée. Le mode de vie des pays les plus industrialisés, en gros les pays du G8 et les pays émergents, n’est pas tenable en regard des capacités de la planète et de la perpétuation des écosystèmes. L’effet de serre ne constitue pas à ses yeux le phénomène le plus grave. Il pense plutôt à la disparition de la biodiversité. Ne se réclamant pas de l’environnementalisme, il conteste le mode de production et de consommation en observant que les ressources sont limitées. En exemple, le pétrole dont le pic d’exploitation serait déjà atteint, les réserves à découvrir étant estimée à 10, 20 % du total des gisements. Notre assuétude au pétrole limité rend la base du système économique précaire. La pénurie des produits pétroliers doit nous engager à en prélever moins et à consommer d’autres énergies dont les énergies renouvelables. A ce propos, la quantité produite par le soleil est incroyablement importante, en tout cas très largement au-dessus de nos besoins.

Les difficultés de développement du tiers-monde résultent d’une insuffisance de ressources. En effet, les pays développés consomment la majorité de celles-ci. La croissance accentue les écarts de développement. De plus, les élites des pays en voie de développement appliquent les politiques prônées par les multinationales.

Les forces dominantes de nos sociétés ne mettront pas en œuvre une décroissance matérielle et une croissance du bien-être. La création de produits non durables, la consommation à outrance, l’ouverture des marchés exigeant des conditions sociales détestables (Chine par ex.), elles-mêmes engendrant une consommation de «mauvais» produits vu le manque de revenus. Le renouvellement de biens tels le GSM est incessant. Enfin, la libéralisation économique génère des désastres sociaux et écologiques.

Second intervenant Xavier Dupret défend le concept d’éco-socialisme. Pour sa part, il estime que le concept de décroissance ne peut être appréhendé par la science économique car il ne peut être évalué par des indicateurs économiques. Il en appelle d’ailleurs à la création d’indicateurs économiques pour évaluer une société de décroissance. Pour lui, l’utilisation de l’indicateur de développement humain est insuffisant.

Il relève que tous les « décroissancistes » ne sont pas anticapitalistes. Pourtant c’est la rentabilisation du capital qui produit une consommation à outrance. Les « décroissancistes » ne peuvent donc s’exempter d’une critique du capitalisme et de sa suppression. Il défend également l’idée de progrès social parce qu’elle participe du bien-être de la population. La décroissance résultera d’un processus de socialisation des moyens de production.

Il redoute que la prochaine bulle spéculative soit après celles de l’internet et de l’immobilier, celle des énergies renouvelables.

pierre eybenEnfin, Pierre Eyben quant à lui est un partisan de l’écosocialisme (selon le sociologue Michaël Löwy, courant de pensée et d’action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme tout en le débarrassant de ses scories productivistes).

Il relève d’abord l’opposition entre valeur d’échange et valeur d’usage.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution de l’air due principalement aux émissions des voitures, la pollution des sols, notamment des nappes phréatiques mais aussi la pollution médiatique avec la publicité (les budgets publicitaires ont augmenté de 300 % en dix ans en totale disproportion par rapport à l’économie réelle entraînant le renforcement des conduites d’achat compulsif), le productivisme, les initiatives individuelles sont insuffisantes. Une remise en question du système s’impose.

Les « décroissancistes » ont indubitablement soulevé pas mal de questions pertinentes: la finitude des ressources, la critique du développement durable, la remise en cause du capitalisme, l’effet rebond en économie (l’apparition de nouvelles technologies n’entraîne pas nécessairement une diminution de consommation d’énergie ou de ressources car les consommateurs profitent des réductions de coût pour consommer davantage), la logique du toujours mieux qui peut engendrer le pis (ex: l’informatique (et les imprimantes) qui devait entraîner une diminution de la consommation de papiers, les voitures «vertes» qui ont nécessité pour sa fabrication des matières non prises en compte dans l‘impact écologique).

Pierre Eyben a ensuite parlé de la notion d’empreinte écologique (impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète).

Comme outil d’évaluation d’une société, il plaide pour l’indice de développement humain qui tient compte de l’espérance de vie. Ainsi, Cuba possède un bon niveau de développement humain.

Il en vient ensuite à remettre en question le mode de production (qui, pourquoi, comment,…). Ce sont les citoyens qui déterminent les biens qui sont produits.

Le concept de développement durable n’est pas acceptable car il signifie produire plus. Il cite le boss de British Petroleum France, Michel De Fabiani qui avait affirmé: «Le développement durable, c’est tout d’abord produire plus d’énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d’énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s’assurer que cela ne se fasse pas au détriment de l’environnement.»

Pierre Eyben dénonce l’assimilation des courants de la Deep Ecology (forme d’environnementalisme qui préconise des mesures radicales pour protéger l’environnement naturel indépendamment de leurs effets sur le bien-être des gens) et la décroissance. Il critique la décroissance absolue et défend l’idée d’objection de croissance.

Revenant sur l’insuffisance des initiatives individuelles, il dénonce le manque manifeste d’alternatives de consommation (p. e. transports) et l’absence de remise en cause du fonctionnement systémique.

Il défend comme les « décroissancistes » une relocalisation économique contre la mondialisation capitaliste. Il défend la planification de la production avec une forte décentralisation, une économie des besoins (valeur d’usage des biens et services), les services publics qui seuls peuvent défendre une logique du long terme (voir la Poste et sa politique de transports par route du courrier).

Pierre Eyben enfin défend aussi les notions de progrès social et technique. Pour les progrès techniques, il faudrait le libérer des contraintes du marché qui ne considèrent que la profitabilité et le court terme.

Gonsette Jean-François 


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europe-palestine

Proche-Orient, l'Europe va-t-elle se renier ?  

Voici  un an, la conférence d’Annapolis donnait, sous la houlette de George Bush, le coup d’envoi à de nouvelles tentatives de négociations censées amener la paix au Proche-Orient avant la fin de 2008. Aujourd’hui, on n’en est nulle part. Pis, la situation des Palestiniens est plus désespérée que jamais. La Cisjordanie reste occupée, Gaza se meurt littéralement.

Et que fait l’Europe ? Ce 4 décembre prochain, le Parlement européen doit donner ou refuser son aval à une proposition de la Commission et du Conseil européen visant à élargir la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Déjà, une commission ad hoc de l’Europarlement a apporté son soutien à cet accord. Il serait proprement scandaleux que les eurodéputés le confirment en séance plénière, d’autant qu’aucune clause ne le conditionne au respect des droits de l’Homme, ni du droit international tel qu’établi par l’ONU.

Pourtant, conformément à l'article 2 de l'accord d'association Europe-Israël, signé le 20 novembre 1995 et  entré en vigueur le 1er juin 2000, l'UE a le droit de voter des mesures pour protéger les Palestiniens de toute violence. Ce texte établit notamment la libre circulation des marchandises et des capitaux et l'intensification de la coopération économique, sociale, scientifique et technique. Mais il est fondé aussi sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques violés systématiquement dans les  territoires occupés, sans même  parler des discriminations dont les Palestiniens sont les victimes en Israël même.

Il faut rappeler que le Parlement européen a adopté le 10 avril 2002 une résolution par laquelle il demandait à la Commission et au Conseil européen de convoquer d'urgence le Conseil d'association UE-Israël pour exiger du gouvernement hébreu qu'il respecte les résolutions de l'ONU. Tout cela serait-il oublié ?

La frilosité de l’Europe face au drame du Proche-Orient est indécente. La complicité de nombre de ses responsables politiques avec l’occupant israélien insupportable.

Le Parti communiste appelle tous les démocrates de notre pays à exiger des élus qu’ils désapprouvent  le nouveau protocole de coopération qui leur est proposé  tant qu’Israël bafoue  la paix et la justice, et qu’ils s’engagent résolument pour la reconnaissance des droits historiques du peuple palestinien .

Le Bureau politique

23:11 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/11/2008

L'Etincelle n° 37

Le Parti Communiste face à la crise congolaise 

RDC-Refugies-1
  
 
Une tragédie de grande ampleur est en train de se jouer en République Démocratique du Congo, en particulier au Nord-Kivu dont près de 2 des 5 millions d’habitants ont été chassés de leur foyer par les combats depuis fin 2007. Une éventuelle prise de Goma par les forces du CNDP dirigées par Laurent Nkunda aurait des conséquences encore plus catastrophiques et ouvrirait la porte à l’extension de la guerre au Sud-Kivu voisin.

Face à l’incurie et à la corruption qui gangrène les forces armées de RDC, la présence de d’une force de l’ONU, la MONUC, est – hélas – incontournable pour assurer un minimum de protection aux populations. Plutôt que la force européenne souhaitée par certains dirigeants européens, eux-mêmes poussés par de grandes ONG, notamment flamandes, le PC pense qu’il serait préférable que les pays de l’Union européenne renforcent substantiellement, en accord avec le gouvernement de Kinshasa, régulièrement élu, la MONUC en hommes et matériel, de manière à ce que celle-ci ait les moyens de remplir son mandat, qui est notamment de neutraliser les groupes armés illégaux, le CNDP, mais également les FDLR, vestiges de l’armée rwandaise de l’ancien régime. Tant que l’armée congolaise sera dans l’incapacité de le faire, la MONUC devrait également sécuriser les frontières orientales de la RDC, afin de prévenir les flux d’armes et de mercenaires des pays voisins.

Par ailleurs, les nombreuses allégations d’un soutien du Rwanda au CNDP devraient être investiguées d’urgence par un groupe mandaté par l’ONU. Si, comme dans un passé récent, il s’avère que Kigali continue à soutenir en armes, en logistique ou en hommes des rébellions actives au Congo, le Conseil de sécurité devrait enfin prendre des sanctions envers le régime, en premier lieu un embargo sur les armes. De même, les pays et firmes important des minerais (or, coltan…) du Rwaada, mais aussi d’Ouganda,  doivent s’assureceux-ci n’ont pas été extraits en RDC et exportés illégalement de ce pays. La complicité des multinationales minières dans le pillage des ressources naturelles congolaises doit être dénoncée et doit cesser

Enfin, le PC exprime sa grande inquiétude face aux risques de démantèlement de la RDC et aux appels de plus en plus nombreux en faveur d’un « Kivu indépendant ». Il craint que, par sa reconnaissance de l’indépendance du Kosovo en février dernier, l’Occident a bel et bien ouvert une boîte de Pandore qui, de la Géorgie à la Bolivie, et maintenant au Congo, ne mènera qu’à une nouvelle vague de conflits, souvent meurtriers. 

Le Bureau Politique du Parti communiste
 


MalikaMalika El Bourezgui : « Je rêve
de plus d’implication et d’émancipation des citoyen(ne)s dans la gestion de la chose publique »

 Afin de vous aider à mieux connaître leur travail de terrain, le DR a décidé d’aller pour vous à la rencontre des élus communistes.  Rencontre avec Malika El Bourezgui, conseillère communale communiste ECOLO à Charleroi

 

 

DR : Depuis quand êtes vous au Conseil communal à Charleroi ?

ME : Je suis entrée au Conseil communal de Charleroi en septembre 2004 à la suite de la démission de Cécile OLIVIER, chef de groupe Ecolo.

DR : Etre conseillère communale "communiste", cela veut dire quoi aujourd'hui ?

 ME : Les villes constituent des lieux de résistance mais aussi d’action, un creuset démocratique où d’autres valeurs priment encore sur la seule loi de l’argent, comme l’intérêt général, le respect, l’entraide, les services publics, la vie associative...

Etre conseillère communale communiste, c’est remettre les citoyen(ne)s au centre des préoccupations et des débats publics et les conscientiser à leur rôle à jouer dans le processus démocratique de prise de décision.

Continuer la lutte contre toutes formes d’exploitation, la critique d’une société dont les lois seraient dictées par la seule recherche du profit au détriment du respect des valeurs humaines, fondements d’une société viable pour tous où la justice sociale est garante de la paix sociale.

Empêcher les politiques libérales locales de tout casser, de poursuivre dans nos villes leur processus de démolition sociale.

Etre le relais des luttes sociales comme des préoccupations du quotidien, être capable de regarder en face les difficultés et les souffrances comme de se mettre à disposition des énergies et bonnes volontés qui abondent l’intérêt général.

Proposer et construire avec la population des alternatives aux politiques locales menées jusqu’à présent avec pour objectif l’amélioration des conditions de vie pour les citoyens, la valorisation de chacun et une plus grande implication citoyenne dans la gestion de la ville.

DR : Quels sont vos combats principaux au sein du Conseil Communal ?

-     Il y en a énormément.  Je citerais :  -  renforcement des moyens d’accompagnement, de traitement et de prévention de la toxicomanie qui s’avère être source de nuisances et d’une certaine délinquance à Charleroi

-     le respect de l’arrêté du gouvernement wallon du 14 janvier 1999 qui préconise l’emploi de personnes handicapées dans les organismes publics

-     une véritable politique d’intégration des personnes d’origine étrangère qui passe par le respect du principe de l’égalité des chances en matière d’emploi notamment dans les administrations publiques et l’enseignement communal

- la mise en action et l’activation d’une véritable politique du logement d’envergure en partenariat avec tous les secteurs privés et publics

-     - l’application de la loi Onkelinx sur la réquisition d’immeubles abandonnés ou inoccupés 

-     - l’application systématique des mesures répressives à la disposition de la police locale en cas d’expulsions illégales et abusives (comme la verbalisation des effractions pénales constatées),  une meilleure prise en charge des victimes et coordination avec les services sociaux compétents

-     - l’augmentation de la capacité d’accueil en urgence et d’accompagnement des sans abri et mal logés

-     - le développement de passerelles et rencontres intergénérationnelles afin que nos seniors dont beaucoup capitalisent des connaissances, un savoir et de l’expérience puissent le transmettre aux jeunes générations

-     - le développement d’une véritable politique de la jeunesse dans notre ville

-     - la création de crèches pour accompagner une politique de l’emploi et de la formation professionnelle

-     - le dépistage précoce des enfants présentant des difficultés d’apprentissage ainsi qu’un accompagnement ou une réorientation adaptés à leurs besoins spécifiques

-     - le maintien des classes de devoirs en milieu scolaire et la réduction du coût des transports scolaires

-     - l’application des règles élémentaires d’hygiène, à savoir le lavage des mains, dans les écoles maternelles et primaires principalement

-     - le détournement de l’entrée du parc à conteneurs de Couillet pour soulager les riverains des nombreuses nuisances occasionnées par l’important charroi automobile et les camions de l’ICDI

-     - l’urbanisme et l’aménagement territoire : réaménagement de quartier, de place publique,...(porte ouest aussi)

-     - la préservation et la protection du patrimoine bâti 

-     - l’environnement : l’impact de la pollution de l’air et des sols sur la mortalité à Charleroi, mesures à prendre

-    - la propreté en ville, l’entretien et la sécurisation des parkings de la Gare Ouest et de la Villette

-     - l’implantation abusive d'antenne GSM

-     - l’information, la consultation et la participation des citoyens autour des grands projets qui vont modeler Charleroi pour des décennies

-    - le soutien aux revendications sociales du personnel communal 

DR : Manifestement, les thèmes de mobilisation et le travail ne manquent pas.  Pourtant, lorsque l’on évoque Charleroi, on parle surtout des "affaires". Quel est votre avis ?

ME : Je pense qu’effectivement on peut dire qu’une majorité absolue de longue date à Charleroi, a contribué à l’émergence d’un système politique avec ses baronnies, ses redevables et forcément ses dérives.

Je ne pense pas que cela soit forcément lié au parti socialiste en lui-même mais à un pouvoir absolu d’un groupe sur plusieurs décennies sans contre pouvoir ni opposition forte.

Il serait naïf de laisser croire que des malfaçons, des procédures entachées d’irrégularités ne se seraient produites qu’à Charleroi.  Cependant, je m’étonne aussi de voir que dans d’autres villes des personnalités politiques inculpées pour certains faits n’ont pas été aussi vite emprisonnées qu’à Charleroi.

Cela dit, il ne faudrait pas trop se focaliser sur les affaires.  Charleroi vit une période très difficile et ce n'est pas la réalisation de certains projets urbanistiques et commerciaux qui changera la donne.

La Ville s'appauvrit de façon flagrante.  Sa population est touchée de plein fouet par la crise.  Les finances communales sont largement obérées.  Ses revenus vont encore diminuer suite à la crise financière de la banque des communes, Dexia.  Charleroi mériterait un refinancement vu le traitement de faveur accordé à Liège mais aussi le niveau de revenu moyen de sa population.

L'arrivée des sociaux-chrétiens et surtout des libéraux engendre une recrudescence de la politique sécuritaire mais surtout un désinvestissement des services publics.  Par exemple, en matière de propreté, les services confiés au privé ne cessent d'augmenter alors que Charleroi reste toujours aussi sale.

DR : Pas facile d'être un élu dans ces conditions ?

ME : Non, ce n’est pas facile de travailler et d’avancer dans un climat de turbulence et de tension politico-judiciaire à répétition qui entrave une gestion saine et sereine de la ville et des ses services.

La « révolution » des pratiques qui s'en est suivi a néanmoins permis une plus grande rigueur administrative et financière mais aussi plus de transparence.  Certes, la surcharge de travail que demande le respect des procédures ralentit souvent l'exécution des décisions politiques.

DR : Vous sentez-vous reconnue en tant qu'élue communiste ?

ME : Je ne me sens pas vraiment  reconnue en tant que communiste car je suis systématiquement présentée comme une élue Ecolo.  Mon origine communiste est toujours effacée que ce soit sur le site internet du groupe Ecolo, dans la presse et les medias locaux, dans le journal communal, …..

Pour sortir de cette situation, je compte affirmer davantage mon originalité d'élue communiste dans mes rares communications à la presse mais surtout dans mes interpellations et questions écrites au conseil communal.

DR : Au niveau national, on ne peut pas dire qu'ECOLO se gauchise et une coalition avec le MR au lendemain des prochaines élections n'est pas à exclure.  Cela se sent-il au niveau local ?

ME : Jusqu’à présent, je n’ai pas ressenti cette tendance au niveau local, mais il est clair que si cela devait arriver, nous devrions rediscuter de nos accords avec ECOLO.

DR : Que ferez-vous si demain le MR gouverne avec ECOLO ?

ME : Je me verrais contrainte de reconsidérer ma place dans le groupe ECOLO car notre engagement dans l’alliance conclue pour les élections se basait fondamentalement sur des préoccupations sociales et écologiques pour lesquelles des alternatives efficaces et acceptables ne pourraient être mises en œuvre sous l’influence de la droite.

DR : Etre une femme dans le monde "macho" de la politique, est-ce facile ?

ME : Ce n’est pas tant le « machisme » du monde politique qui pose le plus de problème, pour moi, c’est plutôt la difficulté pour une femme de concilier vie de famille, activité professionnelle et fonction politique avec toutes les attentes qui en découlent.  Je pense que les femmes qui s’engagent en politique devraient être plus soutenues si l’on veut optimaliser la parité politique et enrichir la société de cette diversité.

Il n’est pas non plus facile pour toutes les femmes de faire face à la rudesse et l’âpreté de certains échanges lors de débats au Conseil communal.

DR : C'est quoi pour vous l'écologie ?

ME : L’écologie est le salut pour l’humanité et un des enjeux fondamentaux des décennies à venir. Elle est dans le prolongement de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie pour tous et la sauvegarde des ressources naturelles.

Je citerai l’exemple du Bangladesh dont une grande partie de la population subi aujourd’hui les conséquences directes de la pollution.  Plus d’un tiers des terres sont régulièrement inondées sur l’année, ce qui entraine d’importants déplacements de populations qui n’ont pas d’autre choix que de se réfugier dans les villes déjà surpeuplées ou de s’exiler dans d’autres pays.

DR : Votre "rêve" en politique ?

ME : Mon rêve en politique, ce serait la mise en œuvre d’un processus qui aboutirait à plus d’implication et d’émancipation des citoyen(ne)s dans la gestion de la chose publique.

Propos recueillis par Pierre Eyben


Table ronde sur la décroissance 

décroissance

 Texte introductif développé par notre Camarade Claude Lambrichts lors de la conférence-débat à propos de la notion de décroissance.

 La décroissance est une idée neuve en Europe . Neuve, mais pas récente . Le mot est apparu en 1974, et le concept a continué son petit bonhomme de chemin jusqu’en 2004, moment où est né le bimestriel « La Décroissance » . La même année, Patrick Braouezec, député du PCF, est le premier à faire état à l’Assemblée nationale de la nécessité d’une décroissance soutenable et solidaire . Depuis lors, le question a trouvé une peu d’espace dans la presse .J’ai relevé un numéro du supplément hebdomadaire du Monde du 25-03-2006, un numéro des cahiers marxistes de mai/juin 2007, un dossier spécial du Courrier International du 2-01-2008. Il en existe sans doute d’autres .

Parallèlement, la question écologique a continué de pénétrer dans tous les milieux, même dans ceux qui auraient pu paraître moins réceptifs . C’est ainsi que l’hebdomadaire du PCF Révolution – aujourd’hui disparu- a publié dans son numéro du 19 mai 1989, en guise de chapeau à un article intitulé Rouge et Vert, le texte suivant : « D’élections municipales en scrutin européen, l’écologie reste à la mode . Mais en rester là serait erroné et surtout dangereux . On peut sans risque parier sa tête sur la pérennité du thème écologique … Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est la planète entière qui est à présent soumise à une logique d’exploitation des ressources … », et l’auteur de l’article poursuivait en écrivant : « Les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables, il faut apprendre à les gérer . », texte, je le rappelle, de 1989 .

Pour beaucoup d’entre nous, au commencement était Marx, dont on ne va pas faire le premier écologiste . On ne va pas non plus lui reprocher de ne pas l’avoir été . Qu’a-t-il dit qui pourrait relever de l’écologie ? Par exemple que : « La Production capitaliste, en développant la technologie et en réunissant dans un ensemble social l’action de divers processus, ne fait qu’épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur » (Le Capital, livre un) . A ma connaissance, Marx ne s’est pas intéressé au problème des biens qu’une société devait produire . Voici comment il voyait que les choses se passeraient dans la société communiste : « … L’homme social, les producteurs associés, règlent de façon rationnelle leurs échanges avec la nature, et les soumettent à leur contrôle collectif au lieu de se laisser aveuglément dominer par eux . Et ils accomplissent ces échanges avec le moins d’efforts possible et dans les conditions les plus dignes et les plus adéquates à leur nature humaine  ».

Comment cela se passait-il avant l’ère industrielle ? Bernard Stiegler décrit le processus de cette façon : « Pendant des centaines de milliers d’années, les modèles comportementaux (le langage, l’éducation des enfants, l’hygiène, les comportements amoureux, l’alimentation … l’existence humaine n’est que comportement) étaient inventés par le groupe de manière empirique et totalement inconsciemment … A partir du XIX siècle, quelque chose se transforme en profondeur : c’est l’apparition du monde industriel . Ce monde industriel a pour caractéristique de faire apparaître des produits nouveaux que personne n’a demandés . Avant, les produits qui apparaissaient avaient toujours été suscités par des gens, par des groupes … au moins eux le demandaient » . Un écrivain a trouvé une formule saisissante : « Le capitalisme ne se conforme pas aux besoins, il les a presque tous créés » . La société industrielle capitaliste a été une rupture dont on voit maintenant quels dégâts elle a occasionnés, alors qu’on ne voyait que ce qu’elle apportait de positif (ou perçu comme tel) .

C’est à ce moment qu’apparaît la notion de décroissance, qui se décrit elle-même comme produit d’une longue histoire, celle de la pensée critique de l’aliénation, celle de la critique de la société de consommation et de la société du spectacle .

Qu’est-ce qui, selon ses partisans, justifie qu’on prône la décroissance ?

-         La notion pernicieuse que constitue le mythe de croissance infinie ( nous vivons dans un monde limité au point de vue espace et ressources ) .

-         La notion d’empreinte écologique : c’est la surface de sol nécessaire pour soutenir un mode de vie donné . Par exemple, si tous les habitants de la planète vivaient comme des Européens, nous consommerions trois planètes . Les pays riches consomment 80% des ressources naturelles de la planète, alors qu’ils ne représentent que 20% de la population mondiale . Comme les ressources ne sont pas illimitées, il faut que nous consommions moins pour que les autres consomment plus .

-         L’activité humaine exerce une telle pression sur les fonctions naturelles de la terre que la capacité des écosystèmes de la planète à répondre aux besoins des générations futures ne peut plus être considérée comme acquise .

-         L’environnement est bouleversé d’une manière dramatique : perte des zones humides, déforestation, effondrement de nombreux stocks de poissons, érosions des sols, disparition des espèces .

-         La déplétion des ressources : eau, pétrole, gaz et autres énergies . Si nous persistons à vouloir consommer toutes les énergies fossiles jusqu’au dernier gramme, c’est le réchauffement climatique que nous favoriserons d’autant plus .

-         Ce ne sont que quelques exemples …

Ce qui doit retenir notre attention, c’est que la décroissance entend dénoncer l’imposture que constitue l’idéologie capitaliste de la croissance matérielle et illimitée .

En conclusion, l’auteur du livre « La décroissance pour tous », Nicolas Raudoux – que j’ai utilisé – cite une réflexion d’Einstein qui comblera d’aise : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » .

 Claude Lambrichts

 

 


 

 

 

Textes du VIIIeme Congrès du Parti Communiste Wallonie Bruxelles

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Etape importante de la vie du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et témoignage de son renouveau actuel, notre VIIIème congrès s’est tenu ce 18 octobre à Bruxelles en présence d’une petite centaine de délégués et de militants.

Plusieurs mois assidus de travail nous ont en effet permis de dégager les cinq axes autours desquels s'articulait notre congrès, cinq axes qui précisent notre positionnement idéologique et politique ainsi que la nature de l’action que nous souhaitons mener dans les mois et années à venir:

- Notre Communisme pour le XXIème siècle
- La question de la démocratie
- Perspectives : " Socialisme ou barbarie "
- Le fonctionnement du parti : bilan et propositions
- La conjoncture actuelle et les objectifs de notre parti

Tous ces documents ont été ébauchés par le Bureau Politique sortant sur base du travail fait par les Fédérations.  Ils ont ensuite été débattus et amendés dans les diverses Fédérations et Sections avec tous les militants, puis amendés et votés en congrès ce 18 octobre.  

Notre congrès a également voté les motions suivantes:

- Motion 1 : Crise financière, arrêter les pompiers pyromanes
- Motion 2 : Le temps de la rupture et de la recomposition
- Motion 3 : Pour un enseignement émancipateur et égalitaire
- Motion 4 : Pour une croissance de la qualité de vie
- Motion 5 : Pour une politique ambitieuse du logement social
-
Motion 6 : Justice
- Motion 7: Pour une augmentation du salaire brut 

Des actes reprenant les textes de congrès, les motions ainsi que le programme politique du Parti seront imprimés prochainement. Vous pouvez les commander en versant la somme de 5 euros (1O euros prix de soutien) au compte 310-1877676-36 en n'oubliant pas de mentionner "Actes + votre adresse".

Le congrès a par ailleurs élu un nouveau Comité Central largement renouvelé et rajeuni.  Dans les prochaines semaines, celui-ci élira un nouveau Bureau Politique et constituera des commissions de travail.  Le Comité Central nouvellement élu aura également pour tâche de traduire les orientations issues du congrès, notamment en vue des échéances électorales de 2009. 

Plus que jamais, le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles entend participer activement à la création de « la force qui manque à la gauche ».

Une conférence de presse sera organisée lorsque le nouveau Bureau Politique aura été élu. En attendant, pour toute information complémentaire, vous pouvez nous joindre au 0477/20.29.53 ou par courriel à l’adresse info@particommuniste.be

 


09:43 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2008

L'Etincelle n° 36

Poste privatisée, le prix du timbre explose     
 
Depuis la privatisation partielle de La Poste en 2005 (vente pour une bouchée de pain de 50% de celle-ci à un consortium privé emmené par le Fonds d’investissement britannique CVC Capital Partners), la déglingue sociale et la baisse du service rendu à la population s’accélèrent.

Avec la perte de plus de mille emplois par an (1450 équivalents temps-plein perdus en 2007), l’introduction de « distributeurs » précaires et sous-statutaires en lieu et place des facteurs, le recours massif à des contrats de courte durée et au travail à temps partiel, et la multiplication des plans pour augmenter la productivité (Géoroute 2, 3,…), la déglingue sociale est totale.

Dans le même temps, la poste a supprimé plusieurs milliers de boîtes postales, elle a fermé 277 bureaux en 2007, et 200 bureaux supplémentaires seront  )sacrifiés cette année.  En lieu et place, elle ouvre des « points-poste » tenus par du personnel sous-payé et   sous-formé.  Le service bancaire de proximité de la banque de la Poste disparait, touchant de plein fouet nombre de personnes modestes.

Ces changements n’interviennent pas pour rendre un quelconque service mieux adapté à la population ainsi que la direction de la Poste voudrait le faire croire mais.n’ont d’autre objectif que d’assurer des marges bénéficiaires encore plus grandes pour les nouveaux investisseurs.

Dernière annonce en date, la Poste qui réalise pourtant déjà des bénéfices croissants ses dernières années, vient de décider de porter dès le 1er janvier 2009 le prix du timbre de 0.54 à 0.59€ soit une augmentation de 10%.  C’est inacceptable ! Les salaires et allocations sociales ne connaitront évidemment pas la même augmentation. 

Pour justifier son choix, la direction de la Poste pointe notamment la hausse du prix des carburants. Il est bon cependant de rappeler que c’est précisément cette direction qui, négligeant toute considération écologique et privilégiant la rentabilité à court terme, a décidé récemment d’abandonner le transport par chemin de fer au profit du tout à la route, construisant notamment de nouveaux centres de tri le long des autoroutes.

La population n’a pas à payer ni pour  les choix de rentabilité privée de la direction de la Poste ni pour enrichir les actionnaires privés de celle-ci ainsi que son riche patron Johnny Thijs (quasi un million d’euros de salaire annuel).

Le Parti Communiste réclame plus que jamais la renégociation du contrat de gestion 2005-2009 par les autorités fédérales.  Que ce soit pour les fermetures de bureaux ou pour la hausse des tarifs, celui-ci a largement prouvé ses vices.  Par ailleurs, nous plaidons pour l’imposition de conditions drastiques pour  la gestion de l’activité postale (salaire minimum du postier, maintien d’un service de qualité et de proximité,…).  Afin de parvenir à un véritable service de qualité à la population, nous réclamons enfin le retour à une poste 100% publique.

En ce sens, nous appelons nos membres et sympathisants à signer et faire signer la pétition : http://sauvonslaposte.be
 
Le Bureau politique


Un congrès de positionnement et de reconquête   

Etape important de la vie du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles et témoignage de son renouveau actuel, notre congrès aura lieu le 18 octobre à Bruxelles. Plusieurs mois assidus de travail nous ont en effet permis de dégager les cinq axes autours desquels s'articulera notre congrès, cinq axes qui précisent notre positionnement idéologique et politique ainsi que la nature l’action que nous souhaitons mener dans les mois et années à venir:

- Notre Communisme pour le XXIème siècle
- La question de la démocratie
- Perspectives : " Socialisme ou barbarie "
- Le fonctionnement du parti : bilan et propositions
- La conjoncture actuelle et les objectifs de notre parti

Ces documents ont été ébauchés par le Bureau politique sur base du travail fait par les Fédérations.  Ils ont ensuite été débattus et amendés dans les diverses fédérations et sections avec tous les militants.  Le comité Central s'est chargé de collecter et d'intégrer les amendements ainsi que de réaliser les arbitrages avant que le texte final ne soit une dernière fois débattu dans le parti. 

Une cinquantaine de délégués ont été désignés par les diverses fédérations au prorata de leur nombre de membres.  Toutefois, tous les militants en ordre de cotisation et munis de leur carte de membre peuvent assister au congrès et intervenir sur les documents. Ceux-ci sont disponibles sur simple demande à bp@particommuniste.be

Le congrès se tiendra en nos locaux (4 rue Rouppe - Salle Espace Marx).  La matinée (de 9h à 13h30) sera consacrée au débat sur les 5 documents présentés ainsi que sur les motions proposées par les Fédérations.  Des 13h30 à 14h30, une restauration sera prévue sur place. Le début d'après-midi (14h30 à 17h30) sera consacré aux commissions.  Ensuite, la plénière reprendra vers 17h30 pour les votes sur les textes et l'élection du nouveau Comité Central. Le congrès devrait s’achever vers 20h au plus tard.

Des actes reprenant les textes de congrès, les motions ainsi que le programme politique du Parti seront imprimés à l'issue de celui-ci.  Si vous en souhaitez un exemplaire, il vous suffit de verser la somme de 10 euros au compte 310-1877676-36 avant la date du 25 octobre en n'oubliant pas de mentionner "Actes + votre adresse". Vous pourrez également les retrouver sur ce site prochainement sous format électronique.
 


 

Fortis et Dexia aux soins intensifs, la facture aux citoyens   

Au début de l’été 2007, les dirigeants de Fortis arboraient le sourire satisfait du vainqueur. Ils avaient lancé un raid hostile contre la néerlandaise ABN-Amro. Une des ces opérations prédatrices dont les seigneurs de la jungle financière ont le secret. La banque-assurance belgo-néerlandaise, construite naguère sur la dépouille de la CGER, banque publique ainsi privatisée, voulait entrer dans la cour des très grands. Il ne se trouva pas grand monde dans le monde politique et financier pour s’inquiéter des risques liés à une des ces opérations qui font la fierté du capitalisme prédateur.

Les mêmes, Reynders en tête, qui nous disait la semaine dernière, que la crise n’était pas si grave et qu’il importait avant tout de communiquer, avouaient en plein week-end que Fortis était au bord du gouffre. Tristes comédiens ! Soudain, l’Etat belge, comme ses voisins, ouvre ses tiroirs. Dont coût pour la seule Belgique : 4,7 milliards d’euros.

Le lendemain, bis repetita. 6,4 milliards  pour Dexia, elle aussi bâtie par absorption du Crédit communal, autrefois banque (publique) des communes, désormais soumise aux lois du marché et dont les dirigeants nous assuraient encore voici quelques jours que rien ne la menaçait. Coût pour le gouvernement fédéral et des Régions exsangues : trois milliards.

Au total, 7,7 milliards d’euros, soit plus de 700 euros par citoyen belge. De ces euros dont on nous dit qu’ils n’existent pas pour mener de vraies politiques sociales mais qui coulent, année après années dans les caisses des grandes entreprises (voyez les intérêts notionnels !) et enrichissent les couches les plus aisées, nourrissant ainsi la bulle financière qui éclate aujourd’hui.

Au bal des hypocrites, les banquiers mènent la danse. Et sous les applaudissements de responsables politiques en adoration devant le « libre marché sans entraves » et de la dérégulation, pierres angulaires de l’économie globalisée  et des traités européens. La crise financière globale, partie des Etats-Unis et qui gangrène toute la planète finance, a réduit à néant bien des rêves de grandeur. « Fortis sauvé par les Etats du Benelux » a titré Le Soir.  Au même moment, c’est dans toute l’Europe que les pouvoirs publics volent au secours des spéculateurs. En Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Et en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Allemagne…

Ainsi, voici les chantres de l’ultralibéralisme, ceux-là même qui privatisent à tours de bras – voyez la Poste – qui, pour réparer les dégâts, se livrent à une nationalisation partielle du principal groupe bancaire du pays. L’Union Européenne habituellement si hostile à la force publique et à toute forme de régulation avalise cette intervention massive sans un mot.

Et maintenant ? Mettons un certain nombre de choses au point. Qui paiera ? L’investissement de 4,7 milliards d’euros de la Belgique dans Fortis Banque se fera par le biais d’un emprunt avec garantie d’Etat, a précisé le ministre des Finances Didier Reynders, « Il n’y aura aucun effet sur le budget et sur le contribuable, même s’il y a toujours un risque ». Risque pour les petits porteurs, risque pour les contribuables, risques pour les bénéficiaires d’épargnes-pensions, risque pour les fonctionnaires ;  risque pour les salariés quand viendra le moment des ventes d’actifs et des restructurations, ces salariés qui iront rejoindre les cohortes de victimes de l’argent fou. Et bien entendu, risque pour l’Etat qui va s’endetter…Un  risque colossal donc quand il s’agira de passer à la caisse.

Les nationalisations partielles sont des  solutions provisoires, les gouvernements n’ayant pas vocation à rester pour toujours au capital, a déjà décrété le ministre belge des Finances, Didier Reynders. « Notre ambition n’est évidemment pas de rester présents dans le capital », a-t-il dit sur l’antenne de la RTBF. En clair, il s’agit de rester sur les rails de l’orthodoxie ultralibérale. Comme toujours, après avoir privatisé les gains, on socialise les pertes. Et puis on revendra les parts publiques au plus offrant dès que le sacrosaint marché revigoré le permettra.

Ainsi, voilà que nos gouvernants, tous partis de pouvoir confondus, versent des larmes de crocodile sur les « dérives » du capitalisme, voient dans la crise actuelle, pourtant bien prévisible, des « dysfonctionnements ». Osent même fustiger le « capitalisme fou » et quelques mauvais génies de la finance. Quelle tartufferie ! Au moment où colère et dégoût montent dans la population, c’est à la nature même du capitalisme qu’il faut s’en prendre, à ce système qui ne connaît qu’une loi, le profit,  une liberté, celle d’exploiter  le plus grand nombre au profit de quelques privilégiés, une pratique, la spéculation à outrance.

Les travailleurs et les sans-emploi qui manifesteront dans quelques jours à l’appel des syndicats auront tout cela en tête. Il s’agit de construire la riposte sociale face aux milieux patronaux et politiques qui, au nom d’une improbable « mobilisation générale », ne manqueront pas de se camoufler derrière le krach bancaire et la récession annoncée pour claironner que toute revendication est plus que jamais hors de saison. Et tenter d’imposer de nouveaux reculs sociaux.

Le peuple a déjà donné. Il s’agit de mettre la finance au service de la population, de lui donner un usage social. Il faut redécouvrir de nouveaux modes de régulations, dit-on partout dans la panique ? Soit. Il s’agirait alors, par exemple :

  • de différencier les prêts selon qu’ils sont destinés à des opérations financières ou à être investis dans le développement utile, afin de réarticuler réglementation et développement de l’économie réelle.
  • de remettre au premier plan, à contre courant du discours dominant, la question de la revalorisation des revenus du travail (et des allocations sociales) aux dépends de ceux du capital (en particulier spéculatif).
  • de remettre en place (définitivement et non à titre transitoire) un pôle financier public fort.
  • de prendre des mesures politiques afin de rendre transparents les marchés financiers et d’en finir avec les paradis fiscaux.
  • de mettre le secteur privé (et en particulier les entreprises qui spéculent en bourse) à contribution afin de financer les opérations de nationalisation actuelles. Il est inacceptable que ce soit le citoyen qui paie la facture.

Autant d’idées que le Parti communiste propose de mettre en débat.

Bruxelles, le 30 septembre 2008.


Rencontre avec Lothar Bisky : L'Europe néolibérale et militariste a échoué!     

Invité du mois du DR23, Lothar Bisky est coprésident de Die Linke et président du Parti de la Gauche Européenne

Annonce d’un itinéraire à contre-courant ? Originaire de l’Ouest, à 18 ans, Lothar Bisky part s’installer en RDA. Il y étudie, s’engage dans le Parti de l’Unité Socialiste (SED) et devient, en 1986, recteur de l’École Supérieure du Cinéma et de la Télévision de Potsdam-Babelsberg.

Après la réunification, il dirige le Parti du Socialisme démocratique (PDS, héritier du SED). Dans les luttes contre la politique antisociale du gouvernement Schröder, le PDS se rapproche de l’Alternative électorale pour le travail et la justice sociale (WASG), fondée par des anciens membres du Parti social-démocrate (SPD) et des syndicalistes. En 2005, le PDS devient le Parti de la gauche (Linkspartei) et, en alliance avec la WASG, remporte 8,7 % des voix aux législatives de septembre. Le 16 juin 2007, les deux partis, sous la direction de Lothar Bisky et d’Oskar Lafontaine, fusionnent sous le nom de La Gauche (Die Linke), troisième force politique d’Allemagne. Lothar Bisky dirige également le Parti de la Gauche européenne (PGE), que Die Linke a contribué à créer au niveau européen.

Le Drapeau Rouge : Dans un contexte européen où les forces de gauche montrent des signes d’essoufflement, Die Linke affiche une santé insolente. À quoi attribuez-vous ce succès ?

Lothar Bisky : Die Linke n’est pas au-dessus de la mêlée, mais s’occupe des soucis réels et des besoins de la majorité des habitants d’Allemagne. La politique antisociale des dernières années a généré la croissance de l’injustice sociale et de la pauvreté dans la population. Le bilan de la Grande Coalition (SPD-démocrates chrétiens) et du gouvernement rouge-vert (SPD-écologistes) qui l’a précédé se résume notamment par deux millions et demi d’enfants touchés par la pauvreté. Die Linke a changé l’agenda de la politique allemande. De plus en plus, les demandes de Die Linke sont reprises par d’autres partis. Je pense au salaire minimum, à l’amélioration des allocations familiales, l’augmentation des places dans les crèches, l’annonce du gouvernement d’introduire des réductions d’impôt pour les petites et moyennes entreprises. Maintenant, nous réclamons un prix social de l’énergie et menons une campagne contre la pauvreté des retraités. Cela nous a fait gagner progressivement du soutien dans la population. Depuis des mois, nous bénéficions de chiffres à deux chiffres dans les sondages.

DR : Die Linke est la résultante d’une convergence entre des mouvements politiques et les mobilisations de travailleurs. Pouvez-vous préciser le rôle des syndicats dans l'avènement de Die Linke ?

LB : Avec la fondation de Die Linke, nous avons acquis de la compétence syndicale et du consensus. Les revendications syndicales coïncident en grande partie avec les nôtres. En matière de travail précaire, de dumping salarial, de travail intérimaire ou de salaire minimum, Die Linke soutient, dans ou en-dehors des institutions, les luttes des syndicats et des mouvements sociaux pour les droits du monde du travail.
Nous demandons une limitation des salaires des dirigeants patronaux, qu’ils ne soient pas plus de 20 fois supérieurs aux salaires les plus bas de l’entreprise qu’ils dirigent. Nous disons qu’il faut pouvoir vivre de son travail et qu’un salaire horaire d’au moins 8 euros est donc nécessaire.

DR : Il est aujourd'hui très difficile de se dire communiste. On est souvent victime des pires amalgames. Des personnalités européennes comme vous qui ont connu le socialisme ont-elles un rôle à jouer pour aider à tirer le bilan du socialisme dit « réel » et pour distinguer le projet communiste des dérives autoritaires qui ont émaillé son histoire ?

LB : Cette année, j’ai assisté aux funérailles d’Erwin Geschonnek, mort à l’âge de 102 ans. Il était communiste, antifasciste et un grand acteur populaire allemand. Il y avait à l’époque communiste de grandes personnalités, que je continue à apprécier comme avant. Au nom du communisme, ont également été commis de grands crimes. Il faut se confronter aux deux aspects des choses. Je suis immunisé à la nostalgie envers la RDA. Mais, là aussi, il y avait des choses très raisonnables qu’on aurait pu retenir après la réunification.

L’idéal communiste de la justice sociale reste, l’égalité et la liberté font partie du même projet. Cette voie vers une société meilleure est possible seulement si beaucoup de monde le veut. Liberté et égalité doivent être réalisées de façon démocratique. Il n’y a pas d’autre possibilité, j’en suis convaincu.

DR : Hier au Kosovo, aujourd’hui dans la province de Santa Cruz en Bolivie, des mouvements scissionnistes inspirés par des intérêts géopolitiques étrangers cherchent à déstabiliser ces régions. Dans ce contexte, l’Union européenne (UE), après avoir lancé une mission sans mandat de l’ONU au Kosovo, s’est permise de critiquer les mesures du gouvernement bolivien tendant à récupérer, au bénéfice du pays, ses ressources naturelles. Quelle est l’analyse du PGE sur l’attitude de l’UE et comment compte-t-il faire état de sa solidarité avec les victimes de ce comportement ?

LB : Le PGE soutient la révolution démocratique en Bolivie qui a pour but de reconquérir l’identité et la souveraineté du pays. Nous nous opposons à une propagande persécutrice et aux intrigues séparatistes à travers lesquelles on cherche à fragmenter la Bolivie.

En Amérique Latine, il est possible de rejeter le projet des Etats-Unis de création d’une zone de libre-échange panaméricaine. Cela s’est déjà passé au Venezuela, en Equateur et en Bolivie avec la réappropriation de ressources nationales qui avaient été dérobées par les multinationales. Le PGE s’oppose résolument aussi à l’accord de libre commerce imposé par l’UE qui devrait surtout permettre aux entreprises européennes d’accéder aux ressources de ces pays.

À propos du Kosovo, le PGE critique durement l’UE parce qu’elle encourage l’indépendance du Kosovo. Seule une solution conforme au droit international pourra résoudre la crise dans cette région. Le PGE dit « non » à tout changement unilatéral, violent, des frontières actuelles en Europe, même dans le cas où des Etats ne peuvent momentanément pas exercer leurs droits souverains sur ces territoires. Nous nous opposons avec force à la déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo, ainsi qu’à la reconnaissance de cette déclaration par quelques Etats européens.

DR : Les droites européennes cherchent à imposer le traité de Lisbonne. Sauf erreur, le PGE ne fut pas trop visible dans les campagnes contre le projet de traité constitutionnel finalement refusé par les peuples de France et du Pays-Bas. Quelles initiatives compte développer cette fois le PGE afin de résister cette imposition arbitraire des forces du libre marché ?

LB : Le PGE n’est pas resté passif en attendant la ratification du traité de Lisbonne. Nous avons, lors du 2ème congrès du PGE, décidé d’organiser des recueils de signatures pour un referendum sur le traité. Le groupe Die Linke au Bundestag, le parlement allemand, a présenté une motion à ce sujet, mais une majorité de députes a voté contre.

Une politique qui affaiblit de plus en plus l’Europe sociale et investit de l’argent plutôt pour l’armement et les interventions militaires n’est pas dans l’intérêt de la population européenne. Une Union contre la volonté de la majorité des citoyens n’est pas viable. Les gouvernements devraient plutôt veiller à respecter le principe de la souveraineté des peuples aussi dans l’UE. Tout le pouvoir vient du peuple. Ce principe n’est pas respecté par plusieurs gouvernements. Le gouvernement irlandais a eu le courage, à la différence de la Grande Coalition, de consulter son peuple.

Die Linke et le PGE, renforcés par le vote en Irlande, continueront à s’engager pour le changement politique nécessaire dans l’UE. La gauche a besoin d’un visage, que le PGE se propose d’être. En ce moment, nous sommes en train de travailler à une plateforme commune pour les élections européennes. Je pense que, au 21ème siècle, nous avons besoin de quatre ou cinq thèmes de lutte unificateurs, c’est important. Si nous sommes capables de réunir nos forces sur ces questions, nous deviendrons plus forts. C’est ça notre grande chance.

DR : Certains craignent que le fait que le PGE bénéficie, dans une large mesure, du financement du Parlement européen, puisse compromettre son indépendance notamment vis-à-vis des politiques officielles de l’UE. Que pouvez-vous répondre à de telles inquiétudes ?

LB : À propos du financement du Parlement européen, effectué selon les règles en vigueur, on demande au PGE « de considérer dans son programme et son activité les principes sur lesquels l’UE est basée, c'est-à-dire les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et de libertés fondamentales ainsi que l’état de droit ». Cette condition ne menace absolument pas l’autonomie politique du PGE vis-à-vis de la politique officielle de l’UE. Dans d’autres pays, l’existence et le financement par l’Etat des partis politiques dépendent de conditions semblables.

DR : Pour « faire l'Europe », on a bâti un « marché commun ». N'y a-t-il pas là un péché originel qui explique la dérive purement marchande de l'UE ? Peut-on, à votre avis, réformer l'UE ou s'agit-il, plutôt, de rebâtir d'autres liens sur d'autres bases entre les peuples d’Europe ?

LB : Oui, je crois qu’il y a quelque chose comme ça, mais je ne la définirais pas comme un péché originel. Le début de l’intégration européenne, avec seulement six Etats, se déroulait dans des conditions extérieures favorables, parce que, si ces Etats différaient dans leur dimension, ils étaient semblables sur le plan du développement économique et social. La phase de croissance après la 2ème Guerre mondiale a permis aux citoyens de profiter du développement. Cela a produit un large consensus, aussi parce qu’on pouvait résoudre les problèmes rapidement.

Le point crucial, c’est qu’on a élargi l’Union de 6 à 27 pays sans adapter de manière conséquente les contenus et les structures de l’UE aux changements du contexte extérieur, et surtout sans considérer l’intérêt de la majorité des gens. C’était évident dans le cas du traité de Maastricht. La ligne néolibérale de l’intégration européenne que l’UE se donnait à travers un marché unique, dans lequel tout le monde devait lutter contre tout le monde aux coûts les plus bas, a condamné la population européenne à payer les conséquences de cette intégration erronée. En plus, en réaction à la chute du système du socialisme réel et à la réunification de l’Europe qui s’ensuivit, l’UE est passée d’une politique extérieure et de sécurité basée sur des principes civils à une politique de croissance des moyens militaires. À coté du principe du néolibéralisme à la base des politiques de l’UE, la deuxième orientation radicalement erronée est justement la militarisation. La tentative d’adapter les structures et les mécanismes décisionnels de l’UE à 27 Etats, très différents du point de vue de leur économie et de leur société, a échoué. Surtout parce qu’on n’a pas assez tenu compte des désirs des citoyens de l’UE en matière de paix, de sécurité sociale, d’écologie. Il y a eu trop peu de participation des citoyens aux débats sur l’intégration européenne.

Propos recueillis par Pablo RODRIGUEZ


 

Décès de Georges Debunne      

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du camarade Georges Debunne ancien président de la FGTB. Le Parti Communiste et Georges Debunne n'ont pas toujours été adeptes de la même stratégie mais nous avons toujours lutté pour la même cause, celle des travailleurs et de tous les "damnés de la terre".

Fondateur puis président de la CES (Confédération Européenne des Syndicats), Georges Debunne avait compris que c'était également au niveau international que devaient dorénavant se mener les luttes. Au delà de la faible combativité actuelle de la CES, cette analyse demeure essentielle. Pour contrer un capitalisme mondialisé, les travailleurs doivent fédérer les résistances.

Dans les derniers temps de sa vie, Georges Debunne, cet infatigable militant, a souvent dénoncé, comme nous, l'impasse capitaliste et les dérives social-démocrates. Il s'est retrouvé aux côté de "l'autre gauche" pour combattre l'Europe ultra-libérale symbolisée par la Constitution Européenne puis par le Traité de Lisbonne. Il n'hésita pas non plus à dénoncer avec force les dérives sécuritaires orchestrées au nom d'une étrange conception de la lutte anti-terroriste et apporta son soutien à Bahar Kimyongür.

Les militants du Parti Communiste saluent sa mémoire et présentent à son épouse et à ses proches leurs plus sincères condoléances.

Le Bureau Polique 24 septembre 2008

 

11:54 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2008

L'Etincelle n° 35

MalikaMais que fait donc Malika? Qui relate son travail? Lisez alors la suite.

Les statistiques du conseil communal donnent un aperçu de l'activité de ses membres. Comme à l'école, les cancres côtoient les bons élèves.
Didier ALBIN

Qui sont les conseillers communaux les plus assidus au travail à Charleroi ? Comment distinguer les bons élèves des cancres ? Les statistiques de prises de parole et d'interpellations au conseil communal peuvent aider à se forger une opinion sur leur activité, sur la façon dont ils exercent leur mission de contrôle. Parce que ce sont eux qui composent la démocratie parlementaire face à l'exécutif, nous avons décidé de les évaluer. Qui sont les plus présentset ceux qu'on n'entend jamais ? Ceux qui ne répondent aux convocations que pour toucher leurs jetons ? Enquête.

Ils sont cinq à briller par leur absentéisme politique, à brosser les débats et à délaisser le bulletin des questions écrites. Depuis le début de la mandature, c'est bien simple : Laetitia Letot, Alysson De Clercq, André Tzanetatos, Fabienne Devilers et Evelyne Druart n'ont jamais levé la main pour prendre la parole, ni rédigé une seule intervention. Le zéro est pointé.

Le plus remuant, c'est incontestablement Luc Parmentier. Au challenge des questions écrites, l'Écolo a pris de l'avance sur le peloton de ses collègues en début de législature, notamment en posant 20 questions au mois de mars 2007. Un record. Echappé, il totalise ainsi près de 90 questions. Mais il se fait lentement rattraper par Jacques Van Gompel. Consciencieux et bûcheur, l'ancien mayeur est un bourreau de questions. Il n'en épargne aucune aux membres du collège et, même s'il n'a commencé à demander des comptes qu'à l'automne dernier, il est déjà deuxième au hit-parade avec plus de 50 questions. Derrière, Anne Cattiez et Xavier Desgain sont dans un mouchoir de poche, tout aussi réguliers l'un que l'autre pour brocarder la tripartite cdH-PS-MR.

Marquage à la culotte Jean-Claude Finet (MR) est un autre coutumier du bulletin. Il s'y invite chaque mois, ou presque. A l'instar de Fabienne Janot-Manandise, qui revient bille en tête sur la politique sociale de la ville. C'est elle qui, au cdH, a posé le plus de questions écrites. Souvent formulées sur le ton de l'impertinence, elles touchent à tout ce qui passe au travers des mailles du filet de l'aide sociale. La conseillère crie aussi quand il le faut. Souvent sur le même homme, d'ailleurs... Avec elle, c'est le président du CPAS Bernard Dallons qui en prend pour son grade.

Étienne Knoops (MR) est plus attentif encore au travail de l'échevine du Commerce et des Affaires économiques. L'ancien ministre ne lâche pas Ornella Cencig (MR) d'une semelle, et il ne lui passe rien. Des mandataires ont adopté la même stratégie de " coller " à un membre du collège : Ingrid Colicis se voit serrée de près par l'avocat du Sporting, Jean-Pierre Deprez, mais aussi Maxime Sempo et son prédécesseur aux Sports, Philippe Van Cauwenberghe. Pas question de mettre un pied de travers.

Au contraire de Malika El Bourezgui qui est dans le groupe de tête des conseillers actifs du bulletin des questions, les Marcinellois Benoît Delbèque et Bernard Van Dyck (PS) n'y sont jamais intervenus. On n'y trouve pas de trace non plus du nom de Christian De Bast (cdH).

En séance publique, c'est l'Écolo Xavier Desgain qui se montre le plus actif. Il est celui qui a pris le plus souvent la parole pour s'exprimer dans les débats. Devant Luc Parmentier et Anne Cattiez, dans son groupe.


Vers l'Avenir

La rédaction de l'Etincelle tient à remercier Malika, membre de la fédération de Charleroi du PC, élue sur la liste ECOLO pour le travail sérieux, passant malheureusement trop souvent inaperçu car discret mais conséquent et poursuivi inlassablement.

Durant le mois de septembre, nous mettrons en évidence ce travail ingrat et non apprécié à sa juste valeur.

Ah s'il existait beaucoup plus de Didier Albin pour mettre en valeur un tel travail!

Courage, Malika, nous te soutenons.

Le Furet.


Sécurisation de l’école maternelle de Hubes, rue Boulvin à Roux.

L’école maternelle de Hubes se trouve juste après un virage pratiquement à angle droit qui empêche une bonne visibilité des véhicules arrivant de la rue de Sart les Moulins. D’ailleurs, dans ce virage, il se produit régulièrement des accidents où des poteaux de sécurité sont endommagés.

Les parents des écoliers sont inquiets de la situation et éprouvent de l’insécurité pour leurs enfants particulièrement au moment des entrées et sorties d’école.

La direction de l’école a déjà attiré l’attention de la police locale sur ce problème de sécurité. Dès lors, pouvez-vous me dire si des solutions sont envisagées pour sécuriser les abords de cette école et quand seront-elles réalisés ? Est-ce que le placement d’un « miroir » pour prévenir de l’arrivée d’un véhicule dans le virage pourrait-il déjà être un début ?

Réponse de M. le Bourgmestre

Le danger de la traversée piétonne située devant l’entrée de l’école résulte du fait que les enfants ont une mauvaise visibilité vers la gauche ( usagers venant de la rue de Marchienne ) étant donné la présence du virage. 

De plus les usagers venant de la rue Sart les Moulins ont tendance à ne pas ralentir de par la configuration des lieux.  En effet , cette rue est une chaussée en déclivité en direction de la rue Boulvin et les usagers n’ont pas le réflexe de ralentir en entrant dans la zone « 30 » et ce malgré la bonne visibilité de la signalisation.

 Sur les lieux , il a été constaté l’absence du signal F49 ( signalisation du passage pour piétons). La police procédera dans les plus brefs délais au placement de cette signalisation.

Du point de vue aménagement , un miroir pourrait être envisagé en vis-à-vis de l’école. La commission Trafic et Mobilité sera sollicitée pour avis , étude et suivi.

J’ai par ailleurs insisté pour que des contrôles radars ( préventifs et répressifs ) soient régulièrement sur l’axe Sart les Moulins.

Réponse de M. l’Echevin P. Ficheroulle

Cette école se trouve dans un virage en « S » et sur un axe routier ( voirie communale ) qui relie les rues de Marchienne ( Roux ) et des Martyrs ( Courcelles ) qui toutes deux sont des voiries Provinciales.

La densité de circulation y est assez importante mais où il n’est pas possible de rouler vite vu la configuration des lieux.

 La rue Boulvin a fait l’objet d’une amélioration fondamentale, il y a une dizaine d’années : trois plateaux ont été implantés aux alentours de l’école ainsi que plusieurs potelets de sécurisation.

Sachant qu’une ligne régulière de bus circule sur cette voirie il n’a pas été possible d’y installer des ralentisseurs de trafic.

L’établissement scolaire est situé dans un zone 30.  L’école est en retrait d’une dizaine de mètre vis-à-vis de la voirie, ce qui est un élément sécurisant.

Plusieurs passages pour piétons sont marqués au sol et tous protégés par des potelets.

Les trottoirs sont en parfait état et sont bien larges ce qui est confortable pour le cheminement des piétons.


Dangereuse traversée pour les écoliers à la route de Philippeville

Dans la rue des Hauchies à Couillet se trouve l’école maternelle et primaire Saint-Joseph où de nombreux enfants qui se rendent à pied à l’école, doivent traverser la route de Philippeville.  La rue des Hauchies est perpendiculaire à la Chaussée de Philippeville à hauteur du magazin Kodak  (sur la droite en montant la Chaussée).

A cet endroit, il n’y a pas de feux lumineux, juste des lignes blanches pour piéton. Il y en a plus haut où se trouve la pompe à essence et le Pizza Hut.

Pendant la journée où le trafic routier est dense et rapide, aucun enfant ne peut traverser à cet endroit sans être accompagné par un adulte et même un adulte éprouve des craintes à le faire.

Il y a quelques années, un enfant a été renversé par une voiture en essayant de traverser la chaussée. Il a été tué par une voiture qui doublait et qui ne l’avait pas vu.

Compte tenu de la dangerosité de cette traversée, Monsieur l’Echevin ne pourriez-vous pas étudier avec les autorités responsables de cette voirie, la possibilité d’aménager un système afin de permettre un passage sécurisé à cet endroit des citoyens et des écoliers ?

RÉPONSE DE MONSIEUR LE BOURGMESTRE JEAN-JACQUES VISEUR

Veuillez trouver ci-dessous, les renseignements communiqués par le service « Etude de la mobilité » du département « Trafic ».

-  La Rue des Hauchies à Couillet est une voie à sens unique de circulation où la vitesse est « freinée » grâce à l’implantation conjointe de ralentisseurs de trafic et de zones de stationnement alternées marquant un ensemble de chicanes.

- Ladite rue jouxte effectivement la rue de Philippeville, voie à grand trafic comme on le sait, et sous gestion des services du M.E.T.

- Un passage pour piétons se trouve sur la chaussée régionale sous couverture de feux lumineux mais il est vrai, à plus ou moins 150 m du point de jonction « Philippeville - Hauchies ». Un autre se situe à 335 m de là, au niveau du carrefour des 4 Bras, lui aussi, doté d’une signalisation tricolore.

Reconnaissons toutefois qu’il est loin de la rue des Hauchies. Etudier l’éventualité de placer un dispositif sécuritaire au profit des piétons et au droit de la rue des Hauchies sur la route de Philippeville, est de la compétence du M.E.T. Les services de police soulèveront ce problème à la « Commission Trafic et Mobilité » qui inclura le M.E.T dans la réflexion


RÉPONSE DE MONSIEUR  L’ÉCHEVIN PAUL FICHEROULLE

La rue des Hauchies forme un carrefour avec la rue de Philippeville et se situe entre les 4 bras de Couillet et le rond point de l’accès au R3 La traversée pour les piétons est effectivement périlleuse à cet endroit car la densité de la circulation y est très importante dans les deux sens, de plus il y a un important trafic de poids lourds ce qui implique une insécurité par la masse et la vitesse de ces camions.

Le passage pour les piétons est implanté correctement, cependant la distance de traversée est très longue ( environ 14m ) et il faut choisir le moment opportun pour se lancer…..

Il existe des feux de signalisation tricolores à hauteur de la rue du Coucou, à environ 150 m du carrefour de la rue des Hauchies. La N5 ( route de Philippeville est une voirie régionale et j’interroge cette autorité sur les problèmes évoqués.

Propreté dans les gradins et tribunes du Stade du Pays de Charleroi.

Ce samedi 9 février, les supporters du Sporting de Charleroi et du Football Club de Saint-Trond s’étaient donné rendez-vous au Stade du Pays de Charleroi pour ce qui devait être une partie agréable. Alors que les joueurs s’échauffaient sur le terrain, dans les travées, un autre match commençait pour ceux qui voulaient occuper un siège propre, tant la crasse était présente partout.
 


 

Alors que Charleroi est en recherche d’une image positive, en tribune 1, celle qui accueille les VIP mais aussi toute la presse sportive, les commentateurs radio et les équipes TV, tous les sièges étaient tapissés d’un dépôt noir, graisseux et poussiéreux ou encore garnis de fientes de pigeons. Lamentable !

Selon les stewards du stade, la situation est la même dans les autres tribunes et chaque match a son pesant de réclamations transmises aux instances dirigeantes qui affirment ne pouvoir rien faire car le stade est communal !

Prochainement les Zèbres affronteront entre autres Mons, Bruges, Gand, Anderlecht et le Standard…, ce seront là entre 10 et 20.000 personnes qui pourront apprécier le brio des Carolos et je l’espère aussi l’éclat du Stade « Pays de Charleroi ». Tout un symbole !

Madame l’Echevine pourrait-elle me dire :

• à quand remonte le dernier nettoyage du stade ?
• quand sera le prochain ?

Pour la future saison, n’y aurait-il pas moyen d’imaginer avec les magistrats de Charleroi que des peines alternatives puissent être exécutées à l’entretien du stade ou autres infrastructures sportives communales,voire plus largement avec d’autres échevinats au  patrimoine de la ville ?

Réponse de Madame l’Echevin Ingrid Colicis

Votre remarque quant au contraste entre la volonté de la ville à développer une image positive et l’état des sièges de T1 lors du match Sporting - St Trond est tout à fait pertinente et retient toute mon attention.

Bien que la problématique que vous exposez dépasse le cadre de mes compétences scabinales , j’ai pris mes renseignements auprès de mon collègue Eric Massin , Echevin de la Régie Foncière et d’autre part la SA. Sporting de Charleroi , le nettoyage du stade incombe au locataire.

Il est dès lors surprenant que face aux nombreuses réclamations auxquelles vous faites allusion , les instances dirigeantes avouent leur impuissance.

C’est pourtant elles qui pourraient répondre à vos deux questions.


22:26 Écrit par PC Charleroi dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |